HARVARD UNIVERSITY. LIBRARY MUSEUM OF COMPARATIVE ZOOLOGY M -T lof LlBRARY OF SAMUEL GARMAN 7 0CT5 1928 HISTOIRE NATURELLE DES POISSONS. STRASBOURG, JMPRIM. DE V.' BERCER-LEVRAUl.T. HISTOIRE NATURELLE DES POISSONS, PAR M. LE B.°* CUVIER, Pair de France, Grand-Officier de la Légion d'honneur, Conseiller d'État et au Conseil royal de l'Instruction publique , l'un des quarante de l'Académie française, Associé libre de l'Académie des Belles-Lettres, Secrétaire per- pétuel de celle des Sciences, Membre des Sociétés et Académies royales de Londres, de Berlin, dePélersbourg, de Stockholm, de Turin, deGcettingue, des Pays-Bas, de Munich, de Modène, etc.; ET PAR M. A. VALENCIENNES, Membre de l'Académie des sciences de l'Institut , Professeur de Zoologie au Muséum d'Histoire naturelle, Membre de l'Académie des sciences de Berlin, de la Société zoologique de Londres, de la Société impériale des naturalistes de Moscou , etc. TOME VINGT-DEUXIÈME. A PARIS, Chez P. BERTRAND, éditeur, LIBRAIRE DE LA SOCIÉTÉ GÉOLOGIQUE DE FRANCE, rue Saint- André -des -arcs, n.° 65. STRASBOURG, chez V.' Levrmjlt, rue des Juifs, n.° 33. 18 49. s AVERTISSEMENT. Je termine dans ce volume l'exposé des genres aussi nombreux que variés de la grande famille des Poissons qui se groupent autour de notre Saumon. J'arrive ainsi à présenter l'histoire des Acanthoptérygiens et des Malacoptérygiens abdominaux dans un cadre renfermé dans les limites du prospectus donné par l'éditeur. Il ne s'était engagé à publier que quinze à vingt vo- lumes sur l'Histoire naturelle des Poissons. Il termine donc cette première série, complétée par le vingt-deuxième et dernier volume de cet ouvrage, ayant pour titre : Histoire naturelle des Poissons, par MM. Cuvier et Yalenciennes. Il fut conduit par nos travaux communs jus- qu'au huitième volume, et je l'ai continué, depuis la perte de ce grand naturaliste, par mes seules et pénibles recherches. V) WKRTISSEMENT. L'éditeur a l'ait tous les sacrifices nécessaires pour rendre l'exécution de cet ouvrage digne du grand nom inscrit en tête de ces volumes. Il avait annoncé que chaque livraison serait accompagnée de quinze à vingt planches ; il n'a pas craint de doubler ce nombre ; et il termine aujourd'hui un atlas de six cent cinquante planches. C'est le plus considérable qui ait en- core paru sur l'Ichthyologie ; car l'ouvrage de Bloch ne contient que quatre cent trente-deux planches. Je n'oublie pas cependant quels sont les en- gagements que cette première publication m'a fait contracter envers la science , et avec les savants qui ont bien voulu honorer mes tra- vaux de leurs encouragements et de leur appui. Je leur en exprime de nouveau ma bien vive reconnaissance. Je vais donc continuer l'étude des familles qui doivent suivre celles dont j'ai écrit l'histoire. Quand ce travail sera terminé, je le publierai. Je mettrai cette première série de l'Histoire des Poissons an niveau de l'état de la science, par des suppléments que ses nombreux accroisse- ments rendront nécessaires. AVERTISSEMENT. Vlj Pendant que j'imprimais ce volume, un voya- geur courageux, zoologiste zélé et instruit, M. Morelet, terminait un voyage scientifique dans l'Amérique centrale. Il a rapporté du grand lac de Peten une précieuse collection de poissons, presque tous nouveaux. Il n'a pas été moins heureux en Erpétologie et en Entomologie, et dans les autres classes de la Zoologie. Je suis heureux, en terminant, de faire connaître, par ces peu de mots, ce que les sciences naturelles vont recueillir par ses efforts et par ses pro- chaines publications. Au jardin des Plantes , mai 1 849. TABLE DU VINGT-DEUXIÈME VOLUME. SUITE DU LIVRE VINGT-DEUXIÈME SUITE DE LA FAMILLE DES SALMONOÏDES. Pages. Planch. CHAPITRE IX. Du genre Curimate 3 Le Curimate cyprinoïde (Curim. cyprinoides, n.) Le Curimate cilié {Curim. ciliatus. Muller). . . i5 Le Curimate de Gilbert (Curim. Gilherti, Quoy et Gaimard). . . . \ 16 Le Curimate ablette (Curim. alburnus , Muller et Troschel) i« Le Curimate de Spix (Curim. latior, Spix). . • ig Le Curimate allongé (Curim. elongatus, Agassiz) 20 Le Curimate à large tête (Curim. laticeps, nob.) 21 634 CHAPITRE X. Du genre Léporin (Lepoti'nus) 2 3 Le Léporin de Fréderici (Lep. Frederici, Ag.) 2 5 Le Léporin à dents obtuses (Lep. obtusidens. Val.) 28 Le Léporin Leschenault (Lep. Leschenaulti ? nob.) 3 o 635 Le Léporin tacheté (Lep. maculatus^ Mull.) . . 3i Le Léporin aux bandes noires (Lep.nigrotœniatus y Muller) 32 Le Léporin à bandelettes (Lep. vitaltus , nob.). 33 X TABLE. Le Léporin fascié (Lep. fasciatus, Agassiz) . . Le Léporin à queue épaisse (Lep. pachjurus 7 n.) Le Léporin allongé (Lep. elongatus , nob.) . . Le Léporin anostome (Lep. anostomus , nob.) . CHAPITRE XL Pages. Plancb. 36 3? 38 Du genre Epicyrte (Epicyrtus) L'Epicyrte bossu (Ep. gibbosus, Muller) . . L'Epicyrte exodonte (Ep. exodon, nob.) . . CHAPITRE XII. Du genre Parodonte (Parodon, nob.) 5o Le Parodonte suborbital (Par. suborbitale, nob.) 5 1 CHAPITRE XIII. Du genre Salmin (Salminus, Agassiz) 5 5 Le Salmin de Cuvier (Salminus Cuvieri, nob.) . 5 6 Le Salmin aux fortes mâchoires (Salminus maxil- losus, nob.) 62 Le Salmin de Saint-Hilaire (Sabn. Hilarii, nob.) 64 Le Salmin de d'Orbigny (Salm. Orbignjanus , n.) 65 CHAPITRE XIV. DesPACUS, ClTHARINES, PlABUQUES et HÉMIODOWTES 69 41 43 636 46 A. Des Pacus (Prockilodus , Agassiz) Le Pacu argenté (Prochil. argenteus, nob.). Le Pacu à côtes (Prochil. costatus, nob.). . Le Pacu noirâtre (Prochil. nigricans, Agassiz) Le Pacu dobulin (Prochil. dobulinus, nob.) . Le Pacu brème (Prochil. brama, nob.). . • 6.9 7 1 79 80 81 82 63' TABLE. XJ Pages. Plnncli. Le Pacu rayé (Prochil. lineatus^ Val.) 84 Le Pacu à queue rayée {Prochil. tœriiurus y Val.) 86 Le Pacu à deux taches (Prock. binotatus ? Val.) 87 Le Pacu brillant {Prochil. msignis^ nob.) ... 88 Le Pacu aux bandes roses (Pr. rubrotœniatus , n.) 89 Le Pacu de Humboldt (Prochil. Humboldti; Cu- rimatus Amazonum^ Humb.) 90 Le Pacu réticulé (Prochil. reticulatus , nob.) . . 92 B. Des Citharines (Citnarinus, Cuv.) ..... 94 La Citharine de Geoffroy (Cith. Geqffrœi, Cuv.) 96 La Citharine chilode (Cith. chilodus , nob. ; Chi- lodus punctatuSy Muller) io3 C. Des Piabuques 106 Le Piabuque argentin (Piabuca argentina^ Cuv.) 108 Le Piabuque schizodonte (Piab. schizodon^ nob.) 1 1 2 Le Piabuque à bandelette (Piab. vittata, nob.) ï'ib D. Des Hémiodontes (Hemiodus) 116 L'Hémiodonte à caudale rayée (Hem. notatusj n.) 119638 L'Héraiodonte à une tache (Hem. unimaculalus ? Muller) 124 CHAPITRE XV. Du genre Tétragonoptère (Tetragonopterus) . 126 Le Tétragonoptère d'Artedi (Tetr. Artedi, n.) . 128 Le Tétragonoptère argenté ( Tetr. argenteus , Cuvier) i3i Le Tétragonoptère aux pieds roux (Tetr. ru- fipes, nob.) i36 XJ) TABLE. Page*, Plancb Le Tétragonoptère de Schomburgk (Tetr. Schom- burgkiiy nob.) i3y Le Tétragonoptère ovbiculaire (Tetr. orbicularis , nob.) i38 Le Tétragonoptère brème (Tetr. abramis y Jen.) i3g Le Tétragonoptère chalcée (Tetr. chalceus, Ag.) 140 Le Tétragonoptère de Linné (Tetr. Linnœi } n.) 1 4 2 Le Tétragonoptère de Gronovius ( Tetr. Gro- novii^ nob.) 143 Le Tétragonoptère à bandelettes (Tetr. tceniatus^ Jenyns) 145 Le Tétragonoptère à grandes écailles (Tetr. gran- discjiiamiS) Millier) 146 Le Mojarra (Tetr. Orbignyanus , nob.) .... 147 Le Tétragonoptère fascé (Tetr. fasciatus ? nob.) 149 Le Tétragonoptère à nageoires rugueuses (Tetr. scàbripinnis , nob.) i5i Le Tétragonoptère à ligne latérale interrompue (Tetr. interruptus. Jenyns) i52 Le Tétragonoptère du Pérou ( Tetr. peruanus ? nob.) i53 Le Tétragonoptère Wappi (Tetr. Wappi^ nob.) i53 Le Tétragonoptère viejita (Tetr. \ne\ita, nob.) . \b\ Le Tétragonoptère à queue noire (Tetr. mela- nurusj nob.) i 56 Le Tétragonoptère à caudale mouchetée (Tetr. spiluritSj nob.) 1 5 6 TAULE. X11J Pages. Planch. CHAPITRE XVI. Du genre Brycin (Brycinus) i 5 '7 Le Brycin aux grandes écailles (Brycinus macro- lepidotus, nob.) îbj 639 CHAPITRE XVII. Du genre Piabucine (Piabucina) 161 Piabucine érythrinoïde {Piab. erythrinoides , n.) 161 640 CHAPITRE XVIII. Du genre Serpe (Gasteropelecus) i65 La Serpe (Gasteropelecus stemicla, Pallas) . . 169 641 CHAPITRE XIX. Du genre Distichode {Distichodus) 172 Le Nefasch (Distichodus nefasck, nob.). . . . 176 642 CHAPITRE XX. Du genre Aleste (Alestes, Muller) 179 Le Raï (A lestes Hasselquisti , Muller) 180 L' Aleste nurse (Alestes nu rse, nob.) i8B L' Aleste sethentée (A lestes sethente, nob.) . . . 190 CHAPITRE XXI. Du genre Mylètes 192 Le Mylète à large opercule (Myl. macropomus, Cuvier) 19^ Le Mylète à opercule court (Myl. brachypomus , Cuvier) 199 Le Mylète aux petites écailles (Myl. bidens , Spix) 2 o 1 XIV TABLE. l'aies. Plamli Le Paco de l'Amazone (Mjl. Paco , Humboldt) 204 Le Mylète à fortes épines (Mjl. duriuentris^ Cuv.) 206 Le Mylète à ventre épineux (Mjl. acanthogaster^ nob.) 203 Le Mylète rhomboïdal (Mjl. rhomboidalis , Cuv.) 210 Le Mylète à anale lobée (Mjl. lobatus , nob.) . 212 Le Mylète de Schomburgk (Mjl. Scliomburgkii, nob.) 212 Le Palomète (Mjl. Palometa, nob.) 214 Le Mylète dévariqué (Mjl. dwaricatus ^ nob.) . 2i5 Le Mylète aux nageoires rouges (Mjl. rubripinnis • Muller) 21 6 Le Mylète à étoiles (Mjl. asterias , Muller) . . 217 Le Mylète hypsauchen (Mjl. hjpsauchen^ Mull.) 2 19 Le Mylète de d'Orbigny (Mjl. Orbignjanus, n.) 220 Le Mylète lune (Mjl. luna y nob.) 221 Le Mylète à dents en cuilleron (Mjl. doidjxodon nob.) 222 CHAPITRE XXII. Des genres Tomète, Mylée et Mylésine . . . . 2 2 fi A. Des Tomètes (Tometes} 225 Le Tomète à anale trilobée ( Tom. trilobatus ? nob.) 226 Le Tomète unilobé (Tom. unilobatusj nob.) . . 228 Le Tomète à haute nageoire (Tom. altipirmis, n.) 2 3o 643 B. Des Mylées (Mjleus , Muller) 2 3 1 Le Mylée sétigère (Mjleus setiger, Mull.) ... 232 Le Mylée oligacanthe (Mjl. oligacanthus , Mull.) 233 TABLK. XV Pages. Planeh. C. Des Mylésines (Mjlesinus) 234 Le Mylésine de Schomburgk (Mjlesinus Schom- burgkiï, nob.) 2 35 644 CHAPITRE XXIII. Du genre Chalcée (Chalceus, Cuv.) 2 38 Le Chalcée à grandes écailles (Ch. macrolepi- dotiiS) nob.) ...240 Le Chalcée ararapeera (Ch. ararapeera , nob.) . 244 Le Chalcée opalin (Ch. opalinus^ Cuv.) .... 244 Le Chalcée de Saint-Hilaire (Ch. Hilarii^ nob.) . 246 Le Chalcée de d'Orbigny (Ch. Orbignjanus , n.) 249 Le Chalcée aux nageoires roses (Ch. rodopterus ? nob.) 249 Le Chalcée de Schomburgk (Ch. Schomburgkii ^ Muller) 2 5o Le Chalcée pesu (Ch. pesu, Muller) 25 1 Le Chalcée carpophage (Ch. carpophaga, n.). . 25 2 Le Chalcée en faux (Ch. falcatus , Muller). . . 254 Le Chalcée guile (Ch. guile, nob.) 255 CHAPITRE XXIV. Du genre Chalcin (Chalcinus) 258 Le Chalcin à opercule court (Chalc. brachipomus , nob.) 25g Le Chalcin à oreilles (Chalc. auritus 5 nob.) . . 262 Le Chalcin anguleux (Chalc. angulatus^ nob.) . 263 CHAPITRE XXV. Du genre Serhasalme (Serrasalmus) 2 65 Le Serrasalme rhomboïde (Serr. rhomboides,Lac.) 272 XV j TABLE. l'jges. Plancb. Le Serrasalme bordé (Serr. marginatus , nob.) . 277 Le Serrasalme à tache sur F épaule (Serr. hume- lalis^ nob.) 279 Le Serrasalme caribe {Serr. carde, nob.) . . . 279 Le Serrasalme doré (Serr. aureus , Spix-). . . . 282 B. Des Pygocentres (Pygocentrus) 284 Du Piraï ou Huma (Pygocentrus niger, Muller) 286 Du Piraya de Marcgrave (Pyg. Piraya, Muller) 291 Le Pygocentre noirâtre (Pyg. nigricans y Muller) 295 Le Pygocentre Palometa (Pyg. Palometa, nob.) 296 C. Des Pygopristis .....296 Le Pygopriste denticulé {Pygop. denticulatus , n.) 297 Le Pygopriste serrulé (Pyg* serrulatus, nob.) . 3oo Le Pygopriste enfumé (Pyg. fumarius , Muller) 3o2 D. Des Catoprïons 3o2 Le Catoprion mentonnier (Catop. mento } Mull.) 3 04 CHAPITRE XXVI. Des genres Hydrocyn, Cynopotame, et de quel- ques autres voisins de ceux-ci 307 A. Des Hydrocyns (Hydrocyons) 309 L'Hydrocyon de Forskal (Hydr. Forskaliï, Cuv.) 309 B. Des Cynofotames (Cynopolamus , nob.) . . 3i6 Le Cynopotame argenté (Cynop. argenteus, nob.) 317 Le Cynopotame à tache sur l'épaule (Cynop. Jtu- meralisy nob.) 32o Le Cynopotame bossu (Cynop. gibbosus, no!).) 32 1 645 TABLE. XV1J Pa-îcs. Plancli. C. Des Cynodons 323 Le Cynodon scombéroïde (Cynod. scomberoides ? Agassiz) 324 Le Cynodon renard (Cynod. vulpinus^ Agassiz) 329 Le Cynodon bossu (Cynod. gibbus , Agassiz) . . 33 3 D. Des Xyphorhynques (Xyphorhjnchus). . . 336 Le Xyphorhynque faucille (Xyph. falcatus ? Ag.) 33y Le Xyphorhynque falcirostre (Xyph. falcirostris , nob.) 341 Le Xyphoryhnque aux petites écailles (Xyph. mi- crolepis ? Muller) 342 Le Xyphorhynque hepset (Xyph. hepsetus, Quoy etGaim.) 343 Le Xyphorhynque Odoe (Xyph. Odôe, nob.) . 345 E. Des Agoniates (Agoniates , Muller), et en particulier de X Agoniates halecinus 347 F. Des Xyphostomes (Xyphostoma) 348 Le Xyphostome brochet (Xyph. hicrns, Spix) . 35 o Le Xyphostome de Cuvier (Xyphostoma Cuvieri, Spix) 355 Le Xyphostome ocellé (Xyph. ocellatum^ nob.) 35 5 Le Xyphostome moucheté (Xyph. maculatum , n.) 3 5 7 Le Xyphostome hujeta (Xyph. hujeta, nob.). . 35 8 G. Des Salanx 35g Le Salanx de Cuvier (Salanx Cuvierij nob.) . . 3 60 Le Salanx de Reeves (Salanx Reevesii^ nob.) . 363 646 CHAPITRE XXVII. Des Gonostomes , des Chauliodes et des Scopèles. 367 XV11J TABLE. Pages. l'inncli. A. Des Gonostomes (Gonostoma) 3 73 Le Gonostome nu (Gon. denudata^ Cocco). . . 376 B. Des Chauliodes (Chauliodus) 3 80 Le Chauliode de Sloane (jChaul. Sloani^ Bloch) 38 2 647 Le Chauliode de Field (Chaul. Fieldii^ nob.) . . 389 C. Des Augyropelecus 3g2 L'Argyropelecus de la Méditerranée (Arg. hemi- gymnusy Cocco) 398 L'Argyropelecus de d'Urville (Arg. Urvillei, nob. 40 5 L'Argyropelecus à épines (Arg. aculeatus, nob.) 406 L'Argyropelecus d'Olfers (Arg. Olfersii : nob.) . 408 D. Du Sternoptyx 412 Le Sternoptyx d'Hermann ( Stern. diapkana , Hermann) 4i5 E. Des Odojstostomes ,....423 L'Odontostome Balbo (Odont. hjalinus^ Cocco) H 24 F. Des Scopèles (Scopelus) 429 Le Scopèle de Humboldt (Scop. Humboldti , Cuvier) 43i Le Scopèle de Pennant (Scop. Pennantii^ n.). . 4 36 Le Scopèle boréal (Scop. borealis, nob.) ... 438 Le Scopèle de Maurolico (Scop. Maurolicij nob.) 439 Le Scopèle de Cocco (Scop. Coccoï^ nob.) . . 440 Le Scopèle de Tenore (Scop. Tenorei, Ch. Bon.). 440 Le Scopèle de Power (Scop. Poweriœ^ nob.). . 441 Le Scopèle lumineux (Scop. metopoclampum y n.) 442 Le Scopèle de Rafinesque (Scop. Bafinesf/uit\ nob.) .../,,. TABLE. XIX Pages. Plandi. Le Scopèle de Gemellaro (Scop. Gemellaru, n.) 445 Le Scopèle de Canino (Scop. Caninianus ? nob.) 445 Le Scopèle de Risso (Scop. Rissoei, Cocco). . 446 Le Scopèle crocodile (Scop. crocodilus^ nob.). . 447 Le Scopèle de Bonaparte (Scop. Bonapartii, n.) 449 Le Scopèle aux grands yeux (Scop. boops ? nob.) 4 5 1 Le Scopèle brillant (Scop. resplendens , nob.) . 45 2 Le Scopèle ovale (Scop. ovatus, Cocco) .... 453 Le Scopèle étincelant (Scop. coruscans , nob.) . 454 Le Scopèle rude (Scop. asper y nob.) 454 Le Scopèle de Lesueur (Scop. notatus 7 Les.). . 455 CHAPITRE XXVIII. Du genre Saurus (Cuvier) 457 Le Saure ordinaire (Saurus lacerta^ Risso). . . 463 Le Saure odorant (Saurus fœtens^ Risso). . . . 471 Le Saure synode (Saurus sy no dus ? Dussumier). 477 Le Saure anolis (Saurus anolis^ nob.) 483 Le Saure méléagride (Saurus meleagris ? nob.). 484 Le Saure de Forster (Saurus myops , nob.) . . 485 Le Saure ophiodonte (Saurus ophiodon^ Cuv.) 490 CHAPITRE XXIX. Du genre Sauride (Saurida , nob.) . 499 Le Sauride tombil (Saurida tombil, nob.) . . . 5 00 Le Sauride nuageux (Saurida nebulosa 1 nob.) . 5 04 648 CHAPITRE XXX. Du genre Farionelle 507 La Farionelle de Gay (Farionella Gayi, nob.) 5 08 649 XX TABLE. Pages. Plancli. CHAPITRE XXXI. Du genre Aulope (Aulopus ? Cuvier) 5 12 L'Aulope filamenteux (Aulop.JUamentosus^ n.) 5i3 L'Aulope de Miles (Aulop. Milesii^ nob.) . . . 5 19 65 o L'Aulope d'Agassiz (Aulop. Agassizi, nob.) . . 52 1 CHAPITRE XXXII. Du genre Alépisaure (Alepisaurus) 626 L'Alépisaure féroce (Alep. ferox) 529 L'Alépisaure bleu (Alepisaurus azureus^ nob.) . 53o TABLE GENERALE DE L'HISTOIRE NATURELLE DES POISSONS. :\B. Les chiffres romains indiquent le tome, et les chiffres arabes la page. Abacatuia, IX. 164.117. Ablfs, XVI. 3. XVII. 1. Ablette, XVII. 272. Ses maladies, XVII. 285. Abou réal, XIV. 427, 430. Abramis, XVI. 3, 382. XVII. argjreus, XVII. 45. [6, elongatus, XVII. 75. erythropterus , XVII. 58. Heckelii, XVII. 56. Leuckartii, XVII. 59. melanops, XVII. 61. microlepidotus, XVII. 43. micropteryx, XVII. 44. Schreibersii , XVII. 50. tenellus, XVII. 63. vetula, XVII. 60. vimba,XVU. 65. A'.ôpee/xiç, XVII. 6. Acanthicus, XV. 454. histrix,XV. 487. ACA.NTHINION , VIII. 398. bleu, VIII. 400. orbiculaire , VII. 285. rhomboïde, VIU. 407. AcA.NTHOLABRUS , XIII. 242. Couchii,XUI. 248. exoletus,XIH. 247. microstoma, XIII. 250. Palloni, XIII. 243. viridis,XIII. 252. Yaiellii, XIII. 250. Acanthonoits , VIII. 441. ACANTHOPODES , VII. 6. argenté, VII. 241.251. Boddaerl, VU. 185. Acanthopsis, XVLII. 5. tœnia , XVUI. 65. Acanthurus, X. 112. 166. Achilles, X. 218. altivelis, X. 249. annuiaris, X. 209. argenteus, X. 239. armiger, X. 234. Blochii, X. 209. Broussonnet, X. 181. carinalus, X. 227. chirurgus, X. 168. cœruleus, X. 179. 184. ctenodon, X. 241. Delisiani, X. 193. Doreensis, X. 220. Dussumieri, X. 201. elongatus, X. 206. fraterculus, X. 206. Gahm, X. 219. gemmatus, X. 255. glaucopareius , X. 190. guttatus, X. 195. harpurus, X. 283. hepatus, X. 183. humeralis, X. 231. Ketlitzii, X. 222. Lamarrii, X. 236. linealus, X. 223. lineolatus, X. 207. TABLE GENERALE AcANTiiunus marginatus . X. 221 mata , X. 202. maloides, X. 204. melanurus, X. 240. mêlas; X. 241. nasus, X. 290. nigrofuscus, X. 214. nigroris, X. 208. nummifcr, X. 234. olivaceus, X. 233. orbicularis, X. 237. pblebotomus, X. 116. rasi , X. 203. rubro-punctalus , X. 222. scalprum , X. 298. scopas, X. 245. sohal, X. 221. striatus , X. 229. strigosus, X. 243. suillus, X. 213, 254. teulbis, X. 183. triangulus, X. 189. triostegus, X. 197. undulatus, X. 205. velifer, X. 251. xantboplerus, X. 215. AcARAPITANGA , V. 236. AcARAUNA, X. m. XIV. 16. longirostris, XIV. 16. Acarne, VI. 192. Xxapva, VI. 193. À^apstmç vel À^apvoç, VI. 193. AcKRINA, 111. 3. rossica, III. 17. Sclirailzcr, El. 13. vulgaris, III. 4. Acinacée bâtarde, VIII. 202. Acoupa, V. 109. Adonis, XI. 244. XIX. 82. AJWç, XIX. 82. Agénéiosks, XV. 231. brcvifilis,XV. 242. incrmis, XV. 240. militaris, XV. 232. Agone, XX, 407. Agoniatis, XXII. 347. haleciuus, XX11. 347. Agonus, IV. 198. acipensciinus, IV. 207. decagonus, IV. 223. japonicus, IV. 215. bxvigatus, IV. 214. monopteiygius , IV. 224. vos lia tus, IV. 212. slegopbtalnuis, IV. 216. 219. Agriopes, IV. 371. peruvianus, IV. 389. verrucosus, IV. 387. torvus, IV. 382. Aigle, V. 32, 37. Aigrette, XIII. 275. Ailia , XV. 538. bengalensis, XV. 538. Alausa,XX. 25, 389. argyrocb loris, XX. 440. aurea, XX. 427. cbapra, XX. 440. cœrulea, XX. 432. dorsalis, XX. 418. eba, XX. 417. fa!sa,XX,408. ficla, XX. 408. maculata, XX. 430. melanoslicta, XX. 444. mclamira, XX. 441. menbaden, XX. 424. microlepis, XX. 439. ■ Palasab , XX. 432. pilcbardus, XX. 445. praestabilis , XX. 421. Revecsii, XX. 437. scombrina, XX. 442. shadina, XX. 426. striata, XX. 429. teres,XX. 423. toli, XX. 435. tyrannus, XX. 419. vulgaris, XX. 391. Albacore, VIII. 137. 148. Alba-coretta , VIII. 137. DES POISSOJNS. 3 Albijla, XIX. 316. bananus, XIX. 345. chinensis, XX11. 363. conorynclius , XIX. 181, 318, 338, 356. erytbrocbeilos, XIX. 35*2. Forsteri,XIX. 354. goreensis, XIX. 342. macrocephala , XIX, 324. neoguinaica , XIX. 350. Parce, XIX. 339. Plumieri,XIX. 318. 337. seminuda, XIX. 351. Aleces, XXII. 460. Alepisaurus, XXII. 526. azureus, XXII. 530. ferox, XII. 529. Alepocephalus , XIX. 169. rostratus, XIX. 112. Alestes, XXII. 179. Hasselquislii , XXII. 180. nurse, XXII. 188. sethenle, XXII. 190. Alose, XX. 389, 391. Ses salaisons, XX. 416. Ses vers intestinaux, XX. 416. Alphestes gembra , II. 486. sambra , II. 469. ' Ambasse, II. 175. alta, U. 183. baculis, II. 187. bogoda, II. 187. de Commerson, II. 176. deDussumier,!!. 181. VI. 503. lala,ll. 184. [IX. 431. nalua, II. 182. nama, II. 185. oblonga, II. 185, pbula, U. 186. ranga,II. 183. thermalis, 111.493. Ambata-kutte, X. 104. Amblyopus, XII. 142. 157. coQiCulus, XII. 165. gracilis . XII. 166. Amblyopus llermannianus , XII. Mavenna, XII. 163. [159. Roseus, XII. 164. Amia, II. 145. VIII. 150, 160, 341. XIX. 320, 402. Sa vessie aérienne, XIX. 408. calva, XIX. 402,411,423. canina,XIX. 424. cinerea , XIX. 430. immaculata , XIX. 320. 341. lintiginosa, XIX. 426. marmorala, XIX. 412. ocellicauda, XIX. 405,422. occidentalis, XIX. 405, 423, ornata, XIX. 420. [429. reliculata, XIX. 431. subcœrulea, XIX. 427 viridis, XIX. 421. Amore guazu, XII. 222. pixuma,XU. 219. Amphacanthus , X. 113, 115. abbortani, X. 143. argenteus, X. 161. Ascensionis , III. 212. canaliculatus , X. 146. concatenalus , X. 127. corallinus, X. 139. doliatus, X. 132. dorsalis,X. 143. firmamentum, X. 142. fuscescens, X. 156. guamensis, X. 163. guttatus, X. 123, 136. javus,X. 118. lineatus, X. 130. luridus, X. 150. margariliferus, X. 145. marmoratus , X. 124. Merlensii, X. 150. nebnlosus, X. 164. nucbalis, X. 140. olivaceus , X. 163. punctatus, X. 140. 146 rostratus, X. 158. Russclii, X. 123. TABLE GENERALE Amphacanthls siganus, X. 152. sutor, X. 148. tumifrons, X. 159. vermiculatus, X. 126. virgatus, X. 133. Amphiprions, V. 11, 384. Americanus, 111. 29. Australis, III. 29. bicinctus, IX. 505. bifasciatus , V. 392. carinatus, III. 230. chrysogaster, V. 400. chrysopterus , V. 401. Clarckii, IX. 504. epliippium , V. 386. laticlavius, V. 394. matejuleo, III. 185. melanurus, V. 400. ocellaris, V. 399. percula, V. 391. polymnus, V. 396. scansor, VII. 325. trifasciatus, V. 395. tunicatus, V. 399. xanthurus. V. 394, 402. Anabas, VII. 325. scandons, VII. 333. Anableps, XVIII. 245. eoarctatus, XV111. 266. clongatus, XVIII. 267. Gronovii,XVIU. 252. ses organes femelles . XV11I. 261. ses organes màlcs . X\ 111. 259. ses jeux, XV111. 262. tetroph thaï mus, XVIII. 109. Anableptim, XV11I. 109. [252! Anampses, XIV. 3. Cuvieri, XIV. 11. coeruleo-punctatus , XIV. 5. dimidiâtus, XIV. 14. geographicus , XIV. 10. incleagridcs. XIV. 12. viridis. XIV. 13. b IRRHIQUtS, M !"'•-■ Anarriiichas léopard us, XI. 493. lupus, XI. 413. maculatus, XI. 476. ininor, XI. 476. pantherinus, XI. 488. strigosus, XI. 476. Anchois, XX. 6, 11. XXI. 2. Sa pêche, XXI. 20. Sa préparation, XXI. 22. A.VCYLODON'S, V. 80. jaculidens, V. 81. parvipinnis. V. 84. Anéi, V. 131. Anodus , XXII. 4 , 5. cilialus, XXII. 15. clongatus, XXII. 20. Anolis, XXII. 484. Anostomus, XXII. 39. Antennarius, XII. 410. Antheris, II. 257. Anthias des Grecs, 11. 255. bilinealus , V. 336. boops, III. 103. caballerote, II. 465. cherna . H, 290. Clarckii, IX. 504. diagramma, V. 312. formosus, V. 227. bamrubr, III. 104. japonicus, V. 329. Jocu, 11.466. Johnii, 11.443. macrophthalmus , 111. 97. maculatus, V. 261. orientalis, II. 318. V. 299. rabirrubia, II. 464. saponaceus, III. 62. (53 strialus, H. 289. lesludineus, VII. 325. 333. Vosmeri . V. 333. Apalopitri.ve. XVI. 7. Aper , X. 30. fcpHAREUs, VI. 485. Vlîl. 70. cœrulesccns . VI. 487. rutilans, VI. (00. DES POISSONS. Aphédrodère, IX. 445. Aphedroderus sayanus, IX. 448. Aphie, X. 418. Aphmtis, VIU. 483. XVIII. 1. Urvillei, VIII. 484. Aphya,XII.45.XVIIL1.XX.26. A>J», X. 418. XII. 45. Apistus, IV. 391. alatus,IV. 392. australis, IV. 398. barbatus, IV. 413. Belengeri, IV. 412. Bougainvillii, IV. 411. carinalus, IV. 395. cotloides, IV. 410. dracœna , IV. 403. fusco-virens , IV. 409. Israelitarum , IV. 396. longispinis, IV. 408. marmoratus, IV. 416. niger, IV. 415. taînianotus,lV.404.XllI.328. trachinoides, IV. 401. Aplodacïyle, VIII. 476. punctatus, VIII. 477. Apocryptes, XII. 2, 142. bato, XII. 143. cantonensis, XII. 188. ehangua, XII. 145. chinensis, XII. 150. tien tatus, XII. 148. pectinirostris , Xll. 150. vicluosus, XII. 151. Apogon, II. 142. auritus, VIT. 443. carinatus, II. 157. commun, II. 143. cupreus, II. 158. lieplaslvgma, II. 180. la tus, 11. 159. lineolalus, 11. 160. macropterus, II. 160. inaculosus, VT. 493. méaco, II. 161. multitpeniatufi . H l 59. Apogon à neuf rubans, II. 154. VI. 494. nigripinnis , II. 152. novemfasciatus, II. 154. orbicularis, II. 155. VI. 495. pœcilopterus , II. 154. cjuadrif'asciatus, IL 153. rayé, H. 159. rex mullorum, II. 143. roseipinnis, IU. 490. VI. 553. à sept taches, II. 160. tseniatus, II. 159. thermalis, III. 492. trimaculatus, II. 156. vinosus, VI. 494. zeylonicus, III. 491. Apolectus, VIII. 398, 438. stromateus, VIU. 439. Aprion, VI. 543. virescens, VI. 544. Aprons et A. vulgaris, II. 188. Apsiles, VI. 548. fuscus,VI. 549. Apterygia Hamiltoni, XX. 333. Apua, XII. 45. XX. 26. Araneus, 111. 235. Archers, VIL 310. Argentine, XXI. 409. Usage de sa vessie, XXL 410. carolina , XIX. 360 , 376. XXI. Cuvieri, XXL 413. [45. glossodonta, XIX. 321,340, 348. lcioglossa , XXI. 417. machnata, XIX. 359. 362. silus, XXL 421. Yarellii, XXI. 418. Argès, XV. 325.333. cvclopum , XV. 340. sabaio , XV. 335. Argyctius quadrimaculatus , X. 321 , 340. bimaculatus, X. 392- Ugyreioses, l\. 133. 135,177. vonioi , IX. 177. TADLE GENERALE AhGYAOPELECUS, XXII. 392. aculeatus, XXII. 406. hemigymnus, XXII. 398, 404. Olfersii, XXII. 408. Urvillei, XXII. 405. Arius, XV. 53. acutivelis, XV. 85. œquibaibis, XV. 68. albicans, XV. 80. arenatus, XV. 106 argyropleuron , XV. 104. arius, XV. 102. Belangerii, XV. 71. caelatus,XV. 66. Dussumieri, XV. 84. fissus, XV. 107. gagora , XV. 99. grandicassis , XV. 54. granosus, XV. 69. hastatus, XV. 97. Heudelotii, XV. 73. luniscutis, XV. 109. Manillensis, XV. 93. Milberti, XV. 74. militaris, XV. 114. molliceps, XV. 108. nasutus, XV. 60. nigricans, XV. 83. nodosus, XV. 70. ocellatus, XV. 104. papillosus, XV. 118. parmocassis , XV. 57. pavimchtatus , XV. 94. phrygiatusj, XV. 79. puncticulatus, XV. 108. quadriscutis, XV. 111. rita, XV. 88. ritoïdes, XV. 92. rostratus, XV. 63. rugispinis, XV. 77. sincnsis, XV. 72. Spixii, XV. 76. stricticassis , XV. 58. subrostratus, XV. 62 U imcatus • XV 64. I Arius variolosus, XV. 107 . venosus, XV. 69. Arneutis, IX. 275. Auonde, IV. 117. Aspargus, VI. 48. Aspidophorus, IV. 198. armé, IV. 201. dccagonns, IV. 223. dodécaèdre , IV. 209. à une seule dorsale, IV. 224. esturgeon, IV. 207. [VI. 554. europaïus, IV. 201. japonais, IV. 215. lisse, IV. 214. à museau étroit , IV. 212. quadricornis , IV. 221. superciliosus , IV. 215. AspinoPHORoÏDE Tranquebar, IV. Aspisure, X. 168. 229. [224. Aspisurus elegans, X. 284. Aspius,XVI1. 4, 267. mento, XVII. 271. Hecketii, XVII. 272. ocbrodon, XVU. 249. Aspredo, XV. 429. filamentosus, XV. 437. hevis, XV. 431. sexcirrbis, XV. 441. sicuepborns, XV. 439. tibicen, XV. 438. Yerrucosus, XV. 442. Aspro, II. 188. niger, H. 203. Zingel.II. 194. Astroblepus, XV. 347. Grixalvii, XV. 349. ASTRODERME, IX. 352. corvpbénoïdes , IX. 353. Astronestiies , XXII. 392. Athérines, X. 413. argentinensis. X. 472. auslralis, X. 422. XX ï H Boieri, X. 432 bonaricnsis . X 469. Boscii, X Ï65 DEvS POISSONS. A'WÉiunes brasiliensis , X. 461. bieviceps, X. 445. Biownii , X. 422. XXI. 46. Carolina, X. 445. Commersonii, X. 422. eylindrica, X. 453. duodecimalis, X. 458. endracblensis, X. 456. hepselus, X. 423. IImnbolcltiana,X. 479. XXII. Jacksoniana, X. 461. [417. japonica, X. 422. lacunosa, X. 454. laliclavia, X. 473. Lcssoni , X. 471. Liclitensteinii, X. 476. macropbtlialma, X. 468. maaiidia , X. 439. XXI. 45. marmorata , X. 437. martinica, X. 459. menidia , X. 462. minuta, X. 437. mocbon, X. 434. notata, X. 463, 465. nunnata, X. 438. parvipinnis, X. 446. pectoralis, X. 447. presb^ter, X. 439. regia, X. 474. Risso, X. 435. sarda, X. 435. sibama,III. 410. X. 452. swampine, XVIII. 202. tïeniata , X. 459. vomerina, X. 481. Àùtùivn , X. 418. AUCHENU, VIII. 78. Auchenipterus , XV. 207. denlatus, XV. 210. furcatus, XV. 211. immaculalus, XV. 218. maculosus, XV. 216. nucbalis, XV. 208. punctatus, XV. 219. trachjcorjstes , XV. 214. Aulopias, II. 256. Aulopus, XXII. 512. Agassizi, XX11. 521. filamentosus , XXII. 513. filifer, XXII. 518. maculatus, XXII. 519. Milesii, XXII. 519. Aurata, VI. 83,84. Auxide, VIII. 76, 138. Sloane, VIII. 148. Tazard, VIII. 147. Auxis vulgaris , VIII. 139. Awaous , XII. 97 , 98. Axinures, X. 295, 299. tbynnoïde, X. 299. Azuror, VI. 434. Babir, III. 17. Bari-mottah, XXII. 607. Bagre, XIV. 388. abbreviatus , XIV. 420. Adansonii, XIV. 391. albicans, XIV. 461. albilabris, XIV. 416. Angius, XIV. 393. anisurus,XIV. 422. Aor, XIV. 405. arioides, XIV. 440. atberinoides , XIV. 396. auratus, XIV. 427. batasio , XIV. 425. Bajad, XIV. 397. biîineatus, XIV. 434. Birmanus, XIV. 419. capito, XIV. 430. Cavasius, XIV. 409. cbinta, XIV. 445. Commersonii, XIV. 449- corsula, XIV. 408. couma, XIV. 459. Docmac, XIV. 404. doroides, XIV. 447. exodon, XIV. 394. flavescens, XIV. 462. fuscus, XIV. 417. , H. 56. macrodon , II. 164. mulet, H. 64. œillé, Y. 139. Plumier, "H. 51. rajé, IL 79. rouge, III. 118. rubens, II. 146. rupestris, III. 119. six raies, II. 206. undecimalis, II. 102. Centropristis , 1IL 36. atrobranchus, III. 45. aureo-rubens , III. 45. georgianus, VII. 451. hirundinaceus, VII. 450. nigricans, III. 37. rufus, III. 41. sco rpeno ides , III. 48. tabacarius, III. 44. trident, III. 43. trutlaceus, III. 50. Cephalacanthes, IV. 114 et 138. spinarella, IV. 138. Céphale, XI. 10. CEPHALEPisoclomaculatus, X. 322. Cephalopholis argus , II. 360. Cépoles, X. 388. abbreviata, X. 403. csecula, XII. 165. cserulea , X. 391 . gladius,X. 318,352, 361. iris,X. 342. limbata, X. 402. marginata , X. 402. rubescens, X. 388. 389. tamia, X. 389. tracbvptera,X. 317 , 322, 391. Cerniees,I1I. 21. VIU. 415. brun, III. 21. Cerveau, I. 415. goût, I. 475. narine, I. 471. œil , I. 446. oreille,!. 458. Cerveau, tact , I. 477. Cestres, XI. 156. oxyrbyncbus , XI. 162. plicalilis, XI. 157. Cetola , X. 9. Cétopsis, XIV. 383. candira, XIV. 386. ccecutiens , XIV. 384. Chaboisseaux , IV. 142, 154. Chabots, IV. 142. de rivière, IV. 145. Chabrontera, IV. 112, 113. Chaca , XV. 444. lophioides, XV. 445. Ch^ETODON, VII. 3, 9. leurs voyages , VIL 8. Abhortani , VII. 58. Acbilles, X. 218. acuminatus , VII. 98. alepidolus, IX. 401. XXII. 414. annularis, VII. 20,178. arcuatus,V. 434.VII. 211. argenteus, VII. 240, 251. argus, VU. 136. armatus, II. 133. arthriticus , VU. 122, 229. aruanus, V. 434. asfur, VII. 174. aureus, VU. 202. auriga, VII. 79. baronessa, VII. 45. Benetti, VII. 84. bengalensis . V. 442,458. bicolor, VU. 168. bifascialis, VU. 48. bifasciatus, VI. 120. bimaculatus, VU. 67. biocellatus , VII. 62. Boddaerti, VU. 185. Brownriggii , V. 484. canaliculatus , X. 145, 146. canescens, VU. 110, 530. cannelé, X. 116. capistratus, VU. 8, 64. DES POISSONS. Ch/Etodon à chevrons aigus, VII. chinerais, VII. 357. [42. chirurgus, X. 168. chrysostomus, VII. 99. chrysozonus, VII. 82. chrjsurus, V. 423. ciliaris, VIL 154. citiïnellus,VII. 27. collare, VII. 53. cornutus, VU. 102. couagga, X. 168, 200. couronné, VII. 154. curassao, V. 471. decussatus, VII. 54. deDesjardins, VII. 58. diacantlms , VII. 185. dizoster, Vïï. 527. dorsal is . VII. 70. dux, VII. 184. elongatus, X. 206. enceladus, VII. 87. ephippium, VII. 80. faber, VII. 113, 125. falcula, VII. 41. fasciatus, VII. 61, 184. flavus, VII. 61. Frehmlii , VU. 24. gahm, X. 219. galline, VII. 236. gigas, VII. 121. glaucus, VIII. 398,400. guttatus, X. 116, 136. hadjan, VII. 56. imperator, VII. 180. incisor, VII. 266. karraf, VH. 46. Kleinii , VU. 30. labiatus, VU. 83. larvatus, VIJ. 45. Leachii, VII. 49. lineatus,X. 223. lineolatus , VII. 40. lividus , V. 430. longinianus , VII. 133. luctuosus, VII. 37. Ch/etodon lunatus, VII. 57. lunula, VU. 59. luridus , V. 475. luteolus, VU. 198. lutescens, VU. 210. macrolepidotus , VII. 93. maculalus, V. 442,489. maculosus, VII. 176. marginatus , V. 442, 446 , 448. VII. 57. Mauritii, V. 442,446,448. melanopus, Vn. 84. melanotus, VU. 71. Mertensii , VU. 47. mesoleucos, VU. 56, 110. mesomelas, VII. 170. Meveri, VU. 19. miliaris, VII. 26. monodactjlus , V. 360. nesogallicus, VU. 63. nicobareensis , VII. 189. nigricans,X. 168, 190, 209, 283. nigro-fuscus , X. 214. oblongus, X. 168. ocellatus, VII. 75. ocellicaudus , VII. 69. octofasciatus , VII. 8, 17. olivaceus , X. 288. orbicularis, VII. 232. orbis, VII. 127. ornatissimus , VII. 22. pairatalis, VIL 138. Pâme, VIL 155. paru, VIL 205. IX. 384. pavo, V. 417. pentacanthus , VIL 235. pictus, VU. 55. pinnatus, VIL 214, 221. plebeius, VU. 68. plectorlvynchus., V. 294. Plumieri, VU. 120. princeps , VIL 33. piïncipalis, Vn. 81. punctato-fasciatus, VU. 28. i8 Ch/etodon punctalus, VII. 132. reticulalus. VII. 32. rhombeus, VII. 241. rhomboides, VIII. 398, 407. rondelle, V. 462. rolundus, V. 461. sargoïde,V. 446, 448. saxatilis, V. 442, 443, 446, 447,458, 460, 462. Sebrc, VU. 52. sebanus, VII. 74. semilarvatus, VIL 39. setifer, VII. 76. Sohal, X. 227. sordidus, V. 442, 466, 467. spéculum , VII. 73. spilopleura , VII. 74. squamulosus, VII. 155. stellatus, X. 195. striatus, VII. 10. X. 200. strigangulus, VII. 42. slrigatus, VII. 25. superbus , VII. 32. suratensis, V. 442, 486. tacheté, X. 116, 123. Taunaj, VII. 48. tau-nigrum , VII. 38. teira, VII. 214, 221, 225, 226, 239. IX. 388. tetracanthe, VII. 144. triangularis, VII. 43. triangulum, VII. 44. tricolor, VU. 162. trifascialus, VII. 34. trioslegus, VII. 113. X. 197. ulietensis, VII. 39. unicornis, X. 258. unimaculatus, VII. 72. vagabundus, VII. 50. vesperlilio, VII. 214,222, 239. virescens, VII. 30. viltatus, VII. 8, 34. Chalceus, XXII. 238. amazoniens, XXII. 246. angulatus, XXII. 238, 263. TABLE GÉNÉRALE Chalceus ararapeera, XXII. 244. carpophaga , XXII. 252. falcatus, XX11. 254. fascia tus, XXII. 149, 238. guiie , XXII. 255. Hilarii , XXII. 246. macrolepidotus , XXII. 238 , 240. nigro-tseniatus , XXII. 32. opalinus,XXU. 238, 244. Orbignyanus , XXII. 249. pesu, XXU. 251. rodopterus , XXH. 249. rotundalus, XXII. 261. Schomburgkii , XXII. 250. Chalcinus, XXII. 258. angulatus, XXH. 263. auritus, XXII. 262. bracbypomus, XXII. 259. Chalcis, XX. 20. XaXx.îvç -, X. 9. Chanda, X. 62. Ruconius, X. 79. Chanos, XIX. 179. arabique, XIX. 187. chloropterus , XIX. 195. cyprinella, XIX. 198. lubina,XlX. 199. mento, XIX. 194. nuchalis, XIX. 196. orientalis, XIX. 197. salmoneus, XIX. 201. Chaponne, V. 233, 235. Chapsot, IV. 149. Chaptis, V. 130. Characinus, XXII. 2. amazonicus , XXII. 61. besse, XXU. 316. carpeau, XXII. 15. dentex, XXU. 187. niloticus,XXU. 186,187. Roschal, XXII. 315. Charax , VI. 7 , 7 1 , 7 9. XXII. 42, puntazzo , VI. 72. [46. Chasmodes, XI. 193,279,295. DES POISSONS. *9 Chasmodes bosquianus, XI. 295 novcmlineatus, XI. 299. quadrifasciatus , XI. 298. Chatoesse, XXI. 94. aquosus, XXI. 109. cepedianus, XXI. 99. cbacunda, XXI. 111. chaupole, XXI. 116. cbrysopterus , XXI. Ht). cor dus, XXI. 115. maculatus, XXI. 108. manmina, XXI. 114. nasus,XXI. 104. Osbeckii,XXI. 106. punclatus, XXI. 107, tampo, XXI. in. Chauffe soleil, V. 494. Chauliodus, XXII. 380. Fieldii, XXII. 389. Scbneideri, XXII. 388. setinotus, XXII. 387. Sloani, XXII. 382, 387. CHEIUNES,Xm. 13. XIV. 77. arenatus, XIV. 101. bimaculatus, XIV. 96. Blochii,XlV. 108. coccineus, XIV. 106. diagrammus, XIV. 98. fasciatus , X1Y. 92. festivus, XIV. 104. Ketlitzii, XIV. 105. lacbrymans, XIV. 109. lunulatus,XIV. 88. maeulosus, XIV. 104. mentalis, XIV. 101. Mertensli, XIV. 102. pobfgramma,XIV. 103. punctulatus , XIV. 87. quinquecinclus , XIV. 107. radiatus,XIV. 91. rivulatus, XIV. 86. rosens,XIV. 105. sanguinens, XIV. 106. scare, XIV. 147. sinuosus , XIV. 95. Chemines trilobalus, XIV. 79. undulalus, XIV. 108. venosus, XIV. 100. Cheilion,X11I. 15, 338. aura tus, XOI. 341, 351. cyanochloris , XIII. 346. Forskalii , XIII. 349. fuscus, Xffl. 349. bemiebrysos , XIII. 351 . lineatus, XIU. 354. microstoma, XIII. 353. viridis, XUI. 352. Cheilodactyles, V. 9, 356. Antonii, IX. 494. brachydactylus , V. 361. Carmichaelis, V. 360. IX. 489. carponemus, V. 362. fasciatus, V. 357. variegatus , IX. 493. zonatus, V. 365. Cheilodiptère acoupa, V. 109. aigle, V. 37. cbrysoptère, II. 51. cyanoptère, V. 177. beptacantbe, IX. 225. Chela, XVI. 370,452. XVII. 330. ^sA/x«f, VII. 87. Chelmons, VII. 6, 86. à bec médiocre, VII. 87. à long bec, VII. 89. longirostris , VII. 89. rostratus, VII. 87. Chelon, XI. 10. %£\âv, XI. 55. Cherna, II. 288. Chetodiptères , VII. 7, 120. Chevaine, XI. 74. XVII. 172. Chevaliers, V. 163. baudrier, V. 165. ponctué, V. 167. rayé, V. 169. Chilodus punctatus, XXII. 103. Chirocentres, XIX. 150. dorab, XIX. 150. Ses intestins . XIX. 160. 20 TABLE GENERALE Ghirocenthes, sa vessie, XIX. 161 . Chironectes, XII. 389. biocellatus. XII. 417. Bougainville, XII. 431. chlorostjgma , XII. 426. coccineus, XII. 430. Commersonii, XII. 426. furcipilis , XII. 423. birsutus, XII. 434. bispidus, Xn. 407. lœvigalus, XII. 399. hevis,XU. 437. lopbotes, XII. 407. marmoratus, XII. 402. Mentzelii, XII. 417. multioceliatus, XU. 420. nesogallicus , XII. 401. nummifer, XU. 425. ocellatus, XII. 419. pardalis , XU. 420. pavoninus, XII. 421. pictus, XII. 393. principis , XII. 416. scaber, XU. 412. tuberosus, XII. 428. tumidus, XII. 397. unipennis, XII. 437. variegatus . XU. 422. Chironème, UI. 78. georgianns, IU. 78. Chitchillé, VI. 107. Chirurgien, X. 167. Chirus, XVI. 453. Chlorophthalmus, XXU. 370.521 . Chondrostomes, XVII. 381. aculeatum , XVII. 408. dembensis. XVII. 398. Dillonii, XVU. 404. DuvauceliijXVH. 403. Gaiigelicum,XVH. 399. labeo,XVn. 495. lipocbeilos, XVU. 400. nasus, XVII. 384. ryzela, XVU. 199. 395 sVmivelalus. Wll. 402. Chondrostomes seva , XVU. 396. Syriacum, XVU. 407. Chorixlmes, VIII. 367. aculeatus, VLU. 384. commersoriianus, VUI. 370. exoletus, VUI. 379. Farkharii, VUI. 388. guaribira , VUI. 393. fyzan, VIU. 387. mauritianus, VIII. 382. moadetta, VUI. 382. palometa , VUI. 392. quiebra, VUI. 396. saliens, VUI. 389. saltans, VUI. 393. Sancti Pétri. VI U. 379. tala, VUI. 377. loi, VUI. 385. toloo, VIU. 377. Chremys, %pe/uvç. V. 17. Christo-fsaro , X. 7. Chromis, V. 16, 18. XIII. 15. Chrysophrys, VI. 81, 83. aculeata, VI. 137. annularis, VI. 139. aurata, VI. 85. berda, VI. 113. bifasciata, VI. 118. bilobata, VI. 125. calamara, AI. 117. cardinalis, VI. 130. cbrysargyra , VI. 107. cceruleosticla , VI. 110. coracinus, VI. 133. crassirostris, VI. 98. ci'isticeps, VI. 132. Forsteri, VI. 140. gibbiceps , VI. 127. globiceps, VI. 100. grandoculis, VI. 134. haffara, VI. 108. lalieeps, VI. 122. longispimiis. VI. 116. madagascariensis , \I. 135. sarba, VI. 102. DES POISSONS. 21 Chrysotose, X. 39. ClCHLAS, XIII. 15. ffiiica , III. 84. argyrea, VI. 479. Cuning', VI. 444. eiythrura, VI. 415. fares, VI. 491. macroptera, V. 362. pelagica, IX. 320. letracantha, II. 471. variabilis, 111. 55. Cingle, II. 194. Circulation , I. 508. aorte, I. 515. artères branchiales, I. 513. bulbe de l'artère pulmonaire, I. 510, 512. cœur, I. 510. oreillette, I. 510, 511. péricarde, I. 510. rénale de Jacobson , I. 516. sinus veineux, I. 510, 511. veine-porte, I. 509. veines branchiales, 1. 514. ventricule, I. 510, 512. ClRRUIBARBE , XI. 406. capensis, XI. 406. Cirrhines, XVI. 3, 284, 377. Blochii, XVI. 290. breviceps , XVI. 293. dero,XVI. 296. Dussumieri, XVI. 291. micropogon, XVI. 255. mrigala, XVI. 294. plumbea, XVI. 289. reba, XVI. 292. rubripinnis, XVI. 288. Cirrhites, III. 66. . aprinus, III. 16. arcatus, III. 74. fasciatus, III. 76. maculatus, 111. 69. pantherinus, III. 70. punclalus, 111. 70. tacheté, III. 69. ClTHARiEDUS, VU. 7, 87, 183. ClTHARINES, XXlI. 69, 94. Chilodus , XXII. 103. Geoffroy!, XXII. 95. latus,XXII. 101. K<9«£oç, XXII. 100. ClTHARUS, XXlI. 316. Cituea armata , IX. 127. Banksii, IX. 82. ciliaria,IX. 144. Clarias, XV. 352. abbreviatus, XV. 386. batrachus,XV. 385. capensis, XV. 377. Dussumieri, XV. 382. fuscus,XV. 383. Hasselquistii , XV. 362. jagur, XV. 388. lazera, XV. 372. magur, XV. 381. marpus, XV. 378. Nieuhoffii, XV. 386. punctatus, XV. 384. senegalensis , XV. 376. svriacus , XV. 375. Clavetza,XVU. 49. Cleptiques, XIII. 265. genizarra, XIII. 267. Clidium, VUI. 78. Clinus, XI. 194, 352. acuminatus, XI. 370. anguillaris, XI. 390. argentatus, XI. 354. Audifredi , XI. 360. braclvycephalus , XI. 371. capillatus, XL 377. cottoides, XI. 367. Delalandii, XI. 378. elegans, XL 388. geni-guttatus , XL 386. gobio, XL 395. guttulatus, XL 387. Herminieri, XL 380- heterodon, XL 394. latipennis, XI. 394. 22 TABLE GENERALE Cumjs littoreus, XI. 389. microcirrhis , XI. 384. mutabilis, XI. 354. peclinifer, XI. 374. perspicillatus , XI. 372- peruvianus, XI. 383. superciliosus, XI. 360. tesliulinarius , XI. 360. variolosus, XI. 381. yirescens, XI. 360. Clupanodon, XX. 9. africain, XX. 10. aureus, XX. 428. chacunda, XXI. 113. chanpole, XXI. 116. chapra, XXI. 115. chinois, XX. 10. cortius, XXI. 115. gagius, XXI. in. ilisha, XX. 434. Jussieu, XX. 10, 351. manmina, XXI. 114. motius, XX. 323, 461. nasica, XX. 10. pilchard, XX, 10. thrissa,XX. 10. thrissoïdes, XX. 385. Clupea, XX. 18, 28. aîstivalis, XX. 420. africana , XX. 301, 301. allecia, XX. 262. alosa, XX. 11, 411. apalike, XIX. 386. arcuata, XX. 463. atherinoides, XXI. 33. auro-vittata , XX. 262. Bœlatna, XXI. 37. brasiliensis, XIX. 320, 341. ehanipil , XX. 324. chapra, XX. 440. XXI. 115. chrysotsenia , XX. 262. cœrulea , XX. 260. cœruleo-viltata, XX. 465. çyprinoides , XIX. 384. dorah, XIX. 150. XX. 7. Clupea elongata, XX. 247. encrasicholus, XXI. 7. fallax, XX. 11, 409. iasciata, X. 61, 96. XX. 10. finta, XX. 409. flos-maris, XX. 466. XXI. 49. fuegensis, XX. 462. gigantca , XIX. 386. gracilis , XX. 466. halec, XX. 258. harengus,XX. 30, 250, 262. haumela, VIII. 248. 249. XX. indica, XX. 439. [7. Isengleena, XX. 464. Leachii , XX. 243. lineolata, XX. 256. macrocéphale,XIX. 318, 324. XX. 10. malabarica , XXI. 64. matowacca, XX. 371. melanura, XX. 351. melastoma, XX. 310, 312. micropus, XX. 471. minima, XX. 259. motius, XX. 323. mjstax, XXI. 5, 68. mjstus, XX. 9. XXI. 5, 75, nymphsea , XX. 465. [85. Pailasii, XX. 253. parvula, XX. 258. phalerica , XX. 262. phasa , XXI. 59. Pilchardus, XX. 8,246,446. pontica, XX. 244. raie d'argent, XXI. 48. rufa, XX. 11, 409. sagax, XX. 463. sardina, XX. 455. setirostris, XXI. 5, 71. sima, XX. 301. sinensis, XX. 346. 354. spratus . XX. 287 , 454. sternicla,XX.7. XXII. 166. sjnura, XXI. 124, 146. thrissa. XX. 384. XXI. 105. DES POISSONS. Clupea thrissoides , XIX. 386. tropica, XX. 7. vernalis,XX. 421. villosa, XX. 7. XXI. 398. virescens, XX. 257. vittata, XX. 260. Clupeoïdes, XX. 1. Clupéonie, XX. 345. Blocliii, XX. 353. Commersoni, XX. 350. fasciata, XX. 349. Jussieui,XX. 346. vittata, XX. 352. Cobitis, XV1TI. 1, 2,5, 8. aculeata, XV111. 70. amnicola, XVIII. 68. anableps , XVIII. 3. anguillicaudata, XVIII. 483. arenata,XVUL 28. barbatula, XVIU. 14. Bilturio, XVUI. 35. bimucronata, XVIII. 73. Botia,XVIU. 72. bulgara, XVIU. 74. chlorosoma, XVIU. 38. chrysolaimos, XVUI. 27. corica,XVUI. 36. cucura, XVUI. 70. Dario, XVUI. 85. fasciata, XVUI. 25. fossilis, XVUI. 6, 8, 46. fraenata, XVUI. 43. geto, XVUI. 84. gibbosa, XVUI. 34. gongota, XVUI. 71. grandis, XVUI. 86. Guntea, XVUI. 67. guttata , XVUI. 79. Hasselti, XVUI. 74. heteroclita, XVIU. 3, 114, 180, 210. insignis, XVUI. 44. japonica, XVUI. 3. Kuhlii , XVUI. 77. macrolepidotus , XVUI. 180. 25 Cobitis majalis, XVUI. 180, 185, 210. malapterura, XVUI. 88. marmorata, XVUI. 41. micropus , XVIU. 29. monoceros, XVIU. 38. montana, XVUI. 69. Nurga,XVHI. 24. oblonga, XVIU. 76. ocellata, XVUI. 36. oculata, XVUI. 71. pacifica, XII. 234. XVIU. 113. Pangia,XVin. 75. panthera, XVIU. 44. pavonacea, X\1U. 37. pboxocheila, XVUI. 79. rupecuIa,XVIU. 40. savona, XVIU. 32. scaturigina, XVUI. 81. spiloptera, XVIU. 27. subfusca,XVIU. 80. suborbitalis , XVUI. 26. tœnia, XVUI. 58. thermalis, XVUI. 78. tigris, XVIU. 45. Turio, XVUI. 33. vittata , XVUI. 42. zonata, XVUI. 39. Coilia, XXI. 77. Dussumieri, XXI. 81. Graji , XXI. 84. Hamiltoni , XXI. 79. nasus , XXI. 85. Plavfairii, XXI. 86. quadrâgesîma'lîs, XXI. 83. Reynaldi, XXI. 81. XoÎpoç, XV. 249. Coius catus, U. 443. III. 143. chalareus, UI. 144. VU. 312. coboius,* 111. 144. VII. 325. datnia,IU, 139. gud gutia, UI. 143. nandus, III. 144. VII. 482. trivittatus, UI. 144. vacti, UI. 143. 24 Comas , Vlil. -26 , 28 , 42. Colisa, VU. 359. bejeus, VU. 365. cbuna, VU. 368. cotra, VU. 366. lalius , VU. 366. ponliceriana , VU. 370. rubanc, MI. 369. sota, VII. 367. unicolor , "\ U. 368. vulgaris, VU. 362, 369. CoMEPHORE, XU. 327. Baikalensis, XU. 329. Commis, VI. 208. Congiopodus perça tus, IV. 382. Conodon, V. 156. antillanus, V. 156. Coqs de mer , IV. 23. Coquette, XUI. 62. [27. Coracinus , KoPxy.'ivoç , V. 21 , 24, Corax,IV. 46. V. 21. Corbeau, V. 86. Corbs, V. 6, 22, 86. Cordonnier. IX. 161. Cordyla, VIH. 26, 29. Corégones, XXI. 454. albula, XXI. 520. albus, XXI. 510. Amboinensis, XXU. 126. Artedii , XXI. 523. Cepedii, XXI. 503. clupeiformis , XXI. 523. conorlvynchos , XXI. 485. eyprinoides , XXI. 526. fera, XXI. 472. harengus, XXI. 532. lvyemalis, XXI. 479. Labradoricns , XXI. 533. Lavaretus , XXI. 466. leucicbthys , XXI. 536. lucidus , XXI. 523. marana, XXI. 481. microstomus, XXI. 488. muksun, XXI. 494. Muller, XXI. 463. TABLE GENERALE Corégones nasutus, XXI. 493. Nilssoni , XXI. 497. omul, XXI. 528. otsego, XXI. 513. oxjrbyncbus , XXI. 464, 488. Palea,XXI. 477. Pallasii, XXI. 483. paralepis, UI. 357. Pennantii, XXI. 507. polcur, XXI. 506. pollan, XXI. 502. Powan, XXI. 503. quadrilateralis, XXI. 51 2. Reisingeri, XXI. 496. rouge, XXI. 463. Rudolphianus , XXI. 531 . sardineila, XXI. 517. sikus, XXI. 500. silus, XXI. 424. sjrok , XXI. 499. tugùn, XXI. 519. tullibee, XXI. 526. umbra, XXI. 463. vimba, XXI. 514. Willugbbei,XXI. 522. Corica soborni, XX. 325. Coricus, XUI. 13. Lamarckii, XUI. 260. roslratus, XUI. 256. rubescens , XIU. 262. virescens, XIU. 261. Coris, XUI. 360. ajgula, XIU. 491. * Corniger spinosus, VIU. 481. Coro-coro, V. 189, 267. Corvina, V. 86. abida', V. 93. acoupa , IX. 478. anei, V. 131. argentata , V. 114. arqyiolenca . V. 105. axiîlaiis. X. 113. Belengerii. V. 120. biloba, Y. 112. canariensLs , V. 93. DES POISSONS. 25 Gorvina cnrouna , V. 125. carutta, V. 124. catalea, V. 128. chaplis, V. 130. clavigera , V. 101. coitor, V. 116. cuja, V. 96. dentex, V. 139. Dussumieri, V. 119. Fourcroj, V. 111. Kuhlii, V. 121. lobala, V. 122. maculata, V. 126. miles, V. 94. nigra, V. 86. nigrita, V. 103. ocellata, V. 134. oscula, V. 98. platycephala , V. 132. Richardsoni, V. 100. roncbus, V. 101. semiluctuosa , Y. 97. senegalla, V. 132. sina, V. 122. soldado, IX. 479. trispinosa, V. 109. Corvo di fortiera, V. 86. Corydoras edentulus , XV. 291. Geoffroy, XV. 321. S CoRYPHiENA, IX. 268, 214. acuta, IX. 273. argyrurus, IX. 314. azorica, IX. 306. branchiostega , IX. 272. cbrysurus , IX. 309. clypeata,IX. 273. cœrulea,IX. 269. XIV. 35, 46. dolfvn, IX. 305. dorado, IX. 303. elegans , IX. 353. equisetis, IX. 297. gaiilœa, IX. 270. hemiplera,IX. 271. XIV. 35. hippuroides , IX. 286. hippurus, IX. 278. CoRYPHffiNAimmacuiala, IX. 329. imperialis, IX. 286. japonica, IX. 272. Lessonii, IX. 307. lineata, IX. 269. lineolata, XIV. 43. lutea,VI- 250. IX. 270. Marcgravii , IX. 301. nigrescens, IX. 270. novacula, IX. 269. pentadactYla, IX. 269, 272. XIV. 45, 65, 67. Plumier, IV. 408. IX. 270. XIII. 316, 319. pompilus, IX. 330, 334. psittacus , IX. 269. rupestris, IX. 269. scomberoides , IX. 315. sima, IX. 273. spinosa, IX. 270. Suerii, IX. 302. torva, IV. 382. IX. 270. velifera, IX. 360,370. virens,IX. 272. XIV. 47. virgata , IX. 308. Vlamingii,IX. 315. Goryphène bleue, XIV. 191. cbinoise, V. 369. IX. 270. Coryphénoïde , IX. 272. Cossyphes, XIII. 102. albo-tfcniatus, XIII. 141. atrolumbus, XIII. 123. axillaris , XDI. 131. bilunulatus, XIII. 121. Bodianus,Xin. 103,404. diana,Xni. 127. dimidiatus. XIII. 136. maldat, XIII. 114. mesothorax, XIII. 129. microlepidolus, XIII. 140. perditio , XIII. 125. quadrilineatus , XIII. 135. reticulatus,XHI. Î39. Scbœnleinii, XIII. 143. tœniatus. XIII. 134. 26 TABLE GENERAI, Il Cotorra,XI1I. 291. Conus,IV. 142, 150. acadiainis , IV. 214. seneiis,lV. 189. anastoinus , IV. 145. australis.IV. 398. bubalis,lV. 165. cataphrachis,lV. 201. cephaloides, IV. 194. claviger,JV. 195. diceraus.IV. 189. elegans,IV. 195. glaber, IV. 144. gobio,IV. 145. groenlandicus, IV. 185. grunniens, Xll. 462, 466, 481 . hemilepidotus, IV. 276. hispidus,lV. 274. jaok , IV. 172. japonicus,IV. 200,215. madecasse , IV. 238. marmoralus, V11I. 497. massiliensis , 111. 22. IV. 303. Mertensii, VIII. 496. minutus, IV. 152. monopterygius , IV. 200. octodecimspinosus, IV. 181. pistilliger, IV. 193. plaljcephalus, IV. 177. polyacanthocephalus, IV. 176, porosus,VUl. 498. quadricornis, IV. 168. scaber, IV. 249,254. scorpioides, IV. 187. scorpius, IV. 160. tracburus,IV. 276, 280. tripterjgiuSjIV. 274. Cottcs ventralis, IV. 194. CoURPATA, XI. 172. Crabe de Biarritz, IV. 298. Crapaud de mer, 1\ . 268, 286. Crjenidens, VI. 366, 377. Forskalii, VI. 378. Crénilabres, Xlll. 13, 146. arcuatus , XIII. 216. Cremiabius Bailloni, XTII. 191. Boryanus, Xlll. 189. Brunnichii, XIII. 183. capistratus, XIfl. 220. Chabrol, XIII. 120. chlorosochrus, Xlll. 215. chrysophrns , XIII. 190. cœruleusj XIII. 214. Cotta:, XIII. 204. Coucliii,XUI. 178. Donovani,Xin. 180. frœnalus, XIII. 221. fuscus , Xlll. 219. gibbus, XIII. 175. Linckii, XIII. 218. littoralisjXJÏI. 198. Massa, X1U. 202. mediterraneus, Xlll. 186. melanoeercus, Xlll. 213. melops,XHI. 167. microstonia , Xlll. 250. multidentatus, Xlll. 231. nigrescens, Xlll. 189. norwegicus, XIII. 176. notatus , XIII. 217. ocellatus , Xlll. 193. pavo,Xin. 149. Pennantii,XW. 178,225. quinquemaeulalus, Xlll. 212. Bissoi,XIII. 197. Roissalii , XIII. 205. rone, Xlll. 172. tigré, XIII. 209. tinca, Xlll. 171, 199. virescens , Xlll. 182. Créole (Le), 11. 265. XIII. 267. Cricri , V. 239. Cristiceps, XI. 194, 352, 402. australis, XI. 402. Crocro, V. 238,251. Crvptocen irus meleagriSjXU. 111 Ctenolabrus, Xlll. 223. acatus, Xlll. 235. chogsct, Xlll. 237. cinereus, XIII. 234. DES POISSONS. 2 7 Ctenolabrus flagellifer, XIII. 240. iris, X1U. 236. marginatus , XIII. 232. rupestris, XLU. 223. uninotatus XIII. 239. Cuorp, V. 86. Curejia, XL 88. CuRIMATA, XXU. 78. CURIMATUS , XXII. 3. acutidens, XXII. 24,28. alburnus, XXII. 18. amazonnm , XXU. 90. ciliatus, XXH. 15. cyprinoides , XXII. 7. elongatus, XXII. 20. fascialusjXXn. 113. Gilberti, XXU. 16. laticeps,XXU. 21. latior, XXU. 19. obtusidens, XXU. 24, 28. tœniwus, XXU. 4, 86. Cramai, VIII. 77, 79, 164. acervum , VIII. 186. caballa, VIII. 187. chineuse, VUI. 180. clupeoideum, VUI. 178. Commersonii, VIII. 165. guttatum , VUI. 173. immaculatum , VIII. 191. interruptum , VUI. 172. Kuhlii VUI. 178. ' lineolatum, VUI. 170. maculatum, VIU. 181. Mertensiii VUI. 179. niphonium, VUI. 180. regale, VIU. 184. Solandri, VIU. 192. tritor, VIU. 176. Cy.yedus, V. 359. Cynodons, XXH. 307, 323. gibbus,XXU. 333. scomberoides , XXU. 324. vulpinus, XXH. 329. Gynopotamf, XXII. 316. argenleus, XXH. 317. CYNOPOTAMEgibboSUS , XXII. 321 . humeralis, XXH. 320. Cypiunids, XVI. 4. XVHI. 109. Cyprinini, XVI. 5. XVUI. 109. Cyprinodons, XVHI. 105, 145. calaritanus, XVHI. 151. fasciatus, XVIH. 156. Hammonis, XVHI. 169. iberus, XVHI. 160. Junatus, XVHI. 161. niento,XVIII. 171. Moseas,XVHI. 168. umbra, XVIH. 149. varié, XVHI. 147,173. Cypiunodontes , XVHI. 106. Cyprinoides, XVI. 1. Cyprinopsis, XVI. 24, 81. Cyprins, XVI. 1, 2,23, 379. action de la pesanteur de l'air sur les cyprins, XVI. 14. engourdissement des cyprins , XVI. 13. cyprins conservés vivants dans les glaces, XVI. 88. vessie des cyprins, XVI. 9. Cyprinus abramorutilus, XVU. acra , XVI. 428. [55. alburnus , XVU. 272. amarus, XVU. 81. americanus , XVH. 315. angra, XVI. 319. anjona, XVI. 436. Anne-Caroline, XVI. 60. apbva, XVU. 239,242,257, arabicus,XVl. 202. [371. ariza,XVI. 430. aspius, XVU. 266. atpar, XVI. 454. auratus, XVI. 101. bacaila, XVI. 460. balitora, XVI. 451. ballerus, XVU. 34,45. barbus, XVI. 125. barila , XVI. 418. barna, XVI. 4Î9. 28 TABLE GENERALE Cyprins bala, XVI. 421. bendilisis, XVI. 316. bjoerkna, XVU. 31. blicca, XVU. 33. boga, XVI. 432. bola, XVI. 423. borelio . XVI. 443. Brama, XVII. 9. bucephalus, XVI. 95. Buggenbagii, XVII. 45, 63. Bynni, XVI. 174. calbosu, XVI. 253. canius, XVI. 397. capito,XVI. 147. capoeta, XVI. 278. carassius, XVI. 82. cariuatus, XVII. 74. carpio, XVI. 23. catastomus, XVII. 418. catla,XVI.70,433.XVU.4H. cephalus, XIX. 508. chagunio, XVI. 257, 378. chalybatus,XVI. 145. cbapalio , XVI. 41 H. chedra, XVU. 495. chedrio, XVI. 419. chola, XVI. 410. cbrysoleucos , XVII. 315. chrysosoma, XVI. 409. chrjsoprasius , XVII. 375. chrysopterus, XVI. 400. cirrhosus . XVI. 284,290. clavetza , XVII. 49. clupeoides, XVI. 370. cocsa,XVI. 197. Commersonien, XVII. 419. compressus, XVII. 117. conclionius, XVI. 394. coriaceus, XVI. 62. cosuatis, XVI. 444. cotio, XVU. 76. cultratus, XVU. 330. cura, XVI. 428. .uielmis.W 1.362,363,378. curinuca , XVI. 317. Cyprims ciusa, XM. 361. cuisis, XVI. 378. cylindricus , XIX. 508. daniconius, XVI. 435. dangila, XVI. 403. danrica , XVI. 404. dentex, XVI. 1. XXII. 186. dero, XVI. 296. devario, XVI. 446. dobula, XVH. 101, 172. dyocbeilus, XVI. 378. elanga, XVI. 415. elatus, XVI. 62. épaulard , XVI. 469. ervthrophthalmus, XVU. 101 , 103, 107. ervthrops, XVU. 119. falcatus,XVI. 365. farenus, XVU. 9. fimbriatus, XVI. 271, 337. Fiscberi, XVU. 379. flavipinnis, XVI. 71. fundulus , XVI. 278, 409. gelius, XVI. 396. ghora, XVI. 458. gibelio, XVI. 90. gobio, XVI. 300, 301. goba, XVI. 424. gohama, XVI. 413. gonius, XVI. 259. gonorbynclius, XVI. 380. gotyia, XVI. 387. grislagine, XVU. 182,220. gugaiiio , XVI. 445. Hamiltonii, XVI. 319. berilwa, XVI. 465. boalius , XVI. 442. bumilis , XVI. 94. hungaricus, XVI. 65. idbarus, XVU. 143. idus,XVU. 228, 234. java, XVI. 439. Jescs, XVU. 160. joalins , XVI. 264. iogia, XVI. 40§i Cyprinus kacbius, XVI. 453. Kittaibeli, XVII. 380. Kollarii, XVI. 16. knrsis, XVI. 265. labeo,XVn. 420. lacnstris,XVH. 126, 301. lamta,XVI. 386. Langsdovfii, XVI. 99. laskir, XVn. 41. latius, XVI. 411. latus,XVn. 35. laubuka, XVI. 456. lepidotus, XVI. 176. leptocepbalus, XVII. 300. leuciscus, XVU. 101, 103, 202. XVIII. 1G1. ligule (sa) mangée en Italie, XVII. 126. F lineatus, XVI. 96. Lumareuil, XVII. 374. macjopbtbalmus, XVI. 113. maxillingua, XVU. 480. M'clellandi , XVI. 390. mola, XVI. 440. Moles, XVI. 89. morala. XVI. 263. morur, XVI. 459. mosario, XVI. 448. mrigala, XVI. 285, 294. mursa, XVI. 146. musiha , XVI. 439. nancar, XVI. 70, 377. nandina , XVI. 244. nasus. XVII. 381, 391. nigroauratns, XVI. 73. niloticus, XVI. 335, 338. Nordmannii, XVI. 66. nudus, XVI. 61. oblongus, XVII. 441. oxjgaster, XVII. 349. pangusia, XVI. 429. pausio, XVI. 401. pausius , XVI. 402. Per-Nu rus, XVII. 299. persa , XVTÎi 57. DES POISSONS. 29 Cyprinus phoxinus, XVII. 363, pbulo, XVI. 457. [372. pbutunio, XVI. 395. pigus , XVÏÏ. 378. plestya, XVII. 35% putitora, XVI. 197. quadrilobus, XVI. 113. rapax, XVÏÏ. 270. rasbora, XVI. 438. regina , XVI. 63. rerio, XVI. 406. rex cyprinorum, XVI. 61. Ricbardsoni , XVI. 227. rivularis , XVII. 374. robita, XVI. 251. rostratus, XVII. 420, 469. rubro-fuscus, XVI. 74. ru tilus, XVII. 101,111,142. 143,145,146, 148. sada, XVI. 385. scbagra, XVI. 196. semiplotus, XVI. 68. soli, XVI. 444. sopa, XVII. 49. sopbore,XVI. 388. speculaiïs, XVI. 62. sucatio, XVI. 448. sucet, XVII. 419. sutiha , XVI. 408. telescopns, XVI. 113. terio, XVI. 398. tboracatus, XVI. 97. ticto , XVI. 393. tila, XVI. 422. tileo, XVI. 426. titius, XVI. 399. tor,XVL199. vagra, XVI. 420. verdàtre, XVIII. 13. vimba, XVII. 65. viridi-violaceus, XVI. 75. vittutus, XVI. 72. Dacer-karah , X. 83. Dactylopteres . I\ . i 1 1 . 3o TABLE GÉNÉRALE Dactyloptère corn ni un ,1V. HT- oriental, IV. 134. Dajao, XL 164. monticola, XI. 164. Dalouze, II. 283. Dangila, XVI. 229. Cuvieri,XVI. 230. Kuhlii,XVL231. leptocheila, XVI. 234 ., Leschenaulti , XVI. 235. Hpoclieila , XVI. 23'-. Danio,XVI. 315. Dascylles,V.11,433. aruanus , V. 434. marginatus , V. 439. trimaculatus, V. 441. DArmA, 111. 124,138. argentea, III. 139. cancellata,IH. 144. vireata, VU. 480. Dauphin, IX. 211, 290. Daurades, VI. 1 •> 81. pique, VI. 113. vulgaire, VI. 85. Déglutition, I. 491. DÉGIIAISSEUR, XIII. 409. Demoiselle, V. 449. VU. 11. marguerite, YU. 115. Dent (la) de chien, U. 465. Denté, VI. 212, 226. Dentex,VI. 1, 212, 214. argyrozona , VI. 235. bipunctatus, VI. 247. eynodon, YI. 239. iasciolatus, VI. 242. filamentosus, YI. 254. furcosus, YI. 244. gobioides , VI. 234. hasta, VI. 255. hexodon, VI. 243. luteus, VI. 250. macrocephalus , VI. 23-. macrophthalnius, YI. 22"ï. inarginalus , VI. 245. maioccanns . \ I. 234. Dentex multidens, VI. 238. nufar, VI. 240. Peronii, VI. 245. ruber, VI. 241. rupestris, VI. -31. setigerus , YI. 253. striatus , YI. 252. taeniopterus , Y r I. 246. tambulus, VI. 249, 558. Thunbergii, VI. 231. tolu , VI. 248. vanabdis, Vl.^41. vulgaris , VI. -20. Dents, I. 489. Diabase rayé de jaune, V . -36. r» \t OQ"7 Diabasis Pâme , V. -«Ji. Diable de mer,IV. 268, 214,286. Diacope, U. 410. alboguUata,VlL445. analis,VI. 534. argentimaculata , 11. 4d-. aurantiaca, Y T I. 535. axillaris,YX532. biteeniata , YI. 536. bohar, II. 433. Borensis, II. 436. bottonensis,U.434.VI. 53o bourgeois, VU. 444. Calveti,U. 429. civis , VU. coccinea, U. 4oi. cœruleo-punctala , U. 4'-4. cœruleo-vittata , VI. 530. decemlineata, VI. 521 > ^ duodecindineala, VI. 5-9- flavipes. VI. 534. fulva , U. 435. fulvillamnia , IL. 423. gibba, 11.438. hober,II. 423. à huit raies, VI. 526. imuiaculala, II. 430. macolor, II. 415. n.a.ginata. 11.425. VI. 533. miniala , II. ioO- DES POISSONS. 3i Diacope nigra , II. 431. notata,n. 422. octolineata, IL 418. octovittata, VI. 528. quadriguttata, IL 427. VI. 533. rivulata, H. 414. rosea, VI. 537. rufolineata, VI. 531. sanguinea, II. 437. Scb», IL 411. siamensis , VI. 524. striata, IL 430. xanthopus, III. 495. DlAGRAMMA, V. 9, 290. balleatum, V. 316. Blocliii,V. 312. cavifrons,V. 290. centurio, V. 308. cinerascens « V. 307 . fœtela, V. 305. flavomaculatum , V. 304. gaterina, V. 301. griseum, V. 306. Lessonii, V. 313. lineatum, V. 309. orientale, V. 299. pardalis, V. 300. pica, V. 297. pictum, V. 315. plectorlrynchus, V. 294. pœcilopterum , V. 314. punctatum , V. 302. sholaf, V. 305. Thunbergii, V. 308. DlPLOPRION, 11. 137. DlPTERODONS, VIL 274. apron, VII. 275. capensis, VII. 276. hexacanthe, IL 146. VIL 275. noté, IL 152. VU. 275. Plumier, H. 451. VIL 275. queue-jaune , V. 144. VIL 275. DiFrÉRODONS ruber, IL 147. zingel , VIL 275. Distichodus, XXII. 172. Distichodus Nefasch , XXII. 175. Dolfyn, IX. 277. Donduva, IL 441. Dondiawah, IL 422. Dorade (la) de la Chine, XVI. 101. dentée, VIL 284. Dorado , IX. 290*. Doras, XV. 267. armatulus,XV. 273. Blochii, XV. 277. carinatus,XV. 288. cataphraclus , XV. 276. costa tus, XV. 268. crocodili, XV. 287. dorsalis, XV. 284. granulosus, XV. 281. Hancokii, XV. 279. Ilumboldtii, XV. 291. maculatus, XV. 281. niger, XV. 291. oxjrlrynchus, XV. 288. Dorke, X. 6. Dormeur, V. 325. XII. 218. Dorsuaire, VH. 255. tubero, VU. 256. Dory, X. 6. Douwing princesse, VIL 27. Drepane, VIL 7, 112, 129. longimana, VIL 133. peigne, VIL 133. punctata, VU. 132. Drums, V. 196. bruit des drums, V. 198. Dules,UI. 111. auriga, UI. 112. bordé, VIL 474. caudavittalus, IU. 117. flavivenlris , UI. 113. fuscus,m. 118. guamensis, VIL 4T4. maculatus , VIL 475. malo, VIL 479. marginatus , III. 116. à queue rayée, VIL 475. TABLE GENERA). 1. Dules de roche, Vil. 477. mpestris, 111. 119. taeniurus, HI. 114. vanicolensis, Ail. 478. Dussumierie, XX. 467. acula, XX. 461. Elacate, Vin. 312. atlantica, VIII. 334. bivittata, VIII. 338. malabarica, VIII. 332. motsa, VUI. 332. ponticeriana, \III. 329. Electricité des poissons, I. 529. Eleglnus, V. 158. Bursio, V. 161. chilensis, IX. 480. maclovinus , V. 158. des Malouines, VI. 558. Eleotris, XU. 2, 3, 16, 216. belobrancha, XII. 243. eyprinoides , XII. 248. dormitatrix, XU. 217, 256. gobioides, XU. 241. grandisquama, XII. 229. guavina,Xn: 195, 223. gyrinus, XU. 220. humeralis, Xll. 246. lanceolata, XII. 145. madagascariensis , XII. 240. margaritacea , XII. 240. Mauritii , IX. 243. mugiloides , XII. 226. muvalis, XII. 253. nigra,XÏÏ. 233. X\TU. 113 ophicephalus, XII. 239. porocephala, XII. 231. radiata,XU. 250. sexguttata, XII. 254. sima, Xn. 232. smaragdus, XU. 231. slrigata, XII. 251. tumifronsj XII. 241. Elopes, XIX. 358. Elopiens, XIX. 358. Elops inennis, XIX. 376. lacerta, XIX. 381. machnata, XIX. 359, 379. purpurascens , XIX. 380. saurus, XIX. 359, 365. njj.spoKohHç, UI. 300. XH. 312. îf/X/VKpOC, V. 25. Emoi / UI. 374. Enchelyopus, VIII. 236. XI. 452. colias, m. 273. Enchrasicholus , XX. 20. Endormi , XU. 218. Engraulis, XX. fi, 25. XXI. 2. argYTophanus, XXI. 49. atberinoides , XXI. 31. bahiensis, XIX. 341. Bœlama, XXI. 35. brevifilis, XXI. 6, 54. Brownii,XXI. 5.41. Commersonianus , XXI. 49. dentex , XXI. 28. Desmareti, XXI. 26. Dussumieri, XXI. 69. edentulus , XXI. 51 . enchrasicholus, XXI. 7. fascîata, XXI. 43. Hamiltoni , XXI. 66. japonicus, XXI. 28. malabaricus , XXI. 63. meletta . XXI. 24. Milchilli,XXI. 5, 50. irrystax, XXI. 67. nrystus, XXI. 73. phasa, XXI. 59. purava, XXI. 65. ringens , XXI. 27 . sericus, XIX. 341. setirostris, XXI. 69. spinifer, XXI. 39. tatj, XXI. 60. Telara, XXI. 6, 58. tennifilis, XXI. 62. Enoplose, II. 133. Éperlan, XXI. 368.371. Sa pêche, XXI. 380. DES POISSONS. 35 Eperlan de Seine , XVII. 259. Ephippus, VU. 7, 112. faber, VU. 113. gigas, VII. 121. goreensis, VU. 125. orbis, VU. 127. Epibolus, XHI. 14. XIV. 110. Epicyrtus, XXU. 41. exodon, XXII. 46. gibbosus, XXU. 43. Epidesmus maculalus, X. 323, 342. Epigonus macropbtbalmus , VI. 502. Epinephemjs afer, U. 282. ciliatus, IV. 347. marginalis , II. 301. merra, U. 325. oxjgenios, IU. 30. , ruber, U. 305. Epinoche, IV. 479. demi-armée, IV. 493. demi-cuirassée, IV. 494. à queue armée, IV. 481. à q-ueue nue , IV. 481 . Épinochette, IV. 506. E'4»tcç, X. 419. XVUI. 1. Èques, V. 7, 16a. americanus, V. 165. balteatus, V. 165. lineatus, V. 169. punctatus, V. 167. Equula, X. 39, 60. berbis, X. 85. bindus, X. 78. Blochii, X. 84. brevirostris , X. 83. caballa, X. 73. coma, X. 76. dacer, X. 83. dentex, X. 91. Dussumieri, X. 77. ensifera, X. 66. fasciata, X. 96. filigera, X. 92. gomorab, X. 80. Equula insidiatrix, X. 98. interrupla, X. 102. karah , X. 95. lineolata, X. 87. longispinis, X. 94. minuta, X. 88. oblonga, X. 85. parviceps, X. 87. Ruconius, X. 79. Eremophilus,XVUI. 498. Mutisii, xvni. 500. Eritimus, XX. 25. Érythrin, XIX. 480. Sa vessie aérienne, XIX. 485. Erythrinus, VI. 170, 179. brasiliensis , XIX. 519. Gronovii , XIX. 500. guavina , XIX. 506. macrodon, XIX. 519. palustris , XIX. 502. salvus, XIX. 503. trahira, XIX. 519. unitœniatus , XIX. 486. . vittatus, XIX. 499. Ervthroïdes, XIX. 480. Esné , U. 92. Ésoces, XVUI. 269. Esoxalepidotus, XVIII. 342, 351 . americanus, XVUI. 329. argenteus, XVni. 270, 342. australis, XVUI. 323. barracuda, IU. 343. becuna, IU. 340. Belone, XVUI. 273, 389. Boa, XVUI. 368. brasiliensis , XVUI. 273. XIX. 5. chilensis, XVUI. 270. chirocentre, XVUI. 271. XIX. 152. depraudus, XVUI. 336. espadon, XIX. 10. estor, XVUI. 324. flavulus, XVIII. 148, 211. gambarur, XÏX. 10. 34 TABLE GÉNÉRALE Esox gladius, XIX. 9. gyninocephalus, XVIII. 270. hepsetus, XVILl. 270. XIX. 11. XXL 44. lineatus, XVIII. 335. Lucius , XVUI. 279. lugubrosus, XVIII. 338. malabaricus , XIX. 507. marginalus, XVIU. 270. XIX. 10, 30. niger, XVIII. 329. osseus,XVUI. 270. ovinus, XVUI. 148,177, 210. panchax, XVIU. 380. phaleratus , XVIII. 333. pisciculus, XVIU. 182, 185, 195. pisculentus, XVIU. 190. reticulatus,XVUI. 327. saurus, XVIU. 466. spbjr:ena,HI. 327.XVUI.270. stomias, XXII. 387. sjnodus, XVUI. 270. XXU. 462. truttaceus, XVIU. 342,344. vermiculatus , XVUI. 333. viridis,XVUI. 270. vulpes, XVUI. 270. XIX. 321. zonatns, XVUI. 182, 197. Espadon épée, VIU. 255. Sa pêche, VIU. 274. Espadons, VIII. 255. Espéto,IU. 326. Esprot,XX. 285. Essence d'Orient, XVU. 287. Etelis, U. 127. Étroples, V. 442,486. coruchi, V. 491. maculatus , V. 489. meleagris, V. 486. Excrétions, I. 520. Exocœtus, IV. 11. XI. 244. XIX. acutus, XIX. 125. [64. altipinnis, XIX. 109. a pus, XIX. 107. Exocœtus bieol or, XIX. 111. brevipinnis, XIX. 123. chloropterus, XIX. 109. comalus , XIX. 133. Commersonii, XIX. 102. cjanopterus, XIX. 97. Dussumieri, XIX. 132. evolans, XIX. 138. exiliens, XIX. 114. fasciatus, XIX. 114. furcatus,XIX. 135. Georgianus , XIX. 136. gibbifrons, XIX. 118. hetururus, IX. 287. lineatus, XIX. 92. melanurus, XIX. 101. mento, XIX. 124. mesogaster, XIX. 120. microplerus, XIX. 127. nigripinnis, XIX. 108. Noveboracensis , XIX. 100. Orbignvamis,XIX. 131. pœcilopterus , XIX. 112. Rondeletii, XIX. 115. rufipinnis, XIX. 99. simus, XIX. 105. Solandri, XIX. 129. speculiger, XIX. 94. spilopterus, XIX. 113. spilopus, XIX. 118. unicoior, XIX. 97. volitans, XIX. 83. Sa vessie aérienne XIX. 88. Exoclossum, XVII. 480. annulalum , XVU. 487. Lesueurianum , X\n. 482. macropterum . XVU. 486. nigrescens, XVU. 488. spinicephalum , X\n. 489. E^&'j£o/toç, XIX. 82. Extérieur des poissons, I. 288. Faber, X. 8. Fanfaro , FanfarI' , VIU. 323 Fanfré , Vni. 323. DES POISSOJNS. 35 Fauio, XXI. 163, 165, 217. argenteus, XXI. 294. erytbrogaster, XXI. 308. Lemanus, XXI. 300. Rossii, XXI. 310. Farioneixa, XXII. 507. Gap, XXII. 508. FÉGARO,V. 32. . Feinte, XX. 403. 408. Fera, XXI. 472. Sa pêche, XXI. 473. Ses vers intestinaux , XXI. 476. FlATOLE, IX. 373. Fitile, XTV. 402. Fluta, VI. 48. Foie, I. 506. Foreixes, XXI. 163, 277. Fundulus, XVIII. 3, 21 , 178. brasiliensis, XVIII. 199. cingulatus, XVIU. 197. cœnicolus, XVIU. 179, 195. fasciatus, XVIII. 185,195,213. fonlicola, XVIII. 198. mudfish, XVIU. 181. multifasciatus, XVIU. 200. nigrofasciatus , XVIII. 193. pisculen tus, XVUI. 190. viridescens,XVni. 185, 189. zébra, XVIU. 184. zonatus, XVIII. 196. Gadus colias, III. 273. raninus, XH. 462. tau, XU. 462, 478, 495. Galaxies, XVIU. 340. alpinus, XVUI. 356. atteuuatus , XVIU. 348. fasciatus, XVUI. 350. Forsteri, XVUI. 351. maculatus , XVIU. 355. scriba,XVUI. 347. irutlaceus, XVIU. 344. Galeiciithys, XV. 28. Blocbii. XV 44. Galeichthys Evdouxii , XV. 43. feliceps, XV. 29. Gronovii^ XV. 40. Fàrfœ, XV. 33. Galerita, XI. 231. Gallines, IV. 23. Gallinettes, IV. 23, 46. Gals,IX. 133, 134, 164. segyptiacus, IX. 176. d'Alexandrie, IX. 152. chevola, IX. 175. major, FX. 168. Gardon (le), XVII. 130. Garra,XVI. 376. Gastéropelecus , XXU. 165. microstoma, XVUI. 360. sternicla, XXU. 169. Gasterosteus, rv. 479. aculeatus,IV. 481. antecessor, VUI. 324. apeltes, IV. 505. argvropomus, IV. 499. biaculeatus ,- IV. 503. bracbvcentrus, IV. 499. canadus,VUI. 336. carolinus, rX. 230. leiurus,rV. 481. monocentris, IV. 480. niger, IV. 503. noveboracensis , IV. 502. obolarius, IV. 500. occidentalis , IV. 509. VUI. ovatus , VUI. 423. [393. pungitius, IV. 506. quadracus, IV. 504. saltatrix,IX. 227. semiarmatus, IV. 493. J ' seniiloricatus , IV. 494. spinachia , IV. 509. spinarella, IV. 138, 480. tetracanlbus, IV. 499. trachurus, TV. 481. Gastre, IV. 509. Gempylus, VUI. 196, 207. coFuier; \ni. 211. 56 TABLE GENERALE Gempylus promethcus, VIII. 213. serpens, VDI. 207. Solandri, VIU. 215. GÉNÉRATIONS, I. 531. Développement de lœut, 1. 540. Laitances ou testicules, I. 533, 535. Œufs des raies des squales, I. Ovaires, I. 532. [537. Poissons vivipares ,1. 538 , 540. Germon, VIII. 120. Gerres, VI. 2, 446. aprion, VI. 461. argyreus, VI. 478. bilobus, VI. 466. Brasilianus, VI. 458. filamentosus, VI. 482. gula, VI. 464. limbatus, VI 476. hneatus, VI. 470. lucidus, VI. 477. ob,ongu v; Y,-, 479 - ovena, VI. 472. peruvianus , VI. 467. Plumieri , VI. 453. poeti , VI. 468. punctatus, VI. 480. rhombeus, VI. 459. Richii, VI. 469. subfasciatus, VI. 477. GlLT-HEAD, VI. 91. GlRELLES, XDI. 14,358. turque, XDI. 379. de Vanikolo, XIV. 57. Gladius, Vin. 255. rAawç, XIV. 344. Glaucus, V. 19, 90. VUI. 341, Glossodus, XIX. 323. [348. Forskalii, XLX. 341. Glyphisodons, V. 11 , 442. abdominalis, V. 457. Antjerius, V. 481. ater, V. 473. aureus, V. 472. Glyphisodons azurcus, V. 419. bengalensis, V. 458. biocellatus, V. 482. Brownringii , V. 484. cbrvsurus, V. 476. cœlestinus , V. 464. IX. 508. curassao, V. 471. glaucus, V. 475. kakaitzel, V. 489. lacrvmatus, V. 478. leucopomus, V. 480. limbatus, V. 477. luridus, V. 475. IX. 509. macrolepidotus , V. 473. margariteus, V. 470. mêlas, V. 472. nigroris, V. 485. punclulatus, V. 484. rahti, V. 456. IX. 507. saxatilis, V. 446, 456. septemfasciatus , V. 463. sordidus, V. 466. sparoides, V. 468. unimaculatus , V. 478. uniocellatus, V. 481. waigiensis, V. 457. zonatus . V. 483. Tvu&uç, XVI. 323. Gnathobolus mucronatus , XXI. Gobies, XU. 1, 9. [91. Gobius acutipennis , XII. 80. albopunctatus , XII. 57. amiciensis, XU. 135. amorea, XU. '223. anguillaris, XU. 109, 139. 159, 165. arabicus, XU. 108. auratus, XU. 31. bacalaus, XU. 119. baliurus, XU. 61. banana, XU. 103. barbarus, XII. 195. bicolor, XII. 19. bimaculalus, XII. 108- liiocellatus, XII. 73. Gobius bitelatus, XII. 89 Boddaerti, XII. 199. Boscii, XU. 96. brasiliensis , XII. 121- brevifilis, XU. 90. buccatus, XU. 60. caninus, XII. 86. capito, XU. 21. catebus,XU.76. celebius, XU. 74. cbangua, XU. 145. chinensis, XU. 138. cœraleus, XU. 137. Commersonii, XU. 136. corypbaMiula , XU. 131. Coulonianus, XU. 51. criniger, XU. 82. eristagalli, XU. 130. cruentatns, XU. 29. eryptocentrus, XU. 111. eyclopterus , XU. 59. cyprinoides , XU. 129. echinocepbalus , XU. 134. Ehrenbergii, Xn. 63. elegans.XU. 58. cleotris, XII. 138. filifer, XU. 106. fiiosus, XII. 18. flavus, XII. 60. ftuviatilis, XU. 52. geniporns, XII. 32. genivittatus , XII. 64. Grônovii, XU. 219. Guamensis, XU. 103. giuris, XII. 12. Gutam, XU. 138. guttatus, XU. 24. bistrio, XII. 132. jozo, XU. 35. Kœlreuteri, XU. 181,219. kokius , XU. 68. kora, XU. 77. lagocepbalus, XII. 114. Ianceolatns, XII. 114. Lesueurii , XU." 33. DES POISSONS. 3 7 Gobius limbatus,XU. 26. longiradiatus , Xn. 38. Iota , XU. 27. macrocephalus, XII. 126. maderensis , XU. 55. Martinicus, XU. 105. Mertensii, XU. 110. minutus, XU. 39, 40. mystacinus , XU. 124. nebulo-punctatus , XU. 58. nebulosus, XU. 84. niger, XU. 9, 48, 136, 188. nigripinnis , XU. 101. niveatus, XU. 107. novemradiatus , XU. 196. nudiceps , XU. 65. ocellatus , XII. 98. oplopomus, XU. 66. paganellus, XII. 20. pallidus,XII. 102. papilio, XU. 91. papuensis, XU. 106. pavoninus, XU. 112. pectinirostris, XU. 150. pbalœna , XII. 92. Pisonis, XII. 219, 223. Plinianus, XU. 205. Plumieri, XII. 168. punclalus, XII. 48. quadrimaculatus, XU. 44. quadriporus, XII. 87. quinqueoccllatus, XII. 95. quinqueslrigatus , XU. 134 reticulatns, XII. 50. Russelii, XU. 75. Ruthensparri , XU. 48 Scblosseri, XII. 192. semidoliatus , XII. 67. septemradialus, XII. 196. setosus , XII. 81 . sinensis, XU. 94. smaragdus , XII. 120. soporator, XII. 56, 195. spbjnx, XU. 93. slriatus, XII. 200. 38 TABLE GENERALE Gobils slrigatus, XII. 251. taïasica, XII. 123. tentacnlaris , XII. 128. tredeeimradialns , XII. 189. tripunctatus, XII. 49. unicolor, XII. 88. venenatus, XII. 85. ventralis, XII. 113. viridipallidus , XII. 96. viridi-panctatus , XII. 62. viridis, XII. 213. Gobio, XII. 4. XVI. 2, 298, 300, 379. analis , XVI. 300. angra, XVI. 319. anisurus , XVI. 463. bendilisis , XVI. 316. bicolor, XVI. 462. cataracte, XVI. 315. curmuca , XVI. 317. Damascinus, XVI. 314. fkwiatilis, XVI. 300. hirticeps, XVI. 237. isurus, XVI. 431. limnophilus, XVI. 464. malacostomus , XVI. 365. oblusirostris, XVI. 311. cpiadrimaculatus , XVI. 237. ricnorbynchos , XVI. 464. uranoscopus, XVI. 312. Gobioïdes, XI. 186. XH. 2, 139. Broussonnet, XII. 139. rubicundus, XII. 162. snryrnéen, XII. 139. Gobiomore, XII. 218. dormeur , XII. 255. GOBIOMOROÏDE , XII. 219. Gomphoses, XIV. 15. cœruleus, XIV. 29. Commerson, XIV. 28. fuscus, XIV. 25. Lacépède, XIV. 18. varié, XIV. 25. Gonneeles., XI. 418. Gonnfeu's nnouill m is . \l. 434. GONNELLUS apOS, XI. 42b. doiicbogaster, XI. 436. Fabricii. XI. 431. fasciatus, XI. 441. groenlandiens , XI. 442. islandicus, XI. 433. mucronatus, XI. 427. pol vactocephalus , XI. 448. punctatus, XI*. 428. roseus, XI. 438. ruberrimus , XI. 440. Strœmii, XI. 444. tfenia, XI. 439. viviparus, XL 461. vulgaris, XI. 419. Gonenion serra , IX. 231. [202. Gonouhynchus , XVI. 380. XIX. bimaculatus, XVI. 467. bracbvpterus . XIV. 414. brevis, XVI. 413. fimbriatus, XVI. 386. gobioides, XVI. 465. gotvla,XVI. 387. Greji, XIX. 212. Gronovii, XIX. 207. macrostomus , XVI. 412. petropbilus , XVI. 466. rupiculus, XVI. 467. Gonostoma, XXH. 367, 373. dénuda ta, XXII. 377. Powerix, XXII. 370, 375. ovatus, XXU. 370. 375. GojOMORAH-KARAH , X. 80. • Gorette, V. 223. Goujon, XVI. 2, 298. Gourami, Vil. 377. Grammistes , II. 201 . cbrvsurus , IL i64. Forsteri, Ul. 74. Mauritii, V. 281. orientalis, 11. 203. pictus, V. 316. piinetaUis . AI. 50L trivillaliis . V. 240. Giu^M.m M.-.i. XXI. 47 9. DES POISSONS. Gravanche (la), sa pêche, XXL Gremilles,III. 3. [481. commune, 1U. 4. VU. 448, noire, IX. 330. Grey-Gurnard , IV. 62. Grondé de S.-Domingue,V. 139. Grondeur, V. 201. Grondins, IV. 22, 62. bécard,IV. 38. rouge, IV. 26,67. têtard, IV. 38. Gros-yeux, II. 266. Growlers, III. 54. Grundulus, XVIII. 105,216,. Bogotensis, XVIII. 216. Grystes, 111. 54. Macquariensis , 111. 58. salmoides, 111. 54. Guacamaia, XIV. 118. Guacari, XV. 499. GuACHANCHO , III. 342., Guaibicora, V. 232. Guaperva, IX. 178. XU. 414. Guaracapema, IX. 289, 301. Guarapucu,VIÏÏ. 188. Guatacota, V. 198,202. Guavina,XII. 218,462. Guémel, XV. 258. Gueule pavée, VI. 102. Guliminda , VI. 344. Guoraca, V. 256. Gurnards, IV. 22,62. Gymnetrus,X. 313,315, 352. Ascanii, X. 366. Banksii, X. 365. capensis, X. 376. cépêdien, X. 320. gladius,X. 352. Grillii, X. 324, 370. Hawkenii,X. 364, 372. longiradiatus , X. 352. remipes, X. 324, 366. Russelii, X. 377. telum, X. 361. Gymnocephalus ruber, II. 384. 39 Gymnogaster, VIII. 235, 238. X. 313, 316, arcticus,X. 319, 346. Gymnotus acus, X. 391. asialicus , XXI. 123. kapirat, XXI. 122. notopterus , XXI. 122. Gwyniad, XXI. 507. ILemulons, V. 9, 223. album, V. 241. arcuatum , IX. 481. aurolineatum , V. 237. bonariense, V. 234. canna, V. 233. caudimacula , V. 236. cbromis, V. 242. chrysopteron , V. 240. elegans, V. 227. formosum , V. 230. beterodon N , V. 235. quadrilineatum , V. 238. xanthopteron, \. 234. Halec, XX. 26. Halecula, XX. 26. Halés, XV. 389. Haiex, XX. 26. Halichores, XIII. 359, 465. bimaculatus, XIU. 491. eximius , XIII. 433. marginatus, XIII. 490. sexfasciatus, XIII. 309. variegatus, XIII. 464. Halieutéa, XII. 455. slellata, XII. 456. Harder, XII. 218. Hareng, XX. 28, 30. Batelage (le), XX. 236. Bergues (de), XX. 452. bouffis, XX. 241. caque (à la), XX. 238. Cri (son), XX. 65. Disparition (sa), XX. 97. Fécondité (sa), XX. 73. Filets de pêche, XX. 233, 4o Hareng foncier, XX. 106. franc, XX. 106. goûts erratiques (ses) , XX. 89. Halbourg, XX. 106. hermaphrodites, XX. 74. Huile, XX. 229. ses jeux, XX. 87. maladies (ses) , XX. 10. nourriture (sa), XX. 67. Pecs, XX. 238. Pêches, XX. 84, 154. anglaise, XX. 183. anséatique, XX. 213. danoise, XX. 215. flamande, XX. 169. française, XX. 155. hollandaise, XX. 175. suédoise, XX. 222. remonte Jes rivières, XX. 67. salés, XX. 238. Salure, XX. 237. saurs, XX. 239. Ténacité vitale (sa), XX. 62. Trois nuits (de) , XX. 240. Vessie aérienne , XX. 40. Volées, XX. 87. Voyages, XX. 130. Harengula, XX. 277. abbreviata, XX. 296. arabica, XX. 298. bipunctata, XX. 298. clupeola , XX. 289. Forsteri, XX. 299. humeralis, XX. 293. latulus, XX. 280. maculosa, XX. 292. punctata, XX. 297. sprattus, XX. 285. Harpe, XHI 111. Harpurus, X. 113,167. fasciatus, X. 197. lituralus, X. 282. Hauting, XXI. 490. Heliases, V. 11, 442, 493. analis , V. 496. TABLE GENERALE Heliases ci ne rascens , V. 495. cœruleus, V. 497. crusma, IX. 510. frenatus, V. 499. insolatus, V. 494. lepisurus, V. 498. limbatus, IX. 511. Helostoma, VH. 341. Temminckii , VH. 342. Helotes,HI. 124,149. sexlineatus, IH. 149. HÉMÉROCET, m. 300. XII. 311. acanthorhynchos , XH. 311. HÉMILÉP1DOTE, IV. 275. Tilesii,IV, 276. HÉMIODONTES, XXH. 69, 116. notatus, XXH. 119. unimaculatus , XXÏÏ. 124. HÉMIPTÉRONOTE , IX. 271. XIV. 35, 65. cinq taches, XIV. 35. Gmelin, XIV. 35. Hemirampkus, XIX. 1. vessie aérienne celluleuse (sa) , XIX 3 balaou, XIX. 23. brevirostris , XIX. 33. Biwvnii, XLX. 13. Bufïonis,XLX. 48. Commersonii, XIX. 28. cuspidatus , XIX. 56. dispar, XIX. 58. Dussumieri , XIX. 33. Eclan chéri, XIX. 51. erythrorhvnchus, XIX. 35, 40. Far, XIX. 31. Gaimardi, XIX. 36. Georgii, XIX. 37. Gernaerti, XIX. 43. leucopterus, XIX. 48. limbatus , XIX. 44. longirostris , XIX. 52. lucens, XIX. 62. Lutkei, XIX. 49. macrorhynchus, XIX. 55. DES POISSONS. 41 Hemikampiius malanochir, XIX. melanurus.XIX. 42. [41. Picarti, XIX. 25. Pleii,XIX. 21. Quoji, XIX. 35. Revnaldi, XIX. 39. Richard! , XIX. 26. Roberli, XIX. 24. Russelii, XIX. 32. xanthopterus , XIX. 47 . Hemitripterus, IV. 268. americanus, IV. 268. Hemocuus, VU. 6 , 92. acuminatus, VII. 98. chrysostomus, VII. 99. macrolepidotus , VII. 93. monoceros, VII. 100. permutatus, VII. 99. Hepatus,VI. 25,82,87. Hepsetus, X. 418, 419. [534. Hermaphrodisme des poissons , I. Heterobranchus, XV. 352, 389. bidorsalis,XV. 392. Geofïïoji, XV. 392. longifilis,XV. 394. Senegalensis , XV. 397. sextcntaculatus, XV. 173. Heterotis, XIX. 465. Adansoni,XIX. 478. Ehrenbergii, XIX. 469. Hiatula,H. 229. Hippurus, IX. 275,276, 284. Hirondelle, IV. 11. de mer, IV. 117. HlSTIOPHORUS , VUI. 291. americanus, YHI. 303. ancipiti-roslris, VIII. 309. gracili-roslris , VIII. 308. indicus, VIII. 293. pulchellus, Vm. 305. Histoire de l'ichtlryologie , I. 1. Albert le grand, I. 43. ' Aldrovande, I. 54. Aristote, I. 17. Arsaki,!. 244. HiSTOiiiEde richtlvyologie .1.4. Arledi, I. 95. ' Ascanius, I. 13ft. Atbénée, I. 36. Aubriet, I. 91. Ausone, I. 38. Autenrietb, I. 237. Bakker, I. 242. Banks, I. 125. Belon, I. 48. Biot , I. 249. Blainville (de) , I. 216. Blasius,I. 68. Bloch,I. 143. Boccone, I. 69. Bojanus, I. 240. Bonelli, I. 196. Bonna terre, I. 152. Bontius, I. 61. Borelli,!. 66. Bosman, I. 84. Brunnich,!. 139. Bucbanan (Hamilton) , I. 205. Camper, I. 161. Carthaginois (chez les), I. 10. Carus, I. 240. Casserius, I. 65. Catesby , I. 80. Celti, *I. 139. Cheselden, I. 159. Chevreul, I. 250. Collins, I. 72. Columna, I. 63. Commerson,l. 122. Comparetti, I. 165. Configliacchi , I. 249. Cornide,I. 139. Cuvier (George), I. 218. Delaët , I. 56. Desmoulins, I. 244. Duhamel, I. 117, 159. Duméril, I. 184. Dutertre, I. 62. Duvernej, I. 69. Ebel, I. 163. / 4a Histoire de l'icblhyologie, I. 1. Egyptiens (chez les), I. 6. Élien, 1. 37. Erman, 1.249. [64. Fabricius d'Aquapendenle, I. Fabricius (Ollo), J. 135. Falk,I. 133. Fenner, I. 244. Feuillée,I. 92. Forskal,I. 128. Forster, 1. 127. Fourcroy , I. 250. Gaimard,I. 207. Galien, I. 39. Ganiot, I. 208. Geoffroy, 1.164. [237. Geoffroy Saint-Hilairc, 1. 198, Georgi,I. 133. Gesner, I. 53. Giorna, I. 196. Gmelin,!. 133. Goldfuss,I. 223. Gouan, 1.118. Grecs (chez les) ,1. 10. Gronovius, 1. 101. Guldenstedt, I. 133. Gyllius, I. 46. Haller, I. 160. Hasselquist, I. 108. Ha%, I. 152. Hernandés, I. 57. Hœven (Van-der-), I. 242. Home (E.),I. 247. Hughes, I. 81. Humboldl, I. 249. Hunter, I. 164. Imperato, I. 63. Isidore de Séville, I. 42. Jonston, I. 73. Jurine, I. 198. Klein, I. 113. Kuhl, 1. 244. Labat, I. 84. Lacépède, I. 171. Laroche (de),I. 188. TABLE GENERALE Histoihe de richlhyologie, I. 1 Léguai, I. 84. Lepcchin, I. 133. Lesson, 1. 208. Lcsueur, I. 203. Linné, 1. 99. Lœfling, I. 108. Lorenzini ,1. 66. Low, I. 197. Malpighi, I. 66. Margrave, I. 58. Marsigli, I. 83. Massaria, I. 46. Mathiole,I. 63. Maurice de Nassau, I. 58. Meckel, 1.243. Meyer, I. 159. Mitchill, I. 202. Monro (Alex.), I. 163. Montagu, I. 198. moyen-àgc (au), I. 42. Mùller, I. 135. Naccari, I. 197. Nardo, I. 197. Needham, I. 70. Neucrantz, I. 63. Nieremberg, I. 56. Nieuhof, 1. 61. Oken, I. 228. Oppien, I. 35. Osbeck,l. 108. Otto,I. 196. Ovide, I. 30. Pallas,I. 120. Parkinson, I. 125. Pana, 1. 139. Pennant, I. 118. Phéniciens (chez les), I. 9. Pison, I. 58. Pline, I. 31. Plumier,!. 92. Pourfour-Dupeu t , I. 158. Provençal , I. 249. Quoy, 1.207. Rafinesque,!. 190, 209. DES POISSONS. 43 Histoire de l'bichtyologic, t. 1. Ranzani, I. 196. Rathke, I. 247. Ray, I. 74. renaissance (à la), 1. 45. Renard, I. 86. Risso, 1. 188. Rochefort, I. 62. Romains (chez les), I. 27. Rondelet, I. 51. Rosenthal, I. 238. Rudolphi, I. 249. Russel, I. 182. Salviani, I. 50. Scarpa, I. 164. Schonevelde, I. 63. Schulze, I. 241. Schwenkfeld, I. 63. Scilla, I. 63. seizième siècle (au) , I. 48. Serres, I. 244. Severin (Marc-Aur.), I. 65. Shaw,I. 183. Sloane, I. 80. Solander,I. 125. Sonnerai, I. 124. Spinola,I. 196. Spix,I. 239. Stenon, I. 66. Swammerdam, I. 68. Théophrasle, I. 24. Thevet, I. 55. Thunberg, I. 137. Tiedeman, I. 248. Tilesius, I. 200. trois épocpics (ses) , 1. 3. Ulerverius, I. 54. Valenciennes , I. 196. Valcntin,I. 72. Valisnieri , 1. 69. Vicq-d'Azir, 1. 162. Vincent de Béarnais, I. 45. Viviani, 1. 196. Viviers des Romains, 1. 27. Vlaming r I. 86. Histoibe de l'ichlliyologie, I. 1. Walbaum,I. 154. Weber,I. 241. Willughhy, I. 74. Xénocrale, I. 39. Hog-fish, Xin. 275. HoLOCANTHES, VU. 6, 153. alternans, VII. 193. amiral, VU. 117. anneau, VII. 178. arusel, VU. 176. asfur, VU. 174. bicolor, VU. 168. chrjsurus, VU. 188. ciliaris, VU. 154. cœruleus, VU. 194. deux piquants, V. 405. dux, VU. 184. flavissimus, VU. 197. geomelricus, VU. 189. baddaja, VU. 175. empereur, VU. 8, 180. jaune et noir, VII. 19,178. Lamarck, VII. 198. luteolus, VU. 198. mesoleucos, VU. 170. mokhella, VU. 177. mulat,VU. 170. navarcbus, VU. 171. semicirculatus , VII. 191. sexstriatus, VU. 194. tacheté, VU. 176. tibicen,VU. 173. tricolor, VU. 162. trimaculatus, VU. 196. HoLOCENTRUM , III. 182. argenteum , VU. 502. ascensionis, III. 212. cbristianum, IU. 219. cornigerum , VIII. 481. diadema, UI. 213. à grosses épines, VU 4*99. hastatum , III. 209. lacleo-gultatum , IU. 214. Iaticeps, III. 211. 44 Holocentrum leo , UI. 204. VU. 497. longipinne,U1.185.VII. 497. marginatum, 111. 216. marianum, III. 219. operculare, VII. 501. orientale, UI. 197. VU. 497. punctatissimum , UI. 215. sammara, UI. 216. spinifer, VU. 498. spiniferum , UI. 206. stercus muscarum , VU. 503. à tête large, VU. 500. tiere, UI. 202. HoLOCENTRUS, UI. 185. albofasciatus, IV. 344. argentinus, U. 241. argus, U. 229. auratus, U. 364. bengalensis,II. 420. VI. 529. blanc-rouge, III. 201. Bœnack,II. 362. bossu, V. 273. calcarifer, U. 100. chani, IL 229. cilié, V. 346. cœruleo-punctalus , II. 366. diacanthe, V. 417. fasciatus, H. 227. flavo-cœruleus , U. 297. fulvus, II. 435. gaterin, V. 301. gbanam , V. 348. gjrnnose, II. 299. bepatc, II. 234. beptadactyle , U. 99. jarbua,IU. 130. jaune et bleu , U. 298. lanceolatus , 11. 316. leopardus, II. 392. marinus , II. 228. négrillon, V. 425. noir, IX. 330. oceanicus , U. 302. panlbcrinus .11. 333 TABLE GENERALE IIolocentrls punctalus, II. 383. quadriliuealus, III. 134. queue rajée, IU. 117. quinque-linealus, II. 420. rabaji, VI. 119. radjabau , V. 302. rosmarus, U. 301. ruber, VU. 499. salmonoides, U. 343. servus, UI. 126. siagonotus, U. 234. sogho, IU. 185. soldado , V. 94. Sonnerat, V. 406. surinamensis , V. 319. tauvina, U. 326. tétracanthe, IU. 202. ïbunberg, UI. 176. tigrinus, U. 314. triacanthe, II. 234. unicolor, U. 408. virescens, U. 227. HOLOGYMNOSE, XUI. 360. fascé , XIII. 503. Hoplosthète, IV. 461. cornu, IX. 470. mediterraneus . IV. 469. Horeum, VUI. 78. Huma , XXII. 286. HimoN, H. 124. Hydragyra, XVUI. 105,201. atricauda , XVIII. 213. diapbaua, XVUI. 191.205. fasciata, XVUI. 183. bispanica, XVUI. 214. Majalis, XVUI. 207. multifasciata, XVUI. 200. nigro-fasciata , XVIII. 193. orna ta, XVUI. 184, 189. swampina . XVUI. 203. trifasciata, XVIII. 212. vernalis,XVIH. 206. Hydrocyns, XX1J. 307. IIydrocyons. XXII. 307. argentcus, XXII. 308, 316. DES POISSONS. 45 llYDitocYONsbrevidens , XXII. 56. 61. Forskalii,XXII. 186, 309. bumeralis,XXII. 308,316. scomberoides , XXII. 324. Hydrolycus, XXII. 308. Hyjienophysa, XV1I1. 12, 82. Hynnis, IX. 133, 135, 195. Goreensis, IX. 195. Hyodon, XIX. 287, 307. tergisus , XIX. 309. chrjsopbris , XIX. 314. claudalus, XIX. 313. Hyodontes, XIX. 287. Hypacanthus, V11I. 362. Hypentelium , XVH. 487. IIypophthalme, XV. 224. edentatus, XV. 224, 231. longiRlis, XV. 230. niarginatus, XV. 225. niloticus, XIV. 389. nuchalis, XV. 207, 208. Spixii, XV. 231. Hypostomes, XV. 453, 489. barbatus, XV. 506. bufonius, XV. 511. calamita, XV. 515. cirrbosus, XV. 511. Commersonii, XV. 495. duodecimalis, XV. 498. edenliculatus, XV. 499. emarginalus, XV. 500. erinaceus, XV. 510. granosus, XV. 502. guacbarole, XV. 508. guttalus, XV. 508. itacua, XV. 505. mulliradiatus , XV. 499. oursin, XV. 508. plecostomus, XV. 489. punctalus, XV. 493. iiobhu, XV. 501. serratus, XV. 503. Teimninckii, XV. 514 verres, XV. 494. ICHTHELIS, VII. 455. aurita, VII. 457. cyanella, VII. 455. erythrops , VII. 456. macrochira , VII. 455. megalotis, VII. 457. melanops, VII. 455. fep^, IV. 12. Iusha abnormis, XX. 325 Imbriago, IV. 38. Intestins, I. 499. tovXtç, Xni. 360. ISABELITA, VII. 155. Ischnosoma, XIX. 287. bicirrbosum , XIX. 304. Jacob Evertsen , II. 325, 355, Jaguaruça, III. 191. Jaquette , V. 449. Jaquette (petite), V. 431. Johnius, V. 5, 6, 115. à grandes tacbes, V. 126, anei, V. 131. Bélenger, V. 120. brûlé, V. 134. carouna, V. 125. carulta, V. 124. coitor, V. 116. Dussumier, V. 119. guttalus, II. 377. 378. Kubl, V. 121. lobé, V. 122. oeillé, V. 134. ponctué, V. 128. regalis , V. 67. ruber, V. 63. saxalilis, V. 182. Sénégal, V. 132. sin, V. 122. à tète plate, V. 132. Juus, XIII. 360. Abbortani, XIII. 459. œruginosus , XIII. 441 . annularis, XIII. 482. annulatus, XIII. 501. asceiisionis . XIII. 385. 46 Juns auricularis, XIII. 489. aurilus, XIII. 486. axilJaris, XIII. 472. aygula , XIII. 498. balteatus, X11I. 475. bicatenalus, XIII. 470. bimaculalus, XIII. 491. Blochii , XIII. 422. caudhnacula, XIII. 426. ceylanicus, XIII. 468. cingulum , X1I1. 428. cœruleo-vittatus, XIII. 466. Comniersonii, XIII. 418. coibis,XIII. 435. coris, X1U. 491. crotapbus , XIII. 395. Cuvieri, Xm. 498. cvanogaster, XIII. 444. cvanostigma , XIII. 391. decussatns, XIII. 433. detersor, XIII. 408. dimidialus, XIII. 407. doliatus,XHI. 504. dorsal is, XIII. 449. Duperrei, XIII. 421. Dussumieri, XIII. 478. clegans, XIII. 467. ervtbrogaster, XIII. 447. erylhropterus , XIII. 464. Ejdouxii,XllI. 455. festiva, XIII. 374. Finh-rysoni, XUI. 471. formosus, XUI. 439. Gaimardi, XIU. 500. Garnoti, XIII. 390. geniviltatus , XUI. 416. Geoffroyii, XIII. 479. gibbifrons,XU1.498. Giofredi, XUI. 371. Hardwickii, XIU. 414. hebraicus , XUI. 423. I HorsfieldiijXDI. 486. hortulanus, XIU. 430. Lamarii, XIU. 481. Leschenaulti, XIU. 453. TABLE GENERALE Julis Lcssonii , XIU. 384. liucolatus, XUI. 436. lunaris,Xlll. 409. margaritaceus , XIII. 484. marginatus, XIU. 490. Matthaâ, XIU. 419. meleagris, XIU. 481. meniscus , XUI. 415. Mertensii, XUI. 421. miniatus, XUI. 460. multicolor, XUI. 46 4. nebulosus, XUI. 461. notopsis , XUI. 485. opalina, XUI. 392. ornaius,XUI. 487. papilionaceus, XIII. 484. patatus, XUI. 398. pavo, XIU. 377. pavoninus , XIII. 483. porpbyrocepbalus, XUI. 414. pratextatus, XUI. 505. piincipis, XUI. 402. psiltaculus, XUI. 387. punctulatus , XIII. 483. purpureus, XUI. 445. purpureo-linealus, XIU. 471. quadricolor,XlII. 443. Sanclse Helenœ, X11I. 383. scapulaiïs, XUI. 468. Sebanus, XIU. 474. semicœruleus, XIII. 442. semidecorata , XIU. 432. semif'asciatus, XUI. 448. semipunctalus , XIU. 429. Sotdeyetii, XIII. 457. speciosa, XUI. 375. slellatns, XUI. 499. strigiventer, XUI. 468. trilobatus, XIII. 437. trimaculaïus, XIII. 386, 452. umbroslygma . XUI. 488. varicgalus , XUI. 462. vii idis , XIU. 420. vulgaris, XIU. 361. zosterophorus , XUI. 425 DES POISSONS. 47 Kaakan, V. 244. Kalla,IX. 50. K*^/;^, XV. 297. K*fà.iù)W/u.oç, XII. 262, 312. Kapiiut, XXI. 121. Kst7rp?V0Ç, Y.V7TÙ11V0C, , XVI. 16, Kurtus, IX. 372,419. [19. argenteus, VU. 298. Blochii, IX. 421. cornutus, IX. 426. indiens, IX. 421. macrolepidolns, VU. 307. KWTTUPOÇ, XIII. 19. Kyphose, VII. 256. Labeo, XVI. 3,335,377. cephalus, XVI. 347. coubie, XVI. 344. curchius, XVI. 363. cursa,XVI. 361. 1 diplostomus , XVI. 360. Dussumieri , XVI. 350. Labeo dyochei lus, XVI. 461. erjtbroplerus , XVI. 354. falcifer, XVI. 358. fimbriatus, XVI. 353. Forskalii, XVI. 335,343. bispidus, XVI. 356. maJacostomus , XVI. 365. microlepidotus, XVI. 352. niloticus , XVI. 338. oblongus, XVI. 357. Rcjnauldi, XVI. 351. selti, XVI. 345. sencgalensis , XVI. 346. varicorbinus , XVU. 491. Labeobarbus, XVI. 206. macrolepis, XVI. 209. nadgia,XVI. 207. progeneius , XVI. 208. Labrax, II. 55. japonicus, H. 85. lineatus, II. 79. lupus, ir. 56. niultilineatus, III. 488. mucronatus, II. 86. Waigiensis, 11. 83. Labres, XIII. 13, 16. Labrus, XIII. 1. adriaticus, XIII. 6. a;neus, XIII. 8. aM'uginosus, XIII. 211. albo-vittatus , XIII. 477. americanus, XIII. 293. angulosus,III. 216. Xin. 8. annelé, XIII. 503. antbias,lï. 250. XIII. 4. aper, XIII. 39. argentatus, XIII. 8. argus, II. 229. aristatus, XIII. 10. armatus, XIII. 9. aureo-maculatus . XIII. 430. auritus,IH. 91. XIII. 8. Balian, XIII. 34. ballanus , XIII. 38. Berçylta , XIII. 20. 18 TABLE GÉNÉRALE Labkus bifascialus, Xlil. 426. bivillalus, XIII. 389. Bolutr, XUI. 8. Boops, XIII. 7. brasiliensis, XIII. 402. brun, XIV. 51. Burgall, XIII. 237. calops, XIII. 9. capistratus , XIII. 220. carutta, XUI. 8. catenula, XIII. 9. ceinture, XIII. 428. centiquadrus, XIII. 430. chanus, H. 229. XIU. 6. chapelet, VI. 119. chogset, XIII. 237. chromis, V. 206. XIII. 5. cinerascens, XIU. 9. cinereus, XUI. 234. cœruleus, XIII. 48. 50. comber, XIII. 35, 42. Commersonii , V. 252. XIII. 8. coquus.XUI.35, 48,49. cornubiensis , XIII. 41. cornubius, XUI. 178, 180, 226, 233. cretensis , XIV. 147, 164. cruentatns, III. 102. XIU. 8. cyanoptère, XIII. 12. demi-disque, XIII. 503. deux croissants, XIII. 121. diane, XUI. 127. Donovani, XIU. 39. ennéacanthe, XIV. 94. ephippium, XIII. 96. exoletus, XIU. 61,247. falcatus, XIU. 276. fasciatus, XIV. 108, XIII. 303. faucheur, XUI. 276. ferrugineus, XIU. 5. festivus, XIII. 71. flagellifer, XUI. 240. flavus, XUI. 110. formosus, XUI. 447. fourche, VI. 487. Labmjs fraçnatus, XIU. 221. fuligineux, II. 445. XIU. 303. 306. fui vus, XIU. 4, 8, 110. furca, XUI. 9. fuscus, XIU. 219, 437. gallus,VU. 386. XUI. 413. Gaji, XUI. 97. gibbus,XUI. 8. griseus, XIU. 5, 203. grunniens, V. 196. Guaza,XIII. 4.8. guttatus , XUI. 208. hébraïque, XIII. 378, 423. hepatus,II. 231, 234. XIII. hérissé, XUI. 119. [4,8. hiatula, XUI. 5. hololepidotus.V. 53. XIII. 8. huit raies, H. 420. Iagonensis, XUI. 100. inermis, XUI. 339, 349. iris, IU. 89. XIII 8. jaculator, VU. 312. XUI. 9. XIV. 160. japonicus, XIU. 7, 99. julis, XUI. 363, 375. Kasmira, XUI. 8. Iîevis,II. 388. XIII. 8. lapina, XIU. 155. XIV. 144. large queue, XIU. 119. large raie, IV. 371, 408. XIII. 317, 327. latovittatus, XIII. 136. leopardus, XUI. 8. lepisma, XUI. 9. limbatus, XUI. 89. linearis , XIII. 5. linealus, XIII. 38, 40, 47, 50. lineolatus, XIU. 90. livens, XUI. 85. lividus, XUI. 87. long museau. VI. 449, 473. XUI. 9. [422. lunaris, XIU. 382,409,414, lunarius, XIU. 381. Labrus iunulatus , XIV. 88. luscus, X11I. 69, 249. [9. macrocephalus , VI. 232. XIII. macrodontus , XIII. 98. macrogaster , V. 458. XIII. 8. macrolepidolus, XIII. 386. XIV 59. macroptère , III. 90. XIII. 8. malaptéronote , XIII. 306. marbré, III. 69. marginalis, XIII. 5. marmoratus, XIII. 8. melapterus, XIII. 311. melops,XIH. 167. merula, XIH. 78, 80. mesothorax, XIII. 129. microstome, XIII. 8. mixtus, XIII. 38, 43. moucheté, U. 367. XIII. 36. nebulosus, XIII. 9. nereus, XIII. 78. neustrien, XIII. 36. niger, XIII. 8. obiiquus, V. 142. ocellaris, XIII. 196. oceJlatus, XIII. 193. octovittatus , XJUI. 8. olivaceus, XIII. 195. onitis, XIII. 47. opercularis, XIII. 4. ossifagus, XIII. 46, 86. oyena, VI. 449, 472, 473, 474. XIII. 6, 9. parterre, XIII. 433. [377. pavo, XIH. 45, 149, 154, perdition, XIII. 125. perroquet, XIII. 77. perruche, XIII. 389. perspicillatus , XIII. 197. pittima, XIII. 188. Piumiérien, V. 230. XIII. 8. pœcilopleura , XIII. 95. poljchrous, XIII. 156. psittaculus, XIII. 387. psittacus, Xin. 41. 78, 90. DES POISSONS. 49" Labrus punctulalus , II. S67. xni. 8. purpureus, XIII. 446. quadrilineatus , XIII. 135. quadrimaculatus, XIII. 61. quinquemaculatus, XIII. 210. reliculatus, XIII. 195. rone, XIII. 172. rouges raies (à), XIII. 119. rupestris, XIII. 223. sagittaire, VII. 312. salmoides, III. 54. V. 1. saxalilis, XIII. 78. saxorum , XIII. 91. scarus, XIV. 147. scrofa, XIH. 93. semiruber, XHI. 112. serpentiuus , XHI. 185. sexfasciatus , XHI. 8. six bandes , V. 464. sparoides , m. 88. XIII. 8. squeteague, V. 67. striatus, XIH. 4. suillus, XHI. 39. sjriacus, XHI. 46, 378. tamiatus, XHI. 134. tseniure, XIV. 57. tancoïde, XIII. 157. tautoga, XHI. 294. tesselatus, Xin. 315. tétracanthe, III. 268. XIII. 8. tetrodon, XIV. 4. Thunberg, VI. 237. Thunbergii, XHI. 9. tinca, XHI. 37. 156, 171,199. trichopterus, VII. 360, 388. XHI. 7. trilineatus, XHI. 475. trilobatus, VHI. 437. trimaculatus, XIII. 47, 58. turdus, XIH. 62. unimaculé , II. 446. XHI. 9. 188, 208. venosus , XIII. 195. versicolor, VI. 163. 5o TABLE GENERALE Labrus velula , XIU. 38, 49 , 250. viridis, Xffl. 41, 76, 77, 405, 420. vittatus , XIIT. 445. zevlonicus, XIII. 412. LaCERTUS, VUL 26,28. Lachnolaimus , XIII. 14, 274. aigula, XIII. 277. caninus , XIII. 289. dux,XIII. 285. psiltacus, XIII. 291. suillus , XIII. 286. Lactaires, IX. 200, 237. delicatulus , IX. 238. Lampris, X. 5, 39. guttatus , X. 39. Lampuges,IX. 268, 317. fasciolatus, IX. 328. immaculatus, IX. 329. neapolitanus , IX. 325. pelagicus, IX. 318. punctulatus, IX. 327. siculus, IX. 323. Larimes, V. 145. Larimus auritus , VIII. 501 . breA r iceps, V. 146. Latès, H. 88- calcarifer, U. 100. niloticus, H. 89. nobilis, II. 96. Latilus, V. 10, 368. argentatus, V. 369. argenteus, IX. 495. cbrysops, IX. 496. doli'atus, V. 371. jugularis , IX. 500. Latopolis, II. 92. Latos, IL 90. Latus, V. 31. Lebes, XVI. 342. L E BiAs,XVni. 145. calaritana, XVIII. 151. dispar,XVIU. 167. ellipsoidea, XVIII. 176. fasciata, XVIII. 156. LEBiAsflava, XVIII. 159. lunatus, XVin. 161. menlo, XVIII. 171. ovinus, XVIU. 177. rboniboidaiis,XVUL 145. Lébiasines, XIX. 480, 531. bimaculata, XIX. 531. Lebis, XVI. 342. Lebse, XVI. 342. Leiognathe argenté , X. 66. Leiostomes, V. 7, 140. bumeralis, V. 141. xanthurus, V. 142. Lepidopes, VIII. 218. Lepidopus, VIA. 218. argenteus, VIII. 222. argyreus, VIII. 223. Gouanien , VHI. 232. Pérou, vin. 221. Lepimphis, IX. 287. Lepiptères, V. 151. Francisci, V. 152. Lépisacanthe, IV. 463. Lepodus saragus, VIL 282. Leporintjs, XXU. 4 , 23. anostomus, XXII. 38. elongatus, XXn. 37. fasciatus, XXII. 34. Frederici, XXII. 25. Leschenaulti, XXII. 30. maculatus, XXII. 31. nigrotœniatus , XXQ. 32. obtusideiis, XXII. 28. pachjuius, XXU. 36. vittatus ; XXII. 33. Lepturus, VIII. 235. Lethrinus, VI. 7, 272. abbreviatus, VI. 312. alboguttatus, VI. 314. argenteus, VI. 303. atlanticus, VI. 275. azureus, VI. 300. boxbonicus, VI. 303. bungus, VI. 279. centurio, VI. 301. DES POISSONS. Lethhinus chœrorhynchus , VI. cinereus,, VI. 293. [308. cœiuleus, VI. 301. croceopterus , VI. 302. Ehrenbergii, VI. 312. elongatus, VI. 289. erythracanllius , VI. 314. erythropterus, VI. 313. erytbrurus , VI. 293. fasciatus, VI. 290. flavèseens, VI. 299. franatus, VI. 291. geniguttatus , VI. 304. genivittatus , VI. 306. Gothofredi, VI. 286. karwa, VI. 311. korely, VI. 292. latidens, VI. 316. leutjan, VI. 309. maculatus , VI. 292. mahsena, VI. 313. mahsenoides, VI. 286. microdon, VI. 295. miniatus, VI. 315. nebulosus, VI. 284. olivaceus, VI. 295. opercularis, VI. 289. ornatus, VI. 310. reticulatus, VI. 298. rostratus, VI. 296. semicinctus , VI. 294. sordidus, VI. 298. variegatus, VI. 287. virescens, VI. 308. waigiensis , VI. 297. xantbopterus , VI. 315. Leuciscini,XVI. 5. XVIH. 109 Leuciscus, XVI. 3, 383. XVII 1, 103. acinaces , XVII. 347. a3iieus,XVII. 361. afïînis, XVU. 150. Agassii , XVII. 254. albidus, XVII. 245. albiensis,XVII. 194. Leuciscus albuloides, XVII. 298. alburnoïdcs, XVII. 250. alburnus, XVII. 272. albus, XVU. 192. altus, XVII. 237. aph^a^XVn. 254. apiatus, XVII. 351. argenteus,XVII. 202,320. aspius, XVII. 265. atronasus, XVII. 376. aula, XVU. 151. Baldneri, XVU. 262. ballerus, XVU. 45. balteatus, XVU. 327. fielengeri, XVII. 99. bibié,XVn. 312. bipunclalus, XVU. 259. Bisane,XVn. 353. biicca, xvn. 31. BosciL, XVII. 313. bramula, XVU. 357. branchiatus, XVI. 469. brutius, XVII. 245. Buggenhagii, XVU. 53. burdigalensis , XVII. 218. cabeda, XVII. 241. caurinus, XVU. 325. cavedanus, XVn. 196. chevanella, XVU. 358. chrysops, XVU. 308. cir, XVU. 353. clupeoides, XVU. 291, 342. cornes , XVII. 244. cordilla, XVII. 291. coreensis, XVII. 355. cultellus, XVU. 341. cultratus, XVII. 330. cuprœus , XVII. 361. dandia, XVU. 309. dobula,XVU. 172. dolabratus, XVII. 248. Duvaiicelii, XVU. 77. 95. elingulatus, XVI. 470. elongatus, XVU. 494. ervtbrophtlinlnniis , XVII. 1 07 . 52 TABLE OEM. RALE Leuciscus f'ascialus , XVIL. 25"2. filamentosus, XVIL 96. finlella, XVIL 356. frigidus, XVU. 234. fucini, XVIL 152. gardoneus, XVIL 316. gatensis , XVIL 309. Genei, XVU. 159. Gille,XVÏÏ. 353. gracilis v XVn. 107, 324. grislagine. XVIL 220. harengula , XVIL 303. Hartmanni, XVU. 107. Heckelii, XVIL 128. Heger, XVU. 236. heterocercus , XVIL 107. idella, XVU. 362. idus, XVIL 228. jeselia , XVU. 360. Jeses,XVU. 160. iris, XVU. 255. lancastriensis, XVIL 216. lascha, XVU. 127. Jateralis,XVI. 437. leptus, XVn. 107. mahecola, XVIL 305. majalis, XVIL 103, 216. marrochius, XVIL 125. maxillaris, XVIL 296. mclcttina, XVIL 304. mento, XVU. 271. microchirus, XVIL 348. molilorella, XVIL 359. moliirix, XVIL 360. morur, XVI. 460. muticellus, XVIL 241. ncglectus, XVU. 232. nesogallicus, XVU. 310. niloticus, XVIL 311. novacula, XVIL 345. ochrodon , XVIL 249. œningcnsis , XVIL 107. oregonensis, XVU. 326. orphus, XVIL 224. papjraceus . XVIL 107. Leuciscus parvulus , XVIL 64. Peloponcnsis , XVIL 197. pboxinus, XA1I. 363. prasinus, XVIL 153. presbjter,XVII. 307. pulchellus, XVU. 320. pusillus, XVU. 107. rhomboidalis, XVIL 78. rodens. XVU. 213. rosetta, XVU. 356. roseus, XVIL 156. rostratus, XVIL 201. rotengulus, XVIL 318. rubella, XA1I. 158. rubcllio, XVIL 123, 193. rutiloides, XVU. 149. rutilus, XVU. 130. rjzela, XVU. 199. salmoneus, XIX. 186. sardella, X\TI. 243. sardinelîa, XVU. 344. Savignji, XVU. 238. scapellus, XVU. 347. scardafa, XVU. 123. scarpetta, XVIL 127. Seljsii, XVII. 198. Smithii, XVIL 328. sopa , XVIL 49. spirlingulus, XVU. 321. squalius, XA1I. 191. stigma, XVU. 93. Storeii.XVll. 319. slymphalicus, XVIL 295. sulpnureus, X\ll. 96. tarichi, XVIL 294. tenellus, XVIL 63. tbermalis, XVU. 94. tincelJa, XML 323. Trasimcnicus. XVIL 195. vandcUa , XVIL 363. vandoisulus. XVIL 317. vulgaiis, XVIL 202. Vulturius,XVn. 247. Lichia , VIII. 340. amia , V III. 348. DES POISSOISS. 53 Lichia calcar, VIII. 366. exoleta, VIII. 379. glajcos, VIII. 358. moadetta, Vttï. 382. tetracantba, VIII. 363. vadigo ; VIII. 363. Lobotes, V. 10, 318. erate, V. 322. Farkharii, V. 324. somnolentus, V. 324. surinamensis. V. 319. Loche franche, XVIU. 14. Loddes, XXI. 391. LoiXIGO, IV. H. Lonchurus, V. 7, 192. aneylodon , V. 81. barbatus, V. 193. depressus, V. 195. Longue oreille, VIII. 131. Lophius, XH. 335, 339. americanus, XII. 380. bufo, XII. 478. bugadessa, XII. 374. chuonecte, XII. 423. Commerson, XII. 427. concincinensis, XII. 404. cornubicus, XII. 371. double bosse, XII. 429. Faujas, XII. 457. Fergusson, XII. 371. hirsutus, XII. 435. bispidus , XII. 407. bistrio, XII. 392, 410. hevigatus, Xll. 394, 399. lîcvis, XII. 437. parvipinnis, XII. 374. piscatorms , XII. 344, 381. ranimas , XII. 404. setigerus, XII. 383. ste!latus,XU.409,456. slrialus, XII. 411. tumidus, XII. 394, 398. respertilio, XII. 439. viviparus, XII. 383. vnnierinns . XII. 381. Lophotes, V1I1. 405. Louicaires, XV. 453. Loricaru, XV. 453, 459. acuia , XV. 472. anus, XV. 470. brunnea , 479. cataphracta, XV. 459. bistrix, XV. 487. laiviuscula, XV. 476. maculata , XV. 473. n'udiventris , XV. 469. plecostomus, XV. 489. rostrata, XV. 478. tachetée, XV. 468. vetula, XV. 466. Loubine, II. 55. Loup, U. 55. XI. 490. Lucerna, IV. 12. LUCIOPERCA, II. 110. Americana , II. 122. marina, II. 120. sandra, U. 110. volgensis, II. 117. Lucius, XVIII. 280. Lumpen, XL 431. Luppé, V. 271. Lutjanus Alberti, XIII. 209. acutirostris, II. 470. adriatique, II. 234. albo-aureus , IL 489. arauna, V. 435. ascensionis, III. 212. Aubrieti, IL 450. aurantius, IL 318. bidens, XUI. 183. Brunnichii, XIII. 183. Gajenne, V. 74. cbétodonoïde, V. 297. chrjsoptère, Y. 240. cinereus, XIII. 203. Cotts, XIII. 204. croissant, IL 477. diacanthe, V. 128. elliptique, V. 336. epbippiuni . V. 386. H Lutjanus ervthroplerus, U.. 478. galon d'or, V. 335. Geoffroy, XIII. 156. grimpeur, VII. 325. hamruhr,lU. 105. hasta, V. 247. hexagonus, III. 171. japonais, V. 329. Lamarck , XIII. 255. lapina, XIII. 156. Linckii, XIII. 218. lunulatus, II. 379. luteus, V. 290. lutjanus, H. 479. macrophthalme, III. 97. magnifique, VII. 19. marseillais , XIII. 188. melanocerus, XTU. 213. microstome, V. 252. norwegicus, XTTT. 176. notatus, XIII. 217. olivaceus, XIH. 197. palloni , XIU. 243. peint, V. 315. perchot , V. 398. pique, V. 247. Roissal , XIU. 209. rostratus, XIII. 255, 256. scriptura, II. 228. selle, V. 386. semicinctus, II. 485. surinamensis, V. 273. tiuca, XIU. 199. tortue, VII. 325. triangle, V. 138. tridens, III. 43. trifasciatus, V. 406. trilobus, III. 37. yarié, XIU. 209. verres, XIU. 108. virescens, XIII. 255. Vosmaer, V. 334. Lutodeira, XIX. 182. chanos, XIX. 193. orientalis. XIX 197. TABLE GÉNÉRALE Luvarus imperialis, IX. 412. Lycogems argyrosoma , V. 346. Lycostomus, XX. 25. Lyre, IV. 55. Macabi,XIX. 339. Macrodons, XIX. 480,506. aimara , XIX. 523. auritus, XIX. 519. guavina, XIX. 527. patana, XIX. 522. tareira, XIX. 508. teres,XIX. 521. Macrognathe, VUI. 441. armatus, VUI. 456. pancalus, VUI. 455. Macropodus, VU. 372. venustns , VU. 375. viridi-auratus, VU. 373. Macroptéro.note, XV. 360. fuscus, XV. 383. jagur, XV. 388. magur, XV. 381. Macrostoma angustidens , XV1U. 360, 363. Macroure, IX. 269. Madrague, Vin. 81. Mena, VI. 385. Osbeckii, VI. 397. vulgaris, VI. 391. Magnahac, X. 161. Maigre, V. 6,28. Mugissement du Maigre, V. 41 . Mctivif*, VI. 384. M*mç, VI. 384. Makaira, VUI. 287. Malacanthes, IV. 371 , 408. XIII. 15. 316. Plumieri, XUI. 319. tenialus, XUI. 327. Malacoptérygiens, XIV. 309. Malaptère, XUI. 355. reticulatus, XUI. 355. Malaptérures , XV. 518. eleclricus , XV. 518. DES POISSONS. 55 Malarmats, IV. 101. Malins, XXI. 331. Mallotus, XXI. 391. villosus, XXL 393,402. Malthée, Xn. 438. angusta, XII. 454. arbitrons, XU. 452. longirostris , XII. 460. nasuta,XH. 492. notala , XU. 453. truncata, XII. 454. vespertilio, XII. 440. Maquaries, V. 10, 377. anstralasica , V. 377. Maquereaux, VUL 6 , 24. bâtard, IX. 8,11. commun, VIII. 6. quatre points (à), VUL 107. Marène (la), XXI. 481. Maman, III. 219. Marulke, IV. 329. Màstacemblus, VUL 441 , 453. armatus, V1U. 456. haleppensis , Vni. 454. maculatus, V1U. 461. marmoratus, VUL 461. pancalus, VOL 455. ponticerianus, VIII. 460. punctatus , VOL 463. unicolor, VUL 453. Mégalops,XIX. 358,383. atlanticus , XIX. 398. bimaculata, XXI. 104. ce P edianus,XX.386.XXI.104. curtifilis,XIX. 397. indicus, XIX. 388. notata, XX. 386. oglina,XX. 386, setipinnis, XIX. 396. tbrissoides, XX. 385. Melandrys, Vin. 77, 79. Melette, XX. 366. lile, XX. 378. matowacca, XX. 371. mediterranea , XX. 369. Melette Novœ Hollandiae, XX. 376. obtusirostris, XX. 375. senegalensis , XX. 370. Suœrii, XX. 375. thrissa, XX. 380. venenosa, XX. 377. venosa, XX. 374. vulgaris , XX. 366. Membras, XX. 20. Mendoles, VI. 2, 386. commune, VI. 390. jusculum , VI. 395. vomerina, VI. 400. Mené, X. 39, 103. Anne-Caroline, X. 104. maculata, X. 104. Menides, VI. 381. Merle, IX. 331. Mérou, H. 270. à ailes bicolores, H. 293. à anale bordée, IL 307. VL angulaire, II. 353. [514. arara, IL 377. aréole, IL 350. argus , IL 360. bande oculaire (à), U. 370. boelang,II. 308. VI. 514. bœnack, 11. 362. bontoo, H. 334. VI. 523. bordé, H. 301. bronzé, U. 283. VI. 512. caraune, U. 384. cardinal, H. 378. chat, H. 373. cochon, H., 335. corail (du), U. 336. couronné, IL 371. croissant (à) , IL 379. croupe noire (à), U. 288. deux épines (à), U. 319. doré,n. 364. dorsale bordée (à), IL 307. écarlate, U. 287. élégant, II. 311. 56 TABLE GENERALE Mérou géographique , 11. 322. gouttelettes (à) , II. 357. gouttelettes blanches (à), II. 366. ( [366. gouttelettes bleues (à), II. grosses épines (à), II. 295. grosses lèvres (à) , II. 346. guativère, II. 383. hautes voiles (à), II. 324. hérissé, II. 321. itajara, II. 376. jaune et bleu, II. 297. joues tachetées (à), II. 338. lancéolé, II. 316. léopard , II. 336. lignes blanches (à), II. 347. louli, II. 363. maculé, II. 332. mélanure, II. 351. Mentzel (de), U. 291. nierra, II. 325. mille étoiles, II. 365. moucheté, H. 367. "432. museau aigu (à), II. 286. IX. nageoires noires (à), II. 339. nébuleux, II. 313. nègre, II. 285. neigé, II. 380. océanique, H. 302. ondulé, H. 295. orangé, II. 305. oriental, II. 318. ouatalibi, II. 381. oxvrhvnque, II. 320. paille en queue , II. 309. pantherin, II. 333. Parkinson(de),II. 329. pavonin, VII. 443. petit nègre, II. 375. petit zanana , II. 304. piqueté à six bandes , II. 360. points blancs (à), II. 346. points bleus (aux) , H. 359. pvra-pixanga , II. 383. queue rouge (à) , II. 320. Mérou rajé, H. 812. réticulé, II. 323. rogaa, II. 349. rose, H. 306. ruche, H. 329. salmonoïde, II. 343. semi-ponctué, II. 341. Sonnerat (de) , IL 299. summan, II. 344. taches hexagones (à) , II. 330. VI. 516. taches olives (à) , II. 352. tigré, IL 314. trois taches (à), II. 331. ma, II. 332. modèle, U. 306. VI. 513. variole, H. 354. zanana, II. 339. Mesites alpinus , XVIII. 356. attenuatus, XVIII. 348. maculatus, XVIII. 355. Mésoprions, II. 439. albo-aureus , H. 489. analis,II. 452. annularis, II. 484. auro-linealus, III. 496. ava, II. 457. buccanella, II. 455. caroui, II. 489. caudalis, \I. 537. chirlah , II. 488. chrvsurus , II. 459. cvanopterus, II. 472. cvnodon, II. 465. decussatus, II. 487. erythrognathus , VII. 447. ervthropterus, H. 478. flavescens, II. 472. flavipinnis . H. 475. fulgens , VI. 539. fuscescens , VI. 539. gembra , II. 485. goreensis , VI. 540. griseus , II. 469. immaculatus, II. 474. DES POISSONS. 7 Mésoprions isoodon , IX. 443. jocu,II. 466. Johnii, H. 443. linea,H. 468. )itura,n. 467. lunulatus, II. 47 7. lutjanus, II. 479. madras, VII. 446. mahogoni, II. 447. malabaricus, H. 480. monostigma, II. 446. olivaceus, II. 478. pargus, 11. 473. quinquelineatus , II. 445. rangus, H. 481. retrospinis, 'VI. 511. Ricardi, II. 448. rubellus, H. 475. semicinctus , II. 485. sillaoo, II. 476. sobra , H. 453. taeniops, VI. 543. unimaculatus , II. 441. uninotatus , II. 449. vivanus, II. 454. japilli, IL 483. Meunier, XI. 74. XVII. 172. MlCROPOGONS, V. 213. argenteus, V. 218. lineatus, V. 215. undulatus, V. 219. VII. 275 MlCROPTÈRES, V. 9. MlCROSTOME, XVIII. 358. argenté, XVIII. 358. rotundata, XVIII. 360. MlLVAGO, IV. 12. Milvus, IV. 12. MiNoiis, IV. 391. woora, IV. 421. monodaclvlus, IV. 424. MlSGURNE, XVIII. 46. MOLLIENISIE, XVIII. 137. latipinna, XVIII. 139. MoNBIN, VII. 115. MONOCENTRIS, IV. 461. Monocentris japonicus, IV. 461. Monoceros biaculeatus , X. 258. minor, X. 259. Raii, X. 260. Monodactyle falciforme. VII. 6. 240,250. Montée (la), XX. 26. Mootah, X. 201. Morme, VI. 200. MORMYLUS, VI. 200. Mormyres, VI. 200. XIX. 214, 227. leur vaisseau sanguin latéral , XIX. 224. MoRMYRusabbreviatus, XIX. 270. anguilloides, XIX. 258. bacbique, XIX. 248. Bane, XIX. 276. Bovei, XIX. 283. caschive, XIX. 227. cyprinoides, XIX. 265, 276. Dequesne, XIX. 281. doi salis, XIX. 271. Ehrenbergii , XIX. 283. elongatus, XIX. 269. GeoffroYi, XIX. 240. Hasselquistii, XIX. 253. Isidori , XIX. 285. Joannisii, XIX. 282. Jubelini , XIX. 252. kannume, XIX. 245. longipinnis, XIX. 239. Nacra, XIX. 257. oxvrlvvncbus,XIX. 242. Rame, XIX. 249. Tuckeji, XIX. 263. MORRUDE, IV. 72. Morulius, XVI. 375. Muges, XL 7. Mugil acutus, XI. 140. alatus, XIX. 76. albula, XI. 13, 94. amarulus, XI. 133. appendiculatus . XT. 4. XIX. 361. h 58 TABLE (GENERALE Mugil auratus , XI. 43. axillaris,XI. 131. breviceps, XI. 106. borbonicus, XI. 113. Broussonctti , XI. 117. capensis, XI. 108. capito, XI. 36. carinatus, XI. 148. cascasia , XI. 145. cephalotus, XI. 110. cephalus, XI. 13, 19. chanos, XI. 4. XIX. 183. cbelo, XI. 50. chilensis, XI. 5. ciliilabris, XI. 151. cinereus, XI. 4. cirrhostomus , XI. 127. cœruleo-niaculatus , XI. 128. Constantin, XI. 107. corsula, XI. 119. crenilabris, XI. 123. crjptocheilos , XI. 61. Cunnesins, XI. 114. curema , XI. 87. curtus, XI. 70. curvidens, XI. 149. cylindricus , XI. 132. dubabra , XI. 60. Dussumieri, XI. 147. falcipinnis, XI. 105. fasciatus, XI. 125. Ferrandi, XI. 142. Forsteri, XI. 141. grandisquammis , XI. 103. Hasselqnistii, XI. 5. labeo , XI. 55. labiosus, XI. 125. lineatus , XI. 96. liza, XI. 83. macrolepidolus , XI. 134. melanochir, XI. 143. melinopterus , XI. 146. monticola , XI. 164. niger, XI. 174. parsia, XI. 144. Mugil pedaraki, XI. 137. Peronii, XI. 138. Perusii, XI. 116. petrosus, XI. 89. planiceps, XI. 122. Plumieri, XI. 5, 90. sabounier, XI. 55. saliens, XI. 47. salmoneus, XI. 4. XIX. 181, 201. sauteur, XI. 64. scheli, XI. 152. subviridis, XI. 115. . tache bleue, XI. 129. tàde, XI. 153. tang, XI. 101. MUGILOÏDES , XI. 1, 99. MuGILOMORE , XI. 4. Anne -Caroline, XIX. 361 . 376. Mulets,, XI. 7. Mulets de carpe et de gibèle , etc. , XVI. 55, 80. Mullus, m. 419. auriflamma,III. 461 .463. aureo-vittatus , III. 456. barbatus , III. 442. barberin, 111. 462. bifasciatns, 111. 468. cyclostomus, III. 472. fasciatus, XIII. 307. flavo-lineatus , III. 456. fuscatus, Hl. 444. hispanicus, IH. 444. imberbis, II. 143. japonicus, III. 460. Lathami , III. 476. lateristriga , III. 463. macronème, III. 463. maculatus, III. 478. multibande, III. 469. rougeor, III. 410. siumulctus, 111. 433. trifascialus, III. 468. vittalus, IH. 444,448. MuilENOlDES, XI. 194. Mvhvoç, VU. 324. Myleus, XXII. 225, 231. oligacanthus , XXII. 233. setiger, XXU. 232. Mylesinus, XXII. 225,234. Schomburgkii , XXII. 235. Mylètes, XXII. 192. acanthogaster, XXU. 209. Al!enii,XXII. 189. asterias, XXU. 217. baremoze, XXII. 187. bidens , XXU. 201. braclrypomus, XXII. 199. divaricatus, XXII. 215. doidjxodon , XXI. 222. duriventris , XXU. 206. guile, XXII. 189. hypsauchen, XXU. 219. lobatus, XXII. 212. luna, XXU. 221. macropomus, XXII. 195. nurse, XXII. 188. Orbignyanus,XXU. 220. Paco, XXU. 204. Palometa , XXII. 214. rbomboidalis , XXU. 210. rubripinnis, XXII. 216. Schomburgkii , XXU. 212. Myologie, I. 385. muscles du bassin, I. 402. — de l'arcade palato-lym- panique, I. 405. — de l'appareil brancbial, I. 410. — de l'appareil pharyngien, I. 410. — de la membrane bran- cbiostège, I. 409. — delà caudale, I. 399. — de l'épaule , I. 399. — de l'hyoïde, I. 408. — des mâchoires, I. 404. — de l'opercule, I. 407. — de la pectorale, 1. 400. DES POISSONS. 59 Myologie, I. 385. mu'scles inférieurs du tronc. I. 395. — latéraux du tronc, I. 389 — supérieurs du tronc, 1. 395. — des ventrales, I. 403. Myripristis, IH. 160. axillaris, VU. 491. borbonicus, VII. 489. hexagone, VII. 489. hexagonus, III. 171. Jacobus,UI. 162. japonicus, 1U. 173. kuntee,VU. 487. lima, VU. 493. murdjan , VU. 495. à petites dents, VII. 490. Praslin, VII. 486. parvidens, III. 173. pralinius, III. 170. rayé , VII. 492. seychellensis, IU. 172. Myste, XXI. 5, 75. Mystus chitala , XXI. 125. 149. clupéoïdes, XXI. 5. à épaulettes , XXI. 63. kapirat, XXI. 146. purava, XXI. 65. ramcarati , XXI. 6. Myxodes, XI. 193, 352, 397. cristatus, XI. 401. ocellatus , XI. 400. viridis , XI. 398. Nageb, V. 250. Nandus, VU. 481. marmoratus, VU. 482. Naseus, X. 257. braclvycenlron , X. 275. brevirostris , X. 277. Carolinarum, X. 287. fronticornis,lX. 259. lituratus, X. 282. longicornis , X, 261. 6o TABLE GENERALE Naseus marginatus X. '280. olivaceus, X. 288. punctulatus , X. 289. tonganns, X. 292. tripellis, X. 276. tuber, X. 290. Vlamingii, X. 293. Nason, X. 257. licornet, X. 259. loupe, X. 290. Nauclerus,IX. 200,247. abbreviatus, IX. 251. annularis, IX. 254. brachvcentrus , IX. 252. compressus, IX. 249. leucurus, IX. 255. triacanthus, IX. 253. Naucrates, VHI. 312. ductor, VIII. 312. indiens, XIII. 326. Koelreuteri; VIII. 327. noteboracensis, VIII. 325. Nebris,V. 149. microps, V. 149. Nelma (le) , XXI. 535. Nerfs, 1.415, 434. olfactifs, I. 434. optiques, I. 435. 3. e , 4. e paire , I. 435. 5. e paire, 1.435,439. 6. e paire, I. 436. 7. e paire, 1.441. 8. e paire, 436, 439, 442. de la ligne latérale, 1. 443. grand sympathique, I. 438. moelle épinière, I. 434. Nestis, XI. 166. cyprinoides, XI. 167. dobuloides, XI. 171. Nî)ç-/c, XI. 78. Netta, VIII. 94. Niphon, II. 131. Niqui,XII. 501. Nomeus, IX. 242. Mauritii, IX. 243. Nomeus nigrofasciatus , IX. 216. Peronii,IX. 247. Nohnat, X. 417,437. XII. 46. Notacanthe, Vin. 441, 463. nasus, VIII. 467. NoTOPTERE, XXI. 119. bontianus, XXI. 147. maculatus, XXI. 151. Buchanani, XXI. 148. kapirat,XXI. 146. Pallasii, XXI. 130. sa vessie aérienne, XXI. 139. Novacula, XIV. 45. bimaculata, XIV. 74. cœrulea, XIV. 187, 191. immaculata, XIV. 75. pentadactvla, XIV. 69. punctulata, XIV. 73. sexmaculata, XIV. 72. tessellata, XIV. 74. Novacules, XIV. 33. 64. Nvy.rip}ç l III- 300. Nuria,XVI. 238,383. daurica, XVI. 404. thermoicos, XVI. 238. thermophvlos , XVI. 240. Nutrition , I. 486. Oblade, VI. 8,366. melanura, VI. 366. tricuspidata , VI. 372. Odax, XIII. 15. XIV. 298. balteatus, XIV. 303. borbonicus, XIV. 306. moluccanus , XIV. 305. pullus, XIV. 304. semifasciatus, XIV. 299. varius, XIV. 307. Odontognathe , XXI. 87. aiguillonnée, XXI. 91. Odontostome, XXII. 423. hvalinus, XXII. 424. Œillets, XX. 405. Œstre, VIII. 255. Oi.stes. IX. 133. 137. DES POISSONS. Olistes atropus , IX. 141. malabaricus , IX. 137. Ruppellii, IX. 144. Omble chevalier, XXI. 233. Ombres, V. 4. XIX. 539. XXI. 426,438. Ombrine, V. 6, 14, 171. Omobranchls fasciolatus, XI. 287. Ompock, XIV. 362. siluroïde, XIV. 362. Onagre, VII. 11. Opah, X. 40. Ophicéphales, VII. 395. aurantiacus, VII. 415. barca, VU. 436. cora mota, VU. 414. fuscus, VII. 414. gachua, VIL 411. grandinosus, VII. 434. iris, VU. 439. lucius, VU. 416. maculatus, VII, 437. marginatus, VU. 411. marulius, VU. 430. 432. micropelles, VII, 427. miliaris, VU. 439. nigricans, VU. 431. ocellatus, VU. 434. planiceps, VU. 424. punctatus , VU. 404. serpentinus , VU. 429. sowara, VU, 426. striatus, VU, 417. Ophidie chinoise, X. 380. Ophidioji, XI. 424. aculeatum, VUI. 441. 445. glesne, X. 367. imberbe, X. 391. macrophthalmum, X. 389. mucronatum, XI. 427. Opistognathe , XI. 195. 495. Cuvierii, XI. 504. nigro-marginaulus, XI. 498. ocellalns, XL 498. Sonnerati, XL 498. Oplichte, IV. 264. Langsdorfii, IV. 264. Opsarius, XVI. 383. acanthropterus , XVI. 472. albulus , XVI. 457. anisocheilus , XVI. 418. bacaila,XVI. 471. brachialis, XVI. 471. chedra, XVI. 421. fasciatus,XVL420. isocheilus, XVI. 421. leucurus, XVI. 470. maculatus, XVI. 426. pholicephalus, XVI. 459. Orcyni's, VIU. 77. Oreille noire , II. 455. Oreinus, XVI. 224, 378. guttatus, XVI. 226. maculatus, XVI. 228. progastus, XVI. 225. Richardsoni,XVL 227. Oreosoma, IV. 515. atlanticum , IV. 515. Orestias, XVUL 221. Agassii, XVIU. 238. albus, XVUL 242. Cuvieri, XVUL 225. Humboldti, XVIU. 233. Jussiei, XVIU. 235. luteus , XVin. 243. Mulleri, XVm. 240. Owenii, XVUL 241. Pentlandii , XVUL 230. Organo , IV. 72. Organisation générale des pois- sons, I. 280. 543. Orgues, IV. 72. Orphies, XVUL 389. 399. os verts de l'orphie, XVUL 393. —des blennies, XVUL 394. —des cheilines, XVUL 394. vers intestinaux de l'orphie, XVUL 414. Orphus, VI. 180. Osmerus, XXL 368. 62 TABLE GENERALE • Osmerus eperlanus, XXI. 311. hebridicus, XXI. 421. microdon, XXI. 385. spirinchus , XXI. 381. viridescens, XXI. 388. OSPHROMENES, VU. 377. gai, VU. 386. Xin. 413. iiotatus, VIL 386. olfax, VU. 377. vïttatus, VIL 387. Ostéoglosse , IX. 294 , 315. XIX 287, 288. bicirrhosum , XIX. 294. formosum, XIX. 303. minus, XIX. 294. Vandellii, XIX. 294 Ostéoeogie, I. 294. articulations, I. 297. cartilagineux, I. 380. chondroptérygiens , L 380. composition du crâne , L 316 côtes, L 362. fosses du crâne, L 329. mâchoire inférieure, L 347. mâchoire supérieure, I. 333. opercules , L 345. os des arceaux des branchies, I. 352. — du bras , 1. 369. — du carpe , L 376. — de l'épaule, L 369. — de l'extrémité postérieure, I. 377. — hyoïde, L 349. — des nageoires verticales, I. — nasaux, L 337. [363. — palatin, I. 339. — pharyngiens, I. 355. — plérygoïdiens, L 339. — des rajons branchiostèges , 1. 352. — sous-orbitaire , L 337. — temporaux, I. 337. composition chimique des os, tissu des os, T. 294. [1.298. OstÉoeogie, squelette, l. 301. , squelette de la tête, L 306. trous du crâne, L 332. vertèbres, L 357. Ostorinque Fleurieu , II. 145. Otolithus, V. 7. sequidens , V. 66. . argenteus, V. 62. hispinosus, V. 65. carolinensis , IX. 475. guatucupa, V. 75. leiarchus, V. 78. IX. 479. maculatus, V. 64. microlepidotus, V. 79. nebulosus , V. 79. regalis, V. 67. Toe-roe, V. 72. senegalensis, IX. 478. ruber, V. 60. tou-rou , IX. 478. virescens, \. 72. versicolor , V. 64. Otter pike, lH. 254. Oudney, XIV. 368. Oued dénué, XIV. 368. Ovelle,XVIL 286. folle ovelle, XVII. 286. Oxyrhyîjchus, XIX. 246. Pacamo, XII. 485. Pacu, XXU. 4,69. lineatus, XXII. 85. nigricans, XXII. 80. PsoinominjE, XVI. 6, 377. Pagels, VI. 7, 169. acarne, VI. 191. bogaraveo. \1. 196. breviceps, VI. 199. calamus, VI. 206. centrodontus, VI. 144, 180. erythrinus, VI. 170. goreensis, VI. 203. lilhognathus , VI. 204. mormvrus, VI'. 290. pcnna', V1.209. DES POISSONS. 63 Pagels pcrnanibucensis , VI. 210. petit, VII. 284. Pagres, VI. 7 , 141, 182. argjrops,VI.164 bugaravella, VI. 197. Ehrenbergii, VI. 154. filamentosus, VI. 158. guttulatus, VI. 160. hurta, VI. 152. laniarius, VI. 163. longifilis, VI. 159 micropterus, VI. 163. orpbus, VI. 150. spinifer, VI. 156. unicolor, VI. 162. vulgaris, VI. 142. Uâypoç, VI. 146. Palee (la) , XXI. 477. [478. sa fécondation artificiel le,XXI. Palometa, VU. 156, 286. XXII. Pâma, V. 55. [278. Pample, IX. 383. Pancal, Vin. 455. Panchax, XVUI. 380. Bucbanani, XVin. 383. Kuhlii, XVUI. 384. lineatum, XVUI. 381. pictum , XVUI. 385. Pangasius, XV. 45. Buchanani, XV. 45. Paralepis, IU. 356. corégonoide, UI. 357. corégonoïdes , VII. 510. byalinus, III. 361. splryrénoïde , IU. 360. Pargo (el) , II. 473. Parodon , XXII. 50. suborbitale, XXII. 51. Pasteurs, IX, 200, 242. Patate, VU. 156. XUI. 389. verte, XIII. 398. Pèche bécout,UI. 400. madame, III. 415. pierre, V. 60. PejeRéy,XVIU. 233. Pélawide, VIII. 76, 78, 138, 149. cbilensis, VIII. 163. sarda, VIII. 149. Pelamys vera, VIII. 101. Pelâtes, IU. 124 et 145. quadrilinealus, III. 146. quinquelineatus , in. 148. sexlineatus, IU. 147. Pelecus, XVÏI. 4, 330. Pellone, XX. 300. Pellona afïinis , XX. 315. Caslelnœana , XX. 306. champil, XX. 324. ditchela,XX. 314. ditcboa, XX. 313. Dussumieri, XX. 316. filigera,XX. 322. Grajana, XX. 315. Iserti, XX. 307. Leschenaulti, XX. 311. melastoma, XX. 308. micropus , XX. 320. motius, XX. 323. novae ula, XX. 319. Orbignjana, XX. 302. soborni , XX. 325. vimbella, XX. 317. Pelor, IV. 427. filamentosum , IV. 428. japonicum , IV. 437. maculatum, IV. 434. obscurum, IV. 436. sinense , IX. 468. n ê ' a7» , V. 25. Pempheris, VU. 296. malabarica, VU. 308. mangula, VII. 304. mexicana, VU. 308. moluca, VII. 306. nesogallica, VU. 306. otahitensis, VU. 304. oualensis, VU. 299. vanicolensis , VU. 305. Pennatula fil osa, VIU. 256. Pennelle, VIU. 256. 64 Pentaceros, 111. 30.. Pentapodes, VI. 1,258. à bandelette, VI. 265. aurolineatus, VI. 269. iris, VI. 266. Peronii, VI. 268. porosus, VI. 267. setosus, VI. 270. unicolor,VI. 263. vittatus, VI. 260. vitta, VI. 264. Perça acerina, III. 17. acuta, II. 49. alburnus, V. 180. arabica, II. 165. areata, III. 74. areolata, II. 350. Ascensionis, III. 212. X. asper, II. 188. aurata, V. 335. bilineata, II. 203. Boops, III. 103. cabrilla, II. 223. cernua, III. 4. chromis, V. 242. chrysoptera, V. 240. ciliata, II. 52. cirrbosa , IV. 318. cottoïdes, IV. 410. diagramma, V. 309. elongata, II. 77. fasciata,II. 303. flavescens, II. 46. fluviatilis, II. 20. formosa, V. 229. 230. Furcrœa, V. 111. gigas, II. 270. gracilis, II. 50. granulata, 11. 48. grunniens, V. 257. guttata, II. 371. hexagonala, II. 331. italica, DL 45. juba, V. 281. labrax, II. 56. TABLE GENERALE 118. Perça lanceolata, V. 193. lineata, V. 312. lucio perça, II. 110. lunulata, II. 477. luti,U. 363. maculata, II. 373. maculosa, XIII. 177. marginata, II. 53. marina, II. 227. IV. 327. maxima, II. 96. mediterranea , XIII. 186. miniata, II. 433. Mitcbilli, II. 81. multilineata, III. 488. mucronata, II. 87. nilolica, II. 89. V. 31. nigra, IX. 330. nobilis, VII. 18. [327. norwegica, II. 227. IV. 296. ocellata, V. 139. perlusa, V. 308. pica, V. 298. Plumieri, II. 51. picta, V. 315. polymna, V. 391,396. prognatba, III. 29. pulchella, III. 213. punctata, Ifc 67,78. V. 106. pusilla,U. 146. X. 32,33. rhomboïdes, VI. 64. rogaa,II. 349. rupestris , XIII. 225. satatrix, IX. 225. saxatilis, II. 79. sammara, III. 218. scandens, VII. 325, 333. Schraitzer, III. 13. scriba, II. 214. septentrionalis, II. 79. serrato-granulata , II. 47. sinuosa, II. 78. striata, V. 314. summana , II. 344. taeniata, ÙI. 74. tauvina. II. 326. DES POISSONS. ©5 Perça trifurca , III. 43. trucha, IX. 429. trutta,m 54. IU. 51. undulata, V. 142, 209. modèle, II. 806. varia, III. 38. variabilis, IV. 347. vittata, II. 421. Volgensis, II. 117. Zingel, II. 194. Us cm , II. 20. Perches, II. 19. commune, II. 20. sou frai, U. 25, 26. sa vessie nalaloire retournée , H. 30. goujeonnière , III. 4. nocte, II. 78. Péche-naire, II. 96. Percis, IU. 259. cancellata , III. 268. colias, IE. 273. cjiindrica, III. 267. hexophthalma, III. 271. maculata, III. 264. nebulosa, UI. 261. Nicthemera , III. 274. ocellata, UI. 270. polyopbtbalma, III. 272. punctata, III. 264. punctulata, III. 265. semifasciata, III. 276. à six ocelles, VII. 507. Percoides, II. 1. Percophis, III. 259- brasilianus, III. 281. IX. 460. Perilampus, XVI. 382. guttatus, XVI. 456. ostreographus , XVI. 468. perseus, XVI. 469. psilopteronomus , XVI. 455. recurvirostris , XVI. 406. reticulatus, XVI. 404. PeRIOPHTHALMES, XII. 2, 3. 179. 180. PÉriophthalmes aigentilinealus XII. 191. Freycineti, XU. 197. Kœheuteri, XII. 181. novemradiatus , XII. 196. papilio, XU. 190. Schlosserii, XII. 192. septemradiatus , XII. 196. tredecimradiatus , XII. 189. Peristedion, IV. 101. chabrontera, IV. 112. Perles (fausses) , VII. 288. Perlon, IV. 40. Perroquet, XIV. 85. de mer, XIII. 20. Persèque, II. 147. loubine, U. 108. murdjan, UI. 177. pentacanthe, H. 206. porte-épine, ni. 207. Praslin, III. 200. triacanthe, II. 204. Vanloo , V. 38. Petoto, V. 189. Petroskirtes ancylodon , XI. 294. mitratus , XI. 293. Phager,XXII. 315. (bâyçoç, <&cvyv,pioç-, VI. 146. Qxyçûpioç , VI. 147. Phalangistes, IV. 198. acipenserinus , IV. 207. fusiformis, IV. 212. japonicus, IV. 215. lœvigatus, IV. 214. loricatus, IV. 209. Philypnus, XII. 3, 216, 255. dormitator , XII. 255. Pholis, XI. 192, 197, 217,268. carolinus, XI. 278. l*vis,XI. 269. novemlineatus, XI. 299. parvidans, XI. 277. quadrifascialus , XI. 298. smjrnensis, XL 275. v,X\I. 323. PSYLORHYNCHUS , XVI. 450. variegatus, XVI. 452. Pteraclis, IX. 352. Carolinus, IX. 368. guttatus, IX. 370. ocellatus, IX. 363. trichipterus , IX. 367. Pterois, IV. 351. antennata, IV. 361. brachyptera, IV. 368. geniserra, IV. 366. muricata, IV. 363. radiata, IV. 369. volitans, IV. 352. zébra, IV. 367 Ptycholepis, XIX. 186. Punaru, XI. 322. PlJNTAZZO, VI. 9, 71. commun, VI. 72. Puntius, XVI. 374. Pycocentrus, XXII. 284. niger, XXII. 286. nigricans, XXII. 295. palometa, XXII. 296. piraya, XXII. 291. Pygopristis, XXII. 296. denticulatus , XXII. 297. fumarius, XXII. 297, 300. serrulatus, XXII. 300. Pyrarucu, XIX. 289. Pyrrhulina, XIX. 535. filamentosa, XIX. 535. Rangoo, II. 481. Raphiodon gibbus, XXII. 334. vulpinus, XXII. 333. P'«

unimaculatus , qu'il avait si bien caractérisé dans la première édition, et il efface complètement la comparaison qu'il en avait faite avec les Acanthures. Il ajoute à mon Salmo tœniurus, un Salmo curima, tiré des matériaux de Marcgrave , que je lui avais rapportés de Berlin , et il dit : ce sont les Pacu de Spix; ses Anodus en diffèrent par une bouche un peu plus fendue. Ces deux propositions manquent tout à fait de préci- sion. Il place encore le S. cjprinoides de Gronovius avec doute, mais il oublie bientôt le rang qu'il cherche à lui assigner, car on voit reparaître ce même S. cjprinoides de Gronovius comme une espèce de Citharine, détermination évidemment plus fautive que la première. Tel était l'état de l'ichthyologie sur ces poissons, lorsque MM. Muller etTroschel ont adopté le genre Anodus dans leur monogra- phie des Characins. Ils y comprennent les différentes espèces de Salmonoïdes, que je ca- ractérise par une bouche sans dents, dont les mâchoires, sans lèvres, ont le bord tranchant; la supérieure porte une petite échancrure,, dans laquelle est reçu un tubercule saillant de l'inférieure. La fente de la bouche est trans- versale et sous le museau. Dans le plus grand 6 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. nombre des espèces il fait une légère saillie; il est quelquefois même taille en biseau. Quant à la forme générale, elle varie, puisque nous avons des espèces qui ont le corps allongé et arrondi; d'autres l'ont raccourci et com- primé. Tous ces poissons se ressemblent à l'intérieur parce que la branche montante de l'estomac devient une sorte de gésier , à cause de l'épaisseur de ses parois musculaires. Il y a un nombre assez considérable de cœcums autour du pylore; j'en ai compté jusqu'à dix- huit. L'intestin est un des plus longs qu'on observe dans les poissons de ce groupe; il est grêle et souvent filiforme. Si les ichthyologistes de Berlin n'avaient inscrit sous les Anodus que des poissons qui eussent tous les caractères que je viens de rap- peler, ils eussent formé un genre parfaitement naturel, dont on ne peut nier que la première pensée n'appartienne à M. Cuvier, et il me semble qu'au lieu de faire disparaître de leur Monographie le nom de Curimate, ils auraient dû le réserver à ce groupe de poissons. C'est ce que je vais faire. En reprenant la première idée du genre Curimate, je détruirai un double emploi en établissant l'identité du Salnio cyprinoides de Linné, et du S. edentulus de Bloch. Je CHAP. IX. CURIMATES. 7 comparerai a cette première espèce linnéenne XAnodus ciliatus de Mùller, qui en est très- voisine. YlAnodus Giïberti en est une troi- sième très-semblable, qui ne me paraît pas la même que XAnodus alburnus des deux ich- thyologistes de Berlin. Viendront ensuite \A. latior de Spix, et enfin, une belle es- pèce nouvelle , originaire des environs de Maracaïbo. XlAnodus Amazonum et Y A. tœ- niurus appartiennent au genre Prochilodiis. Le CURIMATE CYPRINOÏDE. {Ciirimatus cyprinoides , nob.) Nous sommes assez heureux pour retrouver dans nos poissons plusieurs exemplaires de l'espèce désignée par Linné, dans le Sjstema naturœ, sous le nom de Salmo cyprinoides. C'est par elle que nous allons commencer les descriptions de ces différents Curimates. Rien ne ressemble plus à une Brème ou aux espèces voisines d'Ables que le Curimate cyprinoïde. Il a le corps comprimé, assez élevé; la tête petite; le museau déprimé, obtus et saillant au-devant de la bouche. Les écailles sont de moyenne grandeur. A ces caractères que donne l'observation générale 8 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. du poisson, ajoutons les détails suivants. La plus grande hauteur du tronc, mesurée sous la dorsale, fait le tiers de la longueur totale. L'épaisseur est trois fois et demie dans la hauteur. La tête est courte , sa longueur est comprise quatre fois et un tiers dans la longueur totale. La distance du bout du museau à la nuque égale une fois et deux tiers la longueur de la tête. L'œil est éloigné du bout du museau d'une fois son diamètre, lequel est contenu trois fois et deux tiers dans la longueur de la tête. Une paupière adipeuse assez marquée cache le bord antérieur et postérieur du globe, et s'étend jusqu'au cercle de la pupille. Cette membrane adipeuse couvre en ar- .rière une partie de la joue, car elle passe sur tout le haut de l'opercule. Le cercle de l'orbite est bordé en dessous par cinq osselets sous-orbitaires. Le premier est très-petit , assez éloigné de l'œil et sous la narine. Le second naît de l'angle du maxillaire, puis il se prolonge en une petite palette arquée au delà de l'articulation de la mâchoire inférieure. Ces deux premières pièces sont en quelque sorte perdues sous l'adipeuse naissant de la paupière. Le troisième os est le plus grand de tous : il se porte jusqu'à la partie postérieure de l'orbite. Le cercle est complété par deux autres petites pièces minces comme une écaille, quadrilatères et enga- gées sous le prolongement de l'adipeuse postérieure. On ne voit que très -peu du préopercule sous ces os. Son bord est mince et arrondi : il recouvre presque en entier l'interopercule , dont l'angle pos- térieur dépasse le précédent comme une petite CHAP. IX. CURIMATES. 9 plaque triangulaire. L'opercule est assez grand , légè- rement convexe ; son bord est arqué et se divise en deux parties, dont la supérieure est beaucoup plus longue que l'inférieure ; la distinction des deux bords est marquée par un angle assez obtus. Un sous- opercule étroit, arqué, complète cet appareil et le bord de l'ouverture branchiale. Le bord membra- neux de l'opercule est mou et assez large. On compte sans aucune difficulté quatre rayons à la membrane branchiostège ; ces rayons sont tous assez larges, aplatis, fortement imbriqués et très-peu cachés sous la membrane; ils sont rectilignes sous la gorge, et ils se redressent un peu en se terminant sous l'opercule. La membrane branchiostège est assez épaisse, mais peu étendue. La bouche est très- peu fendue; l'ex- trémité du museau est formée par des intermaxillaires assez dilatés, cachés sous la peau épaisse qui continue celle du crâne. Ces deux intermaxillàires sont réunis à angle obtus, de manière que la bouche a la forme d'un chevron. On ne peut pas dire qu'il y a des lèvres mobiles. Le maxillaire est très -petit, entière- ment invisible quand la bouche est fermée, parce que sa portion supérieure est engagée sous les téguments communs du front et des intermaxillaires, et parce que l'extrémité libre de l'os est cachée sous le sous- orbitaire. On ne voit que cette très -petite portion quand la bouche est ouverte. La mâchoire inférieure a une sorte de petit tubercule sailiant vers la sym- physe : elle est d'ailleurs très -mince, tranchante et sans lèvre apparente. La langue est courte, obtuse, mais assez grosse. Il n'y a aucune espèce de dents. Le 1 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. palais est creusé en une goultière assez profonde derrière un petit tubercule du vomer. Les deux ou- vertures de la narine sont petites et rapprochées l'une de l'autre, supérieures, l'antérieure est plus petite que la postérieure. Le profil du dos est assez convexe, et il s'élève à partir de la nuque jusqu'à la dorsale, qui est un peu plus en avant que la moitié du corps. On peut dire que le premier rayon est inséré aux deux cin- quièmes de la longueur totale. Cette nageoire est courte ; le premier rayon est un peu plus dur que le second et le troisième ; il ne mesure que le quart de la hauteur de celui qui le suit, lequel est prolongé en long filament, qui le rend plus long que la hauteur du tronc mesurée sous lui. Ce filet dépasse cette hauteur d'environ un sixième de sa longueur. Le second est un peu plus court; le troi- sième l'est beaucoup plus, et ils diminuent suc- cessivement et assez rapidement jusqu'au dernier, qui n'a pas même le cinquième de la hauteur du plus long rayon. La caudale est fourchue ; ses lobes sont arrondies et les rayons se terminent en filets déliés. L'anale est courte et basse, ses premiers rayons sont assez épais et assez durs. La pectorale est étroite, attachée tout près de la ligne du profil du ventre; elle est plus courte que le sixième de la longueur du poisson; ses rayons sont grêles et rapprochés l'un de l'autre. La ventrale est sensible- ment plus longue que la pectorale, et elle est beau- coup plus large, quoiqu'elle ait moins de rayons. CHAP. IX. CURIMATES. \ 1 B. 4; D. 11; A. 11; G. 23; P. 15; V. 10. Les écailles sont de grandeur médiocre; leur portion radicale a de nombreuses stries concentri- ques; mais je ne vois pas de rayon à l'éventail, bien que le bord soit un peu crénelé. La portion libre a des stries rayonnantes, faciles à voir avec une loupe. Elles sont plus grandes auprès du ventre que sur le dos. Nous en comptons cinquante-huit rangées le long de la ligne latérale, qui est droite, tracée par le milieu de la hauteur et marquée par des tu- bulures simples et non rameuses. La couleur du poisson paraît avoir été uni- forme , d'un vert plus ou moins rembruni , à reflets argentés. Les nageoires paraissent verdâtres, assez foncées. A l'ouverture de l'abdomen, on voyait les grappes nombreuses des ovaires flotter librement dans la cavité abdominale, comme cela a lieu dans tous les Salmonoïdes , et entre elles deux les nombreuses cir- convolutions d'un intestin aussi fin qu'un fil de la grosseur d'une épingle ordinaire. En rejetant l'ovaire et en écartant un peu les replis de l'intestin, on met à nu l'estomac; on voit alors que l'œsophage et sa portion dilatée deviennent un tube très- mince, à paroi presque membraneuse, qui s'élargit un peu en un cul -de -sac, à peu près à la moitié de la longueur de la cavité abdominale; puis l'estomac se recourbe pour former la branche montante accolée sous l'œsophage; ses parois sont plus musculeuses, et elles s'épaississent en un petit gésier pyriforme, d'au- tant plus résistant que tout l'intérieur est plus rempli \ 2 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. d'humus. Arrivé presque sous le diaphragme, un rétrécissement très-marqué indique la place du pylore. Le duodénum commence immédiatement, en remon- tant d'abord vers l'avant de la cavité abdominale; il se recourbe pour passer à droite de l'estomac; descendre au delà de ce viscère et se replier en faisant des cercles concentriques autour de la branche montante et musculeuse de l'estomac. Lorsque les contours de la spirale ont atteint le milieu de cette branche, ils se détournent en sens contraire, de manière à former une seconde spirale, dont les cercles vont en s'agran- dissant, et d'où il résulte que l'estomac se trouve enveloppé par vingt-trois tours de l'intestin, au delà desquels celui-ci, sans presque changer de diamètre, se rend droit à l'anus, entre les deux ovaires. Autour du pylore on compte dix cœcums, cinq de chaque côté. Dans le haut de la cavité abdominale et à droite de l'estomac on voit un petit lobe triangu- laire constitué par le foie et auquel est attachée une vésicule biliaire assez longue et suspendue à un très- long canal hépato-cystique. Au-dessus du repli du péritoine qui enveloppe les viscères digestifs se trouve la vessie aérienne; elle est double; le lobule anté- rieur est court, arrondi; le postérieur est conique et se termine en une pointe très-aiguë. Cetie vessie ressemble parfaitement à celle d'un cyprin. La se- conde communique avec l'intestin par un canal pneumatique. On y remarque des brides longitu- dinales, semblables à celles des macrodons, mais il n'y a point de cellules comme dans là seconde vessie des érvthrins. CHAP. IX. CURIMATES. 15 La longueur du plus grand individu con- servé dans le Muséum d'histoire naturelle est de huit pouces et demi. C'est un des poissons rapportés de l'Amazone par M. de Castelnau. Cet exemplaire est celui auquel conviennent parfaitement les expressions caractéristiques de la diagnose que Linné a donnée à son Sahno cjprinoides. Il existe dans la collection du Muséum un petit exemplaire venu très- probablement de Surinam 7 et qui n'a guère que quatre pouces de longueur. Il me paraît impossible de ne pas le considérer comme de la même espèce, et cependant je lui trouve les lobes de la caudale plus aigus \ la dorsale est haute et triangulaire , et ses premiers rayons ne sont pas prolongés en filaments aussi longs que ceux de l'exemplaire décrit plus haut. On peut se demander si ces différences ne sont pas dues à la jeunesse du poisson. J'en ai d'autres sous les yeux qui ont été cédés par le Musée royal de Leyde, et qui ont été envoyés de Surinam par M. Diepering. Je rapporte encore à cette espèce un autre individu que M. Robert Schomburgk a pris dans l'Esséquibo. Cet individu a cependant la tête un peu plus large, et les rayons anté- rieurs de la dorsale n'ont pas des filets aussi 14 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. longs. Je ne le considère que comme une va- riété. Enfin nous avons un autre petit exemplaire de cette espèce, envoyé de Cayenne. Bloch avait reçu de Surinam son Salmo edentulus. Il le devait à la générosité du gou- verneur de cette colonie, M. de Fréderici. Il reconnut que son poisson ressemblait beau- coup au Salmo cjprinoides de Linné; mais il ne crut pas qu'il fût de la même espèce, parce qu'il manquait de la longue soie qui termine le premier rayon de la nageoire du dos. Quand on a sous les yeux un nombre assez considérable d'individus, on ne tarde pas à reconnaître qu'il y a sous ce rapport des variations fort notables, et que, soit dif- férence de sexes, soit peut-être variations dues aux saisons, on voit deux poissons de la même espèce varier cependant par le plus ou moins long prolongement des rayons fili- formes de la dorsale. Il n'y a donc pas de doute que le Salmo edentulus de Bloch n'ait été au- paravant décrit par Linné. Non-seulement j'ai vu un assez grand nombre de ces poissons dans le Musée de Paris, mais je crois avoir dessiné à Leyde l'individu de Gronovius, et il est par- faitement semblable à ceux qui ont été rappor- tés par M. de Castelnau. CHAP. IX. CURIMATES. 15 M. de Lacépède avait déjà fait cette réu- nion en inscrivant son Characin carpeau dans la liste des espèces de ce genre. Le CURIMATE CILIÉ. (Curîmatus ciliatus , Millier.) L'espèce qui me paraît se rapprocher le plus du Salmo cjprinoides de Linné, décrit dans l'article précédent, est XAnodus ciliatus de MM. Muller et Troschel. 1 L'espèce en diffère cependant, par ce que la courbure du ventre est beaucoup plus grande, d'où il résulte que la ligne latérale n'est pas tracée par le milieu de la hauteur du tronc. Le mu- seau est moins avancé au-devant de la bouche, et il est beaucoup plus court que le diamètre de l'œil. Les pectorales sont moins pointues; les ventrales sont moins allongées; les rayons de la dorsale ne sont pas prolongés en filaments, et le dernier rayon mesure, à très -peu de chose près, la moitié de la hauteur du second. La caudale est fourchue ; l'anale est plus courte et a les rayons antérieurs propor- tionnellement plus longs. B. 4; D. 11; A. 9; C. 23; P. 15; V. 9. 1. Muller et Troschel, Ilorœ ichthjologicœ , p. 8 , n.° 8, et p. 25, t. IV, fig. 4. M) LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Ces nombres diffèrent très -peu de ceux qui ont été donnés par les deux auteurs cités plus haut, et cette légère différence ne me paraît pas justifier une distinction spécifique. Les écailles sont manifestement ciliées, de grandeur médiocre; nous en avons compté cinquante rangées le long de la ligne latérale. Je trouve cependant que M. Muller en donne cinquante- sept à son poisson. La couleur verdâtre sur le dos est argentée sur le reste du corps. L'individu qui a fait le sujet de cette des- cription, est long de six pouces quatre lignes; il a été rapporté de l'Amazone par M. de Castelnau. L'espèce entre dans les affluents de ce grand fleuve; ceux qui ont servi à la description de M. Muller ont été rapportés de l'Esséquibo par M. le chevalier Robert Schomburgk. Le CURIMATE DE GlLBERT. (Curimatus Gilberti, Quoy et Gaimard.) Une troisième espèce, voisine des deux pré- cédentes, est le petit poisson découvert dans les eaux douces des environs de Rio-de-Ja- néiro par les compagnons du capitaine Frey- cinet, MM. Quoy et Gaimard. Ils l'ont dédié à un chirurgien de la marine, M. Gilbert, mort des suites de la fièvre jaune dans les Antilles. CHAP. IX. CURIMATES. 4 7 L'espèce se distingue des précédentes par son corps plus allongé et par ses écailles assez grandes et tout à fait lisses. Leur bord n'est point cilié. La hauteur fait le quart de la longueur totale. Sans être filamen- teux, les premiers rayons de la dorsale sont assez prolongés. La caudale est fourchue et les lobes sont pointus. L'anale est courte. B. 4; D. il; A. 9; C. 23; P. 14; V. 9. Nous comptons quarante et une écailles le long de la ligne latérale. La couleur est verdâtre sur le dos , plus ou moins argenté ; il y a une tache noire auprès de la queue et une bandelette longitudinale bleuâtre, d'autant plus marquée qu'elle est plus près de la queue. Nous faisons cette description d'après l'in- dividu, long de quatre pouces, déposé dans le Cabinet national par MM. Quoy et Gaimard. C'est celui qu'ils ont pris dans les lieux ma- récageux baignés par le Rio Macacu du Brésil. Nous en avons deux autres de même taille, et parfaitement semblables pour les formes et pour les couleurs, qui ont été rapportés des environs de Rio-Janéiro par le célèbre bota- niste, M.Auguste de Saint-Hilaire. C'est, sans aucun doute, le Curimate Gilbert des natu- ralistes que nous avons cités; car nous réta- blissons l'espèce d'après leur propre individu. 2*2. 1 8 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Le GURIMATE ABLETTE. (Curimatus alburnus , Mull. et Trosch.) Ce n'est pas sans quelque hésitation que je distingue le poisson qui va faire le sujet de cet article de celui qui vient d'être décrit. Je le mentionne d'après ce que les habiles ich- thyologistes de Berlin en ont dit dans leur Monographie des Characins. A en juger par la figure, l'espèce se distinguerait de toutes les autres de ce genre par un caractère curieux et facile à saisir 5 car la caudale est représen- tée couverte de petites écailles; mais je crains beaucoup que le dessinateur n'ait rendu les articulations des rayons sous cette forme écail- leuse. D'ailleurs la forme générale du corps et celle des écailles ressemble tout à fait à l'espèce précédente. Je crois cependant que la dorsale est plus haute. Je vois aussi que M. Muller ne compte que trente-six écailles le long de la ligne latérale. D. 12; A. 10; P. 15; V. 10. Les couleurs paraissent un glacé d'argent tout uniforme; les auteurs ne décrivent ni taches ni bandes , et on n'en voit aucune trace dans le dessin. Les individus ont quatre pouces de long : ils ont été pris dans un lac de la Guyane , l'Amucu, par M. Robert Schomburgk. CHAP. IX. CUR1MATES. 49 L'absence de taches ou de bandes et la grandeur des écailles, justifient peut-être suffi- samment la distinction faite entre ce poisson et le précédent. Le CURIMATE DE SpiX. (Curimatus latior, Spix.) L'espèce que je vais décrire est remarquable par la petitesse de ses écailles : Son corps est ovale et plus allongé que celui des espèces dont nous avons déjà parlé. La courbure du dos et celle du ventre sont assez régulières. La hauteur fait le tiers de la longueur du corps , en n'y comprenant pas la caudale. La tête mesure le quart de cette même distance ; elle est assez large; sa lèvre supérieure dépasse à peine l'inférieure. La dorsale est haute, trapézoï- dale ; la ventrale est longue et pointue ; la pectorale est courte; la caudale, fourchue, a ses lobes larges et arrondis. B. 4; D. 11; A. 14; C. 23; P. 15; V. 9. Les écailles du ventre sont beaucoup plus sem- blables à celles du dos que dans les espèces précé- dentes , et le nu de la nuque se prolonge sur le dos jusqu'au pied de la dorsale. Nous comptons cent huit écailles le long de la ligne latérale. Les couleurs ne paraissent pas différer de celles des espèces précédenies. 20 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Nos exemplaires ont huit pouces et demi : ils ont été pris dans l'Amazone par M. de Gastelnau. Le CURIMATE ALLONGÉ. (Curimatus elongatus, Agassiz.) Le même voyageur nous a rapporté celle des espèces figurées par Spix : c'est Y A no dus elongatus d'Agassiz. C'est, en effet, de tous nos Curimates celui qui a le corps le plus long. Si l'on compare les espèces pré- cédentes à nos Brèmes (G brama, L. ) ou à nos Rosses (G rutilus , L.) , celle-ci devrait être mise à côté des Barbillons (G barbus, L.). La hauteur est comprise près de huit fois dans la longueur totale. Au contraire de toutes les autres espèces, la tête est plus longue que le corps n'est élevé. Sa longueur est contenue quatre fois et un quart dans celle du corps. La dorsale n'a pas les rayons très -élevés; la caudale est fourchue, et ses lobes sont très-pointus; les ventrales ne sont pas plus longues que les pecto- B. 4; D. 11; A. 11; C. 23; P. 19; V. 13. Les écailles sont très -petites, finement striées et ciliées. Il y en a cent dix rangées le long des flancs. La couleur, verte sur le dos, paraît dorée sur les parties inférieures. Une tache noire se montre sur les flancs en arrière des ventrales ou des pecto- rales; mais elle paraît devoir s'effacer facilement. CHAP. IX. ClMMATES. 21 Nous possédons deux individus longs de neuf pouces, qui ont été péchés dans le haut Amazone par M. de Castelnau. C'est l'espèce représentée dans l'Histoire des poissons du Brésil , pi. 4o. Je dois cependant dire que la figure n'est pas très-bonne; mais, avec l'aide de la description de M. Agassiz, je ne conserve aucun doute sur ma détermination. Le CURIMATE A LARGE TÊTE. (Curimatus laticeps , nob.) Les collections du Muséum possèdent en- core une très-jolie espèce RAnodus, remar- quable par la largeur de sa tête et de son museau , et par la longueur de l'opercule. Le front est légèrement con- cave au-dessus des yeux. La courbe du dos est sou- tenue et arquée jusqu'à la dorsale. Celle du ventre est régulière depuis la gorge jusqu'à la fin de l'anale. La hauteur est le tiers de la longueur totale. La tête en fait le quart. L'œil est recouvert par d'épaisses paupières adipeuses. Les deux premiers sous-orbitaires forment une grande plaque mince, comme écailleuse, détachée de la tête. Sous cette voûte on voit jouer le maxillaire dans les mouvements de la bouche. Le troisième sous-orbitaire est oblong; les autres sont cachés sous la paupière postérieure. Toute la joue 22 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. est cuirassée. Le limbe se prolonge un peu en ar- rière en un angle arrondi, et au delà l'interopercule s'étend sous un angle assez aigu, mais dont le sommet est tronqué et arrondi en une palette, qui se porte sur la ceinture numérale assez près de l'insertion de la pectorale. L'opercule est triangulaire, rétréci vers le haut, coupé carrément vers le bas. Le sous- opercule a le bord très -arqué. La dorsale est haute et pointue; les ventrales, beaucoup plus longues que les pectorales , sont pointues comme elles ; l'anale est coupée en lame de faux; la caudale est fourchue. D. 11; A. 17, etc. Les écailles sont excessivement petites; il y en a plus de quatre-vingt-dix rangées entre l'ouïe et la caudale. La couleur est un jaune cuivré de laiton très- brillant. Nous possédons deux beaux exemplaires de cette belle espèce, dont le plus grand a onze pouces : ils viennent des eaux douces des environs de la grande lagune de Maracaïbo. Nous les devons aux infatigables recherches de M. Plée. CHAP. X. LÉPORINS. 25 CHAPITRE X. Dit genre Léporin {Leporinus). Ce genre, établi par Spix, a été accepté par M. Agassiz et par M. Muller pour recevoir les espèces que M. Cuvier rangeait dans sa troi- sième subdivision des Curimates. Il peut être caractérisé de la manière suivante : Ce sont des poissons à corps allongé, un peu comprimé, à ventre arrondi, qui ont une bouche petite, entourée de lèvres charnues, recouvrant un très -petit nombre de dents. Elles sont, en effet, implantées sur les inter- maxillaires et sur la mâchoire inférieure, et, comme les deux mitoyennes d'en haut et d'en bas sont plus longues que les autres, comme elles sont projetées en avant et presque hori- zontalement, M. Cuvier, dans la première édi- tion du Règne animal, les avait comparées avec raison aux dents de quelques Balistes. Il ne faut pas toutefois conclure que la res- semblance soit assez grande pour qu'il y ait identité de forme. Les dents pharyngiennes sont disposées par bandes transversales. Leur couronne est com- primée latéralement, assez longue et terminée par deux pointes crochues d'une longueur inégale. Ajoutons à cela que la fente des bran- 24 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. chies est petite, à cause de la réunion de la membrane branchiostège au chevron de la ceinture numérale; que la membrane bran- chiostège est soutenue par quatre rayons. L'intestin , assez large , ne fait qu'une seule circonvolution. Le nombre des ccecums varie dans les différentes espèces de dix à dix-huit. J'ai trouvé l'estomac de ces poissons rempli de débris de végétaux, de fruits, de petits pois- sons et d'insectes. Presque tous sont remar- quables par une assez grande similitude dans leurs couleurs, qui dépend de ce que les flancs sont ordinairement marqués d'une ou plusieurs taches noires allongées. Un seul a des bandes transversales. La monographie de ce genre va présenter dans mon ouvrage un nombre un peu plus considérable d'espèces que celle de mes pré- décesseurs. Des exemplaires de chacune d'elles sont conservés dans les collections du Mu- séum. M.Muller avait pensé qu'il fallait réunir sous Lep. Frederici les Léporins que j'ai in- diqués dans le Voyage de M. d'Orbigny sous les noms de Curimatus acutidens et C. obtu- sidens. Je n'hésite pas à reconnaître le pre- mier de ces deux poissons dans celui de Bloch; mais l'espèce à laquelle j'ai donné le nom de C, obtusidens doit être conservée. CHAP. X. LÉPORINS. 25 Le Léporin de Fréderici. (Leporinus Fréderici, Ag.) Bloch avait reçu de Surinam par les soins du gouverneur de cette province, M. Fréde- rici, l'espèce qu'il a dédiée à cet amateur de l'ichthyologie sous le nom de Salmo Fré- derici. C'est un poisson à corps trapu, dont les flancs sont arrondis , dont la queue est si courte que l'anale touche à la caudale. La courbure du dos est à peu près semblable à celle du centre. La hauteur du tronc mesure le cinquième de la longueur totale, et celle de la têle y est comprise cinq fois. Le dessus du crâne est large, arrondi; le museau est gros et obtus; l'œil est médiocre, sur le milieu de la joue; son diamètre est contenu quatre fois et quelque chose dans la longueur de la tête. Les sous-orbitaires sont minces et à peu près perdus dans la peau épaisse et adipeuse qui recouvre les joues. Le préo- percule est assez large, car son limbe descend jusque sous la gorge, sans cacher toutefois la membrane branchiostège. L'opercule est aussi une assez large plaque triangulaire ; mais le sous-opercule et l'inter- opercule sont très -petits. La bouche est petite et très -peu fendue. Les maxillaires sont rejetés tout à fait sur l'angle de la commissure , et presque entiè- rement cachés à l'état de repos par le premier sous- orbitaire. Les intermaxillaires portent chacun quatre 26 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. dents, el il y en a de même huit à la mâchoire infé- rieure. Les mitoyennes sont les plus longues ; celles d'en bas sont proclives et très-pointues ; elles con- servent leur acuité dans les individus adultes tout aussi bien que dans les plus petits. Xes ouïes sont peu fendues; il n'y a même pas d'ouverture sous l'isthme de la gorge, parce que les deux membranes se rejoignent et sont tellement soudées à la sym- physe de la ceinture numérale qu'elles se continuent avec la peau du corps. Il y a quatre rayons plats à la membrane branchiostège. Les dents pharyngiennes sont petites et coniques. Le dernier rayon de la dorsale répond à la moitié de la longueur totale. La base de la nageoire mesure les deux tiers de sa hauteur. L'adipeuse est petite et répond au milieu de l'anale. La caudale est fourchue; l'anale est assez haute; les pectorales , pointues, sont loin d'atteindre aux ventrales, dont le bord est un peu arrondi. Tout le tronc est couvert de larges écailles; mais il n'y en a point sur la tête ni sur la nageoire; elles sont très-finement granuleuses; leur bord radical a deux dentelures, et toute la surface des stries d'accroissement d'une extrême finesse. On en compte trente- huit le long des flancs. Je ne vois pas d'ailleurs que celles qui existent à la base de l'anale méritent une mention particulière. B. 4; D. 11; A. 11; C. 21 j P. 15; V. 9. Ce poisson est verdâtre, avec des reflets argentés sous le ventre. Trois taches noires, quelquefois oblongues, se voient le long des flancs; la première est sous la dorsale; la seconde répond aux premiers CHAP. X. LÉPORINS. 27 rayons de l'anale; la troisième à l'extrémité de la queue, près de la base des rayons mitoyens de la caudale. L'anale a une tache noire oblongue, et quelquefois le bord est coloré. Cette tache ne dis- parait pas plus que celle des flancs, et est caracté- ristique dans ce poisson. le la retrouve dans les huit exemplaires que j'ai examinés. Elle n'avait pas échappé davantage à M. d'Orbigny, qui l'avait représentée dans les croquis de cette espèce, faits à Monte-Vidéo. On voit aussi qu'il en restait quelques traces sur les individus de Bloch; il a seulement donné à cette tache de l'anale une teinte bleuâtre. Nos exemplaires ont près de huit pouces de long : ils viennent de l'Esséquibo par M. Schomburgk. Un individu , beaucoup plus ancien, est conservé dans la collection du Muséum. Il provient des recherches faites à Surinam par Le vaillant. J'en ai vu un autre, adressé au Musée de Leyde par M. Diepering, qui l'avait trouvé aussi à Surinam. M.Auguste de Saint-Hilaire a rencontré cette espèce dans le Rio San-Francisco du Brésil, et M. d'Or- bigny l'a pëchée dans la Plata. Les nombreux individus que je viens de comparer entre eux ne me laissent aucun doute sur la détermination spécifique de cette espèce. C'est bien le Salmo Frederici 28 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. de Bloch ' ; c'est le poisson que j'ai fait figu- rer dans l'Atlas ichthyologique du voyage de M. d'Qrbigny 2 ; mais je n'admets pas, avec M. Muller , que mon Curimatus acutidens soit de la même espèce que mon Curimatus obtusidens. Bloch dit que cette espèce a la chair d'un très-bon goût. Le Léporin a dents obtuses. (Leporinus obtusidens , Val. ) Une seconde espèce, assez semblable à la précédente par les trois taches oblongues des flancs, se distingue cependant de celle-ci, parce qu'elle a la tête beaucoup plus courte ; le corps moins trapu. L'anale n'atteint pas à la caudale. Les dents sont tronquées et les mitoyennes d'en haut sont proportionnellement plus grosses et plus longues. 13. 4; D. 12; A. 11; C, 23; P. 16; V. 9. Les nombres des rayons ne sont pas tout à fait les mêmes, et je compte quarante-deux écailles le long des flancs. Les pectorales, les ventrales et l'anale sont jaunes, sans aucune tache. 1. Bloch, lab. 378. 2. Val. apud il'Orbignv, Poissons, pi. 8. fig. 1. 3. Val. apud d'Orbigay, pi. 8, fig. 2. CHAP. X. LÉPORINS. 29 L'individu, rapporté de Buénos-Ayres par M. d'Orbigny, est long de dix pouces; mais j'en ai un plus grand , long de quatorze pouces et demi, péché dans le Rio San-Francisco par M. Auguste Saint-Hilaire. Enfin, je crois encore retrouver cette espèce dans un poisson rapporté de l'Amazone par M. de Castelnau. M. d'Orbigny en a vus qui avaient soixante- dix centimètres de longueur. Il croit que les trois taches noires disparaissent dans les indi- vidus très-vieux. Les pêcheurs lui ont donné cette espèce sous le nom de Koga, et ce voyageur l'a observée depuis le 2l\° latitude sud jusqu'au 34°, c'est- à-dire sur le cours du Parana jusqu'à son em- bouchure dans la Plata, près de Buénos-Ayres. On ne l'observe jamais dans les lacs ni dans les marais; elle voyage toujours en troupes nombreuses dans les grandes rivières , et pré- fère les endroits rocailleux où il y a beaucoup de courants et de remous. Ce Léporin est si vorace qu'on le pèche avec des hameçons amorcés avec de la viande : c'est un assez bon poisson. 30 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Le Léporin Leschenault. (Leporinus Leschenaulti , nob.) Une troisième espèce, assez voisine des pré- cédentes, s'en distingue par un corps plus épais et plus raccourci. En effet, l'anale s'étend sur le lobe de la caudale quand les rayons sont plies. La tête est beaucoup plus large que dans les espèces précédentes. Les dents sont plus petites, sans être pointues. La dorsale est un peu plus haute. L'adipeuse est assez large; l'anale est triangulaire et haute; la caudale, profondément fourchue, a ses lobes arrondis. D. 12; A. 11; G. 21; P. 13; V. 9. La pectorale n'est pas moins étroite que celle des autres espèces ; mais ses rayons sont plus gros ; aussi nous lui en trouvons trois de moins. Je ne compte que trente -six rangées d'écaillés le long des flancs. Les écailles sont bordées d'un vert foncé; ce qui dessine un réseau très -marqué sur le corps de ce poisson. Il n'y a point de tache sur l'anale ; mais les flancs en portent deux très -larges, placées comme dans les espèces précédentes. L'exemplaire que je décris a été envoyé de la Mana par MM. Leschenault et Doumerc : il est long de neuf pouces. CHAP. X. LÉPORINS. 51 Le Léporin tacheté. (Leporinus maculatus , Mull.) Nous avons retrouvé parmi les poissons que nous devons à la générosité de M. le cheva- lier Robert Schomburgk, l'espèce qui a été décrite par MM. Muller et Troschel sous le nom que nous lui conservons. Ce petit Léporin a le corps allongé; le museau pointu; la dorsale et l'anale assez hautes; les lobes de la caudale étroits et pointus; les dents aiguës. B. 4; D. 11; A. 11; C. 21; P. 16; V. 9. Je compte quarante rangées d'écaillés le long de la ligne latérale. Elles sont striées et bordées de noirâtre. Outre les trois taches que nous avons in- diquées dans les espèces précédentes, l'une, la plus grande, est entre la dorsale et les ventrales; la seconde répondant aux premiers rayons de l'anale, et la troisième à la base de la caudale; on voit que les flancs sont parsemés au-dessus et au-dessous de la ligne latérale de grosses taches noires. Il n'y en a aucune sur les nageoires. Ce joli petit poisson, long de cinq pouces et demi , a été trouvé par M. Schomburgk dans la rivière Takutu, l'un des affluents du Rio Branca. C'est, comme je l'ai dit plus haut, le pois- son décrit dans les Horœ ichthyologicœ 1 . Je ne 1. Mull. etTrosch., Hor. icht., p. 11, n.° 3. 52 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. puis douter de ma détermination spécifique, malgré les petites différences que les exem- plaires donnés par M. Robert Schomburgk à la collection du Muséum d'histoire natu- relle, offrent dans le nombre des rayons de la dorsale et dans les rangées des écailles. M. Muller indique une variété; je crois en pos- séder une seconde , rapportée de l'Amazone par M. de Castelnau. Je lui trouve les écailles un peu plus striées , l'anale un peu moins haute, et les taches au-dessous de la ligne la- térale sont beaucoup plus rares. Il ne serait pas impossible , qu'en examinant plusieurs in- dividus bien conservés de l'une et de l'autre variété, on ne vînt à les distinguer spécifi- quement. Le Léporin aux bandes noires. (Leporinus nigrotœniatus , Mull.) MM. Muller et Troschel ont rapporté avec raison au genre actuel le Chalceus nigrotœ- niatus de M. Schomburgk. C'est un poisson à corps très - allongé , dont la hauteur est quelquefois contenue plus de six fois dans la longueur totale. La physionomie générale est celle de nos petits barbillons. La tête est longue ; le museau pointu; les dents petites, pointues; les latérales sont peu visibles. La caudale a ses lobes CHAP. X. LÉPORINS. 35 larges et arrondis; elle est cependant profondément fourchue. L'anale est haute, et atteint à la base du lobe de la caudale. La dorsale est presque carrée; les pectorales sont courtes. B. 4 ; D. 12 ; A. 11 ; C. 23 ; P. 17 ; V. 9. Les écailles sont au nombre de quarante-deux le long des flancs ; elles sont assez fortement striées. A partir de la dorsale, on voit sur chaque flanc une raie noire, qui s'étend jusqu'à la caudale. Les trois individus que j'ai sous les yeux n'offrent aucune trace de ce trait sur la région pectorale. Ces restes de coloration se rapportent parfaitement à la cou- leur dont l'enluminure des poissons de la Guyane a été peinte. Tout le dos du poisson est vert, et cette teinte s'affaiblit graduellement pour se fondre dans le jaunâtre du centre. Les nageoires sont vertes et sans tache. Nos individus ont de six à sept pouces de longueur 5 mais M. Schomburgk * dit qu'ils atteignent quatorze à seize pouces. Il les a pris à l'hameçon à Pedrero sur le Rio Negro. Le Léporin a bandelettes. (Leporinus vittatus 3 nob. ) Une espèce de Léporin à corps allongé, comme celui de la précédente, s'en distingue par ses dents tronquées, comprimées. 1. Fish. ofGuyana, part. 1, p. 213, pi. 13, %. 2. 22. 3 54 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Elle a le museau un peu plus obtus ; la caudale plus engagée sous les écailles du corps. B. 4;D. 11; A. 9; C. 23; V. 9; P. 16. Les écailles, plus nombreuses sur les flancs, sont au nombre de quarante- cinq. La tête est couverte de points noirâtres. Des taches plus grosses, disposées par séries longitudinales, marquent cinq à six bandes longitudinales sur le haut du côté. Le ventre n'a que quelques taches effacées. Je vois sur chaque lobe de la caudale trois raies noires obliques. Il y a aussi une raie sur la dorsale. Le fond de la nageoire me paraît avoir été jaunâtre; les autres nageoires sont sans tache. Je possède deux individus de cette espèce, longs de six pouces et demi, et qui ont été rapportés de l'Amazone par M. de Castelnau. Le Léporin fascié. ( Leporinus fasciatus , Agassiz. ) Le poisson décrit et figuré par Bloch sous le nom de Salmo fasciatus , est évidemment de ce genre. Cette affinité a été reconnue par M. Agassiz , lorsqu'il a publié la description des poissons du Brésil de Spix et Martius. Il avait seulement changé l'épi thète de Bloch en celle de novemfasciatus , afin de préciser da- vantage le caractère qu'il donnait à son espèce, changement qui cependant n'a pas été heu- CHAP. X. LÉPORINS. 35 reux , puisque le nombre des bandes varie , ainsi qu'il était facile de le prévoir. Un des caractères remarquables de cette espèce consiste dans la longueur des deux dents mitoyennes de la mâchoire inférieure. Ce caractère n'a échappé ni à Bloch ni à Spix. Le poisson a d'ailleurs le corps allongé ; le museau assez long, arrondi ; la caudale profondément four- chue, mais à larges lobes; la dorsale haute; l'anale atteignant jusqu'aux rayons de la caudale. B. 4; D. 12; A. 10; C. 23; P. 16; V. 10. Il y a quarante- deux écailles le long des flancs. L'individu que j'ai sous les yeux est traversé par dix bandes brunes, qui s'évanouissent au-dessous de la ligne latérale. Ce poisson vient de Surinam, d'où il a été envoyé au musée de Leyde par M. Diepering. L'exemplaire est long de quatre pouces. Nous en avons un autre plus grand et long de six pouces et demi, qui faisait partie des collections du Stathouder. Je ne vois aucune trace de bandes sur la caudale. En cela il ressemblerait plus à la figure» de Spix ' qu'à celle de Bloch; mais il y aurait sur le corps une bandelette de plus. Le nombre de celles 1. Spix. Leporinus novemfasciatus , tab. 37. 56 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. indiquées par Bloch est plus considérable ; car il y en a trois ou quatre qui sont doubles. Il y en a aussi sur la tête. Bloch avait reçu son exemplaire de Surinam par les soins de M. de Fréderici, gouverneur de cette colonie. M. Muller en a reçu d'autres exemplaires venant du Brésil. Le Léporin a queue épaisse. (Leporinus pachyxirus , nob.) Nous avons plusieurs Léporins, voisins de ceux que nous venons de décrire, mais qui ne me paraissent pas avoir des taches noires sur les flancs. L'une de ces espèces, remarquable par la taille de quelques individus, a été rapportée de l'Amazone par M. de Castelnau. Ce sont des poissons à corps trapu, à queue courte, dont la caudale est remarquable par la lar- geur et l'épaisseur de ses rayons. L'anale est basse. B. 4; D. 11; A. 9; C. 23; P. 17; V. 9. Les écailles sont de grandeur moyenne, assez épaisses ; il y en» a quarante entre l'ouïe et la caudale. La tête est courte et grosse. Le front est très-large. Les dents sont fortes; celles de la mâchoire supé- rieure tout à fait tronquées ; les deux mitoyennes d'en bas sont longues, épaisses et proportionnelle- ment beaucoup plus pointues que celles du L oblu- CHAP. X. LÉPORINS. 37 sidens, quoique l'individu que je décris soit beaucoup plus grand ; ce qui prouve que les dents de ces poissons ne deviennent pas émoussées avec lage. La couleur me paraît avoir été un vert assez uni- forme sur le dos et sur les flancs, avec le centre des écailles un peu plus clair. Le dessous du ventre était blanc argenté; les nageoires n'ont con- servé aucune trace particulière de taches. Le plus grand de nos individus a dix-sept pouces; un second, plus petit, n'en a que quatorze. Le Léporin allongé. (Leporinus elongatus , nob.) Une seconde espèce, sans tache sur les flancs, se distingue par son corps allongé; la tête, et surtout le museau, sont proportionnellement plus longs que dans les précédentes. La caudale a aussi les lobes propor- tionnellement plus longs , plus étroits et plus pointus ; toutes circonstances qui tendent à faire paraître le corps plus allongé. La hauteur du tronc est à peu près du cinquième de la longueur totale. La dorsale est assez haute et étroite; l'adipeuse est allongée; l'anale n'atteint pas à beaucoup près au lobe de la caudale. La pectorale est courte et arrondie. B. 4; D. 12,: A. 11; C. 21; P. 16: V. 9. Les écailles sont assez grandes, et cependant, à 58 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. cause de l'allongement du corps, on en compte quarante -deux rangées entre l'ouïe et la caudale. Elles ont toutes un assez large bord membraneux, coloré en vert argenté, plus foncé que l'écaillé elle- même. Je ne vois aucune tache sur les nageoires, mais les pectorales me paraissent un peu plus grises que les ventrales et même que l'anale. La dorsale était verdâtre. Nous avons reçu un individu de cette es- pèce, long de quinze pouces et demi, par les soins de M. Auguste de Saint -Hilaire. Notre confrère a pris ce poisson dans le Rio San-Francisco du Brésil. M. d'Orbigny en a envoyé un second, long d'un pied, pris dans la Plata à Buénos-Ayres. Je ne m'étonnerais pas que l'on rencontrât des variétés de cette espèce qui porteraient quelques taches sur les flancs, car il semble qu'il y en ait eu une sur le côté gauche de l'individu rapporté par M. Auguste de Saint-Hilaire. Le Léporin anostome. (Leporinus anostomus , noh.) En lisant avec attention la description de Gronovius , et en comparant la figure que ce célèbre zoologiste a donnée de son Anostome, il me paraît douteux qu'il faille faire de ce poisson un genre distinct. La saillie de la CHAP. X. LÉPORINS. 39 mâchoire inférieure me paraît être un carac- tère tout à fait spécifique. J'en trouve déjà quel- que trace dans certaines espèces de Leporinus. L'avance de la mâchoire a déterminé la position de la bouche, qui, d'ailleurs, est armée de dents petites, conliguës, brunes, parallèles entre elles et situées sur un seul rang. Le corps est comprimé, oblong et épais. La tète est petite. D. 11; A. 10; G. 25; P. 13; V. 1. La couleur est brune, variée de lignes brunâtres peu marquées le long des flancs. La première description de ce poisson a paru sous le nom d'Anostomus dans le Mu- séum ichthyologicum l de Gronovius. Elle a été reproduite dans le Zoophylacium. Les auteurs de l'Encyclopédie en ont donné une copie. C'est sur ce renseignement que repose le Salmo anostomus du Systema naturœ. Si je ne me trompe pas dans la détermi- nation que j'établis ici, il est certain que le genre Leporinus aurait déjà été établi par Gronovius, et qu'il faudrait par conséquent rapporter à cet auteur la création de cette coupe générique. Mais la dénomination qu'il a employée désigne un caractère trop spéci- fique. C'est sur ce caractère qu'a porté l'at- 1. Mus. ichth., t. II. p. 13, n.° 165, tab. 7, fig. '2. 40 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. tention et de Gronovius et même de M. Cu- vier, qui na pas eu plus que moi l'occasion de voir ce poisson. Je crois donc éviter toute confusion en conservant aux espèces que j'ai vues sur nature le nom qui leur a été donné par Spix, et en plaçant à la suite et sous les réserves que je pose ici, l'Anostome de Gro- novius. Si l'examen de cette espèce nous fait découvrir un jour quelque caractère d'une plus haute valeur que la saillie de sa mâchoire, on sera toujours à même de rétablir ce genre qui doit prendre place à la suite de ce groupe. CHAP. XI. ÈPICYRTES. \\ CHAPITRE XL Du genre Epicyrte (Epicyrtus). On doit l'établissement du genre Épicyrte à M. Muller, qui a précisé dans sa diagnose les caractères d'un poisson déjà connu par Gronovius, et que Linné avait désigné sous le nom de Salmo gibbosus. L'auteur des Horœ ichthjologicœ a même traduit le nom linnéen pour en faire la dénomination nouvelle du genre qu'il composait avec raison. On conçoit que M.Cuvier, qui avait porté son attention sur la longueur de l'anale, afin de réunir les espèces qu'il rapportait à ses Piabuques,y ait associé le Salmo gibbosus. Mais, si nous appuyons nos caractères sur la dentition de nos différents Characins , nous ne tardons pas à reconnaître que les Epicyrtes en ont une assez remarqua- ble : elle se compose de dents coniques sur les maxillaires et les intermaxillaires; quelques- unes sont redressées sur le corps de l'os, de manière à paraître implantées irrégulièrement et à sortir de la bouche, comme les dents de plusieurs Scares, de plusieurs autres Labroïdes qui nous ont fait rappeler, dans la description de ces poissons, une disposition comparable à celle des défenses de nos sangliers. Nous 42 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. possédons un exemplaire du Salmo gibbosus dont les deux mâchoires sont complètement hérissées de ces dents coniques, redressées et dirigées en dehors. C'est là ce qui m'a décidé à réunir aux Épicyrtes de M. Muller le genre Exodon qu'il a établi dans cette même mo- nographie. En faisant cette réunion, nous ver- rons les espèces varier entre elles, à peu près de la même manière que dans nos différents Piabuques. Ainsi, le corps est plus ou moins comprimé, le ventre plus ou moins tranchant, l'anale plus ou moins allongée. Les deux es- pèces ont d'ailleurs les intestins peu allongés, ne faisant qu'une seule circonvolution. Les appendices pyloriques sont au nombre de six ou de sept. J'ai accepté le nom $ Epicyrtus , quoique je regrette que M. Muller n'ait pas conservé celui que Gronovius avait donné à ce genre de poisson dans son Muséum îchthjologi- cum. Il me paraît évident qu'il est la première pensée du genre Charax de cet illustre natu- raliste; je n'aurais pas même hésité à conserver cette dénomination, de préférence à celle de Muller, si Gronovius n'avait lui-même altéré son genre Charax par les espèces qui y sont réunies dans le Zoophylacium. % CHAP. XI. ÉPICYRTES. 43 jL'Épicyrte BOSSU. (Epicyrtus gibbosus , Muller.) Le poisson décrit et figuré par Gronovius, et qui a servi de type au genre Epicyrtus, établi avec raison par M. Muller, est très-re- marquable par la hauteur de son corps au-dessus de la nuque et par sa compression. On voit, en effet, la ligne du profil s'élever rapidement de la nuque jusqu'à la dorsale; puis, au delà de cette nageoire, elle redescend d'abord subitement pour se rendre à la queue, en suivant une courbe un peu concave. La courbure du ventre est régulière depuis la gorge jusqu'à la caudale. La plus grande hauteur du tronc est un peu en avant de la dorsale, et est comprise deux fois et deux tiers dans la longueur totale. L'épaisseur du tronc n'est guère que le quart de cette hauteur. La tête est courte, aussi haute que longue à la nuque, dont le profil est très-concave à cause de l'élévation et de la convexité de la crête interpariétale. La longueur de tette partie du corps, portée sur le tronc entre l'ouïe et la caudale, en fait le tiers. L'œil est grand. Son plus grand diamètre, qui est un peu oblique , surpasse le tiers de la lon- gueur de la tête. On voit au-devant de lui un premier sous-orbitaire très-étroit, couché derrière le maxil- laire, sans le recouvrir. Le second sous-orbitaire couvre toute la joue en touchant au limbe du préo- AA LIVRE XXII. SALMONOÏDES. percule, mais sans le couvrir. Sa surface est rugueuse , son bord festonné , son angle inférieur arrondi. Les trois autres osselets sous-orbitaires sont petits et irré- gulièrement striés. L'opercule est un grand arc, assez étroit, qui ne recouvre pas l'huméral. Le sous- opercule est petit; lin teropercule, mince, est presque entièrement caché. Le limbe du préopercule est ca- verneux, et a deux arêtes très -distinctes, surtout vers le bas. Tous ces os sont plus ou moins rugueux. La mâchoire inférieure dépasse la supérieure , et vient se placer au-devant d'elle quand la bouche est fermée. Comme la symphyse est assez grosse, il en résulte que la fente de la bouche est transversale et étroite ; mais elle devient large quand la mâchoire inférieure est abaissée. Les maxillaires, assez longs, sont couchés de chaque côté de la tête, au-devant de l'œil ; ils sont entièrement nus , et ils n'ont que quelques petites dents auprès de la commissure quand la bouche est fermée. Les trois ou quatre dernières sont plus fortes que celles voisines de l'intermaxillaire , et elles sont mêmes dirigées en dehors et implantés sur la surface externe de l'os. Les intermaxillaires sont petits, courts, hérissés de dents coniques, de, grosseur inégale; les unes sut- le bord de l'os et dirigées comme à l'ordinaire; les autres sur la surface externe, et dirigées dans divers sens. Je vois la même singulière dentition à la mâ- choire inférieure. La ceinture humérale est assez large; le bas de l'humérus a une forte échancrure, qui reçoit la pectorale. L'extrémité inférieure de l'os se prolonge en avant en une petite pointe assez aiguë. CHAP. XI. ÉPICYRTES. 45 qui termine la carène, en bordant les écailles du dessous de la poitrine. La pectorale est longue, étroite et arquée. La pointe atteint presque jusqu'aux extrémités des ventrales, dont l'insertion répond à peu près au milieu de la longueur de la première de ces deux nageoires. Le premier rayon de la dor- sale est sur le milieu de la longueur du tronc. Celle-ci est une fois et demie plus haute que longue ; l'anale est étendue sous toute la queue, et est égale à la moitié de la longueur du corps, la caudale non comprise. Cette nageoire est très-basse, et a son bord arrondi. La caudale est courte, bilobée plutôt que fourchue. Le lobe inférieur est beaucoup plus large que le supérieur. B. 4;D. 11; A. 60; C. 23; P. 16; V. 9. Les écailles sont très-finement striées, très-petites; celles du dos le sont plus que celles du ventre. J'en compte cent dix le long de la ligne latérale. La couleur est un gris verdâtre sur le dos, devenant d'un argenté très - brillant sur les flancs et sur le ventre. Il y a derrière l'épaule et au-dessus de la ligne latérale une tache noire. Une seconde, plus pâle , est à la base de la caudale. Toutes les nageoires sont grises , devenant noirâtres près de l'extrémité des rayons. Un exemplaire desséché, long de huit pou- ces, a été rapporté des eaux douces de l'in- térieur du Brésil par MM. de Castelnau et De ville ; d'autres, beaucoup plus petits, et n'ayant que trois pouces, ont été envoyés à 4G LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Leyde par M. Diepering : ils viennent de Su- rinam. M. Temminck a bien voulu en céder au Muséum d'histoire naturelle. C'est bien là le poisson qui a été décrit et figuré par Gronovius, dans son Muséum ich- thyologicum l 9 et qui était le premier Charax de cet auteur. Linné la introduit, en s'ap- puyant sur ce renseignement dans la dixième édition du Systema naturœ, sous le nom de Salmo gibbosus, qui a été adopté par tous ses successeurs. On ne compte cependant, dans le Systema naturœ, que cinquante rayons à l'anale, lorsque nous en avons trouvé jusqu'à soixante. M. de Lacépède a inscrit cette espèce parmi ses Characins, et elle est enfin devenue X Epicyrtus gibbosus de MM. Muller et Tro- schel. Z/Épicyrte exodonte. {Epicyrtus exodon, nob.) La seconde espèce à'Epicyrtus est à la pré- cédente , ce que notre Piabuca schizodon est au P. argent ea. C'est, en effet, un poisson à anale aussi courte que celle de Y Epicyrtus gibbosus , et allongée. La forme générale du corps est un ovale assez régulier. La cour- 1. Mus. ichth., t. I, p. 19, n.° 53, tab. 1, fig. 4. CI1AP. XI. ÉPICYRTES. 47 bure du ventre est cependant un peu plus forte que celle du dos. La crête interpariétale suit la courbure du front, d'où il résulte que la nuque n'a aucune concavité. L'intervalle qui sépare les deux yeux est à peine plus grand que le diamètre de l'orbite, lequel est du tiers de la longueur de la tête; celle-ci, portée sur la longueur totale, y est comprise quatre fois et un tiers. La hauteur du tronc n'est que le tiers de celle du corps, sans compter la nageoire de la queue. Le premier sous-orbitaire est très -petit et réduit à un petit stylet grêle, couché entre l'œil et le maxillaire. On croirait presque que ce dernier os est en contact avec le cercle de l'œil. Derrière lui est un second sous-orbitaire, aussi très-petit et don- nant , vers le bas, une petite languette, qui ne descend pas sur la joue autant que le troisième sous- orbitaire; celui-ci est le plus grand de tous; il couvre tout le préopercule, dont on n'aperçoit que le limbe caverneux, il est donc assez semblable à celui de l'espèce précédente. Le quatrième sous-orbilaire est très-petit; le cinquième et le sixième remontent sur le haut du cercle de l'orbite et vont chercher le sour- cilier, qui est très -peu mobile. L'opercule a son bord postérieur assez nettement échancré , de sorte qu'il est un peu plus large vers le bas que vers le haut; d'ailleurs, cette pièce est étroite; elle porte le long de son bord inférieur un très-petit arceau, qui est le sous-opercule. On voit très-peu de l'inter- opercule au delà de l'angle du limbe du préopercule. La mâchoire inférieure se relève un peu au-devant de la supérieure, cependant pas, à beaucoup près, 48 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. autant que clans l'espèce précédente ; aussi le museau paraît- il conique quand la bouche est fermée, et dans ce cas, les deux mâchoires paraissent à peu près égales. Le maxillaire est étroit et armé sur toute sa longueur d'assez fortes dents coniques, dirigées en dehors , et près de son articulation supérieure il y en a un second rang. Des dents semblables exis- tent sur l'intermaxillaire ; elles sont placées en di- vergeant, et quelquefois sur trois rangs; les deux dents mitoyennes sont les plus grosses. La mâchoire inférieure a aussi des dents coniques et divergentes près de la symphyse, et d'autres, plus petites et crochues , le long des branches. Les ouïes sont largement fendues. La dorsale est une fois et demie plus haute que longue. L'anale est un peu plus longue que le lobe antérieur n'est élevé, mais les rayons pos- térieurs sont très- courts. La pectorale n'atteint pas à la ventrale; la caudale est peu fourchue. B. 4; D. 10; A. 22; C. 23; P. 16; V. 8. Les écailles sont assez grandes. Nous en avons compté trente-sept le long de la ligne latérale. La couleur est argentée sur tout le corps, avec une ban- delette lalérale très-brillante. Les opercules ont aussi un éclat métallique très -vif. Les côtés du corps sont relevés de deux taches noires; l'une, un peu en avant de la dorsale et au-dessus de la ligne laté- rale; l'autre, sur toute la queue, au-devant de la caudale. Les nageoires me paraissent avoir été jaunes. La longueur de nos individus est de trois pouces. Ils viennent de l'Amazone : ils faisaient CHAP. XI. ÉPICYRTES. 49 partie des collections de MM. de Castelnau et Deville. M. Muller a donné de cette espèce une description et une figure très-exactes dans ses Horœ ichthyologicœ. C'est incontestablement le poisson qu'il a nommé Exodon paradoxus. Ne trouvant rien de plus paradoxal à cet Épi- cyrte qu'aux autres espèces, et ne croyant pas devoir le séparer génériquement (ayant d'ail- leurs employé le mot d'Exodon pour un genre de Siluroïdes, établi depuis plus de quinze ans dans nos collections du Muséum ) , j'ai pensé qu'il était convenable de donner à cette espèce le nom spécifique inscrit en tête de cet arti- cle , afin de conserver , autant qu'il dépen- dait de moi , le travail de mon célèbre ami. M. Muller a décrit ses poissons d'après des exemplaires rapportés de i'Esséquibo et de ses affluents par M. Schomburgk. 11. 50 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. CHAPITRE XII. Du genre Parodonte (Parodon, nob.). Au milieu de toutes ces combinaisons si variées que nous offre la dentition des Cha- racins, j'en trouve une qui ne me parait pas encore avoir été observée : c'est celle du pois- son que je vais décrire dans cet article et qui a des dents implantées dans l'épaisseur de la lèvre à la mâchoire supérieure ; ces dents mo- biles sont un peu courbes ; leur couronne est élargie en une petite palette triangulaire à bords denticulés ou comme frangés ; la mâ- choire inférieure n'a de dents que sur les côtés , de sorte que , quand la bouche est fermée , les dents de la mâchoire inférieure ne ren- contrent pas celles de la supérieure. Les collections nationales ne possèdent en- core qu'une seule espèce imparfaitement con- nue de ce curieux poisson qui vit dans les eaux douces de Maracaïbo. J'ai essayé de signaler la singulière disposi- tion de ses dents, placées latéralement, par la dénomination que j'ai imposée à ce nouveau genre. CHAP. XII. PARODONTES. 51 Le Parodonïe suborbital. (Parodon suborbitale, nob.) Ce poisson a le corps rétréci de l'avant, à cause de la petitesse de la tête. Le profil s'élève presque en ligne droite jus- qu'à la dorsale; la courbure du ventre est beaucoup plus sensible jusqu'aux ventrales , de sorte que la plus grande hauteur du tronc, mesurée au-dessus d'elles , est égale au quart de la longueur totale. La hauteur du tronçon de la queue derrière l'anale fait , à peu de chose près , la moitié de la hauteur du tronc. La tête de ce poisson est petite. Le museau est gros , obtus et tout à fait tronqué. La longueur de la tête est comprise sept fois dans celle du corps entier. L'oeil est petit, percé sur le haut de la joue sans que cependant le cercle de l'orbite entaille la ligne du profil. Il est entouré par une chaîne d'os- selets sous-orbitaires extrêmement remarquable par la manière dont ils cuirassent la joue. Le premier, placé obliquement au-devant de l'oeil, descend en une large palette derrière la mâchoire inférieure; cette palette est élargie par le concours entier du second sous-orbitaire, qui vient s'imbriquer sur le troisième, lequel est un peu caverneux vers le haut, et prend un tel développement qu'il cache le préo- percule tout entier jusqu'à son limbe , et que son bord postérieur touche à l'opercule. Le qua- trième et le cinquième sont placés derrière l'œil : ils 52 LIVRE XXTI. SALMONOÏDES. sont petits j le sixième est tout à fait sur le cercle de l'orbite et contigu au sourcilier. L'opercule est triangulaire, un peu strié. Le sous- opercule est étroit; au-devant d'eux et au-dessous du préopercule il existe l'arc osseux constitué par 1 interopercule , lequel os est plus large et plus facile à voir que le préopercule , qui est intérieurement caché par les osselets sous-orbitaires. Aucun poisson ne m'a mon- tré encore ce singulier agencement des différents os de la joue. J'ai dit que le museau est obtus et forte- ment tronqué. Il n'est pas difficile de s'assurer qu'il est entièrement formé par les intermaxillaires qui recouvrent presque en entier les très -petits maxil- laires. Les dents, sur un seul rang, ne sont pas soudées à l'os : elles sont retenues dans l'épaisseur de la lèvre ; elles sont un peu courbes et leur extré- mité dilatée en une petite palette triangulaire, dont le bord est denticulé et comme finement frangé. La mâchoire inférieure offre une disposition peut-être encore plus curieuse. Sa partie moyenne est droite, extrêmement mince , de sorte que le bord , tout à fait linéaire, vient s'appuyer sur les dents supérieures. La mâchoire ne porte aucune dent mitoyenne, mais les branches latérales se relèvent sur les côtés, et sur le bord de cette espèce d'apophyse coronaire on compte trois dents , semblables par leur forme , à celles de la mâchoire supérieure, mais dont le bord lisse et un peu obtus n'a aucune dentelure. Quand la bouche est fermée, ces dents latérales remontent sur les côtés de la joue sans se rencontrer avec les dents de la mâchoire supérieure. C'est une des plus CHAP. XII. PARODOJNTES. 55 singulières dentitions que j'aie encore observée chez les poissons, et je ne saurais en signaler de compa- rable à celle-ci. Le dessous de la gorge est arrondi à peu près comme le dessus de la nuque. Les ouïes sont assez largement fendues, et la membrane n'ad- hère pas à la ceinture numérale. Celle-ci est élargie et forme en dessous une palette qui rappelle celle des Callionymes, des Gobies et d'un grand nombre d'autres poissons. Il en résulte que la pectorale, en s'écartant du corps , s'étend horizontalement. Elle est petite et arrondie. La ventrale répond à peu près au milieu de la longueur totale et sous la dorsale. Celle-ci est étroite et haute de l'avant. L'anale est courte et proportionnellement beaucoup plus haute que la dorsale. La caudale est fourchue. Il existe certainement une adipeuse au-dessus d'elle; j'insiste sur ce fait, à cause de la petitesse de cette nageoire, que l'on pourrait facilement négliger. B. 4; D. lî; A. 9; C. 23; P. 16; V. 8. Les écailles sont assez grandes, assez fortes, et très-élégamment striées. J'en compte trente-sept entre l'ouïe et la caudale. Les couleurs me paraissent avoir été verdàtres. Je vois quelques parties rem- brunies sur les pectorales et au milieu de la caudale. Ce poisson a évidemment les ovaires d'un Salmo- noide; mais il me semble que sa vessie natatoire est simple et non divisée en deux lobes comme celle des autres Characins. Il est aussi très- remarquable par la grosseur de ses côtes et surtout des pre- mières. Je regrette que les exemplaires du Muséum 54 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. ne soient pas assez bien conserves pour que je puisse en donner une description anato- mique plus complète. J'ai cependant sous les yeux trois individus, longs de cinq pouces, qui ont été rapportés des rivières de Mara- caïbo par M. Plée. C'est bien certainement une des plus curieuses espèces américaines à recommander à l'attention des voyageurs. CHAP. XIII. SALMINS. 55 CHAPITRE XIII. Des Salmins {Salminus, Agassiz). Je crois qu'il faut placer ici les espèces du genre Salminus, qui se distinguent par leurs dents, disposées sur plusieurs rangs aux deux mâchoires. C'est à cause de ce nombre de dents sur la mâchoire supérieure que quelques natu- ralistes avaient pensé devoir les mettre au- près des Chalcées; mais, comme leurs dents sont simples et coniques, il me paraît plus naturel de les rapprocher des genres précé- dents. Les Salminus sont des poissons qui ont le corps allongé, assez semblable à celui de nos Truites. La bouche ressemble aussi beaucoup à celle de ces dernières; mais, comme dans la plupart des Characins , la langue et le pa- lais sont lisses. Nous trouvons aux intermaxil- laires deux rangs de dents coniques; les maxil- laires n'en ont qu'un; il y en a deux rangées à la mâchoire inférieure, et les dents internes sont remarquables par leur petitesse, leur éga- lité et leur insertion inclinée sur les branches de la mâchoire. Ce genre, proposé par M. Agassiz, a été 50 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. accepté par MM. Muller et Troschelj mais ces habiles ichthyologistes paraissent n'en avoir examiné qu'une seule espèce, celle des envi- rons de Rio-Janéiro. Plus heureux que nos prédécesseurs, nous en possédons dans la col- lection du Muséum cinq espèces, qui nous viennent toutes des eaux douces qui se ver- sent dans l'Amazone ou dans la Plata. Je vois , dans une des notes de M. Pent- iand, que les Salminus remontent dans la rivière de Santa-Anna, à vingt lieues au nord- ouest de Cusco. Cette rivière est la conti- nuation de l'Uyucali. La plus grande hau- teur où M. Pentland ait vu ces poissons, est de 4800 pieds anglais, la mission de Santa- Anna étant à peu près à 1 2 4o' sud. Le Salmin de Cuvier. (Salminus Cuvieri , nob.) En adoptant avec M. Muller, le genre pro- posé par M. Agassiz, je vais commencer par dé- crire l'espèce sur laquelle ces naturalistes l'ont établi. Elle ne peut plus conserver lepithète de //. brevidens que M. Cuvier lui avait don- née, en l'opposant aux autres Hydrocyons avec lesquels il les réunissait, parce que le Muséum d'histoire naturelle possède une seconde es- CHAP. XIII. SALMINS. 57 pèce qui a les dents tout aussi courtes, si même elles ne le sont davantage. Je me crois donc autorisé à donner à ce poisson un nom nouveau, et celui que je propose rappellera aux ichthyologistes que la première descrip- tion en a été faite par M. Cuvier. C'est un poisson de forme élégante, qui ressemble à celle de nos Truites. Il a, comme elles, une tête assez forte; une gueule largement fendue; mais il en diffère par de nombreux caractères. La hauteur du tronc fait à peu près le cinquième de la longueur totale. La tête en surpasse le quart. Comme la bouche est fendue un peu obliquement, la mâchoire infé- rieure paraît plus longue que la supérieure quand elle est abaissée; mais, lorsque la gueule est fermée, la supérieure se montre plus longue. L'œil est placé sous le devant et éloigné du bout du museau d'à peu près une fois et deux tiers la longueur de son diamètre, lequel est contenu six fois et demie clans la longueur de la tête. Un premier sous-orbitaire, très-étroit, mais très- haut, reçoit sous lui le maxil- laire, qu'il peut cacher presque entièrement. La portion de cet os qui cerne le devant de l'œil, a le bord antérieur convexe, un peu sinueux, et elle forme une sorte de talon qui est compris une fois et demie dans la longueur de la portion de l'os qui descend jusqu'à l'angle du maxillaire. Dans les jeunes individus, il nous parait que cette queue est un peu plus courte. Le bord postérieur a une forte échan- rrure au-dessous de l'œil. On voit ensuite un second 58 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. sous-orbitaire qui couvre toute la joue en s'étendant jusqu'au limbe du préopercule. Toute la surface est couverte de stries rayonnant de l'angle antérieur vers tout le bord de l'os. Un troisième sous-orbitaire, extrêmement étroit, comme une simple languette osseuse, s'étend horizontalement à la hauteur du dessous de l'œil jusqu'à l'opercule. Au-dessus d'elle existe un quatrième sous-orbiiaire , irrégulièrement triangulaire, dont l'angle va jusqu'à la tempe; puis nous voyons au-dessus un cinquième et un sixième sous-orbitaires à surface striée; le dernier va se réunir au sourcilier; celui-ci est petit et placé presque au-devant de l'œil jusqu'auprès de la narine. Le préopercule ne montre que son limbe, qui est arqué et un peu rugueux. L'opercule, presque trois fois aussi haut que large, descend, en faisant un angle assez aigu, jusqu'auprès du préopercule. Le sous- opercule est encore assez large ; l'interopercule est étroit ; ces deux os sont lisses. Le dessus du crâne est assez profondément ciselé; il est formé, comme à l'ordinaire, par des frontaux principaux, appuyés en avant sur l'ethmoïde; celui-ci donne at- tache de chaque côté aux branches montantes de rintermaxillaire, qui porte à l'extérieur le nasal. Les pariétaux , en arrière des frontaux , sont aussi forte- ment ciselés, très-unis à un interpariélal , dont la crête se prolonge assez loin. Ce crâne, très-osseux, est méplat entre les yeux , et sa largeur égale à peu près deux fois le diamètre de l'œil. Les deux intermaxillaires occupent, comme c'est l'ordinaire dans les Salmo- noïdes, l'extrémité d'un museau arrondi; ils n'altei- CHAP. XIII. SALMINS. 59 gnent pas en arrière l'aplomb de l'ouverture de la narine, car la portion dilatée et antérieure du maxil- laire remonte jusqu'auprès de cet organe. Chaque intermaxillaire porte deux rangs de dents ; l'antérieur est composé de sept fortes dents coniques; ce qui fait donc à l'extrémité du museau et sur le devant de la gueule un premier arc, composé de quatorze dents. Derrière lui existe un second rang de dents coniques, composé de deux dents mitoyennes plus grosses que les six qui suivent , et qui sont laté- rales. Ces dernières sont séparées des antérieures par une cavité conique , destinée à recevoir la grosse canine de la mâchoire inférieure. Il y a donc là un arc intérieur , composé de seize dents. Le maxillaire, qui est assez long, étroit, qui peut se cacher presque entièrement sous le premier sous-orbitaire , ne laisse voir dans cet état de retrait que son bord den- telé; car il n'y a point de lèvres. Les dents sont petites, coniques, vont en diminuant graduellement à mesure qu'elles s'éloignent de l'intermaxillaire. J'en trouve quarante-deux sur la mâchoire. Le vomer et les os palatins sont lisses , recouverts par une membrane palatine très -épaisse; le voile du palais est large et charnu. La mâchoire inférieure a des branches très -hautes, aplaties sur les côtés, sous l'isthme ; les deux plans sont séparés par une carène mousse, mais très -sensible. La mâchoire est armée de deux rangs de dents; l'externe est composée de deux rangs de dents coniques et pointues, moins convexes en dehors qu'en dedans. On en voit deux petites intermédiaires ; puis viennent les deux grosses GO LIVRE XXII. SALMON01DES. qui rentrent dans les fossettes de l'intermaxillaire ; elles sont suivies de trois petites, en arrière des- quelles commence une série de dents coniques, plus grosses, qui vont, en diminuant graduellement, jus- qu'à la commissure. En dedans de la branche, il existe un second rang de très-petites dents coniques et serrées, toutes rapprochées l'une de l'autre, cou- chées vers le fond de la bouche. Enfin, on voit derrière elle le voile inférieur, qui est aussi épais et charnu. La langue est très -grande, très- large; sa pointe antérieure est tout à fait libre. L'os lingual est un triangle étroit, dont la base serait dirigée en avant; il ne porte aucune dent. Les ouïes sont lar- gement fendues ; la membrane branchiostège a quatre rayons larges et forts. La ceinture numérale est tellement avancée que l'insertion de la pectorale a lieu sous le bord antérieur du préopercule, ou du moins très- peu en arrière de cet os. Le premier rayon de la nageoire est très-fort, courbé en arc ; les rayons internes sont, au contraire, assez petits; il en résulte que la nageoire est pointue; elle surpasse au moins d'un tiers la longueur de la ventrale, qui est insérée assez en avant de la dorsale ; celle-ci ré- pond à peu près au milieu de la longueur du tronc, en n'y comprenant pas la caudale; elle est à peu près deux fois aussi haute que longue. L'adipeuse est petite. L'anale est étendue à peu près deux fois autant que son premier rayon est élevé, les derniers n'ont guère que le tiers des antérieurs. La caudale me paraît être trilobée, c'est-à-dire, que les lavons mitoyens sont presque aussi longs que les CHAP. XIII. SALMINS. 61 rayons externes; niais les intermédiaires à chaque lobe sont un peu plus courts. Les rayons, très-di- visés, sont forts et comme osseux. B. 4;D. 11; A. 27 ; C. 25; P. 16; V. 9. Les écailles sont de grandeur médiocre, cepen- dant plutôt petites que grandes. Il y en a quatre-vingts rangées le long des flancs ; elles sont finement striées et très -fortement imbriquées. La ligne latérale des- cend du haut du scapulaire vers le bas du ventre; elle suit donc une courbe concave, tracée par les deux tiers de la hauteur. La couleur du poisson est un vert olivâtre, plus ou moins foncé sur le dos, avec des marbrures jaunes, qui deviennent plus sen- sibles sur les flancs et sur le ventre. Sur chaque écaille se trouve un point noir, formant dans toute la longueur des flancs des rangées longitudinales, parallèles au nombre de dix -huit à vingt. Les na- geoires sont plus ou moins jaunâtres. La dorsale paraît tirer davantage au verdàtre. Une tache noire longitudinale est étendue sur tous les rayons mi- toyens de la caudale. Tel est le poisson qui a été décrit et dessiné par M. Cuvier l dans son Mémoire sur les Hy- drocyns sous le nom de Hydrocjon brevidens, mais qui n'est pas, comme cet illustre natura- liste l'a supposé, le Characinus amazoniens de Spix; ce que M. Muller avait déjà avec 1. Cuvier, Mém. du mus., p. 5, pi. 2T, fig. 1. 02 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. raison établi dans son beau mémoire sur la famille des Characins. Outre l'individu décrit et figuré par M. Cu- vier, et conservé dans le Muséum d'histoire naturelle, la collection nationale en possède un autre exemplaire long de dix-neuf pouces, rapporté du Rio San-Francisco du Brésil par M. Auguste de Saint-Hilaire. M. Cuvier a donné, dans le Règne animal 1 , une répétition de la figure publiée dans son mémoire. M. Ménétrier a aussi observé cette espèce à Rio -Janeiro, dans la province de Minas Géraè's, où elle se nomme Barro de Jiquitiba. Le Salmin aux fortes mâchoires. (Salminus maocillosus , nob.) Je crois devoir distinguer du poisson pré- cédent un autre individu qui a des formes un peu plus trapues , dont la tête est surtout beaucoup plus grosse et beaucoup plus large. Tout le dessus est sensiblement plus convexe. L'intervalle qui sépare les deux yeux contient plus de trois fois le diamètre : il n'est que double dans l'espèce précédente. Les ciselures du crâne sont plus nombreuses et en même temps plus rugueuses. Le museau est plus large. Les dents de l'intermaxillaire 1. PI. 12, fig. 2. CHAP. XIII. SALMINS. G3 sont plus égales entre elles. Les branches de la mâchoire inférieure sont beaucoup plus larges , plus arrondies , leur forme donne une tout autre phy- sionomie à cet individu. Les dents sont toutes égales entre elles. Le maxillaire est proportionnellement plus long et beaucoup plus épais , aussi y a-t-il plus d'un diamètre de l'orbite entre le bord antérieur de l'œil et la pointe des dents. Le premier sous- orbitaire a sa partie supérieure plus large et plus rugueuse; la portion inférieure, proportionnellement plus longue, est bien profondément ciselée. L'échan- crure du bord postérieur offre plus de sinuosités. Le bord postérieur du second sous-orbitaire a en arrière un angle très-marqué. Les stries de la surface sont beaucoup plus profondes, et il en est de même de celles du troisième et du quatrième. Ce troisième sous-orbitaire est plus large; l'opercule est plus étroit ; le sous-opercule est plus large , surtout vers le bas. L'interopercule est profondément ciselé. Je trouve les écailles proportionnellement plus petites, puisque nous en comptons cent cinq entre l'ouïe et la caudale. L'anale me paraît moins haute de l'avant et plus basse de l'arrière. La caudale est trilobée. Quant aux couleurs, elles diffèrent très-peu de celles de l'espèce précédente. Ce sont des rangées de points le long des flancs, au nombre de vingt- deux à vingt-quatre au-dessous de la dorsale. B. 4; D. 11; A. 27; C. 25; P. 16; V. 9. L'individu que je décris est long de deux pieds huit pouces : il a été rapporté de l'Ama- zone par MM. Deville et de Castelnau. J'ai ()4 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. exposé avec détail les différences qui me pa- raissent exister entre le poisson décrit dans cet article et le Sctlminus Cuvieri. Je me suis demandé si elles ne dépendaient pas de l'âge, de la grandeur à laquelle était parvenu notre poisson; je ne le pense pas, parce qu'en ad- mettant que les stries ou les rugosités des différents os fussent en effet augmentées ou plus développées par la croissance de l'indi- vidu, on ne voit pas de raisons pour admettre que les dents ne suivraient pas un développe- ment semblable et que les canines ne seraient pas plus fortes dans l'adulte que dans le jeune âge. Cela n'arrive pas ordinairement; c'est d'ail- leurs un point que les naturalistes, appelés à faire de nouvelles recherches sur les poissons de l'Amazone, décideront, mieux que moi, sur les lieux. Le Salmin de Saint-Hilaire. (Salmiîius Hilarii, nob.) M. Auguste de Saint-Hilaire a rapporté de la même rivière une espèce voisine de la pré- cédente , mais qui s'en distingue par plusieurs traits spécifiques faciles à saisir. Il faut d'abord remarquer que toutes les pièces sous-orbitaires sont plus lisses ; que CHAP. XIII. SALMINS. G5 le premier sous-orbitaire a sa portion descendante beaucoup plus courte que celle de l'espèce précé- dente, car elle n'atteint pas à l'orbite. Son bord est presque droit. Les dents me paraissent plus petites. Les écailles sont plus grandes : je n'en compte que soixante-huit rangées le long des flancs. La caudale est beaucoup plus profondément fourchue. B. 4; D. 10; A. 23; C. 25; P. 15; V. 9. L'anale est plus courte ; elle a quatre rayons de moins. Les couleurs me paraissent très- peu différer de celles de l'espèce précédente. J'y vois la grande tache noire de la caudale. Outre les exemplaires du Rio San -Fran- cisco, le Muséum en a reçu deux autres par les soins de MM. Deville et de Castelnau. Ceux-là viennent des rivières de l'intérieur du Brésil. Le plus grand de nos exemplaires a dix pouces et demi. Le Salmin de d'Orbigny. (Salminus Orbignjanus s nob.) Une troisième espèce est celle que j'ai figu- rée dans l'Atlas ichthyologique de M. d'Orbi- gny, en la confondant dans un premier essai avec XHjdrocjon brevidens de M. Cuvier. Je croyais que les différences étaient indivi- 22. 5 G6 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. duelles et quelles dépendaient de l'âge du poisson ; mais les observations nouvelles que je viens de faire sur ces diverses espèces me les font maintenant mieux distinguer. Celle-ci a les ciselures du sous-orbitaire très- profondes. La portion inférieure est plus que dou- ble de la partie remontant au-devant de l'œil, lequel est beaucoup plus large. Les dents antérieures de la mâchoire inférieure sont toutes égales, et celles de l'angle sont proportionnellement beaucoup plus grosses. On juge aisément de l'égalité des dents inférieures, quand elles sont enlevées, par l'absence de fossette aux intermaxillaires supérieurs, et parla continuité de toutes les dents de l'arc intérieur des intermaxillaires; elles sont au nombre de vingt. Il existe encore d'autres différences appréciables dans les rugosités profondes creusées sur le limbe du préopercule , dans les veinules de l'opercule , du sous-opercule et de l'interopercule. La portion hori- zontale des branches de la mâchoire inférieure est également profondément sillonnée. La caudale est comme trilobée ; l'anale est basse et assez longue. B. 4; D. 11; A. 25; G. 27; P. 16; V. 10. Les écailles sont petites; il y en a cent dix ran- gées le long de chaque flanc. Quant à la couleur, elle est très -brillante. M. d'Orbigny nous l'a fait connaître par un très-beau dessin fait sur le poisson sortant de l'eau. C'est un vert olivâtre sur le dos, passant au jaune sur le flanc et se fondant dans un CHAP. XIII. SALMINS. 67 orangé brillant sur tout le ventre. Quinze ou seize rangées de points noirs occupent tout le dos et les côtés; mais le ventre n'a aucune tache. Le dessus de la tête est olive comme le dos. Les opercules sont orangés comme le ventre. Il en est de même des pectorales et des ventrales. La caudale a ses lobes orangés , avec les pointes jaunes. L'anale est de la même couleur. La grande tache noire de la caudale se fait remarquer à sa place ordinaire. Les deux dorsales sont olive, plus ou moins foncé. M. d'Orbigny a rapporté au Muséum un superbe exemplaire , long de deux pieds et demi ; mais il dit qu'il en a vu de beaucoup plus grands , qui avaient au moins trois pieds. Ce poisson habite , depuis les Missions jus- qu'à Buenos - Ayres , dans tous les affluents du Parana ou de l'Uruguay. Cette espèce est extrêmement répandue, et M. d'Orbigny dit qu'on peut la considérer comme le Brochet des rivières de ce pays; car elle est très-carnas- sière et elle détruit une quantité considérable de poissons. Les Espagnols lui donnent, à cause de sa belle couleur dorée, le nom de Doradoy qui serait la traduction de son nom guarani : on l'appelle , dans ce dialecte , Pira-ju (poisson jaune). M. d'Orbigny ajoute, dans ses notes, que ce Dorado poursuit les poissons qui voyagent en troupes; ce qui le fait entrer dans toutes ()8 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. les rivières, quels que soient leurs fonds ou leur rapidité. Il en a rencontré une fois une troupe si nombreuse dans un rapide, que les individus tellement pressés pouvaient à peine nager et qu'une partie de leur corps était hors de l'eau. Les habitants de la province de Corrientes prétendent le reconnaître par l'odeur, même à une assez grande distance. Les pêcheurs lui disaient souvent : Allons à la pêche; nous sentons qu'il passe des Dorados. Il a même eu soin de rapporter une légende de ce pays, dans laquelle les Indiens Paya- guas racontent que les Espagnols sont sortis des Dorados , parce qu'ils sont plus blancs qu'eux 5 et que les naturels tirent leur origine du Pacu (Prochilodus tceniatus), d'où il suit que les Indiens valent beaucoup mieux que les Espagnols, parce que le Pacu est un bien meilleur poisson que le Dorado. Cependant, M. d'Orbigny ajoute que ce Sahninus est un excellent poisson très-estimé dans le pays. On le prend à l'hameçon, en l'amorçant avec de la viande. Les Guaranis croient qu'on peut se préserver des attaques du Pulex penetrans , en se frottant les jambes avec la graisse de Dorado. CHAP. XIV. PACUS. 00 CHAPITRE XIV. Des Pacus, Citharines, Piabuques et Hémiodontes. Je réunirai dans un même chapitre les Pacus, les Citharines, les Piabuques et les Hémio- dontes, parce qu'ils ont avec leurs dents fes- tonnées un caractère commun, celui de man- quer de carène dentelée sous le ventre. A. Des Pacus de Spix. ( Prochilodus 3 Agassiz. ) Ce genre a été fort imparfaitement connu de M. Cuvier. Spix, en rapportant des fleuves du Brésil deux espèces de ce groupe, recon- nut , avec raison , qu'elles ne pouvaient pas en- trer dans le genre des Curimates de M. Cuvier, et il en fit un genre sous le nom brésilien, que M. Agassiz changea en celui de Prochilodus. Il exprime la très -singulière disposition des dents implantées sur la lèvre. J'avais adopté, dans mon examen des poissons rapportés par M. d'Orbigny , cette séparation générique. M. Muller a présenté une diagnose fort exacte dans son beau travail sur les Characins. Ce genre est caractérisé par une bouche petite , protractile , fendue à l'extrémité du 70 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. museau et entourée de lèvres extrêmement épaisses ; elles portent sous leur bord une rangée de dents excessivement petites, sem- blables à des cils, et qui, vues à un fort gros- sissement , sont courbées et ont la couronne élargie en palette, quelquefois festonnée. En arrière de la série marginale il existe, sur le milieu des lèvres, une seconde série de dents semblables , formant un arc rentrant vers le fond de la bouche. Ce sont d'ailleurs des poissons à corps allongé, mais cependant tra- pu, un peu comprimé, semblable à celui de nos carpes. Ils ont quatre rayons à la mem- brane branchiostège. La branche montante de l'estomac a des parois charnues, mais moins épaisses que celles des Curimates ; aussi cette sorte de gésier est - elle plus allongée. Les intestins font encore d'assez nombreuses cir- convolutions; ils sont cependant moins grêles que ceux des précédents. Le nombre des cce- cums est si considérable, que je n'ai pas même essayé de les compter. M. Muller, qui a fait des observations semblables sur lanatomie de ces poissons, a très-judicieusement reconnu dans la première espèce le Curimata de Marc- grave. La peinture du livre de Mentzel, conservée dans la bibliothèque royale de Berlin , ne CHAP. XIV. PACUS. 71 laisse aucun doute sur la place générique de cette figure, que l'on a associée à tort au Salmo unimaculatus : c'est donc le Salmo curima de la seconde édition de M. Cuvier. J'ai rapporté à ce genre mon Curimatus tœniurus, j'y ai ajouté quelques espèces in- diquées par M. Schomburgk, et dont j'ai pu déterminer le genre avec certitude, parce que plusieurs d'entre elles ont été données au Muséum par cet habile voyageur. On va voir la description de ces différentes espèces dans la monographie suivante. Le Pacu argenté. {Prochilodus argenteus , nob.) Je commence la description des espèces de ce genre par celle dont nous trouvons une figure parfaitement reconnaissable dans le pré- cieux ouvrage de Marcgrave ; toute rude qu'elle paraît , elle est cependant meilleure que celle laissée par Spix, dans son Histoire des poissons du Brésil. On aurait toute incer- titude sur cette synonymie , si M. Agassiz n'était venu nous éclairer par son excellente description. Ce Curimate de Marcgrave a la forme générale du corps assez semblable à celle d'une Carpe. La 72 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. courbure du profil est soutenue depuis le bout du museau jusqu'à la dorsale. Le profil du ventre ap- partient à un arc beaucoup moins convexe. La hau- teur, mesurée sous l'aplomb de la dorsale, est en- viron du quart de la longueur totale. La tête est petite et n'a pas tout à fait le cinquième de cette même longueur. La distance du bout du museau jusqu'à la nuque atteint au bord postérieur du cercle de l'orbite. Le dessus de la tête est large et convexe, et égale trois fois le diamètre de l'œil. Un large sillon longitudinal est creusé sur le milieu de la tête entre les deux pariétaux, et il vient s'effacer sur la réunion des deux frontaux antérieurs; puis on voit de chaque côté des rugosités qui appartiennent au pariétal, et enfin, sur le bord de l'orbite, il en existe d'autres sculptées sur le sourcilier, le sous- orbitaire postérieur, et même sur le surscapulaire. Tout le reste de la tête est recouvert par une peau adipeuse, épaisse, lisse, qui se confond avec les grosses lèvres. L'œil n'a guère que le quart de la longueur de la tête, et cependant il ne paraît pas plus grand que celui du Curimate noirâtre; mais il faut remarquer que la tête de celui-ci est beau- coup plus allongée. Je trouve , pour les osselets sous-orbitaires, une chaîne de sept pièces. Le pre- mier est oblong , avancé au - dessous de la na- rine, de manière à former une large fosse dans laquelle se cache l'angle très -gros et compliqué de la bouche. Nous reviendrons tout à l'heure là-dessus en décrivant les mâchoires. Le second sous-orbitaire est étroit, allongé, et recouvre un peu la branche CHAP. XIV. PACUS. 75 horizontale de la mâchoire inférieure. Vient ensuite le troisième sous-orbitaire, qui constitue une grande plaque osseuse et arquée, couvrant presque toute la joue. Le quatrième, le cinquième et le sixième complètent ce cercle, cuirassant la joue en passant par-dessus l'angle du préopercule et en touchant a l'opercule. Le septième remonte sur les côtés du crâne et cache une grande fosse mastoïdienne. Nous voyons au-dessus de l'œil un sourcilier qui se porte en avant jusqu'auprès de la narine. Il en résulte que presque tout le cercle de l'orbite est entouré par des os rugueux, très -Solides. Il faut excepter le bord antérieur , qui correspond à la cavité de la narine. Celle-ci est couverte par la peau épaisse et muqueuse , étendue sur le dessus de la tête. Les deux ouvertures sont grandes et rapprochées l'une de l'autre • elles ont au-devant d'elles un nasal très -développé, qui se porte en avant sur le fron- tal , en donnant appui au premier sous - orbitaire. C'est par la largeur de ces os et des frontaux anté- rieurs que l'on se rend raison de la grandeur et de la voûte de la cavité, dans laquelle viennent se reti- rer les angles de la mâchoire. C'est à présent le cas de décrire la bouche. La petitesse de son ouverture justifie très-bien le nom deBoca chica (petite bouche) que les Espagnols donnent à ce poisson. L'épais- seur des lèvres peut faire supposer que la bouche agit comme un organe de succion. Les os maxillaires ou intermaxillaires sont à peine visibles dans l'épais- seur de la lèvre- cependant, lorsqu'on cherche avec soin ces pièces osseuses, on ne tarde pas à reconnaître 74 LIVRE XXII. SALMOiNOÏDES. que l'extrémité du museau est en partie formée par la saillie de l'ethmoïde; que, sur les côtés du tu- bercule osseux , se trouve attaché et perdu dans la peau un assez court intermaxillaire , un peu dilaté à son extrémité, et sous lequel existe un maxillaire tout aussi court, entraîné dans les mouvements du précédent, et tous deux servant à soutenir la lèvre charnue. Le maxillaire et l'angle de la bouche se retirent entièrement dans la grande fossette sous- orbitaire , et y ramènent avec eux l'angle de la mâchoire inférieure; celle-ci mérite une attention toute particulière, à cause de la remarquable divi- sion des os qui la composent. En effet, le dentaire qui porte la lèvre est un os plat , élargi vers la portion articulaire et creusé sur le devant jusqu'au- près de la symphyse par une gouttière courbée en arc comme la mâchoire. Cet os s'articule avec un second, assez large, mince, couché le long du sous- orbitaire, et qui se porte en arrière jusqu'au jugal et au préopercule. Il me paraît l'analogue de l'arti- culaire. Enfin, sous lui, existent trois petits osselets linéaires, attachés à la suite l'un de l'autre, dont l'un peut être comparé à l'angulaire, et les deux autres seraient des complémentaires. Dans cette ma- nière de voir, six osselets composeraient la branche de la mâchoire inférieure. Ce n'est pas le premier exemple d'une aussi grande division de cet os dans les poissons : il y en a sept dans les Lépisostées. Il résulte de celte disposition que le mouvement qui relève la mâchoire supérieure et la porte en avant, fait faire un mouvement de bascule au levier coudé CHAP. XIV. PACUS. 75 qui forme la mâchoire inférieure , d'où il suit que 7 quand l'articulaire , couché sous le sous - orbi- taire, vient à s'abaisser, il porte en bas, mais en avant , la mâchoire inférieure ; de sorte que la bouche tend à s'ouvrir comme une sorte de ventouse charnue, dont les bords sont formés par des lèvres très-épaisses. L'ouverture même de la bouche n'est pas ronde; elle est plus haute que large et son pourtour est sinueux. Il n'y a aucune dent sur les os des mâchoires ou de la voûte palatine ; mais les lèvres, charnues, ont sur tout le bord qui marque la séparation de la surface externe de l'interne , une rangée de petites dents, fines comme des cils. Ces dents, serrées et rapprochées, ont une assez longue portion radicale, et leur couronne est aplatie en une palette déviée sur le côté. La transparence de ces dents permet d'en faire l'examen microscopique. On y observe l'émail, creusé de canaux anastomosés, qui m'ont paru renflés , surtout à leur extrémité. Je n'ai pas vu ces canaux se prolonger dans la racine. Au centre de chaque lèvre il y a deux che- vrons qui se regardent par leur pointe quand les. lèvres sont rapprochées et qui sont formés par deux arcs linéaires de dents semblables à celles du bord. La langue est un très-court tubercule, à peine déta- ché du corps de l'hyoïde. Les pharyngiens sont petits , les supérieurs sont hérissés de dents coniques et pointues , mais d'une extrême petitesse ; les pha- ryngiens inférieurs sont recouverts d'une muqueuse plissée, ayant un grand nombre de papilles dispo- sées par bandes transversales. Les ouïes sont médio- 70 LIVRE XXII. SÂÊMONÔÏDES. crement fendues; les quatre rayons de la membrane branchiostège sont tous visibles sous l'isthme assez large du dessous de la gorge. Le bord membraneux de l'opercule est étendu , mais peu épais. Quant à l'os même, il est assez grand ; car il couvre à lui seul plus du tiers postérieur de la joue. La surface est ciselée de stries rayonnantes. Le sous- opercule est extrêmement petit et réduit à un simple petit stylet. Le préopercule a son limbe assez large, un peu caverneux; l'angle est arrondi; au-dessous de l'ouïe et derrière son angle on voit, à l'extérieur, l'interopercule qui remonte assez haut entre les deux précédentes pièces de l'appareil operculaire. La dor- sale s'élève à peu près sur le milieu du dos : elle est au moins deux fois aussi haute que longue, et elle l'est presque autant que le tronc mesuré sous elle. Le premier rayon est très -court; le second, fortement collé au troisième, le suit à peu près dans les deux tiers de sa longueur. Le quatrième, le cin- quième et le sixième s'allongent encore un peu moins, les autres vont en décroissant, de manière que le dernier est un peu plus court que le second. L'adipeuse est extrêmement petite. L'anale a un se- cond rayon gros et arqué, simple, mais très-évidem- ment articulé, les autres rayons forment un large éventail; cette nageoire est d'ailleurs presque aussi haute que longue ; le dernier ne fait guère que les deux cinquièmes du second. La caudale est four- chue, ses lobes sont larges, longs et arrondis; cela dépend surtout de la longueur et de la largeur de l'éventail de chaque rayon. Les pectorales sontétroites CHAP. XIV. PACUS. 77 et pointues ; elles atteignent jusqu'à l'aisselle de la ventrale, dont l'insertion répond au troisième ou au quatrième rayon de la dorsale. Il y a dans l'angle de la nageoire une membrane écailleuse assez longue. Les ventrales sont d'ailleurs plus larges que la pec- torale. B. 4; D. 12 — 0; A. 10; G. 23; P. 16; V. 9. Les écailles sont de grandeur ordinaire : leur sur- face est rugueuse, et quand on les examine au mi- croscope, on voit que la partie centrale offre des veinules anastomosées semblables à celles que nous avons déjà indiquées dans les Ostéoglossum et plu- sieurs autres genres voisins. On en compte quarante- sept rangées le long de la ligne latérale. Celle-ci est droite depuis le scapulaire jusqu'au milieu de la queue : elle est formée d'une série de petites tubu- lures relevées sur chaque écaille. La couleur me pa- raît avoir été argentée avec quelques lignes flexueuses d'un vert rembruni plus marquées vers la queue que sur la région thorachique. Je ne vois point de taches sur la caudale ni sur les autres nageoires. La dorsale seule a quelques traces très-pâles de points grisâtres sur ses derniers rayons. L'estomac de ce poisson m'a paru assez petit. Sa branche montante n'a pas des parois épaissies, quoiqu'elles soient encore évidemment musculaires. L'intestin est très-long et cache, par ses nombreux replis, l'estomac et le foie. La vessie aérienne est double; la seconde est très -grande et terminée en pointe assez aiguë. Nous n'avons trouvé dans l'inté- rieur de l'estomac que du limon. 78 LIVRE XXII. SALMOiNOÏDES. Le poisson que nous avons sous les yeux a été rapporté du Rio San -Francisco du Brésil par notre confrère, M. Auguste de Saint-Hi- laire. Il est long d'environ un pied. C'est, comme je l'ai dit plus haut, sans aucun doute le Curimata de Marcgrave \ J'ai pour garant de cette détermination la comparaison que j'ai pu faire de notre poisson avec la figure originale, qui a été considérablement réduite dans l'Histoire des poissons du Brésil. Celle-ci existe dans le recueil des peintures conser- vées dans la bibliothèque royale de Berlin sous le titre de Liber Mentzelii. A la page 2o5 de ce livre de Mentzel il y a une autre pein- ture, longue de neuf pouces trois quarts, co- lorée en blanc verdâtre, sous le nom de Curi- mata 2 , et dans laquelle on peut reconnaître encore plus facilement notre poisson à cause de la grandeur. Cet auteur dit qu'il est de bon goût, et nous verrons tout à l'heure que M. Spix confirma cette observation sur une autre espèce. 1. Marcgr., Brasll., p. 156. 2. J'ai écrit très-distinctement Curemata, sur la copie cpie j'en ai prise dans la bibliothèque rojale de Berlin, Hb.Mentz., p. 205. CHAP. XIV. PACUS. 7Î) Le Pacu a côtes. (Prochilodus co status 3 nob.) M. Auguste de Saint-Hilaire a rapporté du même fleuve que le précédent un Pacu, qui paraît s'en distinguer par plusieurs caractères essentiels. Il a, en effet, le dos moins arqué ; la tête plus étroite; le sillon médian beaucoup plus large; les rugosités des sous-orbitaires, du sourciller et du surscapulaire beaucoup plus marquées. La courbure de l'opercule est presque^ nulle vers le haut ; ce qui rend cet os plus étroit à la partie supérieure, et plus large à l'inférieure; il offre, d'ailleurs, les mêmes ciselures que le précédent. La dorsale est plus basse; la caudale a les lobes plus allongées; les pectorales n'atteignent pas à l'aisselle des ven- trales; on peut même ajouter que l'anale est un peu plus petite. Nous trouvons un rayon de moins à la dorsale et à l'anale. B. 4; D. 11; A. 11; C. 23; P. 15; V. 9. Mais il faut encore ajouter à ces caractères celui que nous tirons de la présence de cinq carènes longitudinales, mousses, mais très-sensibles au tact, comme à la vue, sur les côtés de la queue. Les su- périeures commencent à se montrer sous la dorsale, mais elles ne deviennent sensibles qu'au delà de cette nageoire. Les écailles sont de même grandeur et tout aussi rugueuses que celles de l'espèce précé- 80 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. dente. Il y en a le même nombre. La coloration du poisson est la même. L'individu desséché, conservé dans la col- lection, est long de quinze pouces. Le Pacu NOIRATRE. (Prochilodus nigricans , Agassiz.) C'est auprès de ces espèces que nous plaçons celle figurée par Spix sous le nom de Pacu nigricans, et décrite par M. Agassiz sous celui de Prochilodus nigricans. Ce poisson a le dessus du crâne tout au moins aussi large que celui de la première espèce. Le sillon ressemble, au contraire, davantage à celui de la seconde • elle a aussi le même opercule; mais le sixième sous-orbitaire est un peu différent; car il est plus trapézoïdal, plus profondément échancré en arrière, et il forme avec le cinquième une crête sourcilière, qui manque à l'espèce précédente. Le dos est assez convexe. La hauteur du tronc mesure le tiers de la longueur du corps en n'y comprenant pas la caudale. La dorsale n'est pas très -haute, et elle est aussi longue que large. L'anale est petite. Les pectorales sont courtes et n'atteignent pas à la ventrale. Les nombres sont : - D. 12; A. 10; C. 23; P. 16; V. 9. Les écailles sont assez semblables, par leur gran- deur, à celles des deux précédents Pacus; mais elles sont plus lisses, et l'on ne voit point ces côtes caracté- CHAP. XIV. PACUS. 81 ristiques de l'espèce précédente. Le poisson a d'ail- leurs des couleurs assez distinctes; car le corps est d'un vert noirâtre assez foncé. La dorsale et la caudale sont couvertes de points noirs, conservés dans les six individus de la collection d'origines diverses, et réunis sous nos yeux. Cette description est faite d'après un indi- vidu long d'un pied, rapporté de l'Amazone par M. de Castelnau ; il en avait, d'ailleurs, rassemblé plusieurs autres pris dans le même fleuve. Outre la figure de Spix, et la description d'Agassiz 1 citées plus haut, nous ne devons pas oublier l'excellente figure que M. Muller 2 a donnée de la dentition de ce poisson dans ses Horœ, ichthyologicœ. Nous en avons encore un autre exemplaire, rapporté de l'Esséquibo par M. Robert Schom- burgk. Le Pacu dobulin. (Prochilodus dobulinus, nob.) Nous décrirons sous ce nom une belle et grande espèce rapportée de l'Amazone par 1. Pisc. brasih, p. 64, t. 39. 2. Mull. et Troschel, Horœ ichthyol. , t. I, fîg. 4 et 4 a. 22. 6 82 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. M. de Castelnau, parce qu'elle ressemble à lun de nos Cyprins ( Cyp. dobula ). La largeur de sa tête est, sans contredit, plus grande que celle d'aucune autre espèce du genre. Le corps est un ovale assez régulier, parce que le dos n'est pas, à beaucoup près , aussi arqué que celui des espèces précédentes; mais, comme le ventre l'est un peu plus, on retrouve la forme générale que j'indique ici. La dorsale ne me paraît pas avoir été très-haute ; ses rayons sont gros; la caudale a les siens très- élargis ; il en est de même de l'anale et de la ventrale. La pectorale est courte et arrondie. B. 4; D. 11; A. 12; C. 23; P. 16; V. 9. Les écailles sont un peu plus petites et plus lisses. Nous en comptons cinquante le long de la ligne latérale. La couleur paraît avoir été un argenté assez uniforme. Il n'y a aucune tache sur les nageoires. L'individu est long de vingt pouces. Le Pacu brème. (Prochilodus brama, nob.) Voici encore une espèce nouvelle, aussi caractérisée par ses formes générales que par les différents détails qu'une étude attentive de ses parties peut y ajouter. Ce poisson a la tête large ; car cette largeur égale à peu près les deux tiers de la longueur. Le dessus CHAP. XIV. PACUS. 83 du crâne est beaucoup plus plat que celui du Pro- chilodus dobula. Le sillon médian est assez marqué. Le front , le devant du museau , les sourciliers , les sous-orbitaires , le limbe du préopercule et l'in- teropercule sont lisses et sans aucune strie ni gra- nulation. Il n'y a que quelques stries très-faibles le long du bord de l'opercule- tout le reste de sa sur- face est aussi uni que luisant. Il en est de même du préopercule , qui est beaucoup plus large que celui des espèces précédentes. L'œil est grand; son dia- mètre est trois fois et deux tiers dans la longueur de la tête, et deux fois et trois quarts seulement dans la largeur du crâne, Le tronc de ce poisson est haut et le dos est élevé, surtout au commence- ment de la dorsale. Sous l'aplomb de cette nageoire, la hauteur n'est que deux fois et deux tiers dans la longueur totale. La courbure du ventre est soutenue. La dorsale est haute et pointue; l'anale est courte et haute de l'avant. Sous ce rapport, ce poisson ne ressemble pas autant à une Brème que son nom pourrait l'indiquer; mais c'est par la forme générale que j'ai saisi cette ressemblance. L'adipeuse, quoique petite, est un peu plus développée que celle des espèces précédentes. La pectorale est étroite et poin- tue; elle n'atteint pas à la ventrale; mais sa pointe en approche plus que celle du Prochilodus costatus. D. 11; A. 12; C. 23; P. 16; V. 9. Les écailles sont sensiblement plus petites que celles de toutes les autres espèces. Nous en comp- tons soixante rangées le long de la ligne latérale. La couleur, verdâtre sur le dos, me paraît argentée 84 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. sur tout le reste du corps, et je ne vois aucune tache sur les nageoires. Cette belle espèce, très -nettement carac- térisée, a été rapportée de l'Amazone par MM. Deville et de Castelnau. L'individu est long d'un pied. Le Pacu rayé. (Prochilodus lineatus , Val.) C'est auprès de ces espèces qu'il faut en- core placer celle que M. d'Orbigny a trouvée dans la rivière de la Plata à Buénos-Ayres. Le poisson a la tête courte et petite. La courbure du dos est à peu près semblable à celle du ventre, et la hauteur du tronc est comprise à peu près quatre fois dans la longueur totale. La dorsale est pointue de l'avant. L'anale est courte ; la caudale n'est pas très -profondément fourchue; la pectorale est étroite, pointue, et n'atteint pas, à beaucoup près, la ventrale. D. 12; A. 11, etc. Les écailles' sont de grandeur moyenne. J'en compte à peu près cinquante entre l'ouïe et la cau- dale. La couleur est verte, à reflets argentés sur les flancs et un peu rembrunie sur le dos. On voit de chaque côté dix à douze lignes vertes longitudinales. Les nageoires impaires sont un peu plus claires que le dos et sans aucune tache. Les nageoires paires sont grises. CHAP. XIV. PACUS. 85 Les individus, rapportes par M. d'Orbigny, sont longs de vingt -trois pouces. J'ai donne une figure de cette espèce dans l'Atlas ich- thyologique de ce Voyage, pi. VIII, fig. 3, et je l'ai alors nommé Pacu lineatus, parce qu'au moment de cette publication je me faisais des Curimates de M. Cuvier une tout autre idée que celle que l'étude de ce genre m'a donnée aujourd'hui; je croyais alors qu'il fal- lait conserver le genre de Spix et réserver aux heporinus le nom de Curimate. Les Guaranis ont donné ce poisson à M. d'Or- bigny sous le nom dePacu.Ce voyageur l'a trouvé dans le Rio Parana et dans l'Uruguay; mais le Pacu est plus rare dans la Plata, où il ne s'en- gage que dans les plus fortes chaleurs de l'été. Il n'entre jamais dans les lagunes; il préfère les endroits où il y a le plus de courants; il reste ordinairement au fond de l'eau; on le voit rarement paraître à la surface; les individus vivent isolés ; on le pêche à la ligne. M. d'Or- bigny dit que c'est un manger délicieux. Les pécheurs prétendent l'attirer en jetant des ci- trons dans l'eau. Telles sont les notes que M. d'Orbigny a bien voulu nous communi- quer sur une espèce qui devient assez grande, puisqu'on en voit des individus d'un mètre de long; ceux de quatre-vingts centimètres ne sont pas rares. 86 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Le Pacu a queue rayée. (Prochilodus tœniurus , Val.) J'ai décrit, dès l'année 1817, dans mon premier travail sur les poissons fluviatiles de l'Amérique équinoxiale , une espèce que j'ai appelée Curimatus tœniurus \ C'est un pois- son du genre dont je traite, et qui a le corps allongé; la dorsale assez avancée; la pectorale petite, pointue; la caudale à lobes assez profondément fourchues. Les premiers rayons de la dorsale ont leur filet externe prolongé en une petite soie. Je retrouve ce même prolongement aussi aux rayons de la ventrale. L'anale est basse. Les nombres sont semblables; mais les écailles sont plus petites que dans aucune autre espèce; elles portent toutes une petite carène verticale. Il y en a soixante - seize rangées le long de la ligne latérale. Ce poisson, desséché, est entièrement décoloré, et cependant on voit encore très-distinctement sept bandelettes noires longitudinales sur la caudale. Il y en a trois sur chaque lobe, et une médiane dans la direction de la ligne latérale. Il est probable que le dos avait quelques rayures longitudinales vertes ou grises ; car on en voit encore des traces. L'individu que j'ai décrit n'a guère que sept pouces de longueur. C'est à la générosité de 1. Recueil d'obsav. zool. et d'anat. comp.,. t. II, p. 166. CHAP. XIV. PACUS. 87 M. de Humboldt que j'ai dû la permission de faire connaître cette espèce, lorsqu'il avait la bonté d'encourager les premiers essais de ma carrière scientifique, en m'accordant l'honneur de mettre mon nom à côté du sien dans notre Mémoire sur les poissons fluviatiles de l'Amé- rique équinoxiale. Qu'il veuille bien accepter encore, après un si long espace de trente an- nées , l'expression de ma vive et pieuse recon- naissance ï Le Pacu a deux taches. {Prochilodus binotatus, nob.) Le poisson figuré par M. Schomburgk 1 , est une espèce très-voisine de la précédente; car elle lui ressemble par les rayures de la cau- dale, qui sont au nombre de trois sur le lobe supérieur et de quatre sur l'inférieur ; mais il en diffère par une tache noire sur le haut de l'épaule; par une autre tache à l'extrémité de la queue, tout près de l'insertion des rayons de la nageoire. Il n'y a sur le dos aucune trace de lignes longitudinales noirâ- tres. C'est, d'ailleurs, un poisson dont le dessus de la tête est coloré en olive foncé, passant sur le dos 1. Prochilodus binotatus. Schomb. , Fish. of Guy and', t. \, p. 260, pi. 29. 88 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. à un gris bleuâtre jusqu'à la ligne latérale, au-dessous le corps est à couleur verdâtre et à reflets argentés. La dorsale est vert bleuâtre ; l'adipeuse olive; la pec- torale et la ventrale, verdâtres, ont dans leur aisselle une légère teinte carminée. Le bord de la seconde des nageoires paires est rouge de vermillon, et il y a deux traits de cette couleur sur la pointe de l'anale. La caudale est jaune, et ses raies sont bleues. L'œil est grand , et son iris est jaune. D. il; A. 10; P. 13; V. 9. Ce poisson a été pris dans le Rio Branco. Le Pacu brillant. {Prochilodus insignis , nob.) Nous trouvons dans le même ouvrage ' une seconde espèce un peu plus différente de celles que nous avons examinées sur la nature, mais qui se rapproche cependant de notre Prochi- lodus tœniurus par les rayures de sa caudale. Voici ce que nous apprend M. Schomburgk sur cette espèce : C'est un poisson à corps assez haut, dont le dos et le ventre sont fortement arqués. Sa cou- leur est un bleu argenté passant au rose sous le ventre. La tête est verdâtre. L'anale, d'un carmin foncé, porte trois bandes noires, dont les deux 1. Prochilodus insignis. Schomburgk, Fish. nf Guyana , t. I, P . 261.. pi. 30. CHAP. XIV. PACUS. 89 premières sont courtes et sur la pointe antérieure; la troisième se rend du milieu de la base à l'angle postérieur. La caudale, d'un rouge orangé, porte onze raies longitudinales et un peu obliques. Les deux dorsales sont vertes, les pectorales et les ven- trales ont les premiers rayons roses ou couleur de carmin pâle; le reste delà nageoire est jaune-verdâ- tre. Voici les nombres comptés par M. Schomburgk : D. 9; A. 9; C. 22; P. 14; V. 8. Ce Pacu habite le Rio Branco ; il y est très -abondant et fort estimé comme nourri- ture. On le prend au filet et point à l'hameçon. Cette espèce, ainsi que la précédente, ne pa- raissent pas se trouver dans le Démérara ni dans l'Esséquibo. Le Pactj a bandes roses. (Prochilodus rubrotœniatus , nob.) Une troisième espèce, mentionnée et figurée dans le même ouvrage, est celle qui paraîtrait porter plus spécialement, dans les dialectes des peuplades visitées par M. Schomburgk, le nom de Curimate. Le dos est rembruni, à reflets verdâtres et les côtés élégamment rayés de bandes purpurines. La tête est verdâtre, la dorsale, la pectorale, la ventrale et l'anale ont une partie de leur membrane colorée en vert, et Faune en carmin. La caudale est tout entière de celle dernière couleur, parsemée de points noirs. 90 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. D. 11; A. 10; C. 22; P. 15; V. 9. Ce poisson existe dans les Rios Branco, Né- gro et Esséquibo et dans leurs tributaires. Il atteint huit pouces. On le prend dans des filets ; il ne mord point à l'hameçon. Sa chair est blanche, très -savoureuse et fort estimée pour la table ; mais on ne peut le conserver longtemps après sa mort, et il périt presque aussitôt qu'on le sort de l'eau. C'est une es- pèce qui a, comme l'observe l'auteur de l'Ich- thyologie de la Guyane, quelque affinité avec le Curimatus lineatus de la Plata; mais je lui en trouve encore de plus grandes avec le Curi- matus nigricans, dont la caudale est couverte de points. Je le crois cependant d'une espèce particulière. Le Pacu de Humboldt. {Prochilodus Humboldti s C. Amazonwn , Humb.) C'est pour déterminer les affiuités de l'espèce qui va (aire le sujet de cet article, que j'ai pu- blié la description du Prochilodus tœniurus. J'ai vu le dessin fait sur les lieux par mon illustre ami, et l'exactitude qu'il mettait à faire toutes ses observations ayant toujours été con- firmée par nous-méme chaque fois que nous avons été assez heureux pour obtenir les mêmes CHAP. XIV. PACUS. 94 poissons que lui, me fait croire que son Cu- rimatus Amazonum est une espèce particu- lière que nous n'avons pas encore retrouvée. Voici ce que dit M. de Humboldt de son Boquichico : C'est un beau poisson à grandes écailles , qui a la première dorsale placée au-dessus des ventrales , qui est d'un blanc verdâtre , à reflets argentés , et dont la caudale , fourchue , est de la couleur du corps et sans aucune tache, dont les écailles sont rondes, grandes et assez lâchement imbriquées. La tête n'a guère que le cinquième de la longueur totale. La bouche est petite, munie de lèvres pro- tractiles, sans dents; les yeux grands, jaunes et laté- raux. Voici les nombres tels qu'il les a comptés : B. 4; D. 8 à 10; A. 9; C. 20; P. 14; V. 9. Il faut ajouter à ces caractères celui que l'on doit tirer du dessin, c'est que les écailles au- dessous de la ligne latérale sont plus grandes que celles du dos. Je ne ferais pas attention à ce caractère , si nous ne l'avions observé constamment dans toutes les espèces de Cu- rimates. Je suis porté à croire que les voya- geurs retrouveront dans le haut Amazone le Pacu décrit par M. de Humboldt , et qui offre la réunion de caractères communs aux Prochilodus et aux Curimates. On ne peut en effet supposer, que le poisson qui nous occupe, puisse appartenir au genre Curimate; 92 LIVRE XXII. SÀLMONOÏDRS. car M. de Humboldt n'aurait pas manqué de dire làbiis nullis. Cette nouvelle espèce devient assez grande, puisque l'individu dessiné avait dix-sept pou- ces de longueur. M. de Humboldt l'a vu pê- cher dans le haut Maragnon, vis-à-vis de la cataracte de Rentema, dans la province de Saint-Jean de Bracamoros, dans un endroit où la surface du fleuve est élevée de quatre cents mètres au-dessus du niveau de l'Océan. Puisque nous connaissons maintenant plu- sieurs autres espèces de Pacus dans l'Ama- zone, j'ai pensé qu'on ne pouvait plus laisser à celui-ci le nom de C. Amazonum l , et je n'ai pas hésité à dédier à l'illustre voyageur le pois- son qu'il nous a fait connaître. Le Pacu réticulé. (Prochilodus reticulatus , nob.) M. Plée nous a apporté de la lagune de Maracaïbo un Prochilodus, que les Espagnols appellent, comme sur l'Amazone, Boca chica. Il n'est pas sans avoir quelque ressemblance avec le poisson du même nom décrit dans le Recueil des observations zoologiques. 1. Recueil d'observ. de zool. et d'anal, comp., l. II. p. 165. pi. 45. %. '2. CHAP. XIV. PACUS. 95 Cependant toutes les écailles sont égales entre elles, et elles sont toutes bordées d'un trait verdâtre et comme enfoncé, ce qui couvre le corps du pois- son d'une réticulation remarquable et dont on ne voit aucune trace dans les espèces précédentes. Toutes ces écailles sont d'ailleurs recouvertes d'aspérités cou- chées sur la surface suivant la longueur du poisson et qui ont l'air d'être elles-mêmes imbriquées. Les bords sont légèrement frangés. Ce poisson, d'ailleurs, a la forme allongée de nos Gardons. La hauteur est comprise quatre fois et un quart dans la longueur totale. La tête, courte, y est comprise cinq fois et un tiers. Le sillon du dessus du crâne est large et enfoncé. Il n'y a que très-peu de scabrosités sur les pariétaux, et les sous-orbitaires ont une simple carène dans le milieu. Les pectorales sont loin d'atteindre aux ventrales; la dorsale est médiocre et insérée en avant. L'anale est petite 5 la caudale est fourchue. Le premier interépineux de la dorsale est bifide. D. 11 — 0; A. 11 ; C. 23; P. 16; V. 9. Nous comptons quarante - quatre écailles le long de la ligne latérale. La couleur paraît avoir été ver- dâtre plus ou moins argenté vers le bas; la dorsale est ponctuée. Je ne vois aucune tache sur les autres nageoires. Nous possédons six exemplaires de ce pois- son, longs de dix à treize pouces, et sur les- quels M. Plée a eu soin d'indiquer les sexes. Il n'y a pas de différence extérieure entre les mâles et les femelles. !M LIVRE XXII. SALMONOÏDES. B. Des ClTHARINES. (Citharinus, Cuv.) M. Cuvier a suivi, pour la constitution du genre Citharine , la même marche que pour ses Curimates. Il a réuni, dans des sections qu'il caractérisait incomplètement, des espèces constituant des genres évidemment différents. M. Muller n'a pas manqué de saisir ce qui de- vait compléter son travail, en établissant un genre Disticliodus , dont nous parlerons plus loin, et en réservant le nom de Citharine aux poissons qui ont le corps élevé, comprimé, rhomboïdal. La bouche, fendue horizontale- ment à l'extrémité du museau, a l'arcade su- périeure presque entièrement formée par des intermaxillaires, les maxillaires étant re jetés sur les côtés et couvrant l'angle de la bouche. Les dents sont extrêmement petites, implantées sur les lèvres, elles paraissent comme de simples cils; vues à un fort grossissement, on reconnaît qu'elles sont coniques et un peu recourbées; elles sont sur un seul rang ; il n'y a pas de rangée interne comme dans les Pacus. En caractérisant ainsi les Citharines on re- connaît leur affinité avec le genre précédent, et, cependant on arrive facilement à les en dis- CHAP. XIV. CITHARINES. 95 tinguer. Mais cela nous conduit à réunir dans ce genre l'espèce américaine dont M. Muller a fait le genre Chilodus. En lisant la descrip- tion détaillée que nous en donnons, on re- connaît , comme l'a bien établi M. Muller , que c'est un petit Salmonoïde à dents pe- tites, cylindriques, disposées sur un seul rang sur les lèvres devant l'intermaxillaire et sur la mâchoire inférieure. Ces deux espèces ont une anatomie peu différente : elles se nour- rissent toutes deux du limon des fleuves ; elles ont plusieurs appendices pyloriques; leurs in- testins font de nombreuses circonvolutions. Les différences dans les nombres ne me pa- raissent être que simplement spécifiques. La ClTHARINE DE GEOFFROY. (Citharinus Geoffrœi, Cuv.) Le Nil nourrit en très-grande abondance un poisson à corps comprimé, à peu près elliptique, que les Arabes nomment Gamor el leileh ou Astre de la nuit, à cause de ses teintes blanches et brillantes, à reflets argentés. Le museau est déprimé; la nuque un peu concave ; puis la circonscription du profil monte par une courbe régulière jusqu'à la dorsale, et se continue au delà de cette nageoire en faisant % LIVRE XXII. SALMONOÏDES. une petite saillie à l'adipeuse. La courbure du ventre est peu sensible jusqu'à l'anale; de là le corps re- monte assez obliquement jusqu'à la queue. La hau- teur de ce tronçon est quatre fois et demie à cinq fois dans celle du tronc, mesurée sous la dorsale. Celte hauteur est deux fois et demie dans la longueur totale. J'ai cependant un individu qui paraît légère- ment plus haut. La hauteur de la tête, mesurée à l'aplomb de la nuque, et portée sur la joue, n'at- teint qu'au bord du préopercule. L'œil, dont le diamètre n'est guère que du cinquième de la lon- gueur de la tête, est rapproché du bout du mu- seau et à peu près au milieu de la hauteur de la joue. La longueur entière de la tête est quatre fois et un tiers dans la longueur totale. Les sous-orbi- taires sont étroits; le premier ne recouvre pas le maxillaire; le troisième est le plus large de tous, mais il n'atteint pas au bord du limbe. Le préoper- cule a son angle tout à fait arrondi ; son bord mon- tant dirigé un peu obliquement; l'inférieur descend aussi un peu vers l'articulation de la mâchoire. Il faut remarquer que le cercle de l'orbite est large, comparativement à la grandeur de l'œil, et que son diamètre est à peu près le quart de la longueur de la tête. Le sourcilier est peu mobile, assez large; il contribue à l'écartement du dessus du crâne, qui est assez convexe; l'intervalle qui sépare les deux yeux est plus que double du diamètre de l'orbite. Bien que l'extrémité du museau fasse une petite saillie, on doit dire, cependant, que la bouche est fendue horizontalement à l'extrémité. Toute l'arcade CHAP. XIV. CITHARINES. 1)7 supérieure est formée par l'intermaxillaire; le maxil- laire n'étant qu'un très - petit osselet articulé à l'ex- trémité de l'os précédent, est placé de chaque côté de l'angle de la bouche. La mâchoire inférieure a ses branches déprimées et élargies horizontalement; elles forment , en dessous , deux palettes écartées , mobiles à la symphyse, laquelle est relevée en un petit tubercule. Les lèvres sont tellement minces, qu'on peut à peine donner ce nom au bourrelet de la peau qui recouvre les os des mâchoires, et c'est cependant sur elles que sont implantées les dents fines, comme les cils d'une veloutée; elles sont, par conséquent, beaucoup plus petites que celles des Pacus; elles ne forment pas, comme les dents de ces poissons., ces lignes recourbées en chevron sur elles - mêmes , qui en simulent deux rangées. La forme de la bouche, la petite saillie du museau sont plus semblables à ce que nous voyons dans les Curimates. L'opercule est grand, à bord convexe et porté en arrière; sa surface est tout à fait lisse et brillante. Un sous -opercule, étroit et mince, et qui remonte jusqu'à l'angle, élargit encore toute cette partie vers le bas. Enfin, l'interopercule se montre derrière l'angle arrondi du préopercule en une assez grande plaque triangulaire, prolongée en avant en une palette mince et étroite. Les ouïes sont très-largement fendues, et cependant la membrane branchiostège est attachée sous l'isthme jusqu'à la ceinture humérale : elle s'étend ensuite en un larce bord membraneux au delà de l'opercule; elle est soutenue par quatre rayons. La pectorale, qui est 22. n 98 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. courte et ovale, atteint à peine à l'aisselle de la ventrale; la dorsale est haute et pointue de l'avant. L'adipeuse est généralement assez longue et assez large; mais je la vois varier d'étendue sur les nom- breux individus que j'ai sous les yeux. La caudale est fourchue; l'anale est longue, basse; ses premiers rayons dépassent un peu les suivants, et je vois le nombre des rayons varier de vingt-sept à trente. B. 4; D. 19; A. 27—30; C. 27; P. 16; V. 10. La couleur des individus conservés dans l'esprit de vin est un gris violacé, plombé, devenant ar- genté sur toutes les parties inférieures. Les nageoires paraissent jaunes. Nous pouvons juger du poisson par un très-beau dessin que M. Geoffroy a fait faire en Egypte, sur le frais, par M. Redouté. Il lui donne des teintes qui ressemblent assez à celles de notre Brème, c'est-à-dire, que le dessus du corps est vert -foncé; que cette teinte s'efface, en ne devenant plus que des points sur la base des écailles des flancs. Tout le corps est glacé d'argent. La dorsale est verdâtre, avec les premiers rayons rougeâtres. Le lobe supérieur de la caudale est aussi de la couleur du dos; le lobe inférieur, ainsi que l'anale et les ventrales, sont rou- geâtres. La pectorale n'a de rouge que dans l'aisselle ; le reste est verdâtre. L'adipeuse a une large bor- dure rougeâtre. Les écailles sont petites; il y en a de quatre-vingt-cinq à quatre-vingt-dix rangées de chaque côté, et dans la hauteur nous en avons trouvé constamment quarante, quoique nous les ayons comptées sur des exemplaires de largeur en apparence assez différente. Examinées au microscope , CHAP. XIV. CITHARINES. 99 elles montrent une structure curieuse à cause du grand nombre de stries concentriques et des petites ciselures entrecoupées, dont la partie radicale seule est marquée. Il y a dans les collections du Muséum plus de vingt exemplaires de cette espèce, depuis cinq pouces de longueur jusqu'à dix -neuf. C'est d'après l'examen de ces individus que je me suis décidé à ne reconnaître qu'une seule espèce de ce genre dans les grands fleuves de l'Afrique. M. Geoffroy en a rap- porté du Nil un assez grand nombre. M. Dar- naud en a pris dans le haut Nil et jusque dans le Nil blanc. MM. Jubelin et Leprieur en ont envoyé du Sénégal. La comparaison minutieuse que j'ai faite des Citharines de ces différents fleuves , a été jusqu'à l'exa- men microscopique des écailles, et il y a sous ce rapport la ressemblance la plus com- plète entre les poissons du Nil et ceux du Sénégal. M. Geoffroy a décrit et figuré la Citharine dans le grand ouvrage sur l'Egypte ', sous le nom de Serrasalme citharine ( Serrasalmus citharinus). Il faut avouer qu'à cette époque ce zoologiste élargissait beaucoup le cadre du t. Geoff. , Egypte, in-fol., 1809, p. 40, poiss., pi. 5. I 00 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. genre Serrasalme de Lacépède, pour reunir un poisson qui a la gueule aussi fortement armée que l'espèce américaine, à celui qu'il observait dans le Nil. M. Geoffroy reconnaît que la caréné du ventre n'est pas dentelée , et il fonde la ressemblance principale sur l'aplatissement des flancs , et la grande di- mension en hauteur du corps de son pois- son. Il a imaginé le nom de Citharine, parce qu'il a cru reconnaître en lui le poisson dont Aristote, Athénée, Strabon ont fait mention sous le nom de KiOaçoç. J'avoue que rien ne me paraît plus incertain que cette détermi- nation. Tous les auteurs cités par Athénée, Phérécrates, Épicharme, Apollodore et Ar- chestrate parlent du Citharus comme d'un poisson agréable au goût, et M. Geoffroy dit précisément que la chair de son Serrasalme est fade. Cette observation n'avait point échappé à la sagacité de l'auteur qui faisait ce rapprochement ; il n'aurait dû d'ailleurs conserver aucun doute sur la différence du YLtOccçoç des anciens et de son poisson , s'il eût tenu plus compte de l'épithète remarquable de XaçxccçoSoç, donné par Aristote au Kiûctçoç. Il est impossible d'appliquer un semblable trait à la Citharine. Si l'on veut chercher lequel des poissons du Nil peut mériter cette épithète, CHAP. XIV- CITHARINES. 101 il me semble qu'on se tromperait moins en la donnant à notre Hydrocyon. Nous aurons d'ailleurs occasion de revenir sur l'application du nom de Ktôaçoç des Grecs, car les ichthyologistes du i6. e siècle ont ap- pliqué ce nom à certaines espèces de Pleu- ronectes ; et il est en effet probable qu'Elien a donné ce nom à un poisson de cette famille. Après m'être expliqué sur cette synonymie ancienne de ce poisson du Nil, il n'en est pas moins établi aujourd'hui en ichthyologie que la Citharine de Geoffroy ne soit une es- pèce parfaitement caractérisée. Il est assez curieux de voir qu'un poisson dont nous avons autant d'individus , ait échappé aux recherches d'Hasselquist et de Forskal. Ces auteurs et Linné, qui a contribué à faire connaître les espèces déposées dans le Musée d'Upsal par son élève Hasselquist, n'en font aucune mention. M. Muller, qui a mieux circonscrit le genre Citharine que ne l'avait fait M. Cuvier, et qui se lest en quelque sorte approprié par la pré- cision qu'il a su donner à sa diagnose, a cru devoir distinguer une seconde espèce de Ci- tharine sous le nom de Citharinus latus d'Eh- renberg. Il lui donne pour caractère d'avoir soixante-huit rangées d'écaillés entre l'ouïe et \ 02 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. la caudale, tandis que la Citharine de Geoffroy en aurait quatre-vingt-six. Il indique aussi vingt-deux rayons à la dorsale et vingt-six à l'anale. Je trouve dans mes notes un dessin fait à Berlin d'un Citharinus latus d'Ehren- berg, où j'ai compté vingt-neuf rayons à l'anale. Je me crois cependant très- sûr de la déter- mination spécifique que je prenais à Berlin, parce que c'est avec M. Ehrenberg que j'ai complété tout le travail de la détermination des poissons rapportés par ce célèbre voyageur. D'ailleurs en examinant maintenant, dans les collections nationales de Paris, les nombreux exemplaires qui y sont réunis, j'ai trouvé des variations considérables dans le nombre des écailles, dans ceux des rayons de l'anale, ainsi que dans les proportions relatives de la hau- teur et de la longueur du corps de ces diffé- rents individus; et j'ai vu non-seulement ces variations dans les individus du Nil, mais elles se reproduisent aussi dans ceux du Sénégal. Cela me fait penser que le Citharinus latus peut bien être une simple variété de l'espèce de Geoffroy. J'ai retrouvé parmi les dessins de M. Riffaut une de ces variétés courtes qui semblerait appartenir au Citharinus latus. Il porte le même nom arabe de Kmar el lelle. CHAP. XIV. CITHARINES. 105 La ClTHARINE CHILODE. (Citharinus chilodus, nob. ; Chilodus punctatus , Muller.) Nous voyons presque toutes les espèces de Salmonoïdes du Nil former des genres qui se trouvent représentes en Amérique par des con- génères souvent beaucoup plus nombreuses. Je crois que le petit poisson dont M. Muller a fait un genre particulier sous le nom de Chilodus, est un nouvel exemple de cette re- production des genres africains en Amérique. Qu'on lise, en effet, la diagnose inscrite dans les Horœ ichthyologicœ , et l'on ne verra aucune différence notable dans l'expression des caractères. L'espèce qui fait le sujet de cette remarque est un petit poisson dont la forme rappellerait celle de plusieurs de nos petits cyprins , et notamment celle de la Bouvière [Cyprinus amarus) , de même que la Citharine de Geoffroy , pourrait être facilement comparée à la Brème. Le dos est beaucoup plus convexe que le ventre. La hauteur du tronc est égale à celle de la tête et au quart de la longueur totale. Le museau est petit, mince et déprimé. L'intervalle qui sépare les deux yeux est égal au diamètre de l'œil; le dessus du crâne est méplat. L'œil est assez grand. Son diamètre n'est 404 LIVRE XXII. SAIMONOÏDES. guère que deux fois et demie dans la longueur de la tête. L'intervalle entre le bord de l'orbite et l'extré- mité du museau égale les trois quarts de ce dia- mètre. Le premier sous - orbitaire couvre presque tout cet espace; il est irrégulièrement quadrilatère. Le second est étroit, triangulaire et prolongé en pointe, qui s'étend sur le troisième sous -orbitaire. Les trois suivants complètent ce cercle de l'orbite en cuirassant la joue, et ils vont rejoindre le sour- cilier, qui est petit, mais très-mobile. L'opercule est de grandeur médiocre et triangulaire; il a au-dessous de lui un assez large sous-opercule, triangulaire et strié; au-devant d'eux est un interopercule assez crand. L'isthme est excessivement étroit dans ce poisson , car les deux appareils operculaires se tou- chent entre eux. Les ouïes sont largement fendues, quoique la membrane branchiostège soit attachée au chevron de la ceinture numérale. La bouche, fendue entravers à l'extrémité du museau, est bordée par des lèvres assez épaisses, qui cachent entièrement les maxillaires ou les intermaxillaires, qui, d'ailleurs, sont fort petits. La mâchoire inférieure est un peu plus longue que la supérieure. Les dents sont très- petites, mobiles sur les lèvres charnues, qui les portent. Celles de la mâchoire supérieure sont en petit nombre et ne correspondent qu'aux intermaxil- laires ; elles sont coniques , un peu obtuses et beau- coup moins fines que celles de la mâchoire inférieure, dont l'apparence est celle de simples soies, couchées horizontalement sur le devant de la bouche. La ceinture humerai e porte tout à fait vers le bas des CHAP. XIV. CITHARINES. 105 pectorales, étroites et courtes, qui n'atteignent pas tout à fait l'aisselle de la ventrale, laquelle est beau- coup plus longue et beaucoup plus large que la nageoire antérieure. La dorsale est à peu près qua- drilatère, et à ses rayons prolongées en filets assez courts. L'anale est basse ; la caudale est fourchue. B. 4; D. 11; A. 13; C. 21; P. 16; V. 9. Les écailles sont assez fortes , au nombre de vingt- cinq le long de la ligne latérale. Les stries d'accrois- sement, examinées au microscope , sous un grossis- sement peu considérable , n'apparaissent que sur les bords; le centre de l'écaillé n'a que de fines granu- lations. La couleur, d'un roux verdâtre, offre des points assez nombreux, disposés par bandes sur chaque côté. Une bandelette noire, longitudinale, traverse le corps. Les nageoires sont aussi poin- tillées de noir. L'individu, long de deux pouces et demi, que nous devons à M. Schomburgk, vient du lac Amucu, de l'intérieur de la Guyane. M. Muller, auteur de ce genre, a décrit et figuré la même espèce dans ses Horœ ichthjologicœ. C'est le Chilodus punctatus de MM. Muller et Troschel, qui ont donné également une bonne figure des dents grossies. L'anatomie de cette espèce montre que l'in- testin n'est pas très -long; il n'a que trois cir- convolutions. Les appendices ccecales sont au nombre de dix; mais il paraît qu'elles varient 106 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. dans cette espèce, comme dans la plupart des autres , car M. Muller n'en a compté que huit. L'estomac était rempli de limon. C. Des Piabuques. Le genre des Piabuques a été établi par M. Cuvier; mais il ne l'a pas caractérisé comme nous le circonscrivons aujourd'hui. En effet, faisant reposer les caractères sur la petitesse de la tête et de la fente de la bouche, sur la forme d'un corps comprimé avec une carène du ventre non dentelée et sur une très-longue anale , M. Cuvier y réunissait un certain nom- bre de poissons qui appartiennent, par leur dentition , à des groupes distincts ; car le Salmo bimaculatus et le S. melanurus de Bloch ont la dentition des Tétragonoptères , caractérisés par leurs deux rangs de dents festonnées à la mâchoire supérieure. Le Sal- mo gibbosus de Gronovius, qui a des dents longues et coniques sur un seul rang, appar- tient encore à un autre genre fort bien ca- ractérisé par M. Muller, sous le nom d'Epi- cyrtus. Je dois ajouter que la longueur de l'anale n'est qu'un caractère spécifique ; car le Salmo argentinus seul a l'anale longue et étendue. CHAP. XIV. PIABUQUES. 107 Il résulte de ces réflexions, que nos Pia- buques ne comprendront plus que les es- pèces à dents tranchantes et comprimées, dont la couronne est dentelée et qui sont re- marquables par leur mobilité sur la lèvre dans laquelle elles sont implantées. Cette rangée unique de dents correspond aux intermaxil- laires et à la mâchoire inférieure. L'intestin des Piabuques ne fait qu'une seule circonvo- lution; le pylore est entouré d'un certain nombre de ccecums. Ce genre, ainsi caractérisé, doit ramener à lui les espèces qu'Agassiz avait réunies pour en former son genre des Schizodons; et, quoique cette subdivision ait été adoptée parM.Muller, je n'hésite pas à la confondre dans mes Pia- buques. Je ne vois aucune différence essentielle dans les caractères que je considère comme génériques, et j'ai soin d'ajouter, ce qui me paraît avoir échappé a mon illustre confrère de Berlin , le caractère fort essentiel de la mobilité des dents labiales. C'est là ce qui m'autorise à placer les Piabuques à la suite des Prochilodus et des Citharines. Aux deux espèces de Piabuques (l'une dé- crite par Bloch, l'autre que j'appelle Piabuca schizodon, voulant rappeler par cette épithète quel était le type du genre ainsi nommé par \ 08 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Agassiz), j'ajoute une troisième, qui fait partie des collections du Muséum. Le PlABUQUE ARGENTIN. (Piabuca argentina, Cuv.) Le poisson décrit par Marcgrave sous le nom de Piabucu, et dont Kœlreuter a publié une description beaucoup plus étendue sous le nom de Trutta dentata, a pris dans le Sys- tema naturce le nom de Salmo argentinus : c'est la première espèce de ce genre. Il a le corps tellement comprimé que l'abdomen est tranchant et qu'on voit sur les individus parfaite- ment conservés une carène molle, formée par la saillie de deux rangées d'écaillés; mais cette carène n'est pas dentelée. Je vois la hauteur du corps varier dans les deux individus que j'ai sous les yeux. Le plus grand a la hauteur comprise cinq fois dans la longueur totale. Dans un plus petit, elle y est com- prise six fois. La tête est petite. Sa longueur est une fois et demie dans la plus grande hauteur du tronc chez l'un; chez l'autre, elle est égale à cette hauteur. Je ne crois pas, cependant, que ces diffé- rences puissent être considérées comme des caractères spécifiques ; elles dépendent de l'âge des individus. Le dessus du crâne est court; mais la crête interpa- riétale se prolonge assez loin entre les muscles du dos. L'œil, qui est recouvert par une adipeuse plus ou moins lar^e, est assez grand; son diamètre lait CHAP. XIV. PIABUQUES. \ 09 le tiers de la longueur de la tête. Les intermaxillaires sont en partie cachés sous une lèvre assez épaisse et dans laquelle sont généralement implantées les dents. Les maxillaires sont petits et ne forment qu'une palette étroite sur l'angle de la bouche ; la mâchoire inférieure est plus courte que la supérieure; l'ouver- ture de la bouche est petite. Les dents des deux mâchoires sont comprimées, serrées l'une contre l'autre, et ont leur bord dentelé. Les dents pharyn- giennes sont aussi comprimées, à couronne terminée par trois pointes, dont la postérieure est longue et courbée en un crochet fort aigu. M. Mùller a re- présenté avec exactitude la forme singulière de ces dents pharyngiennes; elles sont semblables à celles des Leporinus. Bloch avait déjà bien observé et figuré les dents maxillaires. La joue est cuirassée par les sous-orbitaires comme dans les genres pré- cédents. La suture , entre le troisième et le qua- trième , correspond a l'angle du préopercule. On n'en voit que le limbe, lequel est assez large dans celte espèce; car il cache presque en entier Tinter- opercule. L'opercule est haut, et le sous- opercule est un arc très-étroit. Les ouïes sont assez largement fendues et n'adhèrent pas à la ceinture numérale sous l'isthme de la gorge. La dorsale est reculée sur la seconde moitié du dos, et ses derniers rayons ré- pondent aux premiers de l'anale; elle est deux fois plus haute que longue. L'anale est très-allongée ; car elle mesure, à peu de chose près, le tiers de la longueur totale ; mais elle est basse. La caudale est profondément échancrée; les ventrales sont courtes; HO LIVRE XXII. SALMONOÏDES. car elles n'ont guère que les deux tiers de la pecto- rale. Leur pointe touche presque à l'anale. Les pec- torales atteignent à la ventrale. B. 4; D. 11; A. 46; C. 23; P. 16; V. 8. Les écailles sont petites, finement striées; il y en a quatre-vingt-deux rangées entre l'ouïe et la caudale. La ligne latérale s'infléchit un peu vers le bas dès sa naissance. Arrivée à l'aplomb de la ventrale, elle se rend en ligne droite à la caudale par le milieu de la hauteur du tronc. La couleur a dû être un vert plus ou moins roussâtre sur le dos, et s'éclair- cissant par des reflets argentés sur le ventre. On voit, par reflet, des lignes longitudinales un peu onduleuses vers l'origine de l'anale, et une bande- lette longitudinale argentée, droite, depuis la tempe jusqu'à la caudale, au-dessus de la ligne latérale. Une tache noire oblongue existe sur la base de la queue. Nous possédons un exemplaire de cette espèce, long de six pouces, provenant des col- lections cëdëes à la République française par le Cabinet du Stathouder, et un autre, plus petit, qui n'a que trois pouces et demi, et que le Muséum doit à la générosité de M. Temminck, directeur du cabinet de Leyde. Ces deux pois- sons viennent de Surinam; on leur compte dix ccecums au pylore ; l'intestin ne fait qu'une circonvolution; je l'ai trouvé rempli de limon. CHAP. XIV. PIABUQUES. \ \ \ La rudesse de la figure de Marcgrave ' rend assez difficile de reconnaître, dans le poisson que nous venons de décrire, lePiabucu. Si l'on veut consulter la figure du livre de Mentzel 2 , ainsi que je L'ai fait pendant mon séjour à Ber- lin, les doutes augmentent au lieu de dimi- nuer; car cette peinture représente un poisson qui est bien loin d'avoir une anale aussi longue que celle du Salmo argentinus de Bloch ou de Kœlreuter. La dorsale est placée beaucoup plus en avant; c'est d'ailleurs un poisson vert sur le corps et sur les nageoires ; la pectorale seule est brune ; une bandelette longitudinale blanche , mais non brillante , ce qui semble faire croire qu'elle n'était pas argentée , règne le long des flancs. Je ne trouve donc pas plus d'accord pour les couleurs que pour le trait, et j'ai lieu de répéter, ce que je disais tout à l'heure, que la détermination du Piabucu ne devait être faite qu'avec beaucoup de doute , quoiqu'il ait été accepté depuis Kœl- reuter par tous les naturalistes. De semblables doutes ne peuvent pas s'élever sur la déter- mination de l'espèce décrite et figurée par Kœlreuter 3 , et qui a pris rang dans la dou- 1. Marcgr., n.° 110. 2. Mentzel, n.° 155. 3. Kœlr. , Nov. Comment, petropolit., t. VIII, 1761, p. 413, tab. 14, fig. 4. 4 4 2 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. zième édition du Systema naturœ sous le nom de Salmo argentinus , mais que son il- lustre auteur ne place pas dans son groupe des Characins caractérisé par les quatre rayons de la membrane branchiostège, mais dans ce- lui des Truites. Or, je crois que c'est la pré- sence de cette espèce dans cette subdivision qui a fait étendre par Linné dans le caractère générique le nombre des rayons de la mem- brane branchiostège de quatre à dix. Bloch 1 possédait ce poisson; il ne dit pas, dans son ouvrage, d'où il le tenait; il l'indique seule- ment comme une espèce habitant les rivières de l'Amérique méridionale. La figure qu'il en a donnée est meilleure que celle de Rœl- reuter. M. de Lacépède 2 l'a inscrit parmi ses Characins, et, enfin, M. Muller 3 , en inscri- vant le Piabuca argentina de M. Cuvier, a fait figurer la remarquable dentition de cette espèce. Le PlABUQUE SCHIZODONTE. (Piabuca schizodon, nob.) La dentition maxillaire ou pharyngienne du poisson dont Spix a laissé une figure parfaite- 1. Bloch, pi. 382, fig. 1. 2. Lacép. , t. V, p. 272. 3. Mnll. et Trosch. , Horœ ichthjol, p. 9, lab. 1, fig. 1. CHAP. XIV. PIABUQUES. 4 43 ment reconnaissable sous le nom àaCurimatus fasciatus, et qui est devenu pour M. Agassiz son genre Schizodon, me détermine à ne pas adopter ce genre, mais à le considérer comme une espèce de nos Piabuques. Ce poisson a le corps allongé; les flancs arrondis; le ventre non tranchant. La hauteur du tronc sous la dorsale est quatre fois dans la longueur du corps, en n'y comprenant pas la caudale. La tête est com- prise cinq fois dans la même mesure. Ce qui con- tribue à la faire paraître encore petite , c'est la dépression de son museau. Le diamètre de l'œil est deux fois et deux tiers dans l'intervalle de l'un à l'autre. Tout le dessus de la tête est d'ailleurs lisse et couvert d'une peau épaisse. Le diamètre de l'œil est contenu cinq fois dans la longueur de la tête, et cet organe est éloigné du bout du museau de deux fois son diamètre. Les sous-orbitaires sont en partie cachés sous l'épaisseur de la peau, étendue sur toute la joue. L'opercule est bombé et forme un triangle assez grand. Le sous-opercule est étroit; le bord, membraneux, est très -large. L'angle du préopercule est arrondi ; il y a des pores très-visibles, percés sur la peau qui recouvre le limbe, et il y en a aussi sur la branche de la mâchoire inférieure. L'interopercule est oblong et se montre au-devant du sous-opercule par une petite plaque triangulaire. La bouche est petite, peu fendue. Il n'y a de dents que sur l'intermaxillaire et sur la mâchoire inférieure. Ces dents, aplaties, ont leur couronne dentelée; 22. 8 \\\ LIVRE XXII. SALMONOÏDES. elles sont en petit nombre; je n'en vois que huit à chaque mâchoire. La fente des ouïes est assez large, et cependant la membrane branchiostège ad- hère, à la suite de l'isthme, à la ceinture humerai e. La dorsale est placée sur la première moitié du corps. Les ventrales répondent au premier rayon de cette nageoire. L'anale est courte et basse. B. 4 ; D. 13 ; A. 11 ; C. 23 ; P. 16 ; V. 9. Les écailles sont grandes et assez fortes. Il y en a quarante-deux de chaque côté du corps. La cou- leur est un vert olivâtre plus ou moins doré , à reflets argentés sur le bord de chaque écaille. Quatre ou cinq bandelettes noires descendent du dos sur l'abdomen. Nos individus sont longs de douze à seize pouces. INous les tenons de l'Amazone, par M. de Castelnau; de l'Esséquibo, par M. Schom- burgk. Longtemps auparavant, M. Plée en avait rapporté un exemplaire des eaux douces du golfe du Mexique, près de la lagune de Mara- caïbo. Ces Piabuques ont, comme le précédent, une seule circonvolution à l'intestin; mais le nombre de leurs ccecums est beaucoup plus considérable ; ils varient de vingt à vingt- quatre. Ce Piabuque schizodon, décrit par Agassiz et figuré par Spix 1 , a été également figuré par 1. Spix, Pisc. Brasil. , p. 66, tab. 36. CHAP. XIV. PIABUQUES. H 5 M. Schornburgk 1 . Les couleurs indiquées par ce naturaliste se rapportent à ce que nous avons décrit. L'individu vient du Rio Branco, et M. Schomburgk dit qu'il a trouvé dans l'estomac des débris de fruits d'un palmier du genre Astrocaryum. Nous en avons un autre exemplaire, cédé par le Musée de Leyde, qui l'avait reçu de Surinam par M. Diepering. Le PlABUQUE A BANDELETTE. (Piabuca vittata , nob.) Une autre espèce , semblable à la précédente par la forme générale , par la brièveté de son anale, par la petitesse de sa tête et par son museau déprimé, offre cependant un caractère remarquable par la force des épines qui hérissent le bord des dents. B. 4; D. 11; A. 9; G. 23; P. 16; V. 10. Les écailles paraissent un peu plus petites. J'en ai compté quarante-cinq rangées le long de la ligne latérale. Les couleurs sont sensiblement différentes de l'espèce précédente. Le dos est vert plus ou moins foncé et les flancs sont argentés. Il y a quelques traces de taches noires assez larges, mais diffuses, le 1. Schomb. ; .FM. of Guyan. , vol. 1, part. 1, p. 252, pi. 26. 416 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. long des flancs. L'antérieure, très-effacée, répond à la pectorale. La seconde et la troisième sont plus diffuses ; elles répondent d'abord à l'insertion de la pectorale; puis, pour la seconde, à l'intervalle qui sépare les ventrales de l'anale. Mais une ligne lon- gitudinale, noire et très -marquée, est tracée par le milieu du tronçon de la queue. L'individu desséché que je décris est long de dix pouces. Il a été rapporté de l'Amazone par M. de Castelnau. D. Du genre Hémiodonte (Hemiodus). On doit l'établissement de ce genre à M. Muller. Il en a indiqué les caractères essen- tiels dans les Comptes-rendus de l'Académie des sciences de Berlin pour juin 1842, et il a reproduit avec un peu plus de détail la diagnose de ce genre dans ses Horœ ichthyo- logicœ. On va voir cependant que je ne la présente pas tout à fait comme le célèbre anatomiste de Berlin. Ces Salmonoïdes ont une dentition fort remarquable. Une seule rangée de petites dents , rapprochées l'une contre l'autre, existe à la mâchoire supérieure seulement; l'inférieure en est entièrement dé- pourvue. Ces dents sont comprimées, arron- dies en avant, et tout le bord de la couronne CHAP. XIV. HÉMIODONTES. \\7 est finement dentelé. Elles sont mobiles sur la lèvre supérieure comme les dents des Pa- cus. Dans les quatre individus que j'ai examinés, j'ai toujours pu faire mouvoir les dents comme les touches d'un piano : elles ne sont donc pas implantées sur les os de la mâchoire. Tout l'arc dentaire en est pourvu, et comme les intermaxillaires sont très-petits et cachés dans l'épaisseur des lèvres , il est évident que les dents correspondent aussi bien à ces petits osselets qu'aux maxillaires eux-mêmes. Il ne faut donc pas croire que les dents soient sur l'os intermaxillaire seul On voit une bonne représentation de cette dentition, grossie, à la figure 6 de la planche 1 du Mémoire de MM. Muller et Troschel. Ces poissons ont d'ailleurs la bouche très-petite, le corps allongé, le ventre arrondi. De même que dans les Çurimates, les écailles abdominales sont plus grandes que celles du dos. La mem- brane branchiostège a quatre rayons du côté gauche , et cinq du côté droit. Les dents pharyngiennes sont en velours. Les viscères ressemblent à ceux de la plupart des espèces de cette famille, car nous trouvons une bran- che montante de l'estomac très -musculaire, des intestins enroulés, une vessie natatoire double. 418 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Je n'ai vu qu'une seule espèce de ce genre, et je lui conserve le nom que M. Schomburgk lui a imposé dans son Histoire des poissons de la Guyane , parce que je ne puis avoir aucun doute sur l'identité de mes exemplaires et des siens. Il faut cependant remarquer qu'il a laissé échapper quelques inexactitudes dans ses descriptions. A la suite de cet article , j'indiquerai avec beaucoup de doute le poisson probablement très-voisin, décrit et figuré par Bloch sous le nom de Salmo unimaculatus. Mais je ne puis admettre avec cet auteur que nous re- trouvions dans ces Hemiodus le troisième Charax de Gronovius 1 . Ce savant naturaliste cite le Curimate de Pison , ou , ce qui est la même chose , celui de Marcgrave , qui n'est certainement pas notre poisson. Il dit très- positivement qu'il y a des dents aux deux mâchoires, et que la dorsale a les rayons an- térieurs très-longs (pinna clorsi prior inermis, ossiculorum decem,anterioribus longissimis). Ce caractère ne conviendrait qu'à notre pre- mière espèce de Curimate. Or, le reste de la description ne peut s'accorder avec une espèce de ce genre. On voit donc qu'il reste les plus 1. Gronovius , Zoop/?., p. 123. n.° 879. CHAP. XIV. HÉMIQDONTES. 140 grandes incertitudes sur le poisson décrit par l'ichthyologiste de Leyde. Bloch a également cité sous son poisson le Curimate de Marcgrave, erreur que M. Muller a déjà rectifiée, en rapportant cette citation à sa véritable place. Les Hémiodontes , originaires de la Guyane et du Brésil, paraissent se nourrir, comme leurs congénères, de la vase du fond des eaux. M. Schomburgk dit qu'elles ne mordent pas à l'hameçon. Z/Hémiodonte a caudale rayée. (Hemiodus notatus , nob.) J'ai sous les yeux quatre exemplaires d'un poisson qui rentre évidemment dans le genre établi par M. Muller. Le corps est de forme élégante et semblable à celui de nos Cyprins ou de nos petites Marènes. La hauteur du corps est comprise quatre fois dans la longueur, mesurée depuis le bout du museau jus- qu'au centre de la fourche de la caudale, ou quatre fois et demie dans la longueur totale. La tête est petite , plus courte que la hauteur. L'œil est assez grand ; car le diamètre mesure au moins le tiers de la longueur de la tête. Il est recouvert par une large et double adipeuse qui avance de chaque coté sur 20 LIVIŒ XXII. SALMONOÏDES. l'ouverture de la pupille. Il y a six osselels sous- orbitaires. Le premier est petit, au-dessous de la narine et assez éloigné de l'œil, car il touche au maxillaire. Le second est étroit , longitudinal et tout à fait en dessous. Le troisième, triangulaire, se pro- longe en arrière en une plaque assez forte , augmentée derrière l'œil par le quatrième. Le cinquième est vertical et placé entre l'œil et l'opercule; le sixième revient horizontalement sur la portion postérieure du cercle de l'orbite. Comme ces os s'étendent sur le bord du préopercule, ils cuirassent toute la joue. On ne voit donc que le limbe de cette pièce operculaire, réduite presque uniquement à l'extérieur à la portion horizontale. L'opercule est assez grand et en demi- cercle. Le sous -opercule forme un arc étroit; l'interopercule est très -petit. Au-dessus de l'œil on voit un sourcilier étroit et recouvert en partie par la peau épaisse et comme chagrinée qui recouvre toute la surface du crâne. Cette sorte de chagrin donne au-dessus de la tête une apparence écailleuse. Il n'y a, d'ailleurs, aucune strie ni can- nelure sur ce crâne. Les narines sont percées au- devant du sourcilier et un peu en dessus. Les deux ouvertures de chacune d'elles sont très-rapprochées l'une de l'autre. La bouche est très -petite. La mâ- choire supérieure est plus longue que l'inférieure, et la recouvre entièrement. Les deux branches de la mâchoire inférieure forment une sorte de petite palette aplatie, qui n'a guère qu'un mouvement d'abaissement ou d'élévation sur la tête. L'extrémité postérieure de la branche répond au milieu de l'œil. CHAP. XIV. HÉMIODONTES. 124 La mâchoire supérieure est formée par de très- petits iniermaxillaires , perdus en quelque sorte dans l'épaisseur de la lèvre, et par des maxillaires, petits et courts, mobiles sur les côtés, très-faiblement pro- tractiles dans les mouvements de la mâchoire infé- rieure. La lèvre est assez grosse, mais peu mobile, et paraît peu charnue, parce qu'elle est en quelque sorte solidifiée par les dents implantées dans son épaisseur. Elles sont mobiles et disposées sur un seul rang , serrées à côté l'une de l'autre, et vont en dimi- nuant à mesure qu'on s'approche de l'angle. Quoique petites, il est facile de les compter- elles sont au nombre de vingt- huit. Chaque dent a la couronne aplatie, un peu bombée en avant, et tout le bord finement crénelé. Il n'en existe pas à la mâchoire inférieure. Les ouïes sont largement fendues et libres sous un isthme assez large. Je compte cinq rayons à la membrane branchiostège du côté droit, et quatre à celle du côté gauche. Les dents pharyngiennes sont en velours ras. La dorsale répond à peu près au milieu de la longueur du corps, en n'y comprenant pas la caudale. Cette nageoire trapézoïdale est assez haute de l'avant. L'anale est basse et petite. La cau- dale est profondément fourchue et ses lobes sont étroits. La pectorale est pointue et plus petite que la ventrale. B. 4 — 5; D. 11 ; A. 11; C. 25; P. 16; V. 11. Il y a, le long de la ligne latérale, soixante -dix rangées d'écaillés; mais il faut remarquer qu'elles grandissent sensiblement au-dessous de cette ligne, et que celles du ventre sont cinq à six fois aussi 1 AA LIVRE XXII. SALM0N01DES. grandes que celles du dos. Ces grandes écailles montrent une surface extérieure fortement striée, en rayonnant du centre vers la circonférence. La portion radicale n'a que de très-fines stries d'accrois- sement. La couleur du poisson paraît avoir été ver- dâtre sur le dos et argentée très -brillante sous le ventre. Au-dessus de la ligne latérale et un peu au delà de la dorsale, il existe une tache ronde et noire sur le milieu de chaque côté. La caudale a une bandelette noire longitudinale sur chacun de ses lobes. La branche montante de l'estomac a des parois épaisses. L'intestin n'a qu'une circonvolution. La longueur de nos individus est de six à sept pouces. La collection du Muséum en possède de- puis longtemps un individu donné par M. Cuvier, et qui avait été rapporté des eaux douces de Surinam par Levaillant; deux au- tres ont été cédés à notre collection natio- nale par le Musée de Leyde; enfin, nous en avons un quatrième qui a été envoyé du Brésil par M. de Castelnau. C'est incontestablement YAnodus notatus des poissons de la Guyane de M. Schomburgk 1 . La figure montre posi- tivement les dents. Dans la description on indique un seul rang de dents à chaque mâ- choire. J'ai lieu de croire que cette erreur a été commise d'après une détermination un peu 1. Schomb., Fish. of Guyan. , part. 1, p. 218, pi. 15. CHAP. XIV. HÉMIODONTES. \ 23 légère faite sur l'inspection du dessin; car, je tiens de M.Schomburgk que cette publication n'a pas été faite d'après ses objets eux-mêmes, mais seulement d'après ses dessins et ses notes, et on voit que l'auteur anglais n'ajoutait pas une grande importance au caractère de la den- tition , puisqu'il place , à la vérité avec un point de doute, une espèce à laquelle il attribue des dents à chaque mâchoire dans un genre dont la diagnose transcrite par lui-même porte l'expression de dentés nulli. Je suis d'autant plus certain de ma détermination, que le cé- lèbre voyageur à la Guyane m'a permis de calquer ses dessins originaux, et il est facile de voir qu'il n'a point indiqué de dents à la mâchoire inférieure. Les couleurs sont un olive pâle, devenant jaunâtre sur l'opercule; le dos est d'un gris bleuâtre avec quelques marbrures pâles; la dorsale est verdâtre, et les autres na- geoires ont quelques teintes jaunes ; les barres de la caudale sont d'un vert bleuâtre très- foncé. M. Schomburgk s'est procuré ce poisson en passant sur un fond de sable du Rio Négro. Il observe qu'il ne mord pas à l'hameçon. 124- LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Z/HÉMIODONTE A UNE TACHE. {Hemiodus unimaculalus , Mull.) Ce n'est qu'avec beaucoup de doute que je présente, comme une espèce distincte de la précédente, le poisson décrit et figuré par Bloch sous le nom de Salmo unimaculatus. Il ressemble, en effet, sous presque tous les rapports à l'espèce que je viens de faire con- naître ; mais il n'y a aucune trace de tache sur la caudale. Cette nageoire a ses lobes beaucoup plus longs et plus pointus ; la dorsale et l'anale sont proportion- nellement plus hautes 5 les pectorales plus longues et les ventrales plus petites. Enfin toutes les écailles sont d'égale grandeur au-dessus comme au-dessous de la ligne latérale. Il me semble que ce caractère est si frappant qu'il n'aurait pas échappé à Bloch ni à son dessinateur, pour peu qu'ils aient considéré le poisson avec la moindre attention. Je me serais volontiers rangé à l'opinion de considérer le poisson de Bloch comme de la même espèce que le précédent, si M. Muller ne me paraissait pas avoir décrit d'après nature X Hemiodus , qu'il rapporte sans hésiter au Salmo unimaculatus de Bloch. Or, M. Muller ne parle que de la couleur argentée du pois- son et de la tache noire marquée sur le milieu CHAP. XIV. HÉMIODONTES. \ 25 des côtés. J'ai peine à croire que deux obser- vateurs aussi exacts que MM. Muller et Tro- schel, aient négligé de citer les bandelettes de la caudale. D'un autre coté, je ne puis ad- mettre qu'elles se détruisent par l'action de l'alcool, puisque je les trouve encore aussi visibles que la tache sur l'exemplaire conservé dans l'alcool, et rapporté de Surinam par Le- vaillant en 1788. Ces raisons me font croire que ÏHemiodus unimaculatus de MM. Muller et Troschel est un poisson d'une espèce par- ticulière et déjà connue de Bloch. Le poisson de M. Muller a les mêmes nom- bres que le nôtre. D. 11; A. 11 — 12; V. 11; P. 17. Bloch avait reçu ses exemplaires de Suri- nam. 126 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. CHAPITRE XY. Du genre Tétragonoptère (Tétragonop- terus ). Nous trouvons la première indication de ce genre dans Séba. On voit qu'Artedi avait la pensée de désigner sous ce nom un poisson à corps assez élevé, à bouche petite, ayant deux rangs de dents à la mâchoire supérieure et un seul à l'inférieure; c'est ce qu'il a parfai- tement indiqué dans la description détaillée, donnée , dans son Species, du Coregonus am- boinensis. M. Cuvier, en adoptant ce genre dans sa première édition, a fait de son poisson une description plus détaillée dans son Mémoire sur les Mylètes, où il a caractérisé ses Chalcées. Il a aussi eu soin de remarquer, dans ce mé- moire, qu'Artedi lui avait donné par erreur la dénomination de Tétragonoptère, en croyant que ce poisson pouvait se rapporter auxTétra- gonoptères de Klein, qui ne sont autres que les Tétrodons de Linné. Dans la seconde édition du Règne animal , M. Cuvier a fait rentrer dans ses Tétragonoptères son Chalceus fasciatus, puis le Serrasalmiis chalceus de Spix; il avait en cela parfaitement raison; mais il a laissé une diagnose fort incomplète des Tétragonop- CHAP. XV. TÉTRAGONOPTÈRES. 427 tères, puisqu'il dit que ces poissons ont les dents tranchantes et dentelées des Serrasalmes. Cette comparaison est inexacte non-seulement quant aux dents, mais aussi quant à la disposi- tion des os de la mâchoire supérieure, bordée dans les Serrasalmes par l'inte rmaxillaire seul. M. Muller a repris les Tétragonoptères d'Ar- tedi et de M. Cuvier, et en a bien exposé la diagnose caractéristique. Mais je ne crois pas qu'il ait été aussi heureux dans la synonymie. Ainsi il réunit sous sa première espèce, Tetra- gonopterus argenteus, cinq poissons diffé- rents. Il en est de même de son T. macu- lants , où il fait de plus un double emploi; car je ne pense pas que le T. rutilus de Jenyns soit différent du T. fasciatus de M. Cuvier. D'ailleurs je dois ici faire remarquer qu'en réunissant le S. bimaculatus de Bloch au second Charax de Gronovius pour en faire mon T. Gronovii, je ne place ce poisson qu'a- vec beaucoup de doute dans ce genre, puisque Gronovius ne lui donne qu'une seule rangée de dents à chaque mâchoire. Ce caractère le rapprocherait du T. interruptus de Jenyns, qui, comme l'observe M. Muller, appartient peut-être à un genre différent des Tétra- gonoptères, à cause de cette unique rangée de dents. Mais on sait que dans l'ouvrage que 428 LIVRE XXII. SALM0N0ÏDES. je publie je ne parle qu'avec une très-grande réserve des poissons que je n'ai pas vus, et je n'oserais pas, sur une simple description, éri- ger un genre. Il me paraît probable cependant que cette combinaison doit exister : elle com- pléterait dans ce groupe celle que nous offrent les Tétragonoptères avec deux rangs de dents à la mâchoire supérieure, les Piabucines, avec leurs deux rangs de dents à la mâchoire infé- rieure seulement, et les Gastéropelecus, qui en ont deux à chaque mâchoire. La splanchnologie des Tétragonoptères res- semble à celle de toutes les espèces de ce groupe. L'intestin ne fait qu'une circonvolu- tion; le nombre des ccecums varie beaucoup suivant les espèces, et je crois même suivant les individus. J'en ai trouvé treize dans mon T. rufipes et vingt -quatre dans un T. macu- latus. L'estomac était rempli de débris d'in- sectes et de petits poissons. Le Tétragonoptère d'Artedi. ( Tetragonopterus Artedii , nob.) Comme j'ai sous les yeux , dans les collec- tions du Muséum , un des Tétragonoptères du cabinet du Stathouder, qui a servi aux travaux d'Artedi, je suis à même de recon- CHAP. XV. TÉTRAGONOPTÈRES. 129 naître la figure peu correcte que nous trou- vons dans Séba. Ce poisson a le corps rhomboidal. Cepen- dant , l'espèce suivante l'a plus régulier , parce que , dans celle dont nous nous occupons , la courbe inférieure du ventre est plus simple depuis la gorge jusqu'à la queue. La ligne du profil du dos est d'abord un peu concave sur la nuque; puis elle forme une courbure convexe jusqu'à la dorsale; elle redescend ensuite vers la queue, étant un peu convexe entre les deux nageoires. La tête mesure à peu près le quart de la longueur totale. L'œil est grand , car son diamètre est à peu près la moitié de la longueur de la tête. L'intervalle d'un œil à l'autre est un peu plus petit que ce diamètre. Le museau est gros et obtus. La bouche est fendue en travers. La mâchoire inférieure est seule mobile. Quand elle s'abaisse, la fente de la bouche devient assez grande. Il n'y a guère que la moitié du diamètre de l'œil entre le bord antérieur de l'orbite et l'angle de la bouche. On trouve un premier et très -petit sous- orbitaire au-devant de l'œil; puis un second, élargi en une petite palette, et qui ne descend pas au-dessous du maxillaire; puis un troisième, assez grand, trian- gulaire, obtus vers le bas, couvre toute la joue. Trois autres sous-orbitaires étroits remontent jus- qu'au haut de l'œil en s'appuyant sur le bord montant du préopercule. Le limbe de cet os descend jusqu'à la fente de l'ouïe, en cachant presque en entier l'interopercule. L'opercule est haut et étroit; il n'y a qu'un très-petit sous-opercule. La fente des ouïes 22. Q \ 50 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. est grande. La membrane branchiostège est soutenue par quatre rayons. Les intermaxillaires ont deux ran- gées de dents comprimées, à couronne tricuspide; les internes sont un peu plus grandes que les antérieures- Je vois des dents semblables, à la mâchoire inférieure. Les maxillaires n'ont que quelques dents coniques près de l'articulation ; puis une fine denticulation tout le long du bord. La dorsale est haute, mais peu large. L'anale est basse et à peu près de même hauteur sur toute son étendue; la caudale est four- chue ; la pectorale dépasse l'insertion de la ventrale. B. 4; D. 11; A. 40; C. 21; P. 15; V. 8.* Les écailles sont assez grandes; on en compte trente rangées le long des flancs, entre l'ouïe et la queue. La couleur du poisson, conservé depuis très-longtemps dans l'alcool, est argenté. On voit que le dos devait être plus foncé que le ventre. Une bandelette longitudinale blanche va de l'angle supé- rieur de l'ouïe au bord dorsal de la queue, tout près de la caudale. Une seconde bandelette, argentée, très-marquée, part de la tempe et va s'évanouir sur le dos, un peu au delà de la dorsale. Il en existe * On ne doit pas s'étonner que nos nombres ne concordent pas exactement avec ceux d'Artedi 1 ; car si la description des dents ne laisse aucun doute sur la détermination générique de l'espèce décrite et figurée par ce célèbre icbtbyologiste , on doit conclure qu'il n'a pas compté les nombres avec beaucoup d'exac- titude , puisqu'il indique pour le nombre des rayons branebios- téges 5 ou 6, qu'il avoue avoir eu de la peine à compter. Il dit D. 12; A. 34, et»;. 1 Artedi, ,S/>. , p. 44, n.° 4. CHAP. XV. TÉTP.AGONOPTÈRES. 131 une autre, plus petite, entre celle-ci et la première, et qui correspond à l'intervalle des deux nageoires. Puis on peut croire que toute la carène du dos, depuis la nuque jusqu'à la caudale , était égale- ment argentée. La base de la nageoire seule serait foncée. Enfin, un trait argenté et oblique est tracé sur le bas des côtés ; il part obliquement du dernier rayon de l'anale, et va s'évanouir avant d'atteindre l'extrémité antérieure de la nageoire. Outre l'exemplaire que j'ai sous les- yeux, je sais qu'il en existe un second au Musée de Leyde dont les couleurs sont distribuées tout à fait comme celles que je viens de décrire. M. Temminck, directeur de ce Musée, qui a rendu tant de services à notre ichthyologie, m'a permis d'en prendre le dessin. Nos individus sont longs de trois pouces et quelque chose. J'ai dit, au commencement de cet article, que je croyais pouvoir rapporter au poisson dont nous nous occupons ici, la figure de Séba 1 ; cependant je dois faire observer qu'elle représente l'extrémité du museau beaucoup plus convexe ; l'œil plus petit ; mais comme il est évident que le dessin des écailles et des nageoires n'a pas été suffisamment soigné, je n'ose me décider à établir ici une syno- 1. Séba, Thés., t. III, pi. 34, fig. 3. \ 32 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. nymie rigoureuse, et je me demande si cette figure n'aurait pas été faite d'après une espèce distincte, quoique très-voisine de toutes celles que nous rapprochons dans ce chapitre. Si les ichthyologistes retrouvaient , dans les collections d'Amsterdam ou d'Utrecht, les types de cette espèce, elles devraient prendre le nom de Tetragonopterus Sebœ, puisque cet auteur aurait le premier publié ce Core- gonoides amboinensis d'Artedi. On serait en- core autorisé à établir cette espèce , si elle n'avait effectivement , comme le dit Artedi , que trente-quatre rayons à l'anale. Toutefois on ne peut que s'étonner de voir Gronovius ' associer la figure de Séba à son cinquième Charax, dont il a publié une bonne figure dans son Muséum ichthyologicum. Cette erreur de Gronovius n'a pas manqué d'être copiée par Gmelin et par Bloch. Le Tétragonoptère argenté {Tetragonopterus argenteus , Cuv.) Me paraît une espèce extrêmement voisine de la précédente , qui s'en distingue plus par les couleurs que par les formes. Je ne crois 1. Gronov., Mus., tab. 1, fig. 5, et Zoophyl. , p. 124, n.° 381. CHAP. XV. TÉTRAGONOPTÈRES. 433 pas être cependant en dehors de la vérité en disant que le profil de la nuque est un peu plus concave, et que l'œil est un peu plus grand. En voici d'ailleurs la description dé- taille'e. La distance du bout du museau à la dorsale est, à très -peu de chose près, égale à celle de la dor- sale à la caudale et aux deux côtés inférieurs qui vont de chaque extrémité du corps à la plus grande saillie du ventre. La hauteur est aussi égale à sa longueur et à peu près moitié de celle du corps. Le museau est gros et obtus. La mâchoire inférieure dépasse un peu la supérieure quand elle est relevée, et beaucoup, quand elle est abaissée. La ligne du profil monte par une courbe concave sur la nuque, qui se redresse et devient convexe jusqu'à la dorsale. De cette nageoire jusqu'à la queue, la ligne descend très-obliquement, et elle est très-peu convexe entre les deux nageoires du dos. La ligne du profil in- férieur est très-peu concave depuis le museau jusqu'à l'anus; elle monte, droite et oblique, le long de l'anale jusqu'à la queue, dont la hauteur est com- prise quatre fois et demie dans celle du tronc. La tête est courte. Sa longueur est un peu moindre que le quart de la longueur totale. L'œil est grand ; son diamètre est, à peu de chose près, moitié de la lon- gueur de la tête ; il est tout à fait sur le haut de la joue, sans que, cependant, le cercle de l'orbite entame la ligne du profil; car il est évidemment au-dessous de la nuque. L'intervalle qui sépare les 134 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. deux yeux est égal au diamètre de l'œil. Entre le bout du museau et le bord antérieur de l'orbite il n'y a que la moitié du diamètre. Le premier sous- orbitaire est très- petit, mobile derrière le haut du maxillaire. Le second forme une petite palette, un peu élargie vers le bas, et correspond à l'extrémité du même os. Le troisième est une grande plaque triangulaire, obtuse vers le bas; elle couvre presque toute la joue; le quatrième est étroit et trapézoïdal; le cinquième et le sixième remontent derrière l'œil, en touchant à tout le bord montant du préopercule. Leur largeur est plus petite que la moitié du diamètre de l'orbite. On ne voit que le limbe inférieur du préopercule, dont l'angle, très- mousse, descend assez bas; il couvre presque tout l'interopercule. L'opercule est haut et très -étroit, et le sous -opercule très- petit. Les ouïes sont très- largement fendues. L'isthme de la gorge est étroit. La fente de la bouche devient assez grande quand la mâchoire inférieure est abaissée; la supérieure est très -peu mobile. Les intermaxillaires portent deux rangs de dents tricuspides; les maxillaires n'ont que deux ou trois petites canines auprès de leur articula- tion. Les dents de la mâchoire inférieure, semblables à celles des intermaxillaires, sont sur un seul rang. J'ai indiqué plus haut la place qu'occupe la dorsale. Cette nageoire est deux fois plus haute que large; ses derniers rayons sont bas. L'anale est à peu près d'égale hauteur dans toute sa longueur ; la caudale est fourchue; les pectorales atteignent au delà de l'insertion des ventrales. CHAP. XV. TÉTRAGOiNOPTÈRES. 135 B. 4; D. 11; A. 40; C. 21; P. 15; V. 8. Les écailles sont assez grandes, assez fortes, et nous en comptons trente entre l'ouïe et la caudale. La ligne latérale est très -marquée et courbe à son origine. La couleur paraît avoir été verdâtre sur le dos et argentée sur tout le reste du corps. En avant de la dorsale on voit descendre du dos deux bandes foncées, visibles surtout par reflet, dont l'une s'arrête sur le haut de la fente des ouïes, et la seconde descend jusqu'à la ligne latérale, à peu près vers le milieu de la pectorale. Une tache noire, très-marquée, occupe l'extrémité de la queue le long de la base de la caudale. L'exemplaire que je décris est celui qui a servi a M. Cuvier * ; il a près de quatre pouces de longueur. J'insiste sur cette identité, parce que M. Cuvier n'a compté que trente-quatre rayons à l'anale, précisément le même nombre que celui indiqué par Artedi. J'ai vérifié plu- sieurs fois le nombre que j'indique. Il y a lieu de croire que ce poisson est ori- ginaire de Bahia , car il a été rapporté du cabinet d'Ajuda par M. Geoffroy Saint-Hilaire. 1. Cuv., Mém. du Mus., t. IV, p. 455. I 3G LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Le Tétragonoptère aux pieds roux. (Tetragonopterus rufipes , nob.) Ce Tétragonoptère est une espèce très- voisine des précédentes; cependant elle s'en distingue un peu par les formes et surtout par les couleurs. La crête interpariétale s'élève encore assez haut pour rendre la nuque concave; mais les trois exem- plaires que j'ai sous les yeux me prouvent que cette concavité est moins profonde que chez les espèces précédentes, parce qu'au-dessus de l'œil le front est un peu convexe. A partir de la crête interpariétale jusqu'à la dorsale, la courbe du profil du dos s'élève obliquement; mais elle est peu convexe. Enfin, la saillie inférieure du profil près de l'anus est un peu plus reculée par rapport à la position de la dor- sale. L'œil est aussi plus grand. Les nombres des rayons des nageoires et des écailles sont semblables. B. 4; D. 11; A. 40; C. 21; P. 15; V. 8. M. d'Orbigny, qui a vu le poisson frais, l'a dessiné olivâtre, rembruni sur le dos et sur la tête. Les opercules sont argentés. La dorsale, à base jaunâtre, a toute sa seconde moitié rembrunie, et sur un de mes exemplaires je vois que les extrémités de la caudale sont aussi plus foncées; les pectorales et l'adipeuse tiennent de la couleur générale du corps ; les ventrales et l'anale sont vivement colorées en orangé. CHAP. XV. TÉTRAG0N0PTÈRES. 437 Ce poisson a été pris sur le marché de Buénos-Ayres. Nos exemplaires sont longs de cinq pouces. Le Tétragonoptère de Schomburgk. ( Tetragonopterus Schomburgkii 3 nob.) Parmi ces espèces à nuque concave , j'en trouve une dans les collections de M. Schom- burgk qui se distingue de toutes les précédentes par la grandeur de l'orbite; car le diamètre n'est qu'une fois et deux tiers dans la longueur de la tête. La hauteur, sous la dorsale, est égale à la moitié de la longueur du corps , en n'y comprenant pas la caudale. Les dents de la mâchoire inférieure sont assez fortes. B. 4; D. 11; A. 32; C. 25; P. 14; V. 8. La couleur est un olivâtre clair sur le dos, deve- nant irisé de bleu et de rose sur les flancs. Une large tache noire est sur l'épaule; une autre à la base de la queue, et enfin, je vois que le bout du museau et l'angle sont fort rembrunis. La caudale a une bande verticale effacée ; la dorsale est pâle. Tel est le poisson pris par M. Schomburgk dans l'Esséquibo, et dont il m'a communiqué le dessin. Ce voyageur a donné aux collec- tions du Muséum un exemplaire de cette es- pèce; mais l'individu a été blessé, de sorte qu'il n'est pas possible de décrire avec détail 1 38 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. et d'après nature le contour depuis la nuque jusqu'à la dorsale. Ce que je vois du profil du ventre et de la portion postérieure du corps, me prouve qu'il est différent des espèces voi- sines , et d'ailleurs sur cet exemplaire il est facile de saisir le caractère de la grandeur de l'orbite. Le poisson est long de six pouces. Le Tétragonoptère orbiculaire. (Tetragonopterus orbicularis , nob.) Je désigne sous ce nom une espèce, qui se distingue des précédentes par un corps plus arrondi. La hauteur n'est qu'une fois et demie dans la longueur totale. La nuque est un peu moins concave. La dorsale est moins pointue de l'avant. La tête est proportionnellement plus courte ; car elle n'est que le cinquième de la longueur totale. L'œil est contenu deux fois et demie dans cette tète. Le troisième sous-orbitaire a son angle inférieur plus fermé, et le limbe du préopercule, sous lui, est aussi plus anguleux. La caudale est plus fourchue, et ses lobes un peu plus aigus. B. 4; D. 11; A. 34: C. 21; P. 11; V. 7. La dorsale est moins haute ; l'anale est plus courte. Le nombre des écailles sur les flancs est de trente- cinq. Je possède un exemplaire de cette espèce, rapporté de l'Esséquiho par M. Schombuigk. CHAP. XV. TÉTRAGONOPTÈRES. 459 Il a près de quatre pouces de long; sa couleur était olivâtre; une bandelette longitudinale et argentée a laissé des traces sur la queue ; on voit sur les flancs et sous la dorsale une tache noirâtre presque effacée ; il n'y a pas de tache noire à la base de la caudale; mais les rayons mitoyens me paraissent plus foncés dans l'angle de la fourche. J'ai trois autres individus, rapportés de l'A- mazone par M. de Castelnau. Ceux-là n'ont guère que deux pouces et demi ; ils ont con- servé le brillant argenté du corps. Le long de la colonne vertébrale, une bandelette argen- tée, paraissant bleue par reflet, semble limiter la couleur roussâtre ou verdâtre du dos. J'a- perçois sur un de ces exemplaires un reste de tache noirâtre, un peu plus avancée que dans celui de M. Schomburgk. Je ne doute pas cependant que tous ces individus n'appartien- nent qu'à une seule et même espèce. Le Tétragonoptère brème. (Tetragonopteras abramis , Jen.) M. Jenyns a donné, sous le nom que nous lui conservons, la description et la figure d'une espèce très-voisine de celle-ci. Elle a cependant la nuque moins concave; le profil. 440 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. en généra], plus régulier et plus semblable à celui du ventre; la couleur d'un argenté bleuâtre, avec une bandelette brillante sur chaque coté. Il y a une tache noire sur l'épaule et une bande de même couleur sur le milieu de la caudale ■ celle-ci paraît s'être effacée dans l'alcool ; mais la tache de l'épaule est restée visible. M. Jenyns a fait suivre la description très- détaillée de son espèce de quelques observa- tions sur ses affinités. En indiquant le Tetra- gonopterus chalceus de Spix, il remarque que son T. abramis a les écailles beaucoup plus petites. Ce poisson a été pris en octobre par M. Dar- win dans le Rio Parana. Le Tétragonoptère chalcée. (Tetragonopterus chalceus, Agassiz 1 .) Est une espèce à nuque très - concave , creusée d'un sillon longitu- dinal, qui avance jusqu'entre les yeux. Au delà de la nuque, le profil du dos est un peu moins élevé que celui des espèces précédentes. Les nombres, d'après M. Agassiz, sont : D. 12; A. 32; C. 25; P. 14; V. 8. Tout le corps est couvert de grandes écailles 1. Agassiz, Fisc. Brasil., \>. 70, y>\. 33, %. 1. CHAP. XV. TÉTRAGONOPTÈRES. 144 minces, plus hautes que longues. La couleur est un vert rembruni sur le haut du dos, devenant dorée sur tout le reste du corps. Ces teintes dorées se fondent dans le bleuâtre des nageoires., Je ne puis mieux comparer ces couleurs qu'à celles du Cyprinus carassius. Les opercules sont argentés. L'individu conservé dans l'alcool existe dans le Musée de Munich, il est long de trois pouces trois quarts. Comme M. Spix n'a indiqué aucune tache numérale ni caudale; que M. Agassiz n'en parle pas dans sa description; et comme, d'un autre côté, les nombreux individus conservés dans nos collections, conservent parfaitement les taches noires dont ils sont ornés, je ne crois pas me tromper, en pensant que cette espèce manque de ces taches si générales dans pres- que tous les poissons de ce genre et qu'il faut la considérer comme distincte. Je me fonde d'ailleurs, pour établir cette distinction, non pas seulement sur cette variété des couleurs, mais sur des différences bien marquées dans le dessin du contour. Après avoir décrit ces espèces orbiculaires, nous arrivons à une suite d'autres poissons que le caractère de la dentition place auprès des Tétragonoptères, sans qu'ils aient la forme éle- vée de ceux-ci. Cette différence dans les formes \ 42 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. est assez grande pour que j'aie cherché avec soin, si je ne trouverais pas quelque caractère accessoire pour les séparer. Loin de cela, j'ar- rive à la forme très-allongée des Tétragonop- tères de Schomburgk par une intermédiaire déjà connue de Linné et de Bloch. Cette tran- sition justifie pour moi les réunions que j'ai faites de quelques genres précédents établis par mes prédécesseurs. Je vais commencer par la description de l'espèce à corps le plus haut dans ce groupe des Tétragonoptères allongés. Le Tétragonoptère de Linné. ( Tetra gonopterus Linncei, nob.) La première de ces espèces a le corps en ovale allongé, dont la hauteur mesure le tiers de la longueur totale. La tête y est comprise à peu près cinq fois. La dorsale est pointue de l'avant- l'anale est basse, assez longue; la caudale est fourchue. D. 10: A. 32; C. 25; P. 13: V. 8. Le museau est petit et un peu pointu. La couleur est un argenté verdàtre sur le dos. Une bandelette brillante va de l'épaule à la queue. Il y a deux taches de chaque côté du corps; lune, sur l'épaule ; l'autre, sur la queue. Notre exemplaire a près de trois pouces. CHAP. XV. TÉTRAGOINOPTÈRES. 143 Il a été envoyé de Cayenne par M. Leprieur. C'est, des espèces que j'ai sous les yeux, celle qui ressemble le plus à la figure du poisson donné par Linné sous le nom iïAlbula ma- culât a. 1 Le Tétragonoptère de Gronovius. ( Telragonopterus Gronovii, nob.) . Si l'on compare à la précédente espèce la figure de Gronovius 2 , reproduite dans le Zoo- phylacium , on ne tarde pas à reconnaître les différences principales qui existent entre le dessin de son contour et celui de la figure du Musée du prince Adolphe-Frédéric. Or, je re- trouve dans un assez grand nombre de poissons, qui nous sont venus de Surinam, les mêmes différences entre celui que j'ai appelé T. de Linné et celui-ci que je dédierai, par une raison analogue, à la mémoire de Gronovius. Le corps est allongé. La plus grande hauteur ré- pond à la région des pectorales, et non pas, comme dans le précédent, à celle de la dorsale. Cela dépend de la saillie du ventre en avant des ventrales. Cette hauteur est un peu moins considérable que celle de l'espèce précédente; car elle est contenue trois fois 1. Linn., Mus. Ad. Freder. , tab. 32, n.° 78. 2. Mus. ichthyol., t. I, pi. 1, fig. 5. \ 44 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. et quelque chose dans la longueur totale. Pour le reste, les poissons se ressemblent sous tous les rap- ports. Ce qui me paraît le caractère essentiel de cette espèce, en la comparant à la suivante, serait la brièveté de l'os humerai. D. 11; A. 32; C. 25; P. 12; V. 8. Il y a quarante écailles le long des flancs. On trouve les mêmes taches sur l'épaule et sur la queue, et le fond de la couleur est semblable. Nos exemplaires sont venus de Surinam par MM. Leschenault et Doumerc, et des rivières de la Guyane , par M. Schomburgk. Je me crois d'autant plus fondé à établir cette espèce, que je retrouve parfaitement le même profil dans le Salmo bimaculatus de Bloch \ J'ai déjà eu occasion de remarquer comment la synonymie de cet auteur est erronée. Si la figure de Gronovius, com- parée au poisson que j'ai sous les yeux, me détermine à rapporter sa description au genre des Tétragonoptères , je dois cependant faire observer que les paroles de Gronovius 2 me laissent encore dans l'incertitude; car il dit expressément, qu'il n'existe qu'un seul rang de dents à chaque mâchoire. Si les dents étaient mobiles sur les lèvres, ce que les au- 1. PI. 382, fig. 2. 2. Gronov., Mus. ichthyol, p. 19, n.° 54, tab. 1, fig. 5. CHAP. XV. TÉTRAGONOPTÈRES. 145 leurs de ce temps n'observaient pas avec autant d'attention que nous le faisons aujourd'hui , son poisson prendrait place dans nos Piabu- ques et serait une nouvelle espèce de ce genre. Mais le grand nombre d'individus de tous ces Tétragonoptères à tache sur le haut de l'épaule, que nous avons reçus des différents points de l'Amérique méridionale, me font cependant penser que le poisson dessiné par Gronovius devait être un Tétragonoptère. Le Tétragonoptère a bandelette. ( Tetragonoplerus tœniatus , Jenyns. ) Le Tétragonoptère, publié sous ce nom par M. Jenyns, est encore excessivement voisin du précédent; car il a les mêmes formes générales; les mêmes cou- leurs ; mais il s'en distingue par deux caractères faciles à apprécier. L'un d'eux consiste dans une plus grande largeur de l'os de l'épaule, qui fait au-dessus de la pectorale un petit écusson triangulaire, très-notable. Enfin, il se distingue encore par le nombre des rayons de l'anale, qui est plus courte. Cette nageoire n'a que vingt-sept rayons. B. 4;D. 10; A. '11; G. 25; P. 14; V. 8. Les collections du Muséum possèdent un exemplaire de ce poisson, long de cinq pou- 22. ] 446 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. ces: il vient de la Maria, par M. Leschenault. Outre l'exemplaire que j'examine ici, j'ai la certitude qu'il en existe un autre, semblable, dans le Musée de Leyde, qui a été envoyé de Surinam par M. Diepering. Sur le dessin que j'en ai pris, le caractère du scapulaire y est très- nettement exprimé. Ma détermination, rela- tivement à l'espèce de M. Jenyns, n'est fondée que sur la similitude du nombre des rayons, et encore n'en compte-t-il que vingt-cinq à l'anale. Le Tétragonoptère a grandes écailles. {Tetragonopterus grandis quamis , Mull.) MM. Muller et Troschel 1 ont une autre espèce, distincte par ses grands yeux. La hauteur est deux fois et demie dans la longueur. Les nombres des rayons de l'anale sont les mêmes que ceux de l'espèce précédente, et elle ne me pa- raît en différer que par l'absence de tache humé- raie. D. 11; A. 28; P. 14; V. 9. Cette espèce est conservée dans le Musée de Berlin; je l'ai observée à Leyde, où les in- 1. Mull. et Trochel, Horœ ichthyol, t. VIII, fig. 2, p. 27. CHAP. XV. TÉTRAGONOPTÈRES. 147 dividus proviennent des collections faites à Surinam par M. Diepering. Je dois cependant faire observer que ce poisson me paraît extrë- ment voisin de notre T. tœniatus; car, dans les individus de cette dernière espèce, la tache numérale est quelquefois très -peu marquée. Elle ne devient, en quelque sorte, visible que sur les exemplaires qui ont perdu leurs écailles. Il faudrait, pour plus de certitude, pouvoir rapprocher tous ces individus. Le Mojarra. ( Tetragonopterus Orbignjanus , nob.) Le voyageur, auquel nous dédions cette espèce , a eu le soin de dessiner sur les lieux ce nouveau Tétragonoptère. Il ressemble tout à fait au Tetragonopterus Gronovii par la forme générale. Il a cependant le dos un peu plus convexe. A en juger par le dessin fait sur le poisson récemment tiré de l'eau, les couleurs sont assez différentes. Le dos est gris, avec une assez large bande qui descend jusqu'à la ligne latérale, en passant derrière la tache numérale et sans se con- fondre avec elle. Tout le reste du dos est couvert de séries verticales de points noirâtres, qui ne descendent pas au-dessous de la ligne latérale. La tache caudale se prolonge en bandelette. Toutes les nageoires sont d'un assez beau jaune citron. 148 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Outre les exemplaires de M. d'Orbigny, nous en avons reçu deux autres qui avaient été envoyés de la Plata à M. Bâillon. M. d'Orbigny nous a donné sur cette espèce les renseignements qu'il a recueillis dans le pays. On l'y connaît sous le nom de Mojarra. Il est répandu , depuis les Missions jusqu'à Buenos- Ayres, dans le Parana , l'Uruguay et la Plata. Il préfère les fonds sablonneux et rocailleux, où le courant est rapide 5 il se jette avec avidité sur les corps en putréfaction. Il ne craint pas d'attaquer les hommes qui se baignent, et il les blesse en leur emportant des morceaux de peau. C'est une des espèces les plus voraces et les plus acharnées. Les indi- vidus ne deviennent pas très -grands; ils ne dépassent guère sept à huit pouces. La tache noire de la caudale est peu marquée sur les jeunes. Ce poisson sert de nourriture aux Do- rados (Salminus Orbignyanus). Les habitants le mangent et l'aiment beaucoup. On se plaît à le pécher, à cause de son extrême voracité. Il suffit, pour le prendre, d'attacher une épin- gle pliée au bout d'un fil fixé à une petite ba- guette et de battre l'eau pour le faire venir. On l'amorce avec un petit morceau de viande crue. CHAP. XV. TÉTRAGONOPTÈRES. 149 Le Tétragonoptère fascé. ( Tetragonopterus fasciatus , nob. ) C'est effectivement ici la place du poisson que M. Cuvier a décrit et figuré dans les Mé- moires du Muséum sous le nom de Chalceus fasciatus. Cette espèce se distingue des précédentes par un corps un peu plus régulièrement ovale et allongé. La plus grande courbure du profil du ventre est en arrière des ventrales. Le museau est aussi plus gros et plus obtus. Les nombres sont d'ailleurs les mêmes. Les rayons de l'anale ont des scabrosités sensibles et semblables à celles que nous retrouve- rons dans une des espèces suivantes. C'est un poisson brun roussâtre sur le dos, ver- dâtre sur les flancs, avec une bande longitudinale bleuâtre, à reflets argentés, qui se confond sur la queue avec la tache de l'extrémité. On retrouve aussi celle de l'épaule. D. 11; A. 25; C. 25; P. 14; V. 8. D'après le dessin de M. d'Orbigny, les nageoires sont roses, assez brillantes. Les premiers exemplaires apportés à M. Cuvier viennent du Rio San -Francisco, par M. de Saint-Hilaire. Nous en avons reçu d'au- 1. Cuvier. Mém. du Mus., t. V, p. 352, pi. 26. fig. 2. \ 50 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. très, par MM. Quoy et Gaimard, et récem- ment M. de Castelnau en a envoyé aussi des eaux douces de ce pays. Les plus longs indi- vidus ont cinq pouces. Je ne puis pas croire qu'il faille distinguer de l'espèce précédente le T. rutilus de M. Jenyns 1 . Quoi qu'il en soit, il est certain qu'elle ressemble beaucoup plus aux indivi- dus décrits par M. Cuvier sous le nom de T. fasciatuSy qu'aux différents Tétragonop- tères auxquels M. Muller les a associés dans son espèce de T. maculatus. Les formes sont tout a fait semblables. Les nombres sont : D. 10; A. 29, etc. M. Jenyns indique un brun verdâtre à re- flets irisés sur le dos, les nageoires d'un orangé foncé, avec une bande longitudinale noirâtre sur la caudale. L'espèce observée par M. Dar- win, vient du Rio Parana. Je trouve dans les notes de M. d'Orbigny, que c'est le Salmone des Espagnols de Buéuos- Ayres \ qu'on le prend communément dans la Plata pendant le mois de janvier; qu'il est plus rare depuis le mois de mars jusqu'au mois de septembre. Ce poisson paraît venir de l'Uru- guay; M. d'Orbigny ne l'a pas rencontré dans le 1. ,ïm\s. Zool. of the )'n\ . of the Beagle, fis h. , pi. 23 j n." 2. CHAP. XV. TÉTRAGONOPTÈRES. 154 Parana. C'est un excellent poisson, très-estimé, qui atteint jusqu'à un pied au moins de long. La tache qui est derrière les opercules est bleuâtre, et elle disparaît chez les adultes. Je ne serais pas étonné que ce Salmone de Bué- nos-Ayres ne constituât une espèce distincte de celle du Brésil. Le Tétragonoptère a nageoires rugueuses. ( Tetragonopterus scabripinnis , nob.) M. Jenyns a observé un de ces petits Té- tragonoptères , qui a des scabrosités sensibles sur les rayons; elles sont un peu plus grosses sur l'anale que sur les autres nageoires. Le poisson a, d'ailleurs, le corps plus allongé; car la hauteur est comprise trois fois et deux tiers dans la longueur totale. D. 10; A. Tf, C. 19, etc. Leurs couleurs sont semblables à celles des espèces précédemment décrites. Ces petits poissons nous viennent de la rivière qui coule devant Lima, le Rio Rimac. Us ont été en- voyés par M. Fontaine. Nos exemplaires sont longs de trois pouces. Ils ressemblent très -bien à la figure que M. Jenyns 1 nous a laissée de cette espèce. 1. Zool. of ihe Beagle , fish. , pi. 23, n.° 3. 1 52 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Le Tétragonoptère a ligne latérale INTERROMPUE. ( Tetragonopterus interruptus , Jenyns.) Le même naturaliste 1 a désigné, sous le nom que nous lui conservons, une espèce très-voi- sine de celle-ci, qui a cependant le corps un peu plus court et un peu plus haut, et qui a un caractère remarquable dans la brièveté de la ligne latérale; elle cesse, en effet, vers le premier tiers du corps. Ce serait une des espèces à anale des plus courtes; car M. Jenyns n'y a compté que vingt rayons. Ce poisson vient de Maldonado, où. il a été pris par M. Darwin. Il est long de deux pouces et demi. M. Muller remarque, avec raison, que ce Tétragonoptère étant indiqué par M. Jenyns avec un seul rang de dents à la mâchoire su- périeure , appartient peut - être à un autre genre. Tout en acceptant la justesse de cette observation, je ne létendrai pas autant que mon célèbre confrère, je dirai seulement que ce poisson devrait prendre place dans le groupe des Piabuques; mais comme je ne l'ai pas vu, je n'ai pas trouvé de graves inconvénients à le 1. Jenyns, Zool. of the Beatfe, fish. , pi. 2i, n.° 4. CHAP. XV. TÉTRAGONOPTÈRES. 4 55 laisser où le premier auteur, qui en a fait la description, l'a placé. Le Tétragonoptère du Pérou. {Tetragonopterus peruanus , nob.) Je crois que nous retrouvons le Tétrago- noptère indiqué sous ce nom par M. Muller 1 dans un petit poisson extrêmement voisin du précédent par ses formes générales; niais qui a une ligne laté- rale, étendue, comme à l'ordinaire, jusqu'à la cau- dale. Les nombres sont les mêmes : D. 11 ; A. 30 — 3-2. Notre espèce vient, comme les individus de M. Muller, du Pérou : elle a été pëchée,avec la précédente, par M. Fontaine dans la Rimac, auprès de Lima. Ceux du Musée de Berlin viennent aussi du même endroit. Le Tétragonoptère Wappi. ( Tetragonopterus Wappi, nob.) M. Schomburgk nous a donné sous ce nom indien un petit Tétragonoptère 1. Mali, et Tiosch.. Ilonc ichthyol. , p. 14. n.° 4. cl p. 28. t. VIII. &s. 1. 1 54 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. à troisième sous-orbilaire convexe et strié, qui a les nageoires courtes et arrondies; le corps oblong; car la hauteur est trois fois et deux tiers dans la lon- gueur totale. D. 11; A. 25; C. 25; P. 13; V. 8. Le dos est vert, tacheté de noirâtre; le ventre rouge; les flancs bleuâtres; les nageoires sont rou- geâtres. On retrouve la trace d'une tache numérale et une bandelette noire oblongue, plus foncée sur la queue qu'en avant de la ventrale. Ce petit poisson, long de quatre pouces, pa- raît avoir quelque affinité avec le T.fasciatus; mais il est plus allongé, et son sous-orbitaire le distinguerait suffisamment, quand même il aurait perdu ses couleurs. Le Tétragonoptère viejita. (Tetragonopterus viejita, nob.) A cette longue liste d'espèces, nous avons encore à ajouter celle que nous trouvons dans les collections de M. Plée. Elle est remarquable entre toutes par la grosseur de ses dénis, qui, d'ailleurs, ont tout à fait les ca- ractères de celles du genre. Le corps est allongé; les écailles sont assez grandes; la caudale a une bande- lette oblongue, qui rappelle celle du T. fasciatus. D. 11; A. 27; P. 13, etc. Ce poisson est long de cinq pouces et demi ; CHAP. XV. TÉTRAG0N0PTÈRES. 155 il vient de la lagune de Maracaïbo. Je crois devoir rapporter à cette espèce un exemplaire du Brésil méridional qui a été recueilli par M. Auguste de Saint-Hilaire. Le Tétragonoptère a queue noire. (Tetragonopterus melanurus , nob.) Après l'espèce précédente, si remarquable par ses grosses dents, nous avons à placer celle que Bioch a désignée sous le nom de Salmo melanurus. Le corps est allongé, et la hauteur est du cin- quième de la longueur totale. Les maxillaires sont coudés un peu au-dessous de leur articulation avec les intermaxillaires, et c'est au-dessus du coude qu'il y a quelques dents. La mâchoire inférieure est mo- bile et longue, d'où il resuite que la bouche paraît plus fendue que celles des autres Tétragonoptères. La pectorale est longue, et atteint jusque l'insertion de la ventrale ; l'anale occupe aussi une assez grande étendue. D. 11; A. 25, etc. Malgré la différence du nombre des rayons à l'anale entre nos exemplaires et ceux comptés par Bloch, je ne puis douter de l'identité spécifique de nos poissons. Nous en avons plusieurs exemplaires de la Guyane donnés par M. Schomburgk. \ ÎS6 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Le Tétragonoptère a caudale mouchetée. (Telragonopterus spilurus , nob.) Un autre petit Tétragonoptère , originaire de Surinam , et que le Musée de Leyde a cédé aux collections nationales de Paris, est remarquable par la longueur de son anale; car c'est le seul de tous ces poissons où elle ait quarante - huit rayons. Il a d'ailleurs la courbure du ventre très -arquée aux ventrales ; la hauteur de la queue très - petite ; le museau pointu. D. 11 5 A. 48, etc. Ce petit poisson, quoique décoloré, a une bandelette argentée très-marquée sur les flancs et une tache noire sur la base de la caudale. Il a été envoyé par M. Diepering. Les exem- plaires n'ont que deux pouces. CHAP. XVI. BRYCINS. 1 57 CHAPITRE XVI. Du genre Br\cin (Brycinus). Je sépare des Tétragonoptères un poisson du Nil, qui me paraît cependant représenter dans ce fleuve les poissons de ce genre. Mes Bricynus ont le corps allongé comme les Chal- cées, les dents crénelées, serrées l'une contre l'autre comme les Tétragonoptères. L'intervalle qui sépare les deux rangées de la mâchoire supérieure est plus large. Enfin, je trouve un caractère distinctif dans la présence du talon de la couronne. La dorsale et l'anale sont hautes. Je ne connais encore qu'une espèce de ce genre, qui se trouve également dans le Sénégal. Le Brycin aux grandes écailles. {Brycinus macro lepido tus , nob.) Le poisson que je vais décrire, ressemble plus au Chalceus Nurse qu'au C. Hasselquisti. La forme générale du tronc peut être comparée à celle d'une Carpe, soit par la rondeur du dos, soit par la hauteur des flancs et de la queue. Cette hauteur, prise au-dessus de la ventrale, est quatre fois dans la distance du bout du museau à la base de la queue. L'épaisseur est un peu moindre que la moitié de la hauteur. La tète est courte et du cinquième de la longueur totale. L'œil est éloigné \ 58 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. du bout du museau de près de deux diamètres , lequel est compris quatre fois et demie dans la longueur totale. La distance d'un œil à l'autre est de deux fois et demie ce diamètre. Au-devant de l'oeil est un pre- mier sous - orbitaire , dont la partie supérieure me semble même détachée en une petite palette, située derrière la narine- puis on voit le second sous-or- bitaire, rectangle assez régulier, derrière le maxillaire; le troisième est placé entre l'œil et l'angle du préo- percule; il touche au limbe de l'os; le quatrième et le cinquième suivent le bord montant de l'opercule ; le sixième est tout à fait au-dessus de l'œil, et se lie à un sourcilier épais et peu mobile. Tous ces os sont assez fortement striés. Il en est de même de tous ceux qui concourent à former le dessus du crâne et la nuque. L'opercule, à bord postérieur arqué, descend obliquement vers l'angle du limbe; le sous-opercule est petit et fort étroit; l'interopercule est long et en partie caché par le préopercule, surtout vers l'angle. L'extrémité du mu- seau est aplatie et avance comme une espèce de petite palette. Toute cette saillie est formée par les inter- maxillaires. Sur les côtés de la bouche descendent les maxillaires articulés à l'extrémité des premiers os. Ils n'ont aucune dent; celles des intermaxillaires sont sur deux rangs très -notablement écartés l'un de l'autre. La couronne des dents de la rangée extérieure est comprimée et dentelée. Je compte cinq de ces dents à chaque os. Les dents de la seconde rangée sont assez différentes entre elles. Les quatre moyennes ont la couronne large et tronquée, et ces CHAP. XVI. BRYCINS. 1 59 espèces de molaires portent trois carènes denticulées. Vient ensuite de chaque côté une dent comprimée, dont la couronne n'a que deux carènes dentées; puis, une quatrième dent, dont la couronne n'a qu'une seule carène assez longue et multid entée. Les dents de la mâchoire inférieure ont aussi la carène antérieure multidentée; mais le reste de la dent est taillé en biseau. Leur nombre est de huit , et derrière les deux mitoyennes il y en a deux petites tronquées, dont le bord antérieur de la couronne se relève en une pointe triangulaire assez aiguë. On voit, par conséquent, que les dents sont voisines de celles des Chalcées; mais qu'on peut, cependant, les en dis- tinguer très-nettement. La dorsale de notre poisson est reculée sur la seconde moitié du corps, et répond à l'intervalle qui sépare les ventrales de l'anale. Celte nageoire est trapézoïdale, et assez haute de l'avant. La caudale est plutôt échancrée que fourchue; les ventrales sont larges et triangulaires; les pectorales sont insérées à la base d'un humerai , qui se montre au dehors sous l'opercule en une assez large palette triangulaire, à bord inférieur festonné. Ces deux numéraux se rejoignent sous la gorge, de manière à former une carène assez sensible. La pectorale est longue, et atteint à l'insertion de la ventrale. B. 4; D. 10; A. 16; C. 27; P. 13; V. 10. Les écailles de ce poisson étaient très -grandes. J'en compte vingt -trois rangées le long des flancs. L'individu que j'ai sous les yeux est entiè- rement décoloré. J'ai examiné ses viscères, et \ 60 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. j'ai trouvé un estomac très-grand, mais à pa- rois très -minces, rempli de débris végétaux, consistant en fragments très-divisés de graines de dicotylédones et de rhizomes de monoco- tylédones. La vessie natatoire ne se prolonge pas au delà de l'anale, c'est-à-dire que la ca- vité abdominale ne s'étend pas comme celle des Chalcées du Nil. Je ne puis rien voir de l'état des couleurs de ce poisson, mais je ne crois pas me tromper en rapportant à notre espèce un des dessins faits sur le haut Nil par M. Riffaut. Ce dessin représente incontestablement un poisson du même genre, et je le crois bien de la même espèce. Le voyageur a coloré le dos en vert, les flancs et le ventre sont restés blancs, le bas de l'opercule était cramoisi, les nageoires d'un joli gris rosé. C'est le n.° 98 des dessins de M. Riffaut : le poisson est nommé Cambout. L'individu a été envoyé du Sénégal : il est long de quatorze pouces. CHAP. XVII. PIABUCINES. \ 01 CHAPITRE XV II. Du genre Piabucine {Piabucina). Je séparerai des Tétragonoptères et des Pia- buques un poisson qui semble tenir, par ses formes et par sa dentition, de ces deux genres, mais qui, cependant, présente une combinai- son dont M. Millier n'a pas trouvé d'exemple dans le cabinet dont il dispose. Mes Piabu- cines sont des poissons à corps allongé comme les Piabuques, à dents crénelées, fixes, comme celles des Tétragonoptères ; ils se distinguent de ceux-ci, par ce que la double rangée de dents est à la mâchoire inférieure; il n'y en a qu'une à la supérieure : c'est donc tout à fait l'inverse des Tétragonoptères. Je n'en connais qu'une espèce qui ressemble assez à un Ery- thrinus; voilà pourquoi je l'appelle Piabucine érythrinoïde. {Piabucina erythrinoides s nob.) Le seul poisson connu jusqu'à présent dans ce genre a tout à fait l'apparence extérieure d'un Érythrin; mais lorsqu'on étudie avec soin les différentes parties de son organisation, on 22. 1 1 1G2 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. ne tarde pas à reconnaître qu'il faut l'en dis- tinguer, et qu'il appartient à la famille des Salmonoïdes. Il a le corps allongé et arrondi. La hauteur n'est que le sixième de la longueur toiale. La tête est assez grande. La mâchoire inférieure dépasse la su- périeure, et termine un museau large et arrondi. Le dessus de la tête est légèrement convexe et assez large. Il n'y a que deux fois le diamètre dans l'in- tervalle des deux yeux, et ce diamètre est égal au cinquième de la tête. Au-devant de l'œil sont d'abord deux très -petits sous-orbitaires; puis en vient un troisième très - grand , à peu près trapézoïdal , suivi d'un quatrième, triangulaire. Ces deux -là forment une grande pièce, qui recouvre le préopercule tout entier , car il cache le bord montant du limbe. Le cinquième sous - orbitaire est étroit, allongé. Il a au-dessus de lui et en arrière un sixième petit osselet, qui touche tout à fait au haut de l'opercule. En avant de cet os et au-dessus du cinquième sous-orbilaire, est une petite pièce osseuse, triangulaire et mobile, placée derrière l'œil , et qu'on peut considérer comme un sourcilier. L'opercule est assez grand. Son angle est rejeté tout à fait vers le bas. Le sous- opercule et l'interopercule sont tous les deux étroits et presque linéaires. Les maxillaires sont très-petits, et n'ont que quelques faibles dents auprès de l'inler- maxillaire. Ceux-ci sont, au contraire, assez longs, et forment la plus grande partie du bord de la bouche. Ils sont armés de dents assez fortes, à cou- ronne tricuspide, serrées l'une contre l'autre et sur CHAP. XVII. PIABUCINES. 463 un seul rang. La mâchoire inférieure porte une rangée de dents externes, semblables à celles d'en haut, et derrière elles se trouve un second rang de dents également tricuspides, mais très -petites et couchées sur l'os; elles rappellent, à la forme près, ce que nous observerons dans les Salminus. Les dents pharyngiennes sont petites, serrées et coniques, à couronne tout à fait simple. Les ouïes sont très-large- ment fendues, et la membrane est soutenue par quatre rayons. La dorsale répond à peu près au milieu de la longueur totale; elle est haute, mais étroite. L'anale est rejetée assez en arrière; elle est basse, arrondie, et ses rayons sont très -larges. La caudale a le lobe supérieur pointu et plus long que l'infé- rieur , qui est arrondi. La base est couverte d'écaillés, B. 4; D. 10; A. 12; C. 21 j P. 16; V. 8. Les écailles sont assez grandes, assez lâches, mais résistantes ; elles sont finement ciselées par de nom- breuses stries d'accroissement , parallèles au bord ; puis, le centre est couvert d'un très -joli réseau, qui envoie des rayons tout au pourtour de l'écaillé. Il y en a trente -sept entre l'ouïe et la caudale. La couleur est plus ou moins verdâtre, avec une ban- delette longitudinale obscure sur le dos, et une seconde, de même couleur et de même largeur, par le milieu des côtés. Une tache noire est placée sur la base des quatre premiers rayons de la dorsale, et une autre sur l'origine des rayons de la caudale. Tel est le curieux poisson que nous devons aux recherches éclairées et assidues de Fin- 164 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. fortuné M. Plée. Ce zélé naturaliste l'a trouvé dans les rivières de Maracaïbo , du côté du Parija, avec le Paradon suborbitale. Les deux individus que je possède ne sont pas en assez bon état pour essayer de faire sur eux des recherches anatomiques. Le plus grand a sept pouces de long. CHAP. XVIII. GASTEROPELECUS. 165 CHAPITRE XVIII. Des Serpes ou Gasteropelecus. Le très-petit poisson qui a donné lieu à l'établissement du genre Gasteropelecus , a été d'abord décrit et figuré par Gronovius dans le second fascicule de son Muséum ichthyologicum \ Mais la description est inexacte; car cet habile naturaliste ne vit ni les ventrales, ni l'adipeuse; aussi ne furent-elles pas représentées dans sa figure. Il est assez singulier que Linné, en acceptant ce que Gronovius venait de dire de ce poisson, l'ait placé dans son ordre des abdominaux, au lieu de l'introduire dans celui des Apodes , et cependant je crois que Linné avait observé la Serpe, puisque en la mentionnant dans la dixième édition du Systema naturœ parmi ses Clupées, il indique deux rayons à la mem- brane branchiostège. La petitesse des ventrales et celle de l'adipeuse font qu'il n'aperçoit pas aussi ces nageoires, de sorte que ce petit Salmonoïde, qui constitue un genre cer- tainement bien distinct, se trouve confondu parmi les Clupées; il plaça cette espèce, 1. Gronov., Mus. ichth. , t. II, p. 7, n.° 255; lab. 7, fig. 5. 166 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. à laquelle il donnait pour diagnose pinnis ventralibus nullis, à côté de son Clupea sima, dont les ventrales sont extrêmement petites. Ce Clupea sima est établi dans la dixième édition , d'après un petit poisson du Musée de Holm, qui a six rayons à la membrane branchiostège, cinquante-trois à l'anale, et que nous avons reconnu parmi nos espèces du genre Pellone , clupéoïdes remarquables par la petitesse de leurs ventrales. Quelque temps après la publication de la dixième édition, Kcelreuter l donna , dans les Actes de Pé- tersbourg, une nouvelle description et une nouvelle figure du Gasteropelecus. C'est sans aucun doute la Serpe que décrit le natura- liste de Pétersbourg. Il lui compte, comme Grônovius , trente -deux rayons à l'anale, ce qui ne l'empêche pas de le confondre avec le Clupea situa de Linné, peut-être même de faire une double confusion, car au lieu de citer à la suite de la phrase de Linné lépithète de Clupea sima, il donne Clupea sternicla. Mais Linné , dans la douzième édition , vient augmenter la confusion de toute cette synonymie \ car il cite sous son 1. Comment, mx. Petrop., I. VI11 , 1761. p. 405, lai). 14 6g. 1, 2, 3. CHAP. XVIII. GASTEROPELECUS. 467 Clupea sima, bien établi dans la dixième édition et bien caractérisé par son anale de cinqnante-trois rayons, le Gasteropelecus de Rcelreuter, qui n'en a que trente -deux, et qu'il semble alors distinguer du Gasterope- lecus de Gronovius, qu'il cite toujours sous le nom de Sternicla. Pallas, dans son huitième fascicule des Specilegia zoologica 1 , revint sur le travail de ses prédécesseurs. Il recon- naît la seconde nageoire ou l'adipeuse, ainsi que les ventrales, de sorte qu'il était tout près de rectifier ce que Gronovius, Linné et Rcelreuter avaient laissé échapper d'inexact sur ce poisson. Mais malheureusement Pallas a adopté la confusion du Systema naturœ relativement au Clupea sima; c'est là ce qui explique son étonnement de ce que Linné n'ait pas vu l'adipeuse de la Serpe, lorsqu'il en observait les ventrales. 11 faut donc attri- buer à Pallas la découverte de l'adipeuse de notre poisson et lui donner le mérite de l'avoir parfaitement placé dans le groupe des Sau- mons. Bloch, en profitant du travail de son illustre compatriote , n'a pas , comme on le conçoit bien, débrouillé les erreurs de syno- nymie faites avant lui. Il a été suivi ponc- 1. Pallas, Spec. zool , fasc. , 8, p. 50, lab. 3, %. 4. 1 68 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. tuellement par M. de Lacépède. M. Cuvier, dans la première édition du Règne animal , ne me paraît pas avoir encore une idée bien nette de ce genre, qu'il prend dans Bloch et dans Lacépède. Il donne des dents coni- ques à la mâchoire supérieure , et des tran- chantes et dentelées à l'inférieure. Il place mieux ce genre dans la seconde édition, en le rapprochant de ses Characins, mais il ne le caractérise pas plus exactement. C'est M. Muller qui a établi avec une grande préci- sion la diagnose de ce genre. Il a très -bien vu que les dents de l'intermaxillaire et de la mâchoire inférieure ont une couronne tricus- pide, que la pointe du milieu est plus longue que celle des côtés, qu'elles sont sur deux rangs ; car c'est évidemment par un lapsus calami qu'il les indique unisèriales , attendu qu'il ajoute que les dents du maxillaire sont coniques et sur un seul rang. On conçoit qu'ainsi caractérisées, les Serpes constituent un genre parfaitement distinct dans ce groupe des Characins. Ces petits poissons sont remar- quables par la brièveté de leur intestin. J'ai vu, comme M. Muller, qu'il ne fait qu'un seul angle sigmoïdal, et j'ai trouvé sept cœcums autour du pylore. Nous ne connaissons encore qu'une seule espèce de ce genre, originaire de Surinam. CHAP. XVIII. GASTEROPELECUS. 169 La Serpe. (Gasteropelecus sternicla, Pallas). Ce petit poisson a le corps excessivement étroit et très-haut à l'aplomb des pectorales. Il rappelle, par la forme compri- mée et tranchante de son ventre, celle des Pris- ligastres , dans la famille des Clupées ; mais ici le tranchant du ventre n'a aucune dentelure. La plus grande hauteur des flancs est moitié, ou à peu de chose près, de la longueur totale. J'ai, en effet, un de ces petits poissons, dont la hauteur, portée deux fois sur le corps, n'atteint qu'à la base de la caudale, et j'en ai un autre où elle atteint presque à l'extré- mité de la nageoire. Dans l'un et l'autre, l'épaisseur n'est guère que du cinquième de la hauteur. La tête est très-petite, et surtout très-peu élevée ; car sa hau- teur, mesurée par le travers de l'œil, ne fait guère que moitié de sa longueur, laquelle est comprise quatre fois et quelque chose dans la longueur totale. L'œil est assez grand. Le premier sous - orbitaire est étroit, le second et le troisième sont plus larges, et couvrent tout le préopercule. L'opercule est trian- gulaire. Son bord inférieur est très -oblique; son sous-opercule est étroit; on ne voit pas, au dehors, l'interopercule. La fente des ouïes est longue, très- oblique d'arrière en avant, et de haut en bas, parce que la ceinture numérale se porte entre les deux branches de la mâchoire inférieure plus en avant que l'œil. La bouche est assez largement fendue pour un \ 70 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. si petit poisson. Les dents sont assez grosses ; il y en a deux rangs sur les intermaxillaires ; un seul sur les maxillaires et sur la mâchoire inférieure. Les premières ont la couronne tricuspide, l'épine du milieu étant plus longue que les deux latérales. Les dents du second rang de l'intermaxillaire sont semblables aux précédentes ; elles sont seulement un peu plus petites; celles de la mâchoire inférieure ont encore la même forme, seulement les mitoyennes sont plus grandes. Les dents du maxillaire sont co- niques, très-pointues ; les deux premières, après l'ar- ticulation, sont plus grosses que les deux ou trois suivantes. J'ai trouvé sur les deux exemplaires que j'ai à ma disposition cette double rangée de dents à l'in- termaxillaire. Il ne me paraît pas, d'ailleurs, possible de croire que j'ai sous les yeux un poisson d'espèce et peut-être même de genre différents de celui de Bloch. Les pharyngiennes sont serrées, fines et en velours; vues à un fort grossissement, il est facile de s'assurer qu'elles sont coniques et pointues. La dorsale est reculée sur le dos, car son pre- mier rayon correspond à peu près aux deux tiers de la longueur du corps, en n'y comprenant pas la caudale. L'adipeuse est très-petite et tombe faci- lement; cependant, elle existe sur nos individus comme sur ceux de Bloch. L'anale est longue; elle commence au-devant de l'aplomb de la dorsale ; ses derniers rayons touchent au lobe de la caudale; celle-ci est fourchue. La pectorale est très -longue, insérée au tiers supérieur de la hauteur; ses rayons sont arqués. La nageoire atteint l'extrémité de la CHÀP. XVIII. GASTEROPELECUS. M\ dorsale. Les ventrales sont excessivement petites, insérées très -peu en avant de l'anale. B. 4; D. 9; A. 33; C. 21$ P. 11} V. 6. Les écailles, au nombre de trente, entre l'ouïe et la caudale, sont assez fermes ; elles ont de nom- breuses stries d'accroissement et quelques rares rayons divergents sur leur surface. La couleur est verdâtre sur le dos, argentée au-dessous de la ligne latérale. Une petite bandelette bleuâtre, plus visible vers la queue que sur la région antérieure, suit le trajet de cette ligne. Les collections du Muséum possèdent deux exemplaires de ce poisson, l'un provenant du cabinet du Stathouder, et l'autre acheté par moi à Amsterdam avec d'autres poissons que le marchand recevait de Surinam. La longueur de nos exemplaires est de deux pouces. M. Millier a observé sept appendices pylo- riques, un très- court intestin ne faisant pas même de circonvolution. Il a trouvé, dans les exemplaires qu'il a disséqués, des insectes dans l'estomac. \ 72 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. CHAPITRE XIX. Des Distichodes (Distichodus). Le poisson dont il va être question dans ce genre est, comme l'a très-justement remar- qué M. Geoffroy Saint-Hilaire , celui qui a été parfaitement décrit par Hasselquist sous le nom de Salmo niloticus cauda sguamosa. l Ce voyageur l'entendait désigner/par les Arabes de son temps, sous le nom de Nefasch. Mais très-peu de temps après la publication d'Has- selquist, Linné donna, dans la dixième édi- tion du Systema naturce, sous le même nom de Salmo niloticus, l'indication d'un poisson tout différent, qui, comme l'avait très- bien vu Forskal , est le Raï [Alestes dent ex) , et qu'il reconnaissait pour être très- éloigné du Salmo niloticus d'Hasselquist , qui est le Nefasch des Égyptiens. Pour appuyer cette proposition , Forskal ajoutait que le Nefasch a quatre rayons aux branchies, vingt-trois à la dorsale, et la base de la queue couverte d'écaillés. Ce sont ces traits qui ont été em- ployés dans la treizième édition du Systema naturœ, pour établir le Salmo œgyptius, 1. lier pale s lin uni , p. 378. n.° 88. CHAP. XIX. DISTICHODES. \ 73 que Gmelin reconnaît en même temps pour le Salmo niloticus d'Hasselquist, par consé- quent on doit admettre que le Salmo cegyp- tius est une espèce bien établie. Elle a été désignée dans l'Encyclopédie méthodique sous le nom de Salmone nefasch, épithète adoptée par M. de Lacépède, quand il a inscrit ce poisson dans son genre des Characins. Cette dernière détermination a été suivie par M. Geoffroy Saint -Hilaire, qui a donné, dans l'ouvrage d'Egypte, une description fort dé- taillée de ce poisson. Il l'a accompagnée d'une magnifique figure peinte d'après le vivant sur les bords du Nil, par Redouté. Ce characin nefasch est sur la même planche que la Citharine. M. Cuvier, n'ayant pas assez insisté sur la différence de dentition de ces deux poissons, les a réunis dans son genre des Citharines. C'est M. Muller qui a, dans sa Monographie de la famille des Characins, fondé le genre Distichodus. Il est, en effet, parfaitement caractérisé par un double rang de dents aux deux mâchoires. Elles sont petites, serrées, à couronne un peu comprimée et bifide. Le corps est allongé, comprimé, l'abdomen ar- rondi. La caudale et l'adipeuse sont couvertes de petites écailles semblables à celles du corps. I 74 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. II n'y a guère que le bord qui soit nu. Ces poissons ont un assez long estomac; la bran- che montante est allongée et très-charnue. Le pylore est pourvu de nombreux ccecums , allonges comme des petits intestins ; on en voit sur une assez longue étendue du duo- dénum et d'un seul côté. Le canal intestinal est d'ailleurs assez large et fait quatre circon- volutions. Ces Nefasch se nourrissent de plantes 5 on conçoit qu'ils peuvent très -bien les couper au moyen de la forme de leurs dents. Nous ne connaissons dans ce genre qu'une seule espèce, qui a été parfaitement décrite par Hasselquist , dont Linné n'a pas parlé , que Forskal a assez nettement caractérisée , que M. Geoffroy a fait mieux connaître encore par la belle figure qu'il en a donnée : c'est le Nefasch des Arabes. En voici la description. Pour éviter cepen- dant toutes les confusions qui résultent de l'emploi des épithètes de niloticus ou dcegyp- tius données à ces différents Salmonoïdes, je suivrai l'exemple de Lacépède, et j'appellerai le poisson CHAP. XIX. DISTICHODES. 175 Le Nefasch. (Distichodus nefasch, nob.) Le Nefasch du Nil est un Salmonoïde à corps allongé, à profil inférieur droit et oblique, depuis le bout du museau jusqu'au delà des pecto- rales, à peu près horizontal jusqu'à l'anale, et quia la queue assez grosse • car sa hauteur est deux fois et deux tiers dans celle du tronc. Le profil du dos monte par une ligne courbe, depuis le bout du museau jusqu'à la dorsale; la courbure se continue en s'abais- sant un peu jusqu'à la fin de la nageoire du dos ; après quoi la ligne du profil s'abaisse insensiblement en faisant quelques ondulations jusqu'à la caudale. La hauteur est trois fois et quatre cinquièmes dans la longueur totale. La tête est petite et courte ; elle est cinq fois et deux tiers dans la longueur totale. Le museau est déprimé. L'intervalle entre les yeux est convexe et trois fois plus grand que le diamètre de l'œil. Le premier sous-orbitaire est tout à fait couché horizontalement au-devant de l'orbite, et recouvre le haut du maxillaire. Le second est une petite pièce attachée derrière le bord de la mâ- choire; il fait, avec le précédent, une échancrure, qui est remplie par la portion visible de cet os. Le troisième sous-orbitaire est étroit et oblong. Les trois autres sont de très- petits osselets qui complètent le cercle de l'orbite. Aucun de ces os ne touche au bord du préopercule, et ne cuirasse, par conséquent, la joue. Le bord montant du préo- \ 70 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. percuta descend tout droit- puis dans la direction de l'angle de la bouche; il donne un peu au-dessus une sorte de petit talon, qui vient élargir le bas du limbe arrondi. L'interopercule est petit, assez étroit. L'opercule est trapézoïdal et convexe; sa surface est striée; son angle postérieur est arrondi. Le sous- opercule est étroit et lisse; le bord membraneux de l'opercule est large. La fente de l'ouïe est assez grande , quoique la membrane soit attachée sous l'isthme dans une assez grande partie de sa longueur. Il y a quatre rayons à la membrane branchiostège. La bouche est fendue horizontalement et un peu sous le museau. L'ouverture n'est pas très-grande, à cause du peu de mobilité des deux mâchoires. La supérieure est formée par les intermaxillaires , qui seuls portent des dents. Le maxillaire n'en a aucune; il est articulé et couché sur les angles de la bouche. La mâchoire inférieure a des dents semblables à celles de la su-* périeure; ses deux branches, courtes et écartées, reçoivent entre elles un isthme assez large et la plus grande partie de la membrane branchiostège. Les dents sont implantées sur deux rangs, et quoiqu'elles ne soient pas attachées uniquement à la lèvre, elles sont cependant encore assez mobiles; elles sont toutes semblables entre elles, serrées les unes contre les autres. Chaque dent est une espèce de lame com- primée, dont la couronne est assez profondément entaillée, de sorte qu'elle est échancrée ou même bifide. Il n'y en a point sur le vomer ni sur la langue. Les dents pharyngiennes sont en fins velours. Le bord de l'opercule et sa large membrane cachent CHAP. XIX. DISTICHODES. 177 presque toute la ceinture numérale. On n'aperçoit que la petite plaque osseuse de l'huméral, au-dessous de laquelle est articulée la pectorale. Le surscapulaire est long et grêle. Le scapulaire est petit, court et étroit. Il est beaucoup moins visible que l'os précé- dent; mais l'huméral et les deux autres pièces de l'avant-bras, le radial et le cubital, forment une assez grande ceinture osseuse, dont la force est encore augmentée par un gros styléal. La pectorale est courte; la ventrale est un peu plus large et un peu plus longue. Le premier rayon de la dorsale répond à cette nageoire. Elle est allongée et peu haute. L'anale est courte et un peu arrondie. Il en' est de même des deux lobes de la caudale, qui sont, de plus, recouverts d'écaillés, semblables à celles du corps, jusqu'à l'extrémité de leurs rayons. L'adipeuse est aussi entièrement écailleuse. B. 4; D. 24; A. 15; C. 21; P. 18; V. 11. Les écailles du corps sont petites, tellement ciliées que la surface du poisson est une véritable râpe. Il est impossible de remonter la main de l'extrémité de la queue vers la tête. Ces aspérités, vues à la loupe ou au microscope, rendent le bord libre de chaque écaille hérissé de dentelures assez longues. Tout le reste est marqué de stries concentriques. C'est une véritable écaille de cténoïde par la portion libre, et de cycloïde dans tout le reste. La couleur est un vert uniforme, à reflets argentés. D'après la figure de Redouté, la caudale serait bordée de blanchâtre; d'après celle de M. RifFaut, la base de toutes ces nageoires serait un peu roussâtre. 22. 12 1 78 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. J'ai sous les yeux un nombre assez con- sidérable d'individus de cette espèce ; car il n'y en a pas moins de dix -neuf de toute taille, depuis six pouces jusqu'à dix-neuf. Les plus anciens de la collection ont été rapportés du Nil par M. Geoffroy et par M. Olivier. M. Darnaud en a aussi de très-beaux, pris dans le Nil blanc, et enfin il y en a d'autres qui proviennent du Sénégal. Cette multi- plicité d'individus me prouve que certains d'entre eux ont une forme plus trapue que la plupart des autres; mais comme je trouve ces variations aussi bien dans le Nil que dans le Sénégal, et que d'ailleurs les exemplaires n'offrent aucune différence spécifique notable, je me crois suffisamment autorisé à dire que le Nefasch est un poisson commun à ces deux grands fleuves de l'Afrique équatoriale ou sep- tentrionale. CHAP. XX. ALESTES. 179 CHAPITRE XX. Du genre A leste (célestes, Mull.) Ce genre, justement fondé par M. Muller, comprend plusieurs espèces que M. Cuvier réunissait dans ses Mylètes. Il est caractérisé, parce que les dents de l'intermaxillaire sont sur deux rangées : celles du rang externe ont trois pointes tranchantes ; la couronne des dents de la rangée postérieure est plus obtuse; elle a aussi quelques pointes sail- lantes. Le maxillaire n'a aucune dent. La mâ- choire inférieure a aussi les dents sur deux rangs : elles sont assez épaisses, creusées en gouttière; les bords sont plutôt festonnés que dentelés. Derrière les dents mitoyennes on en voit deux petites, coniques. Les pha- ryngiennes sont très-petites, mais elles exis- tent. Je fais cette remarque , parce qu'elles paraissent avoir échappé aux observations de l'illustre fondateur de ce genre. Dans ce pois- son, les intestins ne font qu'une circonvolu- tion; nous comptons dix à douze appendices au pylore pour les espèces du Nil; celle du Sénégal en a quatorze. On voit que dans toutes les espèces de ces différents genres le nombre des cœcums varie 1 80 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. beaucoup; je crois même que les variations sont individuelles. Les Alestes sont voraces et se nourrissent d'insectes, de vers et de pois- sons. Les espèces de ce genre nous ont offert une particularité des plus notables, qui n'a pas échappé aux habiles investigations de mon célèbre confrère et ami. M. Muller a très-bien remarqué que la vessie natatoire, en se prolongeant au delà de l'abdomen, dans la cavité conique qu'elle se creuse entre les muscles sacro-coccygiens, est étendue au côté droit des interépineux de l'anale , de telle •façon qu'elle n'est plus placée symétrique- ment, ce qui est contraire à ce qu'on observe généralement dans les autres poissons. Car j'ai eu occasion de signaler, dans le cours de cet ouvrage, un grand nombre d'exemples de ce prolongement de la vessie au delà de la cavité abdominale , mais l'organe était bifur- qué, et chaque corne passait l'une à droite, l'autre à gauche des interépineux de l'anale. Le Raï. {Alestes Hasselquisti , Muller.) Le Raï du Nil est un Salmonoïde à corps allongé, comprimé. Le ventre l'est un peu plus que le dos, sans être pour cela tranchant. La CHAP. XX. ALESTES. 1 81 hauteur est comprise six fois dans la longueur totale de certains individus; dans d'autres, je ne la trouve que cinq fois. L'épaisseur fait en général le liers de la hauteur. La ligne du profil s'élève par une courbe très -peu sensible, mais régulièrement convexe, de- puis l'extrémité du museau jusqu'à la dorsale; elle se soulève au delà de cette nageoire. La courbure du ventre me paraît moins sensible, car on pourrait presque dire que le profil est rectiligne depuis le bout du museau jusqu'à l'anale, et qu'il se relève ensuite obliquement vers la caudale. La hauteur de la queue est deux fois et deux tiers dans celle du tronc. La tête est petite; elle a le museau étroit et obtus. La longueur est un peu plus grande que le septième du corps entier. L'oeil, placé au milieu de la hauteur de la joue, mais plus près du bout du museau que de l'opercule, est assez grand. Son dia- mètre mesure le quart de la longueur de la tête. L'iris est recouvert par une paupière adipeuse, qui conserve beaucoup de transparence sur la cornée, mais qui devient sensiblement épaisse entre l'oeil et le maxillaire. Je vois au-dessus de l'orbite un sour- cilier mince , peu mobile ; son extrémité anté- rieure atteint au bord de la narine postérieure. Je trouve au devant de l'œil, le long du maxillaire, un premier sous-orbilaire fort étroit, et qui recouvre toute la partie montante du maxillaire, et touche même au bord de l'intermaxillaire. Cette première pièce sous-orbitaire donne attache au bord antérieur de la paupière adipeuse. Vient ensuite un second sous-orbilaire, petit os rectangulaire, dont le bord 482 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. antérieur est articulé sur la palette latérale du maxil- laire. Il se rétrécit un peu en arrière pour s'articuler avec le troisième sous-orbitaire ; celui-ci s'étend jus- qu'au bord postérieur de l'orbite, et couvre ensuite tout le bas de la joue jusqu'au limbe du préopercule. Je trouve ensuite derrière l'œil le quatrième et le cinquième sous-orbitaire; puis, enfin, le sixième, plus convexe , occupe toute la région temporale postorbitaire , et vient s'appuyer sur le sourcilier. On ne voit du préopercule, comme dans toutes les espèces de cette famille, que le limbe un peu ca- verneux de cet os. L'interopercule est long et étroit; l'opercule est une très -grande plaque en croissant, qui protège toute la partie postérieure de la joue; le sous-opercule est une petite plaque mince, comme écailleuse, étroite, mais longue. Les ouïes sont assez largement fendues. Nous comptons facilement les quatre rayons de la membrane branchiostège. La bouche est petite. La mâchoire inférieure a son mou- vement de bascule ordinaire; la supérieure est très- peu mobile. Le bord est presque entièrement formé par l'intermaxillaire. Celui-ci est un petit os très- épais vers la symphyse; il se prolonge en un arc à double courbure , derrière lequel monte la plus grande partie du maxillaire, qui s'articule sur l'ex- trémité de l'ethmoïde, d'où il résulte que la mâchoire des Alestes est une très-curieuse exception dans toute cette famille des Characins ; car si l'on ne tenait pas compte des affinités naturelles et de l'ensemble des caractères du poisson, mais qu'on se laissât guider par les seuls rapports du maxillaire et de l'inter- CHAP. XX. ALESTES. 483 maxillaire , il est certain qu'on ne placerait pas les Alestes dans la famille des Salmonoïdes. L'inter- maxillaire a dû être dilaté pour donner de la place à l'insertion des larges dents mitoyennes, implan- tées sur lui. Il y en a deux rangées; l'une, anté- rieure et courte, composée de trois petites dents peu distantes, à couronne tronquée et sans dente- lures. Derrière est une seconde rangée de quatre autres dents comprimées , dont la couronne est plus longue que large. Cette couronne, un peu creusée en gouttière, porte, en arrière et sur sa troncature, un petit talon pointu. Le maxillaire n'a aucune dent ; on l'aperçoit près de l'angle de la mâchoire par une simple petite palette articulée à l'extrémité de Tinter- maxillaire; mais tout le corps de l'os remonte derrière le premier et le second sous-orbitaire. La mâchoire inférieure a des dents assez épaisses, creuses, dont les bords sont plutôt festonnés que dentelés, et dont l'angle antérieur remonte en un petit talon qui cor- respond à l'intervalle des deux rangées de dents supé- rieures, ou plutôt qui contribue à user la couronne des dents de la première rangée et toute la partie antérieure des dents de la seconde, en même temps que le talon de la seconde rangée supérieure userait le talon postérieur des dents d'en bas. Derrière les deux dents mitoyennes sont deux petites dents co- niques. Les pharyngiennes sont très-petites. La dorsale est au milieu du tronc, en n'y comprenant pas la caudale; elle est pointue de l'avant; une fois et deux tiers aussi haute que longue; le dernier rayon n'a guère que le tiers des premiers. L'anale est longue , I 84 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. ayant à peu près les deux tiers de la hauteur du tronc au-dessus d'elle. La caudale est profondé- ment fourchue; les ventrales sont attachées au- devant de la dorsale, et cependant les pectorales, quoique étroites et pointues, ne les atteignent pas. Ces nageoires paires ont chacune dans leur aisselle un appendice écailleux, assez long et pointu. B. 4; D. 10; A. 22; C. 23: P. 15; V. 9. Les écailles sont assez grandes, orbiculaires ; neuf stries rayonnent du centre sur toute la circonférence. M. Riffaut dit que le poisson a le dos brunâtre ; les flancs gris; la dorsale et la ventrale brunes; le lobe supérieur de la caudale est de la même teinte, mais l'inférieur et l'anale sont rouges. La couleur est verdâtre sur le dos, ainsi que nous en pouvons juger par un très-beau dessin peint sur le frais par Redouté : le dessous des côtés est glacé d'argent; c'est le dessin qui a servi d'original à la planche gravée dans l'ouvrage d'Egypte. Les viscères digestifs de ce poisson ne présentent rien de très -particulier. Nous avons trouvé douze appendices pyloriques; un estomac replié sur lui- même ; la branche montante n'a pas des parois no- tablement épaisses; le duodénum descend jusqu'à la moitié de l'intervalle compris entre le diaphragme et l'anus ; puis il remonte dans le côté droit pour atteindre de nouveau jusqu'au diaphragme et se courber ensuite pour se rendre droit à l'anus. La vessie natatoire est double; la portion antérieure a des parois fibreuses , épaisses et brillantes ; la posté- CHAP. XX. ALESTES. 185 rieure est très -longue et occupe, comme l'a fait justement remarquer M. Mûller, une position très- singulière, et dont il y a peu d'exemples dans la classe des poissons, puisqu'elle s'étend à droite des interépineux de l'anale, à travers les muscles de la queue jusqu'à la caudale, sans être, par conséquent, placée symétriquement par rapport aux organes voisins. La longueur de nos exemplaires est de quinze pouces. Les premiers qui ont été placés dans les collections nationales, ont été rapportés du Nil par M. Geoffroy Saint -Hilaire lors de l'expédition française en Egypte. Depuis, M. Elire nberg en a donné d'autres individus. Nous voyons cette espèce remonter dans le haut Nil 5 car M. Darnaud en a envoyé plusieurs exemplaires dans la belle collection qu'il a donnée au Muséum, et qui avait été faite pendant son excursion au Nil blanc. Ce Raï a été parfaitement décrit par Has- selquist sous le nom de Salmo dentex. Je crois seulement que cet habile naturaliste a fait une fausse application de la dénomina- tion arabe de ces espèces du Nil, en disant que c'est le Kalb el Bar des Égyptiens, ce nom étant celui de nos Hydrocyons. Linné n'accepta pas la détermination de son élève, \ 86 LIVRE XXn. SALMONOÏDES. et il fit, dès la dixième édition, du Salmo d'Hasselquist son Cyprinus dentex, et cepen- dant dans ce même ouvrage il donne parmi ses Salmo un Salmo niloticus, qui ne peut être autre chose qu'un double emploi du Rai ou de ce Cyprinus dentex de Linné. C'est ce que Forskal a parfaitement vu, quand il a dit Salmo niloticus Linncei est Arabum Rai y espèce très -différente du -5". niloticus d'Hasselquist, qui est le Nefasch des Égyp- tiens. Il faut bien faire attention que les notes de Forskal n'ont pas été mises en ordre avec assez de soin pour qu'il n'y ait pas ici une légère confusion. On en a fait une plus grande en plaçant les observations de Forskal sur le S. dentex d'Hasselquist sous son S. Roschal; car tout ce qu'il dit de ce poisson appartient, comme l'a très-bien vu M. Cuvier, à \Hy- drocjon Forskalii. C'est pour éviter toutes ces confusions que M. Cuvier, en décrivant ce poisson parmi ses Mylètes, lui a donné le nom de M. Hasselquisti, qu'il faut conserver. M. de Lacépède avait accepté, dans son Ich- thyologie, cette détermination du S. niloticus de Linné, dont il trouvait la pensée dans l'Encyclopédie méthodique. C'est pour cela qu'il fit paraître le Raï sous le nom de Cha- racinus niloticus, mais en conservant par un CHAP. XX. ALESTES. 187 double emploi et dans ce même genre un Characinus dent ex , qu'il tirait de Linné et d'Hasselquist, Cette synonymie, fort embrouillée, avait été éclaircie par les travaux de M. Geoffroy, et ensuite par M. Guvier, dans les différentes notes du Règne animal, mais ils n'avaient pas suffisamment établi l'identité du Salmo niloticus de Linné et du Cyprinus dent ex. Il ne peut y avoir aucun doute sur ce point. On devait croire que les travaux de savants aussi illustres seraient compris par les voya- geurs, jaloux de publier eux-mêmes les résul- tats de leurs recherches. C'est ce qui n'a pas été fait cependant par M. Joannis, qui, après avoir conservé dans son tableau des poissons du Nil, publié en 1 835 , un Characinus nilo- ticus de Geoffroy, associé dans ce mémoire au Characinus nefasch du même auteur, lesquels sont cependant des genres différents et bien déterminés par M. Cuvier , vient ajouter à sa liste un Myletes baremoze 1 , le- quel n'est autre chose , ainsi que M. Muller le reconnaît tout comme moi, qu'un nouveau nom donné à l'espèce dont nous nous occu- pons. 1. Joannis, Mag. zool. de Guérin, 1835, Poissons, pi. 6. \ 88 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. M. Ruppell a observé ce poisson, et nous a appris qu'on le nomme au Caire Radiés. M. Riffaut a aussi dessiné le Raï dans son expédition sur le haut Nil. Ses teintes s'accor- dent assez bien avec celles données par les autres voyageurs; il a écrit pour nom arabe Raie. L'A LESTE NURSE. (A lestes nurse, nob.) Le savant et habile naturaliste de Francfort ' a découvert dans le Nil une seconde espèce qui avait échappé aux recherches d'Hassel- quist, de Forskal et de M. Geoffroy. C'est un poisson à corps plus court, plus haut et remarquable par la brièveté de son anale. On peut encore ajouter que le museau est un peu plus pointu et la tète plus courte. B. 4; D. 10; A. 15; C. 25; P. 13; V. 9. Suivant M. Ruppell, la couleur est d'un bleu ar- genté sur le dos, verdàtre sur le sommet de la tête. La dorsale est verdàtre; l'anale, les pectorales et les ventrales, transparentes et couleur de chair. Le bord libre de la caudale et de l'anale est rose carminé. L'individu, long de six pouces, a été rap- porté du Nil par M. Joannis. 1. Ruppell, Fortsetz. der Beschr. und Abbild. mehrerer neuer Fisc/ie im Nil enldeckt , von J). r FA. Ruppell, mit drei Steindruck- tafeln: Franhfurt am Main, 1832. CHAP. XX. ALESTES. 189 M. Ruppell ajoute que les dents sont pris- matiques et tout à fait semblables à celles du Myletes Hasselquistii. Ce poisson, rare au Caire dans le mois de mars, s'y trouve plus abondant en été. Les pécheurs l'appellent Nurse. M. Mulier a cité avec raison cet Aleste dans sa Monographie; mais il s'est trompé en croyant que le Myletes guile de M. Joannis est le même poisson. Nous possédons, dans la collection du Jardin des plantes, l'exemplaire original décrit sous ce nom, et l'on verra plus loin que ce prétendu Myletes est du genre des Chalcées. Je trouve aussi ce poisson dessiné d'une manière reconnaissable dans la collection de peintures de M. Riffaut. Il porte le nom de Baramauze. Toutes les nageoires sont lise— rées de rose. Ce nom se rapproche assez de celui que M. Joannis a appliqué au Raï ordi- naire ; mais le dessin de M. Riffaut a un autre intérêt pour moi, car il me met sur la voie de déterminer le Myletes Allenii de M. Bennett. 1 Je suis, en effet, très-porté à croire, que le Myletes indiqué plutôt que décrit dans les Proceedings sous ce nom , n'est autre que 1. Bennett, Proceedings of the zool. soc, 1834, p. 45. 190 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. le M. nurse. En effet, les nombres de l'anale s'accordent assez pour justifier ce rappro- chement, ainsi que la position de la dor- sale. Ce poisson, rapporté par le lieutenant Allen, est conservé, avec les autres objets de l'expédition de Quorra dans l'intérieur de l'Afrique, dans le cabinet de la société zoo- logique. Z/Aleste sethentée. (Alestes sethente, nob.) Le Sénégal nourrit aussi une espèce d'A- lestes, plus voisine par la forme raccourcie de son corps de XA. nurse que de la première; mais elle se rapproche de celle-ci par la lon- gueur de son anale. Le poisson a d'ailleurs la tête courte ; les lobes de la caudale très -profondément fourchus; la dorsale un peu en arrière des ventrales. B. 4; D. 10; A. 22; C. 25; P. 13; V. 9. Les couleurs sont assez différentes, parce que nous voyons les flancs marqués d'une large bande- lette longitudinale noirâtre; elle est plus visible par reflet que par un regard direct. Les lobes de la cau- dale ont aussi une bandelette longitudinale noire. Nous possédons plusieurs exemplaires de cette espèce envoyés par M. Jubelin , lors- CHAP. XX. ALESTES. 191 qu'il était gouverneur de la colonie. Il est facile de s'assurer que ce poisson, comme le précédent, a la vessie natatoire placée comme dans l'A. d'Hasselquist. Nos exemplaires ont un pied de long. 192 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. CHAPITRE XXI. Du genre Mylètes. Le genre des Mylètes, établi par M. Cuvier, devient maintenant le chef de file d'une pe- tite famille naturelle. M. Muller a subdivisé les Mylètes, en retirant les Alestes et les Myleus, et je crois devoir moi-même y établir un plus grand nombre de genres. Il faut réserver pour le genre Mylètes tel que nous l'entendons aujourd'hui, les espèces qui ont des dents à couronne tronquée sur deux rangs aux intermaxillaires; point de dents sur les maxillaires, et dont la mâchoire inférieure porte deux rangées de dents à couronne tron- quée. Dans quelques Mylètes, comme dans le M. macropomiis , la rangée interne est com- posée de sept dents, mais dans la plupart des autres il n'y a que deux dents coniques derrière la symphyse. Ces dents, à couronne tronquée, sont prismatiques, avec les arêtes mousses. Le bord antérieur des dents de la première rangée est mince, tranchant et faible- ment de'nticulé; les dents de la seconde rangée ont le bord postérieur plus élevé et le milieu est un peu plus pointu. Le corps de ces poissons est comprimé; le CHAP. XXI. MYLÈTES. 195 ventre est caréné et souvent même fortement dentelé; cependant toutes les espèces n'ont pas les angles des chevrons de la carène assez saillants pour établir une dentelure en scie; le premier interépineux de leur dorsale se termine par une épine saillante , couchée horizontalement et dirigée en avant. Très- souvent la base de cette épine touche au premier rayon de la nageoire du dos, en se bifurquant en deux pointes, ainsi que Bloch l'a figuré depuis longtemps dans le Serrasalme. Les Mylètes se nourrissent de substances vé- gétales et animales. Nous avons fréquemment trouvé, dans leur estomac, différents débris de grosses larves d'insectes de la famille des Capricornes ou des Lamies, et des fragments de tiges ou de fruits de diverses plantes. Leurs intestins sont assez longs. M. Muller n'a vu que deux circonvolutions dans le M. asterias, et seize appendices au pylore. J'en ai trouvé un plus grand nombre dans le M. rhomboi- dalis, et l'intestin faisait trois replis. L'estomac est un long cul-de-sac. La branche pylorique est assez épaisse, mais courte. Lorsque M. Cuvier composa le genre My- lètes, il y réunissait des espèces américaines qui, à cette époque, étaient nouvelles et dont il a fait le sujet du Mémoire, publié dans 11. i3 194 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. les Recueils du Muséum. Ce sont ses Myletes macropomus , brachypomus , rhomboidalis, duriventris. Presque à la même époque je fis connaître, dans le tome II des Observations zoologiques de M. de Humboldt, le Myletes Pacu de l'Orénoque, et Spix et Agassiz pu- blièrent bientôt leur Myletes bidens , espèce qu'on doit conserver, et un Myletes aureus, qui n'est autre que le Myletes duriventris de M. Cuvier. M. Muller reprit ce travail dans sa Monographie des Characins , mais je ne crois pas qu'il faille admettre toutes les espèces qu'il y a établies. Ainsi je ne doute pas , d'après le nombre d'exemplaires que j'ai pu comparer entre eux, que le M. latus et le M. Schomburgkii ne soient le même que le M. rhomboidalis de M. Cuvier. On verra paraître plusieurs espèces nouvelles dans le travail que je vais présenter. Nous les devons aux recherches de M. Schomburgk, de M. Deville, de M. Castelnau et de M. Plée. M. de Montravel en a aussi rapporté une espèce fort curieuse de l'Amazone. CHAP. XXI. MYLÈTES. 195 Le Mylète a large opercule. (Myletes macropomus, Cuvier). Une des plus grandes espèces de ce genre est celle décrite et figurée par M. Cuvier sous le nom de M. macropomus. C'est d'après l'exemplaire du Muséum d'histoire naturelle et qui a servi à M. Cuvier, que je fais la des- cription suivante : Le poisson a le corps allongé, elliptique. La hau- teur fait le tiers de la longueur totale. La courbure du dos est régulière et peu sensible, depuis le bout du museau jusqu'à la dorsale. Le point le plus élevé de la courbe est vers la nuque. La courbure du ventre est un peu plus forte. Une carène dentelée marque ce contour. Les écailles qui forment la dentelure sont grosses et très- visibles ; mais comme leurs pointes sont mousses et couchées les unes sur les autres, il en résulte que la carène n'est pas épineuse. La longueur de la tête surpasse un peu le quart de la longueur totale. Dans ce poisson, le développement des pièces osseuses qui couvrent la joue est fort re- marquable. Le dessus de la tête est cuirassé par une sorte de casque grenu, formé par les os du crâne, cachés , dans l'état frais , par une peau mince et lisse. L'oeil est sur le devant de la joue, très -près de l'extrémité du museau; car il n'en est éloigné que d'une fois et demie son diamètre, qui n'est que le huitième de la longueur totale. Il n'y a 11)6 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. qu'une largeur de l'orbite entre le bord et l'extrémité antérieure du maxillaire. Nous trouvons au-devant de l'œil, un très -petit sous-orbitaire, élargi à son origine en une petite palette , et prolongé ensuite en un appendice grêle, qui descend le long du maxillaire. La moitié de cet os peut se retirer sous le bord antérieur du second sous-orbitaire : c'est une pièce irrégulièrement quadrilatère, assez large, dont le bord postérieur atteint au delà de l'articula- tion de la mâchoire inférieure. Viennent ensuite le troisième et le quatrième sous-orbitaire ; ce sont deux très-grandes plaques osseuses, rugueuses, étendues sur toute la joue; puis, au-devant et au-dessus de l'œil, est un cinquième os, que l'on peut considérer tout aussi bien comme un sourcilier par sa position au- dessus de l'orbite, que comme un sous-orbitaire. Je rattache cette pièce à la chaîne de ces osselets, parce que nous avons vu déjà dans d'autres genres le dernier sous-orbitaire se placer ainsi sur le haut de l'orbite; à la vérité, il n'avançait pas autant. La joue, ainsi cuirassée par ces grands sous-orbitaires , est encore protégée par un large limbe osseux et rugueux du préopercule. Sa largeur, mesurée de l'angle très -mousse de cet os à la concavité qui re- garde l'œil, est égale à celle du troisième sous-or- bitaire placé au-devant. Le bord montant de l'os est légèrement rentrant, et le bord inférieur est concave. L'interopercule le dépasse un peu en se montrant comme une longue bandelette étroite et osseuse, à surface lisse. Le sous -opercule est encore un peu plus étroit et tout aussi long. Quant à l'opercule, CHAP. XXI. MYLÈTES. 197 c'est une très -large plaque convexe, à bord posté- rieur, arqué en une sorte de courbe elliptique. La hauteur de l'os égale une fois et deux tiers sa lar- geur. Le bord membraneux de l'opercule est très- développé; les ouïes sont très -fendues; la mem- brane brancliiostège a cinq rayons de chaque côté. Les narines, situées tout près de l'extrémité du museau et à la face supérieure, sont profondes. Les deux ouvertures sont rapprochées et séparées par une simple papille membraneuse; la posté- rieure est très-large. La bouche, fendue en travers, est assez grande : c'est la conséquence de la largeur du crâne; car l'intervalle d'un œil à l'autre égale cinq fois le diamètre de l'orbite. Tout le bord su- périeur de l'arcade dentaire est formé par les deux intermaxillaires. Ils portent deux rangées de dents : l'externe composée de cinq sur chaque os; puis viennent, par derrière, quatre autres dents; elles sont, suivant l'expression de M. Cuvier, prismatiques , mais à arêtes mousses. La couronne est tronquée. Le bord antérieur des premières est mince, tranchant et faiblement denticulé; c'est le bord postérieur des secondes qui est plus élevé. Le milieu du bord est plus pointu ; il y a des granulations plutôt que des dentelures sur le bord antérieur. A la mâchoire infé- rieure, je vois aussi deux rangées de dents; l'une, antérieure, composée de douze à quatorze dents; puis, une seconde, sur le milieu de la mâchoire, n'est formée que de six dents. La couronne des deux dents mitoyennes antérieures est creusée en gouttière arquée; les autres dents ont le bord relevé 198 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. en pointe. Les dents postérieures mitoyennes sont longues et pointues; les deux latérales sont plus petites , mais également pointues. Le premier rayon de la dorsale s'élève à peu près sur le milieu de la hauteur du corps; les rayons sont tous gros et épais; la base est à peine plus petite que la hauteur de la nageoire. L'adipeuse porte sur tout le bord une suite de rayons osseux, et sa base est recouverte de petites écailles. On ne peut pas dire, cependant, que ce soit une véritable nageoire à rayons mobiles, comme ceux de la dorsale ou de l'anale; car il n'y a pas de membrane entre ces différents filets. La largeur et l'ossification des rayons de la caudale sont éga- lement fort remarquables; elle est échancrée, et ses lobes sont arrondis. L'anale est assez étendue sous le ventre; ses rayons sont forts et arqués, et sa base est recouverte de petites écailles/Les ventrales sont insérées au-devant de la dorsale, et les pecto- rales , articulées assez bas , répondent presque à l'ar- ticulation du sous-opercule. B. 5; D. 16; A. 25; C. 21; P. M; V. 8. Je compte quatre-vingts rangées d'écaillés le long des flancs; elles sont petites et assez forte- ment striées. La couleur paraît avoir été uniforme et verdâtre. Notre individu est long de vingt-sept pouces; il est très-probablement originaire des rivières du Brésil; nous l'avons reçu du cabinet d'Ajuda. CHAP. XXI. MYLÈTÊS. I 09 Le Mylète a opercule court. (Myletes brachypomus , Guv.) Une seconde espèce, qui me paraît devenir aussi grande que la précédente, a fait égale- ment le sujet des recherches de M. Cuvier. Le corps est un peu plus court et plus haut; car la hauteur est un peu plus grande que le tiers de la longueur totale. La tête est plus petite et plus courte. Sa longueur est le cinquième de celle du corps entier. Le museau, plus convexe en dessus, a l'extrémité plus arrondie, et par conséquent, un peu plus saillante. Le diamètre de l'oeil n'est contenu que cinq fois et un tiers dans la longueur de la tête. Le bord de l'orbite n'est éloigné de l'articula- tion du maxillaire que de la moitié de son diamètre. Le second sous-orbitaire paraît plus intimement uni au premier, et il s'élargit en une large plaque osseuse, dont le bord dépasse en dessous celui du troisième sous-orbitaire ; celui-ci est rétréci, de sorte qu'il n'at- teint pas le bord du limbe du préopercule. Le qua- trième sous-orbitaire est étroit, un peu plus long que le précédent, et enfin, le cinquième, est une très -large plaque à bord postérieur, arrondi, et couvrant derrière l'œil tout le haut de la tempe. Il me paraît, autant que je puis en juger sur un poisson desséché, qu'il existe au-dessous de lui un sixième sous-orbitaire plus petit, à moins que cette surface rugueuse n'appartienne au frontal postérieur. Au- dessus de l'œil est un petit sourcilier terminé en 200 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. pointe. Les narines sont un peu plus latérales, et l'ouverture postérieure est moins grande. L'arcade de la mâchoire supérieure est en ogive arrondie, au lieu d'être droite comme dans l'espèce précédente. Il y a cinq dents à chaque intermaxillaire pour la rangée antérieure, et quatre pour la postérieure; elles sont un peu plus petites que celles du Myletes macropomus. La mâchoire inférieure a quatorze dents sur le rang externe, et il n'y en avait que deux derrière les dents mitoyennes; ce serait donc sept dents antérieures sur chaque branche, avec une seule sur le second rang. Une autre différence notable dans la dentition de cette espèce , lorsqu'on la com- pare à la précédente, consiste dans la présence de deux petites dents implantées sur le haut du maxil- laire, tout près de son articulation. J'ai fait connaître que les sous - orbitaires ne viennent pas dans ce poisson cuirasser complètement la joue. Un arc encore assez large , couvert par une simple peau adipeuse, existe entre ces os et le limbe du préo- percule; celui-ci est cependant assez grand, car il descend sur le bas de la joue; sa portion angulaire est tout arrondie. Le bord inférieur de l'os est presque droit, et le bord montant légèrement sinueux. L'interopercule est plus large, mais moins long que celui de l'espèce précédente, et cette différence est encore plus sensible sur le sous -opercule, à cause du peu de largeur de l'opercule, qui est trois fois plus haut que long. Le bord postérieur descend presque parallèlement à l'antérieur. Tous ces os sont profondément ciselés ou striés. Les ouïes sont lar- CHAP. XXI. MYLÈTES. 204 gement fendues, et je trouve à cette espèce, comme à la précédente , cinq rayons branchiostèges. La dorsale est haute et triangulaire sur le milieu de la longueur, un peu moins reculée au delà des ven- trales. Je ne puis rien dire de l'adipeuse, qui a été cassée sur l'exemplaire que je décris. L'anale est longue, à lobe antérieur plus allongé; ce qui la rend coupée en laine de faux. La caudale a les rayons osseux, quoique très -visiblement articulés; elle est plutôt échancrée que fourchue ; les lobes sont très- larges. B. 5; D. 16; A. 26; C. 28; P. 15; V. 8. Il y a cent cinq rangées d'écaillés entre l'ouie et la caudale ; elles sont donc plus petites que celles de l'espèce précédente, et ces différences sont très- faciles à apprécier. Ce poisson a la même origine, et comme il est desséché depuis longtemps, je ne puis rien dire de ses couleurs. Je ne m'étonnerais pas cependant qu'il n'ait eu le dos rayé par de nombreuses petites lignes obliques et onduleuses. L'exemplaire est long de deux pieds. Le Mylète aux petites écailles. (Mjletes bidens, Spix.) Nous avons maintenant, dans les collections du Muséum, une espèce que Spix a décrite sous le nom de M. bidens ! , qui ressemble 1. Spix, p. 75, P l. 32. 202 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. beaucoup à la précédente, mais qui en diffère par plusieurs caractères essentiels. Elle a le corps beaucoup plus haut et plus ar- rondi. La hauteur n'est que deux fois et deux tiers dans la longueur totale. La longueur de la tête mesure encore le cinquième de cette même longueur; mais l'œil est beaucoup plus grand ; car le diamètre de l'orbite est à peine plus petit que le quart de la longueur de la tête. Le museau est de même forme, et les dents ne me paraissent pas différer; mais le troisième sous - orbitaire est encore un peu plus étroit; le quatrième est un peu plus long. Le limbe de l'opercule est beaucoup moins large. Le bord montant est presque vertical; ce qui rend l'angle de l'opercule à peu près droit. B. 5; D. 16; A. 25, etc. Enfin, ce qui est un caractère extérieur encore très -sensible, c'est que les écailles sont infiniment plus petites ; il y en a cent soixante entre l'ouïe et la caudale. Tout le poisson me parait d'une teinte uniforme, verdàtre, rembrunie sur la tête et sur les nageoires verticales, et glacée d'argent sur les flancs et sur le ventre, dont le fond est jaunâtre. Le seul exemplaire rapporté de l'Amazone par MM. de Castelnau et Deville, est long de vingt et un pouces. J'ai conservé le nom que Spix lui a donné, quoique je ne trouve pas cette épithète très-convenable. CHAP. XXI. MYLÈTES. 203 Ceux qui ne peuvent consulter que les figures données dans l'Ichthyologie de la Guyane, auront de la peine à croire que le Mjletes pacuy figuré par M. Schomburgk, soit encore le poisson décrit dans cet article, mais comme je tiens de la générosité de l'auteur le calque colorié du beau dessin, long de quatorze pouces, qu'il a fait sur les lieux, je ne puis hésiter à établir cette synonymie. C'est la même forme dans l'opercule, dans les sous- orbitaires , et la description que M. Schom- burgk nous donne des dents, complète ce qui pourrait rester incertain par le seul examen de la figure. M. Schomburgk colore ce Mylètes en brun rougeâtre avec de grandes marbrures noires dans le voisinage de la dorsale et der- rière l'épaule. La femelle a les couleurs plus foncées que le mâle. Les Pacus sortent des grandes rivières pour aller frayer dans les sa- vanes ou lieux inondés, puis ils reviennent, après la ponte, sur les fonds granitiques de l'Ésséquibo ou du Mazaruni. Leur nourriture principale et favorite consiste dans le Veyra ou Haya, espèce de podostémacées voisines des Arums, qui couvrent ces roches graniti- ques. M. Schomburgk vante aussi beaucoup l'excellence de sa chair. 204 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Le Paco de l'Amazone. {Mylètes Paco, Humboldt.) Je place auprès de cette espèce le Mylètes que M. de Humboldt a fait connaître sous le nom de Paco de l'Amazone. Je ne suis pas même très -sûr que ce poisson soit différent du précédent. Voici ce qu'en dit l'illustre voyageur qui nous l'a décrit. Je vais tran- scrire sa description, parce qu'elle prouvera avec quelle sagacité ce grand physicien a observé tout ce qui se présentait autour de lui dans ses magnifiques tableaux de l'Amé- rique équinoxiale. Il était impossible de mieux désigner le caractère des dents des Mylètes que par les expressions employées sur le jour- nal de route écrit vingt ans avant les travaux de M. Cuvier sur les Mylètes. Corpus albo - virescens , compressum , squamis minutis tectum , dorso arcualo. Os parvum , labio inferiore longiore. Dentés vatidi, anthropomorphi , duplici ordine dispositi. Max. superior : dentés minores, in antica parte g, in postica 6. Max. in- ferior : in postica parte dentés i minimi acuii, in antica parte 10, quorum 6 duplo majores inter- medii. Lingua crassa ovata 7 absque dentibus. O percuta ossea radiai irn striata, haud squamis tecta. Oculi maximi latérales, lutei. Nares tubu- CHAP. XXI. MYLÈTES. 205 losœ. Pinna dorsalis prim. magna 16 radiala, librans ; postica minuta, adlposa. Pinna analis maxima usque ad caudam protensa. Cauda bi- furca. D. P r. 16; D. sec. 0; P. 12; V. 8; A. 28; C. 22. Pinnœ omnes ovatœ , sine aculeis, radio anle- riori solummodo crassiore , arcuaio. Abdomen acute carinatum, carina albida, carlilaginea, non serrata. Linea lateralis parum conspicua. M. de Humboldt a vu des individus longs de deux pieds neuf pouces et larges de neuf pouces. Il a observé que la vessie est double, ovi- forme, très-grande; l'antérieure a huit pouces; la postérieure six pouces cinq lignes. Il dit que le Paco est un poisson d'un goût exquis, cependant rempli d'arêtes. J'ai été extrême- ment frappé, dit-il, en décrivant le Paco à Lomependa dans la province de Brocamaros, de la forme des dents; je le rapprochai dans mon journal, et avec raison de la Palometa des plaines de Venezuela, et je croyais que ces deux poissons formaient un nouveau genre. En comparant le dessin que M. de Humboldt 1 nous a laissé de son Paco avec le poisson que M. de Castelnau nous a rapporté, je ne puis croire que j'ai sous les yeux l'espèce du haut Maragnon. Il ne faut pas que le lecteur oublie 1. Observ. zoolog., t. II, pi. il, fig. 2, p. 175. 206 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. que les dents, ajoutées au dessin de M. Paco, ont été faites d'après celles du M. rhomboi- dalis conservé dans les collections du Muséum. Quant aux deux Palometa de M. de Hum- boldt, je crois qu'il faut rapporter celui du Rio Apure et des plaines de Venezuela, à cause de ses dents aiguës et tranchantes, aux Ser- rasalmes ou aux Pygocentres ; celui du haut Orénoque me paraît tellement voisin d'une espèce figurée par M. Schomburgk, et dont je vais parler tout à l'heure, que je crois pou- voir aujourd'hui fixer sa place auprès de cette espèce. Le nom de Palometa ou Palometo n'a pas été inconnu à M. de Schomburgk, ainsi que nous le verrons plus loin. Le Mylète a fortes épines. {Myletes duriventris, Cuvier). M. Cuvier 1 a fait connaître, d'après un animal empaillé, une espèce dont nous pos- sédons maintenant d'autres exemplaires con- servés dans l'alcool. C'est d'après ces derniers que nous allons en donner la description. Le corps est encore plus orbiculaire que celui de l'espèce précédente; car la hauteur est une fois et 1. Cuvier, Mcm. du Mus., t. IV, pi. 22, fig. 2. CHAP. XXI. MYLÈTES. 207 cinq sixièmes dans la longueur totale. L'épaisseur est comprise quatre fois et demie. Le profil est un peu concave entre les yeux; puis il s'élève par une courbe convexe jusqu'à la dorsale; il descend au delà, et devient flexueux en se rendant à la caudale. La courbure du ventre est plus régulière depuis la gorge jusqu'à la naissance de la queue. La tête est petite et courte. Sa longueur est quatre fois dans celle du corps, en ne comptant pas la caudale, laquelle est comprise six fois et demie dans cette même longueur. L'extrémité du museau est arrondie. L'œil est quatre fois et demie dans la longueur de la tête. Le premier sous - orbilaire est très-petit; le second se dilate en une petite palette, qui recouvre tout le maxillaire quand la bouche est fermée. Le troisième fait un arc étroit ; le qua- trième et le cinquième sont petits, et le sixième re- monte sur les côtés du crâne au-dessus de l'oeil. L'opercule a le limbe assez étroit; l'angle arrondi; il n'est pas entièrement recouvert par le sous-orbitaire ; mais il cache presque en entier Tinter opercule. Le sous-opercule est extrêmement petit. Quant à l'oper- cule, c'est une assez grande plaque arquée, deux fois et demie plus haute que large, et dont tout le bord postérieur est arrondi. L'os est entièrement strié. Les dents sont sur deux rangs, au nombre de dix aux intermaxillaires, et de quatre en dedans. Les dents de la mâchoire inférieure sont comme dans les autres Mylètes au nombre de quatre en avant; puis deux dents coniques et pointues derrière les mitoyennes. Les couronnes de ces dents ont les 208 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. bords pointus et tranchants. Les ouïes sont très- largement fendues. La dorsale est courte, à peine plus haute que longue en avant ; mais les der- niers rayons n'ont que la moitié des premiers. L'adi- peuse est presque entièrement écailleuse; il en est de même de l'anale, dont les rayons, vers le dernier tiers, s'allongent de manière à former à cet endroit un lobe qui atteint presque à l'extrémité de la cau- dale; celle-ci n'est pas très -longue; mais elle est près de deux fois aussi haute que large et entièrement écailleuse. La ventrale est petite et pointue; la pec- torale , placée assez haut sur le flanc , atteint presque à l'aplomb de l'insertion de la seconde des na- geoires paires. B. 4; D. 15; A. 33; C. 25; P. 17; V. 8. Les écailles sont petites ; il y en a cent cin- quante entre l'ouïe et la caudale. La carène du ventre est très -tranchante et formée d'une suite de trente- neuf épines très-dures, saillantes, et qui sont le pro- longement du corps du chevron osseux qui constitue cette carène dentelée de l'abdomen. La ligne latérale est presque droite; car il n'y a qu'une légère con- cavité à l'endroit de la poitrine. Tout le poisson est d'un vert plus ou moins foncé, à reflets dorés. Les exemplaires que je viens de décrire sont longs de neuf pouces. Ils viennent de l'Amazone par M. de Castelnau. En com- parant ces exemplaires avec le Mjletes au- reus 1 d'Àgassiz, que Spix publiait sous le 1. Agassiz, Pisc. bras. , p. 14. CHAP. XXI. MYLÈTES. 209 nom de Tetragonopterus aureus 1 , il est im- possible de douter un instant de leur identité spécifique. Je réunis donc ces deux espèces, qui ont été inscrites séparément et à la suite lune de l'autre, dans le tableau du genre Mjletes, donné par M. Muller. Le Mylète a ventre épineux. {Mjletes acanthogaster , nob.) M. Plée a rapporté des environs de la la- gune de Maracaïbo une nouvelle espèce de Mylète , voisine du M. duriventris de M. Cu- vier. Elle s'en distingue cependant par un corps plus allongé, par des sous-orbitaires plus larges, par un limbe du préopercule plus dilaté, et parce que ces os, ainsi que l'opercule, sont pro- fondément sculptés ou striés. Les premiers rayons de l'anale sont beaucoup moins gros, et la région postérieure du corps est plus étroite. Les écailles sont excessivement petites. D. 17; A. 35, etc. La couleur, verdâtre sur le dos, est blanche et argentée sur le ventre, avec quelques marbrures plombées. La dentelure du ventre est aussi forte que celle de la précédente ; mais les épines sont plus écartées; les côtés du chevron sont plus courts et plus ouverts. 1. Spix, pi. 31. 22. l4 210 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Je ne possède qu'un individu empaillé qui est long d'un pied; c'est une femelle que M. Plée a désignée sous le nom espagnol de El pampano. Le Mylète rhomboïdal. {Mjletes rhomboidalis , Guv.) Nous pouvons encore parler d'une des es- pèces de M. Guvier; c'est son M. rhomboidalis, dont la hauteur est une fois et deux tiers dans la longueur totale, qui a le profil un peu concave près de la nuque. L'œil assez grand sur le haul de la joue. Les diffé- rentes pièces de la face sont presque lisses. L'opercule est très-étroit. Les premiers rayons de la dorsale sont prolongés en filet; ceux de l'anale, longs et courbes, constituent un lobe pointu, plus ou moins allongé. La caudale , assez profondément fourchue , a le bord des lobes arqué. Les écailles qui bordent la base de la nageoire s'arrêtent en ligne droite. D. 23 ; A. 33 , etc. La carène du ventre est sensiblement dentelée, quoique les épines soient moins fortes que celles du précédent. La nageoire adipeuse a aussi la base garnie d'écaillés, et je la vois, en général, égaler la distance qui la sépare de la dorsale; mais elle est quelquefois plus courte. Je regarde donc la longueur de cette nageoire comme un caractère variable. Les écailles sont très -petites. Nous en comptons cent CHAP. XXI. MYLÈTÉS. 211 vingt-cinq le long des flancs. La couleur est un gris plombé, très - finement linéolé de gris foncé ou de noirâtre. Je vois une tache noire sur le haut de la dorsale, et l'anale a aussi quelque teinte rembrunie. Les plus grands individus ont six pouces: ils viennent de l'Amazone, par M. de Castel- nau. Nous en avons reçu d'autres du même fleuve par les soins de M. de Montravel. Ceux de M. Cuvier en venaient également, car ils faisaient partie du Cabinet d'Ajuda. Depuis, M. Leschenault en a envoyé d'autres exem- plaires de la Mana, et M. Schomburgk l'a rapporté de l'Esséquibo. Son exemplaire porte le nom de Kartabak; c'est donc très-certaine- ment le Tetragonopterus latus des poissons de M. Schomburgk *, que M. Muller a fait passer dans la liste des Mylètes avec la même épithète. J'ai sous les yeux un de ces Mylètes très- bien conservé, envoyé de Surinam à Leyde sous le nom de Kartabak, inscrit par M. Diepering. Il faut faire attention qu'on peut très-facilement le confondre avec le Mylètes rubripînnis. i. Fish. ofGuyan., t. I, p. 241. 212 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Le Mylète a anale lobée. {Myletes lobatus, nob.) M. de Montravel a rapporté trois autres Mylètes de l'Amazone qui me prouvent qu'ils appartiennent à une espèce distincte ; mais les individus ne sont pas assez bien conservés pour que je puisse donner à leurs caractères la précision que j'aimerais à y apporter. Je puis indiquer ici qu'ils ont le même profil que le précédent ; mais l'œil est plus bas sur la joue. L'anale a ses premiers rayons formant un lobe arrondi, et les derniers sont re- couverts à plus de moitié par les petites écailles de la nageoire. D. 23; A. 33, elc. Les épines de la carène du venue sont peu sen- sibles. L'un d'eux est long de huit pouces. Les deux autres sont un peu plus petits. Le Mylète de Schomburgk. (Mjleles Schomburgkii , nob.) Le poisson que je trouve décrit sous le nom de Tetragonopterus Schomburgkii, me paraît une espèce extrêmement voisine de celle-ci. J'en juge par la hauteur du lobe antérieur de l'anale. Je ne crois pas qu'il soit le Myletes CHAP. XXI. MYLÈTES. 24 3 rhomboidalis de M. Cuvier, parce que le mu- seau me paraît un peu plus pointu et que les rayons antérieurs de la dorsale ne sont pas assez allongés. C'est un poisson à écailles petites, elliptiques, adhérentes et finement dentelées. H y a une épine couchée sur le devant de la dorsale. Le museau est étroit. Les nageoires paires sont petites et pointues. La langue est ronde et charnue. Les intestins ont de nombreux appendices pyloriques. Les ovaires doubles remplissent les deux tiers de la cavité abdominale. Je vois, dans les planches coloriées de de richthyologie de la Guyane, que la couleur de la tête est un olive pâle, tirant au jaune sur les opercules. Il y a trois taches noires sous les yeux. Le haut du dos est d'un bleu grisâtre, passant au blanc le long de la ligne latérale, et pre- nant, sous le ventre, des teintes d'un vert jaunâtre très-pâle, semé de taches noires. Au-dessus de l'anale, les teintes sont d'un gris bleuâtre plus pâle que le dos. Par le milieu du corps, on voit une large bande noire, oblique, allant des premiers rayons de la dor- sale aux antérieurs de l'anale. La dorsale est verte foncée, traversée par deux bandes rembrunies. L'adi- peuse est olivâtre. L'anale, verte, a la pointe de son lobe noire, et elle est bordée de rouge. Je trouve les mêmes teintes à la caudale ; mais la bande rouge est lisérée extérieurement de vert, et la pointe su- périeure de la nageoire est noirâtre. D. 25; A. 39; V, 27; P. 15; V. 8. 214 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. M. Temminck a bien voulu céder un bel exemplaire de cette espèce. Il l'avait reçu de Surinam par les soins de M. Diepering. Il est long de neuf pouces et demi, et haut de près de cinq. Le Palomète. (Mjletes Palometa, nob.) Cette description et cette figure nous ser- vent à fixer nos idées sur le Palometa du haut Orénoque décrit par M. de Humboldt. Voici, en effet, ce qu'il en dit : C'est un poisson à corps large et comprimé latéralement, d'un blanc argenté avec une large bande noire verdâtre, placée transversalement de chaque côté de l'anus. Il est bien certain que , si cette description n'appartient pas à la même espèce que celle donnée par M. Schomburgk *, elle a été faite au moins d'après une espèce extrêmement voisine. M. de Humboldt l'a prise près du confluent du Rio Jao. Ce qui prouve que ce Palometa du haut Orénoque doit être rapporté aux Myiètes, c'est que les Tamanaques de l'Orénoque, comme l'a remarqué M. de Humboldt 2 , désignent le Pa- 1. Schomb. , Fish. of Guyana, part. 1, p. 243. pi. 22. 2. Humb. , Recueil d'obsejrv. zool.. t. II. p. Ml. CHAP. XXI. MYLÈTES. 245 lometa sous le nom de Pacu. C'est aussi le nom que M. Schomburgk a indiqué pour celui des peuplades de la Guyane. D'ailleurs , je ferai remarquer que le Palometa de l'Oré- noque n'est pas inconnu à M. Schomburgk; car il parle d'un poisson ainsi appelé auprès des chutes de l'Esséquibo et du Mazarani, et à la cataracte du Parana, un des tributaires de rOrénoque, au-dessus de l'Esmeralda. Le Mylète dévariqué. {Myletes dwaricatus , nob.) Je retrouve la même forme de corps et de tête dans une espèce voisine, qui me paraît avoir l'œil placé un peu moins sur le milieu de la joue. Les dentelures du ventre sont grosses et plus sen- sibles auprès de l'anus, et l'anale est différente; car elle a ses rayons plus libres, attendu que les écailles de la base sont sur une bande plus étroite, et un autre caractère fort curieux consiste dans la singu- lière terminaison des rayons de cette nageoire, dont l'extrémité se porte à droite et à gauche, et forme une double crête dentelée par des épines étendues horizontalement de chaque côté. Outre le lobe formé par l'allongement des premiers rayons, il y en a un second mitoyen, dû à la prolongation du quatorzième jusqu'au vingt- quatrième rayon; il en résulte que l'anale est bilobée. D. 23: A. 33. 21 G LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Le poisson est long de huit pouces. Les rayons de la dorsale s'allongent en filaments grêles et d'un tiers plus longs que la portion retenue par la membrane de la nageoire. Les dents du rang externe sont assez épaisses; la couronne est taillée en biseau ; le bord est triangulaire et pointu; les quatre dents de la seconde rangée ont la couronne triangulaire et le bord postérieur relevé; celles de la mâchoire inférieure ont le biseau plus aigu, et derrière elles deux dents mitoyennes très -petites. Autour de l'anus il y a, comme dans tous les autres Mylètes., deux rangées d'épines. Il faut étudier ce poisson avec attention pour ne pas le confondre avec le Myleus setiger de M. Muller. L'exemplaire que j'ai conservé en herbier est très- intact; il vient de lEsséquibo, et a été donné aux collections du Muséum par M. Schomburgk. Le Mylète aux nageoires rouges. (Mylet.es rubripinnis , Mull.) Après ces espèces, qui ont toutes de trente- trois à trente-six rayons à l'anale, il convient de placer le Myletes décrit et figuré par M. Muller 1 1. Mull.. Hor. khi., p. 23 el 38. pL 9, fig. 3. CHAP. XXI. MYLÈTES. 217 sous le nom que nous devons naturellement lui conserver. Cette espèce, infiniment voisine du M. rhqmboidalis , est caractérisée par sa dorsale et par son anale plus longues. L'adipeuse paraît très-petite. D. 26; A. 42; P. 15; V. 7. Le lobe de la dorsale, est rouge. J'accepte cette espèce par égard pour M. Muller, qui a figuré ce poisson en même temps qu'il a donné sur la planche suivante la repré- sentation de celle désignée sous le nom de M. asterias; mais je suis très-porté à regarder ce M. asterias et le M. rubripinnis comme identiques. J'ai, en effet, sous les yeux le calque du dessin fait par M. Scliomburgk. Le profil convient parfaitement aux différents exemplaires que je puis comparer. Il me montre que le corps est couvert de taches rouges, en même temps que le lobe de l'anale est de la même couleur. Le Mylète a étoiles. 1 (Myletes asterias , Mull.) Cest une espèce qui diffère des précédentes, parce que le profil est régulièrement convexe jusqu'à la dorsale. 1. Muller et Troschel, p. 24 et p. 36, pi. 10 , %• 2. 24 8 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Le profil du ventre descend très-obliquement jus- qu'à l'anale , d'où il remonte presque verticalement jusqu'à la queue. Il en résulte que la plus grande saillie de l'abdomen est précisément au commence- ment de la nageoire de l'anus. L'œil est grand , car le diamètre n'est que deux fois et demie dans la lon- gueur de la tête, et l'intervalle d'un œil à l'autre contient une fois et trois quarts la largeur de l'orbite. La dorsale est longue ; l'adipeuse est petite. Quand on abaisse le lobe antérieur de l'anale, la hauteur entre les extrémités des deux nageoires ver- ticales est plus grande que la longueur totale du corps ; mais il est très - facile de coucher le lobe de l'anale en arrière, de manière à laisser à la nageoire la forme d'une lame de faux. La caudale est beaucoup plus haute que longue, et sans être fourchue, la convexité des lobes rend son bord festonné. D. 27; A. 45, elc. Le dessin que m'a communiqué M. Schom- burgk me montre une couleur bleu d'acier sur le dos, glacée d'argent sur les côtés, la dorsale jaunâtre avec une tache noire près de la pointe; l'anale, beaucoup plus rembrunie avec le lobe antérieur rouge : des taches de cette même couleur sont éparses sur le corps. Le poisson vient de l'Esséquibo. Nos exem- plaires sont longs de huit pouces et demi; un autre vient de Surinam : il faisait partie des collections que M. Diepering a envoyées du CHAP. XXI. MYLÈTES. 219 même endroit au Musée royal de Hollande , à Leyde. Le Mylète hypsauchen. (Mfletes hypsauchen, Mull.) 1 Ce poisson est remarquable par la forme orbiculaire de son corps, laquelle dé- pend de la courbe très -élevée que suit le profil du dos et du ventre jusqu'aux nageoires verticales. La hauteur portée sur la longueur, atteint à peu près au milieu de l'adipeuse, ou est une fois et demie dans la longueur totale. La crête interpariétale monte très -haut sur le dos, qui est comprimé et comme tranchant. Les osselets sous- orbitaires sont étroits; mais l'angle du préopercule descend assez bas, et il n'y a pas une grande différence entre la hauteur de la tête et sa longueur, laquelle mesure le quart de celle du corps, en n'y comprenant pas la cau- dale. Les épines de la carène dentelée du ventre sont assez grosses. La dorsale est pointue de l'avant. L'adi- peuse est très-basse, mais très-longue. L'anale occupe aussi une grande étendue; elle n'est pas très haute. La caudale est à peine fourchue. D.-19; A. 43, etc. Les écailles sont fort petites. La ligne latérale est droite. La couleur, plombée et rembrunie sur le 1. Mull. etTroscli., Horœ Ichthrol, p. 23, n.° 10, et p. 38. pi. 10. fig. 1. 220 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. dos, est un glacé métallique argentin sur le reste du corps. Les premiers exemplaires de cette espèce ont été rapportés de l'Amazone par M. de Mon- travel. Depuis, M. Schomburgk en a donné un très-bel individu aux collections nationales. Ils sont longs de cinq pouces. Un autre, ori- ginaire de la Guyane, a été cédé au Musée de France par celui de Leyde, qui l'avait reçu par les soins de M. Diepering. Le Mylète de d'Orbigny. (Myletes Orbignyanus , nob.) Cette espèce à corps orbiculaire nous con- duit à parler de celle que M. d'Orbigny a rapportée , et qui a le profil du ventre presque en demi-cercle. Cette ligne est fortement dentelée. Celle du dos est très -convexe jusque la nuque; mais elle devient concave sur le dessus de la tête. Une particularité notable de cette espèce est d'avoir toute la carène du dos nue et sans écailles. On aperçoit bien quel- ques traces de cette disposition sur le poisson précédent; mais l'espace nu n'est pas à beaucoup près aussi large que dans celui-ci. La tête est petite. L'anale n'est pas très -haute, et comme la queue est très-courte, le lobe de la caudale paraît toucher CHAP. XXI. MYLÈTES. 221 au bord de l'anale. L'adipeuse est basse et tout écailleuse. D. 14; A. 32. Les écailles sont très-petites. La ligne latérale est très -peu concave. Ce poisson a le dos plombé; le ventre jaune; les flancs sont plus pâles. Les nageoires participent de la couleur du dos. La longueur du poisson est de dix pouces. D'après les notes de M. d'Orbigny, nous voyons qu'il n'a rencontré cette espèce que bien au-dessus de Corrientes, dans le Parana, et vers le mois d'octobre seulement. Il croit qu'elle descend des parties élevées du grand fleuve, qu'elle aime les eaux rapides et un fond sablonneux. C'est un des poissons que les Es- pagnols nomment Palometa, et les Guaranis Mbiraï ou Piraï. Cette espèce, peu commune, vit en petites troupes qui font la terreur des pêcheurs, à cause de leur voracité et de l'ha- bitude qu'elles ont de couper les lignes. C'est une des meilleures à manger 5 aussi elle est fort recherchée , quoique sa chair soit remplie d'arêtes. Le Mylète lune. (Mjletes lima, nob.) Je désigne sous ce nom un Mylète diffé- rent des précédents 222 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. par sou corps orbiculaire, par sa longue dorsale et par l'éclat brillant et argentin de tous ses flancs. Il a, d'ailleurs, le museau gros et arrondi; les yeux saillants; la nuque un peu concave; la courbure du dos régulière jusqu'à la queue. La dorsale est assez longue; l'anale est coupée en faux; la caudale a deux lobes aigus, sans être profondément fourchus; elle est cinq fois au moins plus haute que longue. Les dentelures du ventre sont assez fortes. B. 4; D. 28; A. 40; C. 25; P. 15; V. 7. Les écailles sont très -petites; il y en a cent le long de la ligne latérale. Cette espèce vient de Cayenne; nous la devons à l'envoi que M. Fremy nous a fait de cette colonie ; mais elle occupe une assez grande étendue sur la côte américaine 3 car d'autres exemplaires nous ont été envoyés de la côte ferme et de Carthagène des Indes, par M. Beauperthuis- Les plus grands individus ont quatorze pouces de longueur. Le Mylète a dents en cuilleron. (Myletes doidjocodon , nob.) M. de Castelnau a rapporté de l'Amazone un Mylète dont les dents commencent à s'éloigner, par leur forme comprimée et en cuilleron , des poissons CHAP. XXI. MYLÈTES. 223 précédemment décrits. La nuque est à peine con- cave. La courbe du dos jusqu'à l'épine dorsale, qui est très-forte, n'est pas très-arquée; celle du ventre devait l'être beaucoup plus, autant je puis en juger, du moins d'après mon exemplaire ; car la carène de l'abdomen n'a pas été assez ménagée par le prépa- rateur. Il ne reste plus que les deux dernières épines de l'anus ; elles sont assez fories. Je vois à l'inter- maxillaire une première rangée de quatre dents, vé- ritables incisives tranchantes, à couronne taillée en biseau, un peu rétrécie au collet, elliptique et sans crénelures. Il y a derrière elles et de chaque côté quatre dents à couronne triangulaire , dont l'arête postérieure est très-peu pointue. La mâchoire infé- rieure a des dents très-peu différentes de la supé- rieure; cependant les deux mitoyennes ont un petit talon à l'angle externe et quelques traces de festons; derrière elles existent deux très -petites dents co- niques, pointues et courbées en crochet; elles sont si petites, qu'il faut y regarder avec attention pour les apercevoir. Cette dentition ne laisse pas que d'être assez différente de celle des autres Myhtes, cependant je n'ose fonder sur elle la diagnose d'une coupe générique. La dorsale est assez longue, et a les premiers rayons prolongés en petits filaments. L'anale a trois lobes. L'extrémité des rayons ne se termine pas en pointes divergentes. Les premiers sont courbés en lame de sabre , mais ne sont pas larges. La caudale est fourchue. D. 22; A. 35. 224 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Les écailles sont très -petites. La couleur était plombée, rembrunie sur le dos et argentée sur tout le reste du corps. Ce poisson vient de l'Amazone : il a été rapporté par M. de Castelnau. CHAP. XXII. TOMÈTES. 225 CHAPITRE XXII. Des genres Tomète, Mylée et Mylésink. A. Du genre Tomète (Tometes, nob.) Je trouve, dans les collections du Muséum, des poissons constituant un genre distinct des Mylètes, et que je n'ai pas osé réunir aux Mjleus de M. Muller. Chaque intermaxillaire porte une rangée externe de dents à couronne taillée en biseau très-oblique , qu'on peut parfaitement com- parer à de véritables incisives; derrière elles il existe d'autres dents dont les mitoyennes ont la couronne un peu tronquée. Les laté- rales sont tout à fait tranchantes, leur biseau est oblique dans le sens opposé à celui de la dent externe, d'où il résulte une gouttière pro- fonde dans laquelle pénètre le bord des dents de la mâchoire inférieure. Derrière les mi- toyennes de cette mâchoire, il en existe deux petites, comprimées, et à couronne très- pointue. Les maxillaires n'ont aucune dent. J'ai vu ces caractères se reproduire dans trois espèces que nous avons reçues des eaux douces de Cayenne ou du Brésil. Elles me paraissent toutes trois nouvelles. C'est à cause de la 22. l5 22G LIVRE XXII. SALMONOÏDES. forme de ces dents incisives que j'ai imaginé le nom de Tomètes, pour désigner ce genre de Characins, de la même manière que M. Cu- vier avait fait le nom de Mylètes, pour dési- gner ceux de ces poissons qui ont la bouche garnie d'espèces de molaires. Le TOMÈTE A ANALE TRILOBÉE. (Tometes trilobatus 3 nob.) On pourrait facilement confondre l'espèce dont il s'agit ici, avec le Myleus setiger de M. Muller, que je n'ai pas vu. Mais la confiance avec laquelle j'accepte les observations de mon illustre confrère et ami, m'ôte toute incerti- tude à cet égard. Le Tomète décrit dans cet article a le corps en ovale allongé. La hauteur est deux fois et demie dans la longueur totale. La tête est comprise deux fois dans la hauteur. La courbure du profil monte régulièrement depuis le bout du museau jusqu'à la dorsale. Il n'y a pas de concavité entre les yeux. Le bout du museau est arrondi, et l'arcade dentaire convexe. L'œil est grand, car son diamètre n'est que trois fois et un tiers dans la lon- gueur de la tête. La distance du bout du museau au bord postérieur du sous-orbitaire est d'une fois le diamètre. La partie antérieure de l'orbite est recou- verte par une adipeuse assez large. Je vois, comme dans les Myletes, six osselets sous- orbitaires. Le CHAP. XXII. TOMÈTES. 227 premier est excessivement petit; le second, plus large que tous les autres, couvre presque tout le maxil- laire. Les autres osselets ne descendent pas jusqu'au bord du limbe. Le préopercule a le bord arrondi ; le limbe, uni, n'est pas beaucoup plus large que l'interopercule, lequel est plus long. L'opercule est haut, étroit et uni; le sous- opercule est un arc assez long, puisque son extrémité supérieure remonte h peu près à la hauteur de l'angle de la commissure. L'intervalle qui sépare les deux yeux est égal, à peu de chose près, à deux fois leur diamètre. Cet élar- gissement du front dépend d'un sourcilier un peu dilaté sur le devant de l'orbite. C'est au-devant et tout près de lui que l'on voit la grande ouverture postérieure de la narine; elle est demi - ovalaire. Chaque intermaxillaire porte une rangée externe de cinq dents , à couronne taillée en biseau très-oblique et à bord tranchant : ce sont de véritables incisives. Derrière elles nous voyons une rangée de deux dents, dont les mitoyennes ont la couronne encore un peu tronquée, quoique le bord postérieur soit beaucoup plus relevé et très-coupant. L'autre dent , placée der- rière la seconde du rang externe, est tout à fait tranchante, et son biseau, taillé sur le devant, forme, en s'appuyant sur sa dent correspondante, une gout- tière profonde, dans laquelle pénètre la dent de la mâchoire inférieure; celles-ci sont de même forme que les supérieures ; il n'y en a que quatre. Derrière les deux mitoyennes existent deux petites dents comprimées, à couronne très -pointue. Leur plan est dans l'axe longitudinal du corps , et par con- 228 LIVRE XXII. SALMOKOÏDES. séquent, perpendiculaire à celui de la déni incisive. Il n'y a pas de dents sur les maxillaires. Les ouïes sont largement fendues. La dorsale a son premier rayon sur la moitié de la courbe du dos, mesurée depuis le bout du museau jusqu'à la racine de la caudale. La longueur de la nageoire est un peu plus courte que les premiers rayons. L'anale est trilobée, parce que ses rayons mitoyens sont plus longs que ceux qui les précèdent ou qui les suivent ; mais ils le sont moins que les trois premiers. La caudale a de larges lobes arrondis ; elle est peu fourchue. B. 4; D. 23; A. 39; C. 25; P. 18; V. 8. Les écailles sont petites ; il y en a quatre-vingt-dix rangées le long des flancs. Je compte k la carène du ventre vingt-huit épines simples et sept doubles de chaque côté de l'anus. La ligne latérale est extrê- mement fine, un peu courbe a son origine, et tracée un peu au-dessous du milieu du côté. L'adipeuse a sa base couverte d'écaillés petites, ainsi que l'anale. Tout le poisson paraît avoir été verdâtre. J'ai deux individus empaillés de cette es- pèce, dont le plus grand a dix-sept pouces. Tous deux ont été envoyés de Cayenne par M. Mylius, gouverneur de cette colonie. Le TOMÈTE UNILOBÉ. (Tometes imilobatus , nob.) Nous avons de Cayenne une seconde es- pèce, très-voisine de la précédente, niais qui a CHAP. XXII. TOMÈTES. 229 le corps beaucoup plus élevé, car la hauteur n'est que deux fois dans la longueur totale. La tête est plus courte, car elle est comprise deux fois et demie dans la hauteur. Il n'y a, d'ailleurs, que de très -légères différences entre les sous-orbitaires et les quatre os operculaires. Le museau est arrondi. Les cinq dents antérieures sont comprimées ; la dent mitoyenne de la seconde rangée a la cou- ronne un peu plus large. La dorsale me paraît pro- portionnellement un peu plus haute de l'avant; les écailles s'élèvent moins haut sur l'adipeuse, et enfin, ce qui caractérise l'espèce, l'anale donne, par l'allongement des sept ou huit premiers rayons, un large lobe arrondi; les autres vont en diminuant, de manière que la nageoire est coupée en lame de faux. Les deux lobes de la caudale sont un peu plus étroits. D. 21 ; A. 36; P. 17; V. 9. Les épines, au-devant des nageoires ventrales, sont très - petites. J'en compte dix -huit au delà de ces nageoires jusqu'à la double rangée de l'anale; elles deviennent sensiblement plus grosses. Il y en a dix, et sept épines de chaque côté de l'anus. Les écailles sont petites. La couleur est uniformé- ment verdâtre comme celle de l'espèce précédente. L'individu envoyé de Cayenne par M. le commandant Mylius, est long d'un pied, 250 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. Le TOMÈTE A HAUTE NAGEOIRE. ( Tometes altipinnis , nob. ) Nous avons une troisième espèce , remar- quable par la hauteur de sa dorsale et aussi par la forme de son anale. Le corps est moins haut que celui de l'espèce précédente, et à peu près aussi allongé que celui du Tometes bilobaius; car la hauteur est comprise deux fois et demie dans la longueur totale. La tête est courte, deux fois et demie dans la hauteur. Le museau est saillant et arrondi; mais il est un peu moins gros que celui des espèces précédentes. La courbe du dos s'infléchit un peu sur le front pour se relever par un arc régulier jusqu'à l'adipeuse. L'œil est plus petit, car son diamètre est compris quatre fois dans la longueur de la tête. Les plaques sous-orbitaires sont minces et étroites, chargées de veinules ramifiées. Les dents sont petites; celles d'en haut me paraissent un peu moins tranchantes que les inférieures. Les rayons postérieurs de la dorsale sont égaux aux deux tiers des premiers; ce qui rend la nageoire sensiblement plus haute que celle des espèces précédentes. Les quatre ou cinq premiers rayons de l'anale sont longs; mais, cependant, pas tout à fait autant que les cinq ou six suivants ; puis les rayons diminuent graduellement jusqu'aux der- niers, qui sont très-courts. La caudale n'est pas tout à fait aussi haute que dans les précédents; elle est simplement échancrée. CHAP. XXII. TOMÈTES. 251 D. 24; A. 38; C. 25; P. 13; V. 8. Les écailles sont petites. La couleur est blanchâtre, probablement avec des teintes vertes pendant la vie. L'exemplaire desséché , long de quinze pouces, est originaire du Rio San-Francisco. Les collections du Muséum en sont redeva- bles aux recherches infatigables de notre con- frère M. A. de Saint-Hilaire. B. Du genre Mylée {Mjleus, Mull.) M. Muller a établi sous ce nom un genre qui comprend des espèces très - voisines des Mylètes. Elles ont deux rangées de dents sur les intermaxillaires ; les externes comprimées et tranchantes; les internes à couronne tronquée, comme des molaires, dont le bord posté- rieur est relevé et coupant. Il n'y a point de dents sur les maxillaires. Cette description montre donc que la mâchoire supérieure des Myleus ressemble tout à fait à celle des My- lètes. Les dents de la mandibule inférieure sont sur un seul rang, pointues et tranchantes le long du bord antérieur. Il n'y a pas de dents coniques derrière les mitoyennes. Ce caractère distingue ces poissons des Mylètes et de mes Tomètes. M. Muller ajoute que le corps est comprimé; que l'abdomen est ca- 252 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. rené et dentelé; que vers l'anus il y a deux rangs d'aiguillons; l'ouverture des branchies est large; les dents pharyngiennes sont en ve- lours ; la dorsale, avec son aiguillon courbé en avant, répond à l'intervalle qui sépare les ventrales de l'anale. M. Muller a indiqué deux espèces de ce genre; je n'en ai vu qu'une, dont voici la description. Le Mylée sétigère. {Myleus setiger, Mull.) 1 La première espèce de ce genre ressemble tellement à mon Tometes trilobatus que j'ai hésité longtemps à l'en séparer; mais la description faite d'après nature et avec beau- coup d'exactitude ne me permet pas de con- fondre ces deux poissons, les caractères donnés par M. Muller sont tout à fait exacts. Dans ce M. setiger la hauteur est contenue deux fois dans la longueur totale. Celle de la tête est deux fois et demie dans la hauteur. Les sept ou huit premiers rayons de la dorsale sont prolongés en filets. L'anale a une double échancrure, parce que les rayons mitoyens dépassent ceux qui les précèdent ou qui les suivent. Les trois premiers sont aussi longs que ceux-là ; ils 1. Mull. cl Troschel, Hor. ichtkyol, p. 24 et 39, pL il. CHAP. XXII. MYLÉES. 253 sont en même temps larges et courbés. La couleur est jaunâtre, devenant grise en dessus. Les nageoires paraissent jaune-dorées, avec le bord noirâtre. B. 4 ; D. 22 ; A. 36 à 39 ; P. 16 ; V. 9. Ce poisson , long de huit pouces , vient de l'Esséquibo et de Surinam. Un petit exemplaire a été cédé par le Mu- sée de Leyde, qui le tenait de M. Diepering. Le Mylée oligacanthe. (Myleiis oligacanthus , Mull.) 1 Dans cette espèce, que je n'ai pas vue, et qui n'est peut-être pas du même genre que la précédente, la hauteur du corps est deux fois et demie dans la longueur. La longueur de la tête est une fois et trois quarts dans la hauteur du tronc. Les intermaxillaires portent cinq dents. Les trois premières sont cou- pantes ; les autres ont la couronne tronquée comme des molaires. Les dents du second rang ont la cou- ronne plate, mais avec le bord un peu coupant. M. Muller dit que la mâchoire inférieure porte deux petites dents coniques derrière les antérieures. Dans ce cas, elle a le caractère des Tomètes. La dorsale porte, au premier interépineux, deux épines presque égales 3 l'une, couchée en avant; l'autre, verticale. Tous les rayons de la dorsale paraissent dépasser la 1. Mull. et Trosch., Hor. ichlhyol, p. 24 et 40, pi. 8, fig. i 234 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. membrane. L'anale a une faible échancrure; les pre- miers rayons sont seuls un peu plus prolongés que les autres. La caudale est fourchue. Les écailles sont petites. La couleur est jaunâtre, à reflets métalliques, et un peu plus foncée vers le dos. B. 4; D. 19; A. 39 5 P. 16; V. 9. La longueur de cet individu est de trois pouces et demi : il vient de Surinam. C. Du genre Mylésine [Mjlesinus). Je crois aussi devoir séparer des genres précédents un très-beau poisson, qui a de l'af- finité avec ceux dont je viens de parler, par la forme de sa dorsale et de son anale , mais qui se distingue très -nettement, parce que les dents incisives sont sur deux rangs; elles sont tranchantes, serrées l'une contre l'autre, et leur couronne, dilatée en une pe- tite palette, a des dentelures de chaque côté. Le collet de la dent est sensiblement rétréci. Entre les deux dents mitoyennes il y en a un second rang dont la couronne est tronquée; derrière les dents de la mâchoire inférieure il n'y a pas de dents coniques. Ce caractère rentre donc dans celui qui a fait distinguer par M. Muller les Mjleus des Mylètes. Je ne possède encore qu'une espèce de ce genre, dont voici l'exposé des traits les plus saillants : CHAP. XXII. MYLÉSINES. 235 Le Mylésine de Schomburgk. (Mylesinus Schomburgkii 3 nob.) Je puis seulement indiquer plutôt que dé- crire ce poisson, parce que je ne l'ai pas assez entier, pour le décrire convenablement. La tête que M. Schomburgk a rapportée, montre que le poisson avait le museau saillant, gros et arrondi ; l'œil éloigné du bout du museau de deux fois son diamètre. Toutes les pièces sous - orbitaires sont presque entièrement cachées sous une peau épaisse et adipeuse. Le premier remonte aussi haut que l'insertion du maxillaire, et ne le dé- passe pas en dessous; c'est donc une large plaque triangulaire, arrondie vers le bas; elle est suivie d'un second , irrégulièrement trapézoïdal, et de trois autres osselets, dont le dernier remonte au-dessus de l'œil; sur le devant, il y a un sourcilier assez épais. Les deux ouvertures de la narine sont rapprochées, et la pa- pille dilatée, qui borde la première, couvre presque entièrement la postérieure. Les intermaxillaires sont épais; ils ont cinq dents excessivement tranchantes, rangées l'une à côté de l'autre; la couronne, dilatée en une petite palette, porte deux petits talons de chaque côté ; puis le collet de la dent se rétrécit un peu. Ces dents incisives sont donc une sorte de trèfle, dont le lobe moyen fait presque toute la dent. Entre les deux dents mitoyennes, il y a un peu en arrière, quoique presque sur le même rang, deux 236 LIVRE XXII. SALMONOÏDES. dents à couronne un peu tronquée ou taillée en biseau, et comme le talon est du coté externe, on pourrait considérer ces deux dents comme formant une rangée interne, à laquelle appartiendrait une autre dent semblable par la forme de la couronne, et par son insertion; celle-ci est placée entre la pre- mière et la seconde. Leur couronne n'est pas en forme de trèfle; on pourrait plutôt dire qu'elle porte au milieu une petite échancrure. Ces dents sont tellement rap- prochées des antérieures qu'elles ne laissent pas entre elles la gouttière remarquable des Tometes. A la mâ- choire inférieure, il y a une rangée unique de douze dents de chaque côté, plus hautes et plus étroites que les supérieures, ayant également un lobe moyen, en ovale très-allongé, avec un petit talon de chaque côté. Comme dans les Myleus de M. Muller, il n'y a point de dents coniques sur un second rang a la symphyse. Ces dents sont recouvertes, en avant, par des lèvres charnues, très-épaisses et papilleuses. En dedans, la muqueuse fait au-devant du repli du voile, soit su- périeur, soit inférieur, un bourrelet très -épais, formé de longues papilles, serrées les unes contre les autres ; enfin , le palais est couvert d'une mem- brane très- épaisse, faisant derrière le voile deux espèces de bourrelets oblongs. La langue est égale- ment très- remarquable par son épaisseur. Les ouïes sont très - largement fendues; il n'y a que quatre rayons à la membrane branchiostège. La pectorale de ce poisson est longue et pointue. La tête est colorée en brun violacé ; elle est longue de trois pouces, et haute de cinq. CHAP. XXII. MYLÉSINES. ' 237 Je regrette infiniment de ne pas posséder ce poisson tout entier; mais le dessin que j'en ai trouvé dans les collections de M. Schom- burgk me permet cependant d'ajouter que la dorsale est assez longue et a* ses dix-huit ou vingt rayons prolongés en filaments, dont les plus grands sont plus larges que la portion du rayon comprise entre la membrane; que la caudale a le lobe supérieur beaucoup plus haut que l'inférieur; que les rayons de la partie postérieure de l'anale se prolongent; et forment un premier lobe; ce qui rend la nageoire un peu échancrée; le quatrième, le cinquième et le sixième rayon s'allongent de nouveau en un lobe plus court que le postérieur. Tout le poisson est peint d'un bleu d'indigo foncé sur le dos, un peu plus clair sur les nageoires ; il y a quelques marbrures vertes sur les joues. Au moyen de cette description, qui devra être complétée par de nouvelles observations faites sur nature, on a cepen- dant une connaissance assez complète de ce très-curieux poisson. 238 • LIVRE XXII. SALMONOÏDES. CHAPITRE XXIII. Du genre Chalcée {Chalceus, Cuv.) Le genre des Chalcées a été établi par M. Cuvier, dans sa monographie insérée dans le t. IV des Mémoires du Muséum à la suite des Mylètes. Il n'en avait point parlé dans la pre- mière édition du Règne animal; mais dans le travail, qui paraissait peu de temps après, il décrivait et figurait avec soin son Chalceus macrolepidotus. Il distinguait ce poisson des Mylètes, et surtout de celui d'Hasselquist, qui forme maintenant le genre Aies te de M. Muller, parce que ce Chalcée avait trois rangs de dents aux intermaxillaires. M. Cuvier a ajouté à son Chalceus macrolepidotus , dans le Mé- moire qu'il publia l'année suivante pour faire connaître les nombreuses acquisitions de la famille des Salmonoïdes , un Ch. opalinus reçu du Brésil par M. Auguste de Saint-Hi- laire, et il l'a malheureusement associé au C. fasciatus, qui ne devait point entrer dans ce genre, et qui aurait dû être placé dans ses Tétragonoptères. Enfin, il reprit ces espèces dans la seconde édition du Règne animal, en y ajoutant, d'après Spix, un C. angulatus, qui CHAP. XXIII. CHALCÉES. 259 diffère encore génériquement des précédents. La diagnose du genre fut laissée vague et sans précision, en disant que les Chalcées ont la même forme de bouche, les mêmes dents tranchantes et dentelées que les Serrasalmes et les Tétragonoptères ; mais que leur corps oblong n'est ni caréné ni dentelé. M. Muller, en reprenant cette ébauche, a parfaitement caractérisé le genre tel qu'on doit l'entendre aujourd'hui; mais je ne vois pas pourquoi ce célèbre savant a désigné les véritables espèces de Chalcées de M. Cu- vier par un nouveau nom, celui de Brycon, car il reconnaît pour première espèce du genre le Chalceus macrolepidotus qui en est en effet la première pensée, et il réserve le nom de Chalcée à l'espèce que M. Cuvier n'avait pas vue, et qui avait été associée à un genre mal circonscrit, en la prenant dans Spix. Ces réflexions m'ont déterminé à rendre au genre Chalcée sa véritable dénomination. On doit le caractériser pa